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    <title>Last posts on amour</title>
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    <updated>2026-03-13T06:33:12+01:00</updated>
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>La seule histoire</title>
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        <updated>2026-03-02T06:00:00+01:00</updated>
        <published>2026-03-02T06:00:00+01:00</published>
        <summary>    La seule histoire   de  Julian Barnes  (2018, traduit de l’anglais par...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.mercuredefrance.fr/la-seule-histoire/9782715247079&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;La seule histoire&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; de &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Barnes&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Julian Barnes&lt;/a&gt; (2018, traduit de l’anglais par Jean-Pierre Aoustin) s’ouvre sur une épigraphe tirée d’&lt;em&gt;Un dictionnaire de langue anglaise&lt;/em&gt; de Samuel Johnson (1755)&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Roman&amp;nbsp;: une petite histoire, généralement d’amour&amp;nbsp;». &lt;/em&gt;Dans notre vie, écrit le narrateur en première page, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;il y a d’innombrables événements, dont nous faisons d’innombrables histoires. Mais il n’y en a qu’une qui compte, qui vaille finalement d’être racontée. Ceci est la mienne.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/759336151.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1415699&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/2958805818.jpg&quot; alt=&quot;julian barnes,la seule histoire,roman,littérature anglaise,amour,roman d'apprentissage,passage du temps,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Dans les années soixante, il habitait &lt;em&gt;«&amp;nbsp;le Village&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, un secteur de la grande banlieue résidentielle à environ vingt kilomètres au sud de Londres, où il y avait une gare, une place gazonnée pour les parties de cricket, un terrain de golf et un club de tennis. A la fin de sa première année d’université, à la maison pour trois mois, il s’y était inscrit, se doutant bien que la suggestion de sa mère visait à lui faire rencontrer une jeune femme de son milieu, une future épouse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Trois semaines plus tard, un tirage au sort pour un tournoi amateur double mixte lui avait donné pour partenaire Mrs Susan McLeod – &lt;em&gt;« « sort » est un autre mot pour « destin », non ? »&lt;/em&gt; Les cheveux retenus en arrière par un ruban, une tenue blanche à liserés verts, presque exactement de la même taille que lui. Elle avait un jeu élégant et précis, ils avaient gagné le premier match. Quand il l’avait interrogée sur son mari, elle avait ri : &lt;em&gt;« Mr E. P. ? Non. Lui, c’est le golf. »&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Il la reconduit chez elle en voiture, plusieurs fois, et sa mère lui lâche un soir&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;On fait maintenant le taxi, hein&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Comme il n’y a &lt;em&gt;«&amp;nbsp;rien&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;entre eux, sinon une complicité rieuse, Paul Casey se moque de ce que peuvent dire les gens en voyant un jeune homme de dix-neuf dans en compagnie d’une femme de quarante-huit ans. Chez les McLeod, il fait connaissance avec le mari, les deux filles toutes les deux à l’université, reste parfois dîner chez eux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Un jour, Susan lui tend les clés de leur break Austin pour qu’il la conduise chez son amie Joan, à cinq kilomètres, la sœur survivante de son premier amour, Gerald, mort subitement de leucémie. Joan est une femme corpulente, elle paraît plus âgée, fume et boit beaucoup. Paul, présenté comme le&lt;em&gt; «&amp;nbsp;chauffeur&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;qui la conduit chez l’ophtalmo, un prétexte, se sent tout de suite à l’aise et plaisante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Vient le temps des premiers baisers et ce qui s’en suit. Tout lui plaît chez Susan&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Elle rit de la vie, c’est dans sa nature. Et elle est la seule, de sa génération qui a fait son temps &lt;/em&gt;(comme elle s’était présentée)&lt;em&gt;, à le faire. Elle rit de ce dont je ris. Elle rit aussi en me frappant derrière la tête avec une balle de tennis&amp;nbsp;; à l’idée de prendre l’apéritif avec mes parents&lt;/em&gt; (ce qui n’aura pas lieu)&lt;em&gt;&amp;nbsp;; elle rit de son mari, comme elle le fait en malmenant la boîte de vitesses du break Austin. Naturellement, je présume qu’elle rit de la vie parce qu’elle en a vu bien des facettes, et la comprend.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;La première des trois parties du roman raconte l’épanouissement, l’enchantement de ce premier amour de Paul. Ils riront tous les deux quand ils seront exclus du club de tennis, et bientôt le besoin de se voir plus souvent, plus longtemps, d’être à eux seuls les amènera à de nouveaux projets qui répondent à leurs désirs. Le narrateur conclut cette partie ainsi&amp;nbsp;:&lt;em&gt; «&amp;nbsp;Quand elle est morte, il y a quelques années, j’ai compris que la part la plus essentielle de ma vie avait finalement disparu. Je penserai toujours à elle en bien, me suis-je promis.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et voilà comment je me souviendrais de tout cela, si je le pouvais. Mais je ne le peux pas.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;La suite de leur histoire verra d’abord cet amour faire face vaillamment à la vie commune – ils vont s’installer à Londres. Paul continue ses études de droit, puis travaille comme avocat. Susan est souvent seule et ne peut pas échapper totalement à ses affaires familiales. Des aspects de sa personnalité qui avaient échappé à l’attention de Paul vont mettre à l’épreuve non ses sentiments pour elle mais sa capacité à freiner ses démons et à la rendre heureuse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;La seule histoire tourne autour de cette question posée au début&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Préféreriez-vous aimer davantage, et souffrir davantage&amp;nbsp;; ou aimer moins, et moins souffrir&amp;nbsp;? C’est, je pense, la seule vraie question.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Avec les années, Paul finira par douter de la corrélation entre force de sentiment et degré de bonheur. &lt;a title=&quot;Tous les billets sur T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/tag/Barnes&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Julian Barnes&lt;/a&gt; décrit ses personnages avec finesse et lucidité, souvent avec humour. Les décennies d’écart entre cette histoire de jeunesse du narrateur et son point de vue au moment de la raconter en font aussi une réflexion masculine émouvante sur le sentiment amoureux et le passage du temps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Accords</title>
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        <updated>2026-01-17T06:00:00+01:00</updated>
        <published>2026-01-17T06:00:00+01:00</published>
        <summary>  «&amp;nbsp;Vaste nappe sonore. Calme sur la plage déserte. Le saxo la survole...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Vaste nappe sonore. Calme sur la plage déserte. Le saxo la survole d’un long cri, mouette aux ailes étendues. Des notes de basse, vaguelettes léchant le brise-lames. L’horizon est plat. Quelques accords sourds. Entrée de la batterie. Le vent se lève, ça commence à cogner. Le ciel se charge, le saxo hurle, le piano écume. Tourbillons de sable et de notes, des vagues d’un vert sombre s’entrechoquent sur la jetée. Au plus fort de la tourmente, un regard entre musiciens&amp;nbsp;: sur une dernière mesure, le morceau s’arrête.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/01/3037508206.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1413044&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/01/1485091892.jpg&quot; alt=&quot;emmanuelle pol,jan,sur un air de jazz,roman,littérature française,belgique,musique,jazz,piano,amour,amitié,travail,intimité,bonheur,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Il nous avait fallu presque trois heures pour arriver. Entamé dans une ambiance tendue, le trajet s’était déroulé dans un silence que j’avais respecté. Je savais qu’il valait mieux, dans ce genre de situation, ne pas emmerder Jan. Après quelques kilomètres, il avait allumé le lecteur et laissé défiler l’un des albums de jazz scandinave qu’il aimait tant. Le regard sur l’autoroute, il suivait la ligne mélodique d’un balancement de tête, levant parfois une main pour claquer des doigts ou tapoter le volant en mesure. Je ne disais rien.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Emmanuelle Pol, &lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2026/01/11/sur-un-air-de-jazz-3384279.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Jan (sur un air de jazz)&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Sur un air de jazz</title>
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        <updated>2026-01-15T06:02:00+01:00</updated>
        <published>2026-01-15T06:02:00+01:00</published>
