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<title>Last posts on camorra</title>
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<name>CEDRIC SEGAPELLI</name>
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<title>Francesco De Filippo : L’Offense, la complainte d’un camorriste</title>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1410617&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.monromannoiretbienserre.com/media/00/00/169572984.png&quot; alt=&quot;l'offense,francesco de filippo,mafia,naples,camorra,christian lovis,les hommes de l'antimafia&quot; /&gt;On peut le dire sans conteste, le Parrain de Mario Puzo fut un chef-d’œuvre à partir duquel Francis Ford Coppola adapta son triptyque éponyme que l’on peut considérer comme un monument du cinéma. Malgré la violence des scènes et le sort tragique de certains personnages (pour l’époque) il faut néanmoins admettre que l’on pouvait avoir une certaine empathie pour cette famille Corléone qui s’opposait au trafic de drogue et tentait même de se racheter une conduite. D’un certain point de vue, et particulièrement dans le dernier épisode de la saga, on pouvait même considérer que c’était la mafia qui corrigeait les travers d’une société bien plus sordide que les membres de cette «&amp;nbsp;belle famille&amp;nbsp;». Une mafia acceptable en quelque sorte&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Pour déconstruire ce mythe, il fallut attendre bien des années avant que ne paraisse Gomorra de Roberto Saviano. Une véritable bombe littéraire que l’on ne peut pas considérer comme un roman noir, mais comme la réalité ultra sombre de ces empires mafieux qui gangrènent toutes les strates de la société. Personne n’oubliera le destin de ce tailleur qui façonne des vêtements de luxe pour les stars dans des ateliers clandestins dans lesquels travaillent les esclaves du 21&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle. Sa reconversion comme conducteur de camion nous entraine vers la problématique du traitement des déchets version camorra. L’adaptation cinématographique du livre est également époustouflante. Vous pourrez suivre l’ascension de deux jeunes camorristes issus de la Scampia, une des banlieues les plus sordides de Naples.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;C'est ainsi que l'on s'est éloigné de cette image édulcorée du mafieux en costume rayé et borsalino évoluant dans des cadres somptueux, que ce soit en Sicile, à New-York, Chicago, Long Island ou au Nevada.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Pour poursuivre cette démarche de démystification, il y a l’Offense de Francesco De Filippo. Gennaro ne travaille pas, il se débrouille en rendant de menus services aux mafieux d’un quartier populaire de Naples où il vit avec sa femme et ses deux enfants. Satisfait de son sort, il se complait dans ce petit train-train quotidien qui lui permet de rester éloigner des &quot;affaires&quot;. Mais Don Rafale, parrain du quartier en décide autrement et c’est ainsi qu’à 23 ans, le jeune homme devient membre de mafia. Sous la houlette, de Paolino, tueur psychopathe sans scrupule, Gennaro va entamer son apprentissage de camorriste et commencer son voyage en enfer. Au menu ce sont magouilles électorales, contacts avec immigrés clandestins, trafic de stups, intimidations en tout genre et torture. Il servira de prête-nom aux diverses sociétés que Don Rafale possède à travers le monde. Des voyages aux quatre coins de la planète pour prendre en charge des mules bourrées de cames par ses soins et une traversée de guérilla mafieuse achèveront de déshumaniser cet homme dépassé par l’horreur qu’il vit au quotidien. Il y perdra son âme, sa femme et ses enfants au cœur d’une région complètement ravagée par l’économie mafieuse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;C’est tout d’abord un hommage à Naples et à son petit peuple que Francesco De Filippo a voulu rendre dans ce livre baroque et époustouflant. Et puis, il y a cette plongée hallucinante au cœur de l’appareil mafieux qui semble tellement irréaliste qu’elle ne peut être qu’inspirée de faits réels. Dans un univers de violence, de prostitutions, de viols et de drogue où la vie n’a plus aucune valeur, les hommes qui composent ce monde tentaculaire