        <summary>    Jan (sur un air de jazz)   est le septième titre d’ Emmanuelle Pol...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.finitude.fr/produit/jan-sur-un-air-de-jazz/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Jan (sur un air de jazz)&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; est le septième titre d’&lt;a title=&quot;Objectif Plumes&quot; href=&quot;https://objectifplumes.be/author/emmanuelle-pol/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Emmanuelle Pol&lt;/a&gt; mentionné par la maison d’édition qui publie ses romans et nouvelles depuis 2009. Née à Milan d’une mère française et d’un père italien, elle a grandi en Suisse et vit à Bruxelles depuis une quarantaine d’années. Je ne la connaissais pas. La couverture très graphique de &lt;em&gt;Jan&lt;/em&gt; (deux mains sur un clavier, des touches colorées) annonce bien ce récit où sa compagne raconte la vie d’un pianiste de jazz rencontré sur le tard et leur complicité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/01/3046598725.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1413021&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/01/3458860836.jpg&quot; alt=&quot;emmanuelle pol,jan,sur un air de jazz,roman,littérature française,belgique,musique,jazz,piano,amour,amitié,travail,intimité,bonheur,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a title=&quot;A lire en ligne (site de l'éditeur)&quot; href=&quot;https://www.finitude.fr/wp-content/uploads/2025/03/Extrait-Jan-Emmanuelle-POL.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Deux pages&lt;/a&gt; sur le pays où Jan est né, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;une région où s’étendent à perte de vue des champs de betteraves et de pommes de terre&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, un paysage &lt;em&gt;«&amp;nbsp;conçu pour la grisaille, la pluie et la bourrasque&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; – des clichés sur la Flandre belge que l’autrice reprend à son compte. Puis vingt-quatre chapitres qui s’ouvrent tous sur quelques lignes en italiques. J’ai aimé ces ouvertures qui rendent une atmosphère musicale, un tempo, un ressenti&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Fragilité, sensibilité, son feutré à fleur de peau.&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Pas de portrait de Jan à proprement parler, mais un étonnement admiratif pour son &lt;em&gt;«&amp;nbsp;incroyable gentillesse&amp;nbsp;». «&amp;nbsp;Un genre de pureté d’enfant. Un truc d’extraterrestre.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Un grand corps timide, souple, un homme &lt;em&gt;«&amp;nbsp;joyeux&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. C’est dans un bar bruxellois bien connu (qui ressemble à &lt;a title=&quot;Site officiel&quot; href=&quot;https://archiduc.com/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;l’Archiduc&lt;/a&gt;), presque vide en août – &lt;em&gt;«&amp;nbsp;un des concerts gratuits du dimanche après-midi&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;–, qu’elle croise le regard du pianiste et qu’ils se parlent pour la première fois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Les yeux de Jan, ses mains, ses oreilles, sa voix, ses jambes, l’amour avec lui, le bonheur d’être ensemble. Après avoir exercé divers métiers, eu &lt;em&gt;«&amp;nbsp;des hommes de toutes les couleurs et de toutes les classes sociales&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, la narratrice était seule, restée proche d’anciens amants mais indépendante. Jan était seul aussi, excepté &lt;em&gt;«&amp;nbsp;son pote Jozef&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, ami d’enfance&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Aussi vulgaire que Jan était délicat. Aussi brutal que Jan était doux.&amp;nbsp;Aussi paresseux que Jan était bosseur.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;La musique était sa priorité&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;aléas de l’inspiration&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, tournées, hauts et bas des ventes, affaires d’argent, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;faire le job&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. La nouvelle petite amie de Jozef, surnommée &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Comtesse&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, plus âgée que lui, parlait volontiers français, ce qui a aidé la narratrice à entrer dans leur cercle. Elle avait emménagé chez Jan, mais seuls les privilégiés passaient le seuil de son studio, sa &lt;em&gt;«&amp;nbsp;grotte&amp;nbsp;». «&amp;nbsp;J’étais chez moi partout, mais pas là.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Parfois Jan y emmenait ses amis en fin de soirée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Jan travaillait pendant des heures au piano. Alors elle allait se promener dans les rues venteuses ou montait dans un tram au hasard, observait les gens, les touristes, les familles. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Et soudain ce fut une évidence&amp;nbsp;: si j’étais tombée si amoureuse de Jan, c’est aussi parce qu’il représentait à mes yeux la figure parfaite, la quintessence, l’incarnation même de ce pays triste et joyeux, ce pays morne et vivant, ce pays divisé, têtu, fragile, désordonné, rêveur et commerçant, ce pays qui m’avait accueillie et que j’avais adopté.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Nicole, la mère de Jan – qu’il salue d’un &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Dag’ Mama&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;–, porte un prénom francophone venu de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;l’époque où la bourgeoisie flamande se piquait encore de parler français&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;et aime la poésie française. Jan, lui, déteste évoquer son passé ; Nicole surprendra sa compagne en lui expliquant le choix du prénom de son fils (lui semble ignorer en ignorer les raisons). Bon élève, il avait été inscrit tôt au Conservatoire. A dix-sept ans, c’était décidé : il serait musicien. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Jozef, enfant brutal, s’était pris d’une amitié viscérale pour ce garçon apparemment si faible, délicat. Quand celle qui partage à présent sa vie remarque que Jan lui donne de l’argent pour l’aider, il répond que son ami n’a pas eu de chance et que ça ne regarde personne. Il va même l’engager comme impresario, sans se rendre compte de ses mauvais choix et de ses erreurs. On sent qu’entre eux, ça finira mal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;Jan&lt;/em&gt; est le roman d’une vie dédiée au jazz&amp;nbsp;– l’harmonie, l’improvisation, le rythme – dans un pays dépeint d’une manière forcément subjective. La romancière y montrer les joies et les aléas de la création artistique, les difficultés de la vie d’artiste. On y découvre leur vie intime et, à travers les yeux de la narratrice, la Côte belge, Ostende, la mer du Nord dans les toiles des peintres, Gand préféré à Bruges, les bons restaurants, le formidable &lt;a title=&quot;Site&quot; href=&quot;https://www.theblackcat.be/wie-zijn-wij/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Black Cat&lt;/a&gt; dont le patron est un ami de Jan et qui sert de cadre à un enregistrement live mémorable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Emmanuelle Pol entrelace ces thèmes romanesques&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Jan, Jozef, la musique, l’amour et la Belgique&amp;nbsp;».&lt;/em&gt; Dans &lt;a title=&quot;Article de M. Zumkir&quot; href=&quot;https://le-carnet-et-les-instants.net/2025/05/15/pol-jan-sur-un-air-de-jazz/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Le Carnet et les Instants&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, Michel Zumkir apprécie &lt;em&gt;«&amp;nbsp;la manière dont Emmanuelle Pol raconte cette histoire d’amour entre sexagénaires — une tranche d’âge rare dans les romans — et la manière dont elle évolue. Rien de simple, rien de lisse.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; C&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;ette évocation d’une vie avec un musicien ne manque pas d’originalité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Jusqu'au bout</title>
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        <updated>2025-12-23T18:00:00+01:00</updated>
        <published>2025-12-23T18:00:00+01:00</published>
        <summary>  Schuhmeister à Clarissa et à son frère :        «&amp;nbsp;Ah oui… je voulais...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Schuhmeister à Clarissa et à son frère :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/920295253.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1412085&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/694160930.jpg&quot; alt=&quot;Zweig portrait.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Ah oui… je voulais vous dire aussi… en cinquante ans, ce que j’ai fini par apprendre et comprendre, c’est que dans la vie, chacun ne peut faire correctement qu’une chose… une seule, mais il faut la faire jusqu’au bout… Peu importe de quoi il s’agit, personne ne peut se dépasser lui-même, mais seul celui qui construit sa vie sur une seule chose agit correctement. Il suffit que ce soit quelque chose de bien, d’honnête, de propre, qui puisse faire ensuite partie de vous comme votre propre sang… Que les autres la considèrent comme une marotte ou une extravagance, peu importe, pourvu qu’on la considère soi-même comme bonne… Il suffit qu’on puisse servir, servir honnêtement, que l’on soit remercié et félicité ou non… Il faut savoir ce que l’on veut faire et bien mener cette tâche jusqu’à son terme… Il suffit d’avoir quelque chose en quoi l’on croit…&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Stefan Zweig, &lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2025/12/21/zweig-clarissa-3383336.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Clarissa&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Zweig, Clarissa</title>
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        <updated>2025-12-22T06:00:00+01:00</updated>
        <published>2025-12-22T06:00:00+01:00</published>
        <summary>  De  Stefan Zweig  (1881-1942), j’ai retrouvé dans ma bibliothèque  Clarissa...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;De &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Stefan_Zweig&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Stefan Zweig&lt;/a&gt; (1881-1942), j’ai retrouvé dans ma bibliothèque &lt;em&gt;Clarissa &lt;/em&gt;(traduit de l’allemand par Jean-Claude Capèle), dont j’avais tout oublié. Posthume, ce récit inachevé porte dans les archives de l’écrivain autrichien cette mention&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Entrepris la première version d’un roman, le monde entre 1902 et le début de la [Seconde] Guerre [mondiale], vu à travers l’expérience d’une femme.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/4050984795.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1412052&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/330065744.jpg&quot; alt=&quot;zweig,clarissa,roman inachevé,littérature allemande,autriche,vie de femme,guerre 14-18,amour,éducation,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Sa mère étant morte à sa naissance, Clarissa a peu de souvenirs d’enfance. Son frère et elle ont été placés ensemble puis séparément dans la famille de leur père, attaché militaire à Pétersbourg. En 1902, elle a huit ans quand il l’inscrit dans une pension religieuse près de Vienne, et son frère chez les Cadets. Léopold F. X. Schuhmeister, lieutenant-colonel, travaille au service de renseignements, il a la manie des fiches et oblige sa fille à faire de même en tenant un rapport de ses études. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Clarissa se sent seule, surtout le dimanche. Son père ne vient la voir que le quatrième dimanche du mois, il a belle allure dans son uniforme. Il ne lui pose que des questions pratiques, sans exprimer d’affection. Parfois elle reçoit une visite rapide de son frère. Aussi elle apprécie l’arrivée de Marion, une nouvelle, très enjouée, qui a beaucoup voyagé. Comme elle aussi passe l’été à la pension, elles se rapprochent et Marion se confie à Clarissa. Mais en classe, on tend un méchant piège à Marion. Furieuse, elle s’en va. Clarissa aussi, rappelée à Vienne par son père en 1912.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Coup de théâtre&amp;nbsp;: Schuhmeister a dû présenter sa démission, après que son rapport confidentiel à l’Empereur sur la faiblesse de leur artillerie et le danger de guerre s’est ébruité. A cinquante-huit ans, il décide de quitter Vienne et communique ses dispositions à ses enfants&amp;nbsp;: ils jouiront du patrimoine de leur mère à leur majorité. A présent, il les pousse à s’engager dans une activité utile. Clarissa suit différents cours de psychologie avant de devenir l’assistante du professeur Silberstein, un neurologue. Il apprécie sa manière de prendre des notes, de rédiger des synthèses, et son style calme et réservé aux antipodes de sa propre nervosité. Bien qu’elle ait du mal à nouer des relations, il l’envoie à sa place au Congrès de Lucerne en juin 1914, à ses frais, l’occasion pour elle de voyager.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Dès l’accueil qu’elle y reçoit à son arrivée, Clarissa est sensible à la gentillesse de Léonard, un professeur français qui s’occupe de l’organisation des logements, des conférences, des soirées. Lorsque survient l’&lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_Sarajevo&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;assassinat&lt;/a&gt; de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, des tensions divisent les participants et l’Autrichienne chargée de la communication de clôture rentre chez elle. Léonard est ravi lorsque Clarissa lui propose de s’en charger. L’excursion finale sur le lac Léman les rapproche encore davantage. Elle accepte de le revoir et de voyager un peu avec lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Léonard lui parle de ses convictions, c’est un &lt;em&gt;«&amp;nbsp;socialiste radical&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;qui vit séparé de sa femme, partie six ans plus tôt. Aux endroits touristiques, il préfère les petites villes et les &lt;em&gt;« petites gens »&lt;/em&gt;. Ils sont heureux ensemble. Une lettre du père de Clarissa va les séparer&amp;nbsp;: il est rappelé au service et lui demande de rentrer. Les journaux sont de plus en plus alarmants, l’Autriche déclare la guerre à la Serbie. Chacun doit rentrer dans son pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;A Vienne, le père demande à ses enfants de servir leur patrie&amp;nbsp;: le fils, dans l’armée, la fille auprès des blessés, près du front. Clarissa passe l’automne 1914 à se dévouer dans les hôpitaux, consciente du réconfort qu’elle apporte aux soldats, pensant à Léonard qu’elle imagine lui-même engagé dans la guerre de son côté. Un jour, surmenée, elle s’évanouit en apprenant la mort de son frère. Mais bientôt la jeune femme modèle découvre qu’elle est enceinte de Léonard et n’a plus qu’une obsession&amp;nbsp;: trouver un médecin qui veuille bien interrompre sa grossesse avant que les autres la découvrent et que son honneur soit entaché. Cette fois, Clarissa est seule à prendre ses décisions, elle doit se débrouiller.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt; personnage de Léonard serait inspiré de &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Romain_Rolland&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Romain Rolland&lt;/a&gt; et de son humanisme, voire de &lt;a title=&quot;en exil (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2024/08/12/zweig-l-exile-3362801.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Zweig&lt;/a&gt; lui-même, qui s’exprime aussi à travers le professeur Silberstein. La personnalité de Clarissa, d’abord limitée par son éducation, évolue au contact du Français, puis face à sa situation imprévue. Elle veut rester maîtresse de son destin, sans trahir ses valeurs. Mais le pourra-t-elle ? Sans nouvelles de Léonard, la guerre, qui fragilise toutes les existences, l’oblige à faire ses propres choix. On regrette, bien sûr, que le roman soit inachevé, et ne laisse que quelques pages pour résumer l’après-guerre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Pas seul</title>
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        <updated>2025-12-20T06:00:00+01:00</updated>
        <published>2025-12-20T06:00:00+01:00</published>
        <summary>      « Je vous écris parce que j’ai lu ce que vous avez gravé, avec un...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/02/3671432902.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1411703&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/02/2127847794.jpg&quot; alt=&quot;Mizubayashi Suite inoubliable.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;« Je vous écris parce que j’ai lu ce que vous avez gravé, avec un couteau sans doute, sur ce banc en bois, caché au milieu d’arbres centenaires dans un terrain vague à Shinano-Oïwake, non loin de chez mes parents. Le désir de paix et la colère contre la guerre qui vous animent ont fait écrire ces mots en latin :&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;In terra pax hominibus bonae voluntatis.&lt;br /&gt;Dona nobis pacem. R.K.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;J’étais avec ma petite sœur quand j’ai découvert cette inscription. Nous étions venus dans ce terrain vague pour jouer au badmington. J’avais aussi mon violoncelle pour jouer les &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Suites pour violoncelle seul &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;de Bach, notamment la première. Vous imaginez le soulagement que vos mots m’ont apporté ? « Je ne suis pas seul », me suis-je dit. « Non, je ne suis pas seul dans ce monde de fous. Voilà quelqu’un qui sent les choses comme moi, qui souhaite la paix aux hommes de bonne volonté », me suis-je répété. Vous n’avez pas écrit ces mots en japonais, ni en anglais, mais en latin. Pour vous protéger, bien sûr. »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Akira Mizubayashi, &lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Violoncelle seul (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2025/12/14/violoncelle-seul-3383057.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Suite inoubliable&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Tania</name>
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        <title>Quatre femmes</title>
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        <updated>2025-12-06T06:00:00+01:00</updated>
        <published>2025-12-06T06:00:00+01:00</published>
        <summary>       «&amp;nbsp;Quatre femmes. Il m’a dit j’ai droit à quatre femmes. Puis il a...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/1799532279.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1411010&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/3861054482.jpg&quot; alt=&quot;claire huynen,les femmes de louxor,roman,littérature française,prix rossel,egypte,mariage,tourisme amoureux,polygamie,amour,culture,choix,extrait&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Quatre femmes. Il m’a dit j’ai droit à quatre femmes. Puis il a ri. C’est toi que j’aime, tu le sais, je ne veux pas de quatre femmes, mais c’est comme ça ici, un homme peut avoir quatre femmes. Je ne savais rien de cela. Je me suis sentie idiote, bête de ne pas savoir, de n’avoir pas pensé à ça, de ne pas m’être renseignée, d’avoir épousé un homme qui pouvait avoir quatre femmes. Enfin trois autres. Je ne savais que mon amour, l’élan comme un impératif, le manque comme une charge lourde et ses promesses comme un appel. Un appel auquel je ne pouvais résister.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Claire Huynen, &lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Mariées à Louxor (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2025/12/01/mariees-a-louxor-3382484.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Les femmes de Louxor&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Tania</name>
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        <title>Mariées à Louxor</title>
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        <updated>2025-12-04T06:00:00+01:00</updated>
        <published>2025-12-04T06:00:00+01:00</published>
        <summary>  Un bref roman de Claire Huynen,   Les femme de Louxor   (2025), raconte de...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Un bref roman de Claire Huynen, &lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.arlea.fr/Les-Femmes-de-Louxor&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Les femme de Louxor&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (2025), raconte de manière à la fois simple et saisissante le &lt;em&gt;«&amp;nbsp;tourisme amoureux&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;en Egypte&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Elles sont des centaines à Louxor. Des Occidentales qui se sont installées sur la rive ouest, après avoir tout quitté pour épouser un Egyptien qui les a séduites lors d’une croisière sur le Nil.&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;(4e de couverture) Pas du tout à la manière d’un reportage, mais de l’intérieur, à travers l’histoire d’une Française (la narratrice), mariée à Sayyed, et de la jeune Egyptienne, Hamsa, installée par celui-ci dans l’appartement au rez-de-chaussée de leur maison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/1374667635.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1411009&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/2085005085.jpg&quot; alt=&quot;claire huynen,les femmes de louxor,roman,littérature française,prix rossel,egypte,mariage,tourisme amoureux,polygamie,amour,culture,choix&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Quand trois mois plus tard, la jeune femme (moins de vingt ans) vient frapper pour la première fois à sa porte, avec un plat de légumes mijotés, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;le regard dur déjà, au sol&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, elle repense à Sayyed, lui disant &lt;em&gt;«&amp;nbsp;dans son français chaotique auquel [elle avait] trouvé tant de charme&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; que &lt;em&gt;«&amp;nbsp;ça n’avait pas d’importance. Que cela ne voulait rien dire. Que le sexe avec elle était juste une obligation. Qu’elle ne savait pas y faire de toute façon. Que l’amour, le plaisir, c’était avec moi. Avec moi au premier étage. Que c’était là sa vraie maison. Et qu’il n’avait pas eu le choix. Que c’était comme ça. Et puis que j’avais accepté.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Elle l’avait accepté pour ne pas le perdre, et parce qu’il se disait sous la pression de ses parents voulant des petits-enfants. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Elle se rappelait comme elle avait ri la première fois que Sayyed lui avait dit l’aimer, trois jours à peine après avoir fait connaissance. Trois ans plus tôt, un peu perdue dans Louxor où elle était venue chercher le dépaysement et le soleil, après un an sans vacances, elle s’était laissé approcher par cet homme qui lui avait adressé la parole dans sa langue et troubler par son regard, son sourire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ce qui rend cette histoire intéressante, c’est le biais choisi par la romancière&amp;nbsp;: la relation entre les deux femmes de Sayyed. Quand elle a vu Hamsa, le ventre rond, étendre son linge au jardin, elle l’a rejointe pour l’aider, puis l’a suivie pour prendre un thé au rez-de-chaussée où elle n’avait plus mis les pieds depuis son arrivée. Elle l’observe, voit pour la première fois ses cheveux, répète quelques mots d’arabe qu’Hamsa lui dit en désignant les objets. Elle avait voulu apprendre l’arabe avec Sayyed, mais très vite il repassait au français pour l’interroger sur sa vie en France. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Il me gardait pour lui. Pour lui seul. Privée de langage.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Parmi les &lt;em&gt;«&amp;nbsp;méthodes bien rodées&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;que les séducteurs de ce genre s’échangent comme des recettes pour rendre leur proie dépendante – elle en prendra conscience après coup –, outre les compliments, il y a &lt;em&gt;«&amp;nbsp;la disparition&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: d’abord des coups de téléphone, des lettres, puis un long silence. Et enfin un message, le soulagement pour celle qui se pensait oubliée. Malgré les avertissements de son entourage, elle y a cru, à son amour, à la boutique qu’ils auraient près du Nil… Ses phrases toutes faites, bien apprises, l’ont persuadée de sauter le pas. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Je n’ai fait que deux voyages avant de venir m’installer, de tout larguer. Deux voyages d’amour, deux séjours de promesses.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Au début, c’est elle qui tenait l’épicerie, puis il lui avait dit de se reposer, de profiter de la maison qu’elle avait achetée pour eux après avoir vendu son appartement en France – &lt;em&gt;«&amp;nbsp;les touristes préféraient avoir affaire aux Egyptiens&amp;nbsp;». «&amp;nbsp;C’est toujours chez elle qu’il rentre le soir. C’est par elle qu’il commence. C’est chez elle qu’il mange. Plus tard, après, il monte chez moi.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Elle s’est habituée à ce qu’il s’en aille pendant la nuit, à ne plus pleurer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le récit va et vient entre la cour que lui a faite Sayyed et la situation présente&amp;nbsp;: un mari de plus en plus brutal qui réussit toujours à se faire pardonner&amp;nbsp;; le rapprochement avec Hamsa qui va peu à peu lui faire confiance. Elle se souvient du bonheur d’être aimée, préférée, et de son refus obstiné de croire aux histoires qu’on raconte de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;femmes dépouillées, battues parfois, des amours de papier, des mariages en toc, l’arnaque grimée en bel amour&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;– «&amp;nbsp;Mais toutes, nous étions convaincues, certaines, d’être l’exception. Que cela ne nous concernait pas. Que pour nous c’était différent.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ses phrases souvent simples et courtes, un rythme syncopé, des chapitres de quelques pages, Claire Huynen réussit dans &lt;a title=&quot;Article de Véronique Bergen (Le Carnet et les Instants)&quot; href=&quot;https://le-carnet-et-les-instants.net/2025/04/04/huynen-les-femmes-de-louxor/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Les femmes de Louxor&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; à donner une grande intensité aux situations décrites, au ressenti de la narratrice. Je découvre la romancière belge (°1970) qui vit à Paris avec ce septième roman qui a remporté le prix Victor Rossel cette année, le prix littéraire le plus important en Belgique francophone, et aussi le Rossel des lecteurs. Je vous recommande &lt;a title=&quot;Entretien avec Michel Zumkir (Le Carnet et les Instants)&quot; href=&quot;https://le-carnet-et-les-instants.net/claire-huynen-le-roman-comme-modelage/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;l’entretien&lt;/a&gt; publié dans &lt;em&gt;Le Carnet et les Instants&lt;/em&gt;, où elle répond aux questions de Michel Zumkir, et dans la &lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.arlea.fr/Les-Femmes-de-Louxor&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;revue de presse&lt;/a&gt; sur le site de l’éditeur, la critique du &lt;em&gt;Soir&lt;/em&gt; où elle évoque son propre séjour de six mois en Egypte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Tania</name>
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        <title>Langue étrangère</title>
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        <updated>2025-12-02T18:00:00+01:00</updated>
        <published>2025-12-02T18:00:00+01:00</published>
        <summary>      «&amp;nbsp;Dès les premiers jours de la rentrée, il s’était mis à étudier,...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/1262722483.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1410934&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/1263362144.jpg&quot; alt=&quot;akira mizubayashi,reine de coeur,roman,littérature française,japon,france,guerre,musique,amour,rencontres,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Dès les premiers jours de la rentrée, il s’était mis à étudier, avant même le début de l’enseignement à la fac, la langue étrangère de son grand-père, qui s’élevait devant lui comme une montagne à escalader, à l’aide d’un gros manuel muni de trois CD. Ceux-ci ne satisfaisaient guère son appétit dévorant pour la musique de la langue. Comme il était avide de documents sonores, d’images cinématographiques où les sons français s’offraient à profusion dans la sensualité frémissante des voix d’homme et de femme les plus diverses&amp;nbsp;! Combien de fois il avait écouté l’enregistrement&amp;nbsp; du &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Petit Prince&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt; lu par Gérard Philipe&amp;nbsp;! Combien de fois il avait prêté une oreille attentive à des pages célèbres de Balzac ou de Flaubert magistralement lues par Michel Bouquet, Michel Piccolo ou Fanny Ardant&amp;nbsp;! Le français était comme un royaume invisible, habité par des voix à timbres multiples, qu’il découvrait peu à peu, en l’arpentant de long en large, en l’explorant jusque dans les parcelles les plus obscures.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Akira Mizubayashi,&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt; &lt;a title=&quot;En cinq mouvements (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2025/11/30/en-cinq-mouvements-3382420.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Reine de cœur&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Tania</name>
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        <title>En cinq mouvements</title>
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        <updated>2025-12-01T06:00:00+01:00</updated>
        <published>2025-12-01T06:00:00+01:00</published>
        <summary>  Dans le prolongement du magnifique   Ame brisée  , Akira Mizubayashi a...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Dans le prolongement du magnifique &lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/tag/ame+bris%C3%A9e&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Ame brisée&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, Akira Mizubayashi a écrit deux autres romans sur le thème de la musique et de la guerre. &lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.gallimard.fr/catalogue/reine-de-coeur/9782072984051&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Reine de cœur&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (2022), le deuxième de la trilogie, s’ouvre sur trois épigraphes autour d’un terrible épisode guerrier durant la &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_guerre_sino-japonaise&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;guerre&lt;/a&gt; &lt;em&gt;« d’agression coloniale en Chine »&lt;/em&gt; menée par l’armée impériale japonaise. L’écrivain tokyoïte (qui écrit en français) a des mots très durs pour ce passé impérialiste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/2083795582.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1410932&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/637053172.jpg&quot; alt=&quot;akira mizubayashi,reine de coeur,roman,littérature française,japon,france,guerre,musique,amour,rencontres,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;C’est dans ce contexte que nous découvrons une première scène de guerre : le jeune soldat Jun Mizukami, à qui le sergent-major tend son sabre après lui avoir montré comment couper la tête d’un ouvrier chinois, ne se sent pas &lt;em&gt;«&amp;nbsp;le droit de faire une chose pareille&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, malgré les menaces d’être accusé de &lt;em&gt;« haute trahison »,&lt;/em&gt; et finit par s’évanouir. En mai 1940, lors de l’exode vers le sud de la France,&amp;nbsp; Anna (la vingtaine, enceinte) et son oncle Fernand, courent se réfugier dans un bois pour échapper aux tirs des avions et y découvrent un corps sans tête. Le 25 mai 1945, la jeune infirmière Ayako cherche un abri dans Tokyo contre un raid aérien imminent. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Après ce &lt;em&gt;«&amp;nbsp;premier mouvement&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, l’horreur cède le pas à de belles rencontres humaines : Jun, altiste, et Anna, serveuse dans le bistrot de son oncle et future institutrice, ont fait connaissance à Paris en 1937. Etudiant étranger au Conservatoire, Jun parlait déjà bien le français, appris à Tokyo. Monsieur Jean, un vieil homme qui l’avait vu plongé dans la lecture de &lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Christophe_(roman)&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Jean-Christophe&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, s’était pris d’amitié pour le jeune &lt;em&gt;«&amp;nbsp;musicien-philosophe&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, comme l’appelait Fernand. Jean était lui-même altiste. Deux ans et demi plus tard, Jun et Anna se séparent à Marseille, où Jun doit embarquer pour le Japon et y servir l’armée. Ils y passent la nuit ensemble pour la première fois avant son départ.