perdent rapidement pied et sombrent dans la folie et le désespoir, sans qu’il n’y ait aucune possibilité de rédemption. Le texte est particulièrement rythmé et intense et on peut saluer l’excellente traduction de Serge Quadruppani qui a su restituer le langage populaire des quartiers napolitains. Les scènes que l’on découvre au fil des chapitres sont parfois d’une violence extrêmement crue et presque troublante suscitant auprès du lecteur une palette de sentiments contradictoires qui varient entre la fascination et le dégoût. L’Offense de Francisco De Fillipano est grand roman noir aux couleurs baroques, dont les descriptions flamboyantes et terrifiantes n’ont pas encore fini de vous faire frissonner, même si l’on regrettera peut-être un épilogue un peu mièvre. Peu importe, vous serez secoué par cette complainte d’un camorriste dépassé par les forces noires d’une organisation tentaculaire qui a su altérer toutes les couches de cette magnifique cité napolitaine que l’auteur se plaît à nous décrire avec passion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Pour en savoir plus sur la mafia et les hommes qui la combatte, vous pouvez également découvrir une livre passionnant sur ce sujet :&amp;nbsp;&amp;nbsp;Les Hommes de l'Antimafia&amp;nbsp;écrit par mon collègue Christian Lovis, qu'il définit comme un essai romancé sur ces hommes et ces femmes courageux qui osent se dresser contre cet &quot;ordre établi&quot; et pourtant inacceptable dans un état de droit. Vous pouvez vous rendre sur son site très riche en articles édifiants sur ce monde méconnu et inquiétant de la mafia &amp;nbsp;: &lt;a title=&quot;Les hommes de l'antimafia&quot; href=&quot;http://leshommesdelantimafia.wordpress.com/&quot;&gt;http://leshommesdelantimafia.wordpress.com/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Francesco De Fillippo&amp;nbsp;: L’Offense. Editions Métalié/Noir 2011. Traduit de l’italien par Serge Quadruppani.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Christian Lovis : Les Hommes de l'Antimafia. Mon Petit Editeur 2011.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A lire en écoutant&amp;nbsp;: Titre&amp;nbsp;: Herculaneum – Auteur&amp;nbsp;: DJ Pandaj – Album&amp;nbsp;: Herculaneum Record Kids 2007&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<author>
<name>BlueGrey</name>
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<title>Gomorra, Dans l'empire de la camorra – Roberto Saviano [2006]</title>
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<updated>2010-04-07T12:35:00+02:00</updated>
<published>2010-04-07T12:35:00+02:00</published>
<summary>             &amp;nbsp;    Dans   Gomorra  , Roberto Saviano, écrivain et...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt; &lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt; &lt;img name=&quot;media-16077&quot; src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/01/02/5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; alt=&quot;5241f3784ad62eec1a01a08d1ab59ef3.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; /&gt; &lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/images/demi%20%C3%A9toile.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; name=&quot;media-16077&quot; /&gt; &lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/images/%C3%A9toile%20p%C3%A2le.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0em 0em 0em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16077&quot; name=&quot;media-16077&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/media/02/01/1809116025.gif&quot; id=&quot;media-472139&quot; alt=&quot;Gomorra.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 1em 0.3em 0em 0;&quot; /&gt;Dans &lt;b&gt;&lt;i&gt;Gomorra&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, Roberto Saviano, écrivain et journaliste italien, explore Naples et la Campanie dominées par la camorra, la criminalité organisée : du port de Naples, point d'entrée en Europe de la majorité des contrefaçons en provenance d'Asie, en passant par les ateliers-textiles clandestins et par les cités gangrénées par les trafics de drogues et d'armes, jusqu'à découvrir finalement avec stupeur la mainmise des mafias tant sur les activités de construction et l'immobilier que sur le &quot;traitement&quot; des déchets, le tout sur fond de guerres entre clans rivaux. Roberto Saviano livre une enquête témoignage ahurissante et édifiante, mettant à jour à la fois les structures économiques et territoriales du &quot;Système&quot;, parlant de son histoire, de son fonctionnement et même de sa culture (en évoquant les femmes ou le cinéma par exemple) mais livrant aussi une formidable enquête sociologique sur la population napolitaine vivant au cœur des milieux mafieux et qui, peu à peu, s'est imprégnée de l'idéologie mafieuse, comme si elle faisait partie de son patrimoine culturel...