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le troisième mouvement se déroule en novembre 2007. Marie-Mizuné Clément vient de donner son premier concert en tant que premier alto solo au Théâtre des Champs-Elysées. Dans le bus qui la ramène chez elle, un sexagénaire remarque son instrument puis reconnaît l’altiste, il était au concert et la félicite pour son jeu dans le &lt;em&gt;Don Quichotte&lt;/em&gt; de Strauss et la 11e symphonie de Chostakovitch. Il lui donne son journal où il a lu un article intéressant du Monde des Livres sur &lt;em&gt;« La Musique à l’épreuve de l’Histoire »&lt;/em&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le libraire confirme à Mizuné l’intérêt du livre présenté dans Le Monde et elle lui achète &lt;em&gt;L’oreille voit, l’œil écoute&lt;/em&gt;. Un musicien japonais y raconte les dernières années de la guerre sino-japonaise en évoquant souvent la musique classique et Chostakovitch en particulier. Très émue par sa lecture, Mizuné se rendra chez sa mère, Agnès, pour l’interroger à propos de sa grand-mère Nanou. Son histoire et celle du livre semblent très proches. Au grenier, elle va trouver un cahier d’Anna et sept lettres de Jun. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Comme dans &lt;em&gt;Ame brisée&lt;/em&gt;, Mizubayashi mêle dans &lt;a title=&quot;La lecture de Marc Lebiez (EaN, 2022)&quot; href=&quot;https://www.en-attendant-nadeau.fr/2022/04/20/musique-japon-guerre-mizubayashi/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Reine de cœur&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; le thème amoureux à celui de la musique et de la guerre, ici en cinq mouvements, entre France et Japon. Lettres, journaux et courriels s’insèrent dans le récit. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Certaines pages donnent envie d’écouter et de lire en même temps les œuvres musicales &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 16px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;e&lt;/span&gt;n quelque sorte&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt; décrites. Un violon japonais appelé &lt;em&gt;« Reine »&lt;/em&gt; va changer de main – &lt;em&gt;« Reine »&lt;/em&gt; est en fait la transcription phonétique de deux idéogrammes qui se prononcent &lt;em&gt;« ré-i-né »&lt;/em&gt;, c’est-à-dire &lt;em&gt;« Merveilleuse sonorité »&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Jeunesse</title>
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        <updated>2025-11-08T06:00:00+01:00</updated>
        <published>2025-11-08T06:00:00+01:00</published>
        <summary>   Jeunesse engendre la jeunesse        J’ai été comme un enfant Et comme un...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Jeunesse engendre la jeunesse&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/2671641957.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1409423&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/1405320396.jpg&quot; alt=&quot;Eluard par F Léger 1947.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;J’ai été comme un enfant&lt;br /&gt;Et comme un homme&lt;br /&gt;J’ai conjugué passionnément&lt;br /&gt;Le verbe être et ma jeunesse&lt;br /&gt;Avec le désir d’être homme&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;On se veut quand on est jeune&lt;br /&gt;Un petit homme&lt;br /&gt;Je me voudrais un grand enfant&lt;br /&gt;Plus fort et plus juste qu’un homme&lt;br /&gt;Et plus lucide qu’un enfant&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Jeunesse force fraternelle&lt;br /&gt;Le sang répète le printemps&lt;br /&gt;L’aurore apparaît à tout âge&lt;br /&gt;À tout âge s’ouvre la porte&lt;br /&gt;Étincelante du courage&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Comme un dialogue d’amoureux&lt;br /&gt;Le cœur n’a qu’une seule bouche&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Album Eluard (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2025/11/02/album-eluard-3381228.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Paul Eluard&lt;/a&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Texte &amp;amp; image en ligne sur Gallica&quot; href=&quot;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t54184095z.texteImage&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Corps mémorable&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (1947)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Fernand Léger, &lt;em&gt;Portrait de Paul Éluard&lt;/em&gt;, huile sur toile, 1947 (&lt;a href=&quot;https://www.sothebys.com/en/buy/auction/2021/modern-day-auction/portrait-de-paul-eluard&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;source&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Tania</name>
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        <title>Délabrement</title>
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        <updated>2025-09-16T18:00:00+02:00</updated>
        <published>2025-09-16T18:00:00+02:00</published>
        <summary>      «&amp;nbsp;Oh, comme Gnadenthal avait changé&amp;nbsp;! Comme les gens qui...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/00/312091060.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1406575&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/00/326342609.jpg&quot; alt=&quot;Jachina-Wolgakinder.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Oh, comme Gnadenthal avait changé&amp;nbsp;! Comme les gens qui l’habitaient avaient changé&amp;nbsp;! Le sceau du délabrement et d’années de malheur avait marqué les façades des maisons, les rues et les visages. La géométrie harmonieuse qui avait jadis régné au village avait disparu&amp;nbsp;: la rectitude des rues était gâchée par des ruines, les toits se tordaient, les volets, les portes et les portails penchaient désespérément. Les maisons s’étaient ridées de mille fissures, les visages – fissurés de mille rides. Les cours abandonnées béaient comme un ulcère sur la peau. Les tas de détritus noircis faisaient penser à des tumeurs violettes. Les cerisaies négligées – à des cheveux emmêlés de vieillards. Les champs à l’abandon – à des crânes chauves. Il semblait que les couleurs et les teintes avaient quitté cette région crépusculaire&amp;nbsp;: les façades assombries, les cadres des fenêtres et des portes, les arbres secs, et même la terre, les visages blêmes des habitants, leurs moustaches et leurs sourcils gris – tout était devenu du même gris, couleur de la Volga par temps maussade. Seuls les drapeaux, les étoiles et les étendards rouges, tous généreusement dispersés dans le paysage local, brillaient d’une couleur vive, aussi insolente et saugrenue que du carmin sur les lèvres d’une vieille à l’agonie.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Gouzel Iakhina,&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt; &lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2025/09/14/enfants-de-la-volga-3378797.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Les enfants de la Volga&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Tania</name>
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        <title>Enfants de la Volga</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2025/09/14/enfants-de-la-volga-3378797.html" />
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        <updated>2025-09-15T06:00:00+02:00</updated>
        <published>2025-09-15T06:00:00+02:00</published>
        <summary>  Que des  Allemands  aient été invités à cultiver sur les rives de la Volga...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Que des &lt;a title=&quot;Allemands de la Volga (Wikipedia)&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Allemands_de_la_Volga&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Allemands&lt;/a&gt; aient été invités à cultiver sur les rives de la Volga par Catherine II, dans les environs de &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Saratov&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Saratov&lt;/a&gt;, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, que leur territoire soit devenu une république socialiste soviétique florissante puis soumise aux réquisitions, à la guerre, à la famine, et ses habitants finalement déportés en 1941 par Staline vers la Sibérie ou le Kazakhstan, je l’ignorais avant de lire la note liminaire de &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouzel_Iakhina&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Gouzel Iakhina&lt;/a&gt; aux &lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.leseditionsnoirsurblanc.fr/catalogue/les-enfants-de-la-volga/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Enfants de la Volga&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (2021, traduit du russe par Maud Mabillard).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/3930173306.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1406569&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/2191182878.jpg&quot; alt=&quot;gouzel iakhina,les enfants de la volga,roman,littérature russe,allemands de la volga,maître d'école,amour,famille,éducation,nature,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ce roman passionnant que la romancière russe (née en 1977) a dédié à son grand-père, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;enseignant d’allemand dans une école de village&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, s’il suit cette trame historique, raconte d’abord l’histoire d’un village au bord du fleuve, Gnadenthal – la steppe sur la rive gauche, des montagnes sur la rive droite : &lt;em&gt;«&amp;nbsp;La Volga divisait le monde en deux.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Ou plus exactement l’histoire d’un maître d’école, le &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Schulmeister Jakob Ivanovitch Bach&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, qui vit sans bruit mais écoute le &lt;em&gt;«&amp;nbsp;vaste monde&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Chargé de sonner la cloche à six heures, à midi et à vingt et une heures, il repeint au printemps le cadre des fenêtres et la porte de l’école dans un bleu ciel lumineux, enseigne quatre heures le matin et deux heures l’après-midi (la poésie allemande est sa passion), avant de faire ses &lt;em&gt;« visites »&lt;/em&gt; à la Volga ou à Gnadenthal, en alternance, curieux de tout, choses et gens. Seules les tempêtes troublent sa vie calme : il les aime et sort, exalté, quand les éléments se déchaînent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Un jour, il est invité sur l’autre rive par un riche fermier, Udo Grimm, qui lui envoie un bon rameur &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Kirghizes&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;kirghize&lt;/a&gt; pour traverser le fleuve. Il veut que Bach instruise sa fille de presque dix-sept ans, Klara, mais sans la voir : elle restera cachée derrière un paravent. Bach ne veut pas de ces conditions et repart, mais soudain tout le retient sur la rive droite, les éléments l’empêchent de retraverser la Volga et lui font rebrousser chemin. La voix timide et sensible de son élève finira par le captiver et ces mots dans le livre qu’il lui a glissé sous le paravent pour l’entendre lire : &lt;em&gt;« Ne m’abandonnez pas. »&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ainsi naît la belle histoire d’amour de Bach, 32 ans, pour la jeune Klara. L’annonce du départ des Grimm pour l’Allemagne le terrasse. Mais un soir, Klara, d’une beauté &lt;em&gt;«&amp;nbsp;aveuglante&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, est à sa porte et va vivre désormais sous sa protection. Le pasteur refuse de les marier, les villageois veulent renvoyer le maître d’école. Quand Klara s’enfuit, il la suit sur l’autre rive, dans la ferme laissée par son père. Ils finissent par y dormir ensemble sous l’édredon, bientôt le désir d’enfant la mine. De l’autre côté de la Volga, la guerre sévit et avec elle viennent la folie, la faim, les cadavres abandonnés. Bach prie avant de les jeter dans le fleuve.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;L’intrusion de trois hommes à la ferme, un jour, va changer leur vie. Ils finissent par trouver Klara cachée sous le lit et abusent d’elle. Bach en devient mutique. A Gnadenthal, on célèbre la naissance de la &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_socialiste_sovi%C3%A9tique_autonome_des_Allemands_de_la_Volga&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;République socialiste soviétique&lt;/a&gt; des Allemands de la Volga. Klara est enceinte, sans que Bach sache de qui ; elle accouchera d’une fille. Bach vivait pour Klara. Quand celle-ci meurt, la nouvelle-née n’a plus que lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Il doit retourner au village pour lui ramener du lait. Surpris à en voler dans une étable, il est amené devant le commissaire Hoffmann, le délégué du nouveau pouvoir, un bossu épris de littérature et de culture populaire. Bach ne parle pas mais écrit, dans une belle calligraphie allemande, qu’il a besoin de lait. Hoffmann lui en donnera en échange de vieux dictons, de textes sur la vie quotidienne des colons allemands, et finalement de contes de son invention.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le résumé de ces péripéties ne dit rien de ce qui enchante le lecteur des &lt;em&gt;Enfants de la Volga&lt;/em&gt; : l’évocation poétique des paysages, des saisons, des émotions de Bach. Travailleur, il s’occupe de la ferme, de la petite Anna, puis d’un jeune voleur qui dit s’appeler Vaska. L’ancien maître d’école ignore tout un temps qu’Hoffmann, le propagandiste, retouche ses contes en les signant Hobach dans un journal. Bach finit par remarquer que &lt;em&gt;«&amp;nbsp;ce qu’il écrivait se réalisait&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, les bonnes choses et aussi les mauvaises…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/02/4114618921.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1406574&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/02/3146773413.jpg&quot; alt=&quot;gouzel iakhina,les enfants de la volga,roman,littérature russe,allemands de la volga,maître d'école,amour,famille,éducation,nature,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Un souffle épique traverse le destin de Bach et de ses enfants, sa fille et son « fils adoptif ». La manière dont il les éduque et dont ils lui échappent peu à peu fait le sel de ce récit où les années de malheur finissent par se succéder pour les riverains du fleuve. Bach tombe et se relève, possédé par son amour paternel sans limite, sa peur pour eux – il ira jusqu’au bout de ses forces. &lt;a title=&quot;Entretien avec la romancière (La Vie, juin 2022)&quot; href=&quot;https://www.lavie.fr/ma-vie/culture/gouzel-iakhina-ma-plus-grande-peur-cest-le-retour-du-rideau-de-fer-82705.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Gouzel Iakhina&lt;/a&gt; a écrit un roman formidable où la force des sentiments, la beauté de la nature tiennent tête aux réalités du monde et de l’histoire. Je vous le recommande.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>guy-sembic</name>
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        <title>La réflexion du jour, lundi 1er septembre 2025</title>
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        <updated>2025-09-01T07:08:48+02:00</updated>
        <published>2025-09-01T07:08:48+02:00</published>
        <summary> …  «&amp;nbsp;Elle court, elle court, la maladie d’en’mour&amp;nbsp;»…     En fait –...</summary>
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          &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;… &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Elle court, elle court, la maladie d’en’mour&amp;nbsp;»… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;En fait – et de fait – l’ennemour n’est pas une maladie mais plutôt une perception de l’amour dont la caractéristique essentielle – et pour ainsi dire unique- est «&amp;nbsp;je t’aime parce que...&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Et c’est ce «&amp;nbsp;parce que&amp;nbsp;» qui fait que l’amour est «&amp;nbsp;tout singé d’ennemour&amp;nbsp;»… Pour les êtres – humains- «&amp;nbsp;vrais, bons, humbles et forts&amp;nbsp;» , «&amp;nbsp;parce que...&amp;nbsp;» n’existe pas… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Tania</name>
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        <title>Marie-Louise</title>
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        <updated>2025-02-25T18:00:00+01:00</updated>
        <published>2025-02-25T18:00:00+01:00</published>
        <summary>      « Marie-Louise », murmure-t-elle en cette matinée qui suit l’arrivée...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/672492128.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1395686&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/1247362880.jpg&quot; alt=&quot;william trevor,en lisant tourgueniev,roman,littérature anglaise,mariage,famille,asile,amour,solitude,culture,irlande,extrait&quot; /&gt;&lt;/a&gt;« Marie-Louise », murmure-t-elle en cette matinée qui suit l’arrivée inopinée de son visiteur. « Marie-Louise Dallon. Madame Querry, en fait. » C’est un homme âgé maintenant, et ses sœurs encore plus. Il a devant lui quoi ? une douzaine d’années, mettons quatorze ou quinze, mais les sœurs, elles, sont inusables. Il prend toujours en charge sa pension dans l’établissement de Miss Foye, comme depuis le premier jour. Il y a des années, les sœurs ont essayé de faire adresser la note à Culleen, mais son père n’avait pas les moyens. « Quel brave homme, votre mari ! » lui répète Miss Foye. Il faut dire qu’elles sont un certain nombre à n’avoir personne pour subvenir à leur pension : celles qui occupent les dortoirs collectifs dépourvus de tout confort, celles qui n’ont droit qu’à la vaisselle de tôle émaillée. Un brave homme, oui, qui s’est adonné à la boisson. Il n’y est pour rien, s’ils ont décidé de fermer ce genre d’institution. On regroupera les plus agitées, on leur trouvera un autre asile. Elle n’a jamais fait partie des agitées.&lt;br /&gt;Une silhouette émerge de la pénombre et vient s’asseoir sur le bord de son lit, emmitouflée dans une couverture. C’est Mme Leavy, de Youghal, qui est venue lui raconter ses rêves.&lt;br /&gt;Elle l’écoute, et puis c’est à son tour de raconter les siens.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;William Trevor, &lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Un mariage décevant (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2025/02/22/un-mariage-decevant-3370489.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;En lisant Tourgueniev&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;© &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Eekman&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Nikolaas Eekman&lt;/a&gt; (1889 - 1973), &lt;em&gt;Femme lisant&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Un mariage décevant</title>
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        <updated>2025-02-24T06:00:00+01:00</updated>
        <published>2025-02-24T06:00:00+01:00</published>
        <summary>    En lisant Tourgueniev   de  William Trevor  (traduit de l’anglais par...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.editionslibretto.fr/catalogue/en-lisant-tourgueniev/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;En lisant Tourgueniev&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; de &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Trevor&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;William Trevor&lt;/a&gt; (traduit de l’anglais par Cyril Veken), retrouvé dans ma bibliothèque, porte en couverture un détail d’une peinture de Vilhelm Hammershoi (&lt;em&gt;Les portes ouvertes&lt;/em&gt;) qui convient parfaitement au roman. J’avais quasi tout oublié de Marie-Louise, la fille cadette des Dallon, et de son mariage désastreux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/660586909.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1395676&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/4215643891.jpg&quot; alt=&quot;william trevor,en lisant tourgueniev,roman,littérature anglaise,mariage,famille,asile,amour,solitude,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le romancier irlandais nous introduit d’abord dans la salle à manger d’un asile où une femme de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;cinquante-sept ans à peine, menue et d’apparence fragile, s’applique devant son repas&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, à la table où elle mange seule. Un visiteur est annoncé, Marie-Louise se force à finir son assiette pour avoir droit au parloir. Elle est déçue d’y trouver son mari qui cherche à la rassurer, l’établissement va devoir fermer&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Eh bien, toi, tu sais où aller. Tu n’as pas de souci à te faire.