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;b&gt;« Système : un mot qu'ici tout le monde connaît mais qui, pour les autres, reste encore à déchiffrer, une référence inaccessible à ceux qui ignorent quelles sont les dynamiques du pouvoir de l'économie criminelle. Le mot camorra n'existe pas, c'est un mot de flics, utilisé par les magistrats, les journalistes et les scénaristes. Un mot qui fait sourire les affiliés, une indication vague, un terme bon pour les universitaires et appartenant à l'histoire. Celui que les membres d'un clan utilisent pour se désigner est Système : « J'appartiens au Système de Secondigliano. » Un terme éloquent, qui évoque un mécanisme plutôt qu'une structure. Car l'organisation criminelle repose directement sur l'économie, et la dialectique commerciale est l'ossature du clan. »&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; (p. 67)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;« Tirer sur les vitrines n'est pas forcément un geste d'intimidation ou un message que délivrent les balles, c'est surtout une nécessité militaire. Quand de nouveaux lots de Kalachnikov arrivent, il faut les essayer, voir si elles fonctionnent, s'assurer que le canon est bien en place, que le chargeur ne s'enraie pas, se faire la main. Les hommes des clans pourraient le faire dans la campagne, tirer sur les vitres de vieilles voitures blindées, acheter des plaques de métal à mitrailler en toute tranquillité, mais ils ne font rien de tel. Ils tirent sur les vitrines des magasins, sur les portes blindées, sur les rideaux métalliques : une façon de rappeler qu'il n'y a rien qui ne puisse leur appartenir, qu'au fond tout n'est qu'une concession momentanée, qu'ils délèguent une partie de l'activité économique qu'eux seuls contrôlent réellement. Une concession, rien d'autre qu'une concession qui peut être annulé à tout instant. Mais il y a aussi un avantage indirect : les vitriers du coin qui pratiquent les meilleurs prix sont tous liés aux clans, de sorte que plus il y a de vitrines brisées, plus les vitriers y gagnent. »&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; (p. 248-249)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;b&gt;« Les instituts de recherche économique du monde entier ont en permanence besoin de données afin d'alimenter chaque jour les médias et les partis politiques. Le célèbre indicateur « Big Mac », par exemple, mesure la bonne santé économique d'un pays : plus le sandwich du même nom y est cher, mieux l'économie se porte. Pour évaluer la situation des droits de l'homme, les analyses examinent le prix auquel est vendue la Kalachnikov : moins elle est chère et plus les droits de l'homme sont bafoués, l'Etat de droit gangréné, tout ce qui favorise les équilibres sociaux miné et sur le point de s'écrouler. […] Dans la mesure où elle détient une part importante du marché international des armes, la camorra fixe donc le prix des Kalachnikov, devenant ainsi, indirectement, l'instance qui évalue l'état de santé des droits de l'homme dans le monde occidental. »&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; (p. 277-278)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;b&gt;« Ce n'est pas le cinéma qui observe le monde du crime pour s'inspirer des comportements les plus marquants, mais précisément le contraire. […] Le cas du &lt;i&gt;Parrain&lt;/i&gt; [&lt;i&gt;Il Padrino&lt;/i&gt; en version italienne] est significatif. En Sicile ou en Campanie, personne au sein des organisations criminelles n'avait jamais utilisé auparavant le terme &lt;i&gt;padrino&lt;/i&gt;, fruit d'une traduction plus ou moins exacte de l'anglais &lt;i&gt;godfather&lt;/i&gt;. Le mot servant à désigner un chef de famille