&amp;nbsp;» – «&amp;nbsp;Je croyais que ce serait peut-être &lt;a title=&quot;personnage de Tourgueniev&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80_la_veille&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Insarov&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le narrateur alterne de brèves scènes à l’asile où vit Marie-Louise et le récit de son destin conjugal, en flash-back. L’institutrice de l’école protestante avait eu dans sa classe la fille cadette des Dallon de Culleen, une famille pauvre. Et &lt;em&gt;«&amp;nbsp;presque une génération avant&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, Elmer Quarry, d’une famille bien connue en ville&amp;nbsp;: lui et ses sœurs étaient les héritiers des &lt;em&gt;Textiles Quarry&lt;/em&gt;&amp;nbsp;sur Bridge Street. Ce célibataire de trente-cinq ans&amp;nbsp; &lt;em&gt;«&amp;nbsp;était à des lieues à la ronde le seul protestant quelque peu nanti&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Les Dallon et leurs enfants habitaient une ferme décrépite à quelques kilomètres du magasin. En janvier 1955, Elmer avait remarqué la jeune femme,&lt;em&gt; « agréable à regarder »&lt;/em&gt;, et invité Marie-Louise à l’accompagner au cinéma. Sa sœur Letty et son frère James n’étaient pas du tout favorables à cette relation entre leur sœur de vingt et un ans et &lt;em&gt;« cet Elmer Quarry, incapable de rire, ce drapier né ! » &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Mais ils s’étaient revus. Rose et Mathilde, les sœurs d’Elmer, qui l’aidaient au magasin et habitaient avec lui dans l’appartement à l’étage, l’avaient supplié en vain de ne pas épouser cette fille sans le sou. A son mariage, en septembre, Elmer avait félicité Mme Dallon pour le bon repas, ses sœurs n’avaient pas mangé grand-chose. L’institutrice, à la fête, se souvenait de la vivacité de Marie-Louise enfant, de ses bêtises : &lt;em&gt;«&amp;nbsp;elle était innocente&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Pour leur lune de miel, Elmer a choisi l’Hôtel de la plage dans une petite ville du bord de mer. Une fois montée dans la chambre, Marie-Louise se sent pleine d’angoisse, consciente d’avoir fait &lt;em&gt;«&amp;nbsp;une erreur monumentale&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; en se mariant – &lt;em&gt;«&amp;nbsp;mais une fois la décision prise, à quoi bon réveiller des hésitations enfouies&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Au dîner, on remarque l’œillet d’Elmer à la boutonnière, puis les mariés sortent pour une promenade. A la surprise de sa femme, Elmer propose alors d’aller boire un verre au pub, comme le leur a proposé un client de l’hôtel. Entraînés par l’un puis par l’autre, ils boivent trop et rentrent si engourdis qu’ils tombent immédiatement dans le sommeil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Au retour, les sœurs d’Elmer expliquent à Marie-Louise le travail au magasin, ses tâches ménagères. Leur belle-sœur découvre un escalier dérobé qui conduit à deux greniers mansardés – un endroit qu’elle trouve rassurant pour y jouir d’un peu d’intimité. Si son amie Tessa n’était pas partie à Dublin, elle aurait pu lui parler de son malaise conjugal.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 16px;&quot;&gt;Un an après le mariage, elle se réveille en larmes, ses espérances déçues. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Elle voit comment sa mère, les clientes observent sa silhouette, sa mine.&amp;nbsp; Elle n’est pas heureuse, mais ne se confie à personne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;A quatorze ans, elle avait cru être amoureuse de son cousin à la santé fragile, et plus tard, de &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/James_Stewart&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;James Stewart&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» – «&amp;nbsp;des enfantillages, à présent&amp;nbsp;».&lt;/em&gt; Sous le moindre prétexte, les sœurs Quarry ne cessent de la critiquer, elle et sa famille. Elles ne se doutent pas, quand elles voient leur frère sortir le soir pour aller à la salle de billard du Y.M.C.A., où il ne touchait jamais à l’alcool, qu’il se rend désormais dans le bar d’un hôtel, avec un voisin, et s’y fait servir du whiskey.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le dimanche, Marie-Louise se rend d’abord régulièrement à la ferme, à bicyclette. Elle aime aller au hasard et se retrouve un jour devant l’allée qui mène à la maison de sa tante Emmeline, la mère de son cousin Robert. Tous deux l’accueillent chaleureusement. Robert est heureux de la voir, lui montre comment il vit, entre les soldats de plomb de son enfance et les livres. Passer du temps avec son cousin, chez lui ou au bord de la rivière, devient l’obsession de Marie-Louise&amp;nbsp;: il lui a dit qu’il l’aime encore, ils se confient l’un à l’autre. Robert lui fait la lecture des livres de Tourgueniev qu’il aime.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;En lisant &lt;a title=&quot;Portrait photo par Mark Gerson en 1983&quot; href=&quot;https://www.npg.org.uk/collections/search/portrait/mw83387/William-Trevor-William-Trevor-Cox&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;William Trevor&lt;/a&gt;, vous découvrirez l’importance de ces retrouvailles que Marie-Louise garde secrètes&amp;nbsp;; elle se crée intérieurement une autre vie et prend ses distances avec les Quarry, avec tout le monde. Hélas, même si Elmer se montre toujours &lt;em&gt;«&amp;nbsp;gentil&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, le comportement étrange de sa femme, au mépris des convenances, va alimenter des rumeurs et la mener à &lt;a title=&quot;Anne Hope, La salle de bal – une autre histoire d’asile irlandais (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2019/05/08/le-bal-des-espoirs-3137725.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;l’asile&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le romancier irlandais excelle à rendre les maladresses du couple, leur milieu, la férocité des sœurs, les remords des parents Dallon qui n’ont pas découragé ce mariage. Ce drame psychologique à découvrir est publié en anglais sous le titre &lt;em&gt;Two Lives &lt;/em&gt;avec un autre roman court de 1991, &lt;em&gt;Ma maison en Ombrie&lt;/em&gt; (déjà prêt sur la table de lecture).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Gosein</name>
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        </author>
        <title>Ancrages</title>
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        <updated>2024-12-17T18:55:00+01:00</updated>
        <published>2024-12-17T18:55:00+01:00</published>
        <summary>  Dans nos moments les plus sombres, nous n’avons pas besoin de solutions ni...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Dans nos moments les plus sombres, nous n’avons pas besoin de solutions ni de conseils. Nous cherchons simplement un contact humain : une présence calme, une douce caresse. Ce sont ces petits gestes qui deviennent nos ancrages, nous aidant à rester à flot quand la vie semble trop dure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;N’essaie pas de me changer ni de porter ma douleur. Ne repousse pas mes ombres. Accompagne-moi dans mes tempêtes intérieures. Sois cette main ferme vers laquelle je peux me tourner lorsque je chercherai mon chemin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ma douleur m’appartient, et moi seul peux la porter. Mes batailles relèvent de ma responsabilité. Mais ta présence me rappelle que je ne suis pas seul dans ce monde parfois effrayant. C’est un signe silencieux que je mérite d’être aimé, même lorsque je me sens brisé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Dans ces heures sombres où je perds mon cap, seras-tu là pour moi ? Pas comme un sauveur, mais comme un compagnon. Tiens ma main jusqu’à l’aube et rappelle-moi ma force.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ton soutien silencieux est le plus beau cadeau. L’amour qui m’aide à retrouver qui je suis, même quand je l’oubli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ernest Hemingway&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Ruine fantôme</title>
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        <updated>2024-10-26T06:00:00+02:00</updated>
        <published>2024-10-26T06:00:00+02:00</published>
        <summary>      «&amp;nbsp;Chaque jour est une ruine fantôme. Chaque jour est une ruine du...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/01/2174607283.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1389030&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/01/768901602.jpg&quot; alt=&quot;Goldman Di su nombre.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Chaque jour est une ruine fantôme. Chaque jour est une ruine du jour qui aurait dû être. Chaque seconde qui passe, tout ce que je fais ou vois ou pense, tout est fait de cendres et de débris calcinés, les ruines de l’avenir. La vie que nous devions avoir&amp;nbsp;; l’enfant que nous devions avoir, les années que nous devions passer ensemble, c’était comme si cette vie avait déjà eu lieu des millénaires de cela, dans une ville secrète perdue dans la jungle, aujourd’hui en ruine, ensevelie sous la végétation, à la population éteinte, jamais découverte et dont l’histoire n’avait jamais été racontée par personne – une ville perdue au nom oublié que j’étais seul à me rappeler –&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt; Soobway. &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Francisco Goldman,&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt; &lt;a title=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2024/10/17/dire-son-nom-3365356.html&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2024/10/17/dire-son-nom-3365356.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Dire son nom&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 8pt;&quot;&gt;En couverture de l'édition espagnole, la photo qui figure à la fin du livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        </author>
        <title>Dire son nom</title>
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        <updated>2024-10-24T06:00:00+02:00</updated>
        <published>2024-10-24T06:00:00+02:00</published>
        <summary>  Sur la table de la bibliothèque, un beau titre&amp;nbsp;:   Dire son nom  . De...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Sur la table de la bibliothèque, un beau titre&amp;nbsp;: &lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://bourgoisediteur.fr/catalogue/dire-son-nom&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Dire son nom&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. De &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Goldman&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Francisco Goldman&lt;/a&gt;, dont je ne sais rien. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Guillemette de Saint-Aubin, le livre porte plusieurs citations en quatrième de couverture dont celle-ci&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;L’écriture de ce livre est pleine de beauté. […] Et, Dieu soit loué, il en est ainsi, car seule la beauté pouvait sauver une histoire aussi triste.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Signé &lt;a title=&quot;Billets T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/tag/ford&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Richard Ford&lt;/a&gt;. Je l’emporte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/4118001193.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1389029&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/2944028272.jpg&quot; alt=&quot;francisco goldman,dire son nom,récit,roman,littérature anglaise,etats-unis,aura estrada,amour,deuil,écriture,culture,mexico,new york&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;«&amp;nbsp;Aura est morte le 25 juillet 2007. Je suis revenu au Mexique pour le premier anniversaire parce que je voulais être là où c’est arrivé, sur cette plage de la côte du Pacifique. Maintenant, pour la deuxième fois en un an, je suis retourné à Brooklyn sans elle.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Deux mois avant sa mort, le 24 avril, Aura avait eu trente ans. Nous étions mariés depuis deux ans moins trente-six jours. » &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ces deux premiers paragraphes, factuels, situent immédiatement le sujet. Francisco Goldman, né en 1954, a presque trente ans de plus que sa femme. Il raconte leur trop courte histoire, celle d’un couple passionné de lecture et d’écriture, et surtout il fait peu à peu, à travers son deuil, le portrait d’une femme. (Aura Estrada adorait lire &lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2023/07/20/portrait-de-femme-3345747.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Un Portrait de femme&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; d’Henry James).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;A la page suivante, l’auteur se donne quelques directions&amp;nbsp;: &lt;em&gt;« Aura / Aura et moi / Aura et sa mère / Sa mère et moi / Un triangle amour-haine, ou, je ne sais pas / &lt;/em&gt;Mi amor&lt;em&gt;, est-ce que c’est pour de vrai ? / &lt;/em&gt;Où sont les axolotls&amp;nbsp;?&lt;em&gt; » &lt;/em&gt;Chaque fois qu’Aura et sa mère se quittaient, celle-ci &lt;em&gt;«&amp;nbsp;esquissait le signe de croix sur elle&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; et priait la Vierge de Guadalupe de la protéger. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Peu à peu, les séquences du texte sont plus longues. On apprend que l’&lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Axolotl&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;axolotl&lt;/a&gt; est une espèce de salamandre à l’état larvaire, quasi disparue, qu’on trouvait dans les lacs autour de l’ancienne Mexico. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Aura adorait la &lt;a title=&quot;A écouter sur France Culture&quot; href=&quot;https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-nuits-de-france-culture/histoires-fantastiques-axolotl-de-julio-cortazar-2475550&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;nouvelle&lt;/a&gt; de &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Julio_Cort%C3%A1zar&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Julio Cortázar&lt;/a&gt; dont le héros est tellement fasciné par les axolotls du Jardin des Plantes à Paris qu’il se transforme en axolotl.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Quand Aura et lui étaient allés à Paris ensemble pour la première fois, elle tenait absolument à les voir. En apprenant leur transfert dans un laboratoire universitaire, Aura avait fondu en larmes. Puis noté dans son carnet&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Où sont les axolotls ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Aura avait quitté Mexico où elle vivait avec sa mère depuis l’âge de quatre ans pour faire un doctorat en littérature à Columbia, dotée de plusieurs bourses. Six semaines plus tard, elle s’était installée avec Francisco à Brooklyn. Ils ont vécu ensemble presque quatre ans. Lui est né&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 16px;&quot;&gt;à Boston&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 16px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;en 1954 d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;’une mère guatémaltèque catholique et d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;’un père juif américain. (Wikipedia)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Quand ils allaient ensemble à pied jusqu’au métro, elle lui parlait &lt;em&gt;«&amp;nbsp;de ses cours, des professeurs, des étudiants, ou d’une idée de nouvelle, de roman, ou de sa mère.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Dans leur chambre au plafond très haut de l’appartement de Brooklyn (l’étage de réception d’une &lt;em&gt;«&amp;nbsp;&lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Brownstone&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;brownstone&lt;/a&gt;&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;), la robe de mariée d’Aura est suspendue à un cintre accroché en haut d’un immense miroir en bois doré. Elle y reste. Leur vie était à New York, mais aussi au Mexique, ils y allaient souvent. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Au pied du miroir, sur une tablette, des affaires d’Aura composaient à présent un petit autel, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;comme un autel mexicain folklorique&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, où il posait des fleurs, allumait des bougies. &lt;em&gt;Quiéreme mucho, mi amor&lt;/em&gt;. Aime-moi beaucoup, mon amour, c’étaient une des dernières choses qu’elle lui avait dites après avoir été sortie de l’eau, s’efforçant de respirer. Cela suffisait-il à le disculper&amp;nbsp;? Avant de rencontrer Aura, Francisco s’était senti plus seul qu’il ne l’avait jamais été, mais après sa mort, ce fut pire. D’autant plus que sa belle-mère le juge coupable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ou est-ce que quatre années peuvent tant signifier qu’elles l’emporteront à jamais sur toutes les autres mises ensemble&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Dire son nom est pris tout entier dans ce va-et-vient entre le temps de leur vie commune, le temps d’après, le temps d’avant – le passé d’Aura et sa vie de famille compliquée mais intense, alors que Francisco a quasi rompu avec la sienne. Entre deux cultures aussi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le récit (non linéaire) rapporte ce qu’il fait, comment ils se sont rencontrés, comment ils vivaient ensemble, avec les meubles, les objets, les vêtements, le &lt;em&gt;« Fauteuil du Voyage d’Aura »&lt;/em&gt; (un fauteuil pliant en plastique laissé sur le palier de l’escalier de secours où elle aimait fumer, s’asseoir), le couvre-lit multicolore coûteux qu’elle avait absolument voulu acheter… Et bien sûr, ses carnets, ses écrits, son ordinateur, les mots qu’elle lui disait en espagnol.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Assombri par la mort accidentelle d’Aura, &lt;em&gt;Dire son nom&lt;/em&gt; est un hommage à sa personnalité fantaisiste, lumineuse, même si la nervosité ou l’angoisse la rongeaient parfois. Raphaëlle Rérolle a fait un beau compte rendu de ce Prix Femina Etranger 2011 dans &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Critique&quot; href=&quot;https://www.lemonde.fr/livres/article/2011/09/08/dire-son-nom-de-francisco-goldman_1569261_3260.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Le Monde&lt;/a&gt; &lt;/em&gt;(si vous voulez en savoir plus), un récit bâti comme un roman d’amour : &lt;em&gt;«&amp;nbsp;L’amour était nouveau pour &amp;nbsp;moi, croyez-le ou non. Comment avais-je pu dépasser la quarantaine sans avoir jamais appris ou découvert cela&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Jacques Davier</name>
            <uri>http://jacquesdavier.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Tarantelles</title>
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        <updated>2024-08-31T13:00:21+02:00</updated>
        <published>2024-08-31T13:00:21+02:00</published>
        <summary>  Voici venu le Temps des Anges de la Désolation...     (Version revue)...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jacquesdavier.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Voici venu le Temps des Anges de la Désolation...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;(Version revue)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;section class=&quot;clearfix box-body&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Tarantelles pour une fée&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Ô Sacrements sacrificiels&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Glissades robe dégrafée&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Ô Flammes rébus de mes ciels&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Tarantelles pour un vaccin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Mépris des mots vitriolés&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Explosions vision de ton sein&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Annonciades ruts étoilés&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Tarantelles pour la souffrance&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Vile prison joyeux tourments&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Combats dévoyés fulgurance&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Espoirs envolés fols amants&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Anges vaincus en nos désastres&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Et tarantelles pour les astres...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;Jacques Davier (Avril 2024)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/section&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Tous les quatre</title>
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        <updated>2024-08-10T06:00:00+02:00</updated>
        <published>2024-08-10T06:00:00+02:00</published>
        <summary>      «&amp;nbsp;Je ne pensais pas retrouver mes deux enfants un jour. Nous...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/01/1802840640.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1384256&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/01/802221250.jpg&quot; alt=&quot;emma doude van troostwijk,ceux qui appartiennent au jour,roman,littérature française,pasteur,famille,vieillesse,mémoire,amour,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Je ne pensais pas retrouver mes deux enfants un jour. Nous sommes assis tous les quatre sur le balcon du Presbytère. La chemise de Nicolaas est ouverte. Mama, pieds nus, lit allongée sur un transat. Papa fume, les yeux dans le vague. Je suis content que vous soyez là. De la porte du salon restée ouverte s’élève &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;La Solitude&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt; de Barbara. Si c’était un film, nous en serions à la dernière scène. Un happy end rétro sur la terrasse d’une maison. La caméra qui s’éloigne, laissant derrière elle une famille qui se retrouve enfin sous le soleil timide du mois de mai.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Emma Doude van Troostwijk, &lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Appartenir au jour (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2024/07/24/appartenir-au-jour-3362226.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ceux qui appartiennent au jour&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Appartenir au jour</title>
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        <updated>2024-08-08T06:00:00+02:00</updated>
        <published>2024-08-08T06:00:00+02:00</published>
        <