ou un affilié a toujours été &lt;i&gt;compare&lt;/i&gt; [c'est-à-dire à la fois le parrain au baptême et le compère]. Mais, à la suite du film, les familles mafieuses d'origine italienne installées aux Etats-Unis se mirent à utiliser le mot &lt;i&gt;padrino&lt;/i&gt;, qui remplaça les termes &lt;i&gt;compare&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;compariello&lt;/i&gt;, désormais démodés. »&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; (p.380-381)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A mi-chemin entre le reportage et le témoignage, ce récit ne suit pas un parcours fléché : sa construction en chapitres thématiques (&lt;i&gt;Le Système&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La guerre de Segondigliano&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Femmes&lt;/i&gt;, etc.) n'est pas stricte et, de digressions en anecdotes, le récit paraît parfois un peu décousu (confus même par moment, dans l'accumulation des lieux et des noms). De plus, l'auteur est loin d'appliquer à son récit le principe de neutralité journalistique ; il vire ainsi, au fil des pages, au manifeste. Car ce récit, épidermique et impliqué, est aussi l'histoire intime de Roberto Saviano, qui est né sur ces terres et a choisi l'écriture pour mener son combat contre la camorra. Loin de lui ôter de la crédibilité, cette implication de Saviano dans son sujet donne à &lt;b&gt;&lt;i&gt;Gomorra&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; une grande force : on y décèle toute la hargne, le désespoir et le courage de son auteur, quand son écriture se mue en un cri : &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;b&gt;« je sais et j'ai les preuves »&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;______________________________&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Roberto Saviano, &lt;i&gt;Gomorra, Dans l'empire de la camorra (Gommorra)&lt;/i&gt;, traduit de l'italien par Vincent Raynaud, éd. Gallimard, coll. folio, 2009 (2006), 458 pages, 7,70 €.&lt;/p&gt;
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<name>alfaV12</name>
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<title>Enquête exclusive .. à Naples</title>
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<updated>2007-02-07T10:00:00+01:00</updated>
<published>2007-02-07T10:00:00+01:00</published>
<summary>Rediffusion le 8 février pour ceux qui n'auraient pas vu !! Parce qu'à voir...</summary>
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Rediffusion le 8 février pour ceux qui n'auraient pas vu !! Parce qu'à voir !! Et pas uniquement parce qu'on y voit des Alfa Romeo ;-)) &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alfavendee.com/images/thumb_159police1.jpg&quot; alt=&quot;medium_159police1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&quot;Novembre 2006 à Naples.&lt;/strong&gt; La ville est mise en coupe réglée par sept-mille gangsters qui appartiennent à la Mafia la plus violente d'Italie,&lt;strong&gt; la camorra.&lt;/strong&gt; En cette fin d'année, la pègre napolitaine est devenue une affaire d'Etat. Le Président du Conseil est obligé de se déplacer en personne pour promettre une guerre sans merci à cette organisation criminelle. Elle est divisée en cent-onze clans qui se partagent la région, dont vingt-deux ont fait main basse sur la ville. Depuis trois mois, ces clans s'entredéchirent. &lt;strong&gt;La camorra règne sur un empire de seize milliards d'euros de chiffre d'affaire et son trafic dépasse les frontières italiennes &lt;/strong&gt;: elle est responsable des faux billets de cinquante et de vingt euros qui envahissent la France. Enquête sur ce milieu en compagnie de Ciro, un responsable de la brigade anti-camorra.&quot;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.alfavendee.com/images/medium_enquete.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.alfavendee.com/images/thumb_enquete.JPG&quot; alt=&quot;medium_enquete.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href=&quot;http://www.m6.fr/cms/display.jsp?id=p2_177518&amp;occId=p2_521385&amp;emiId=null&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.m6.fr/cms/display.jsp?id=p2_177518&amp;occId=p2_521385&amp;emiId=null&lt;/a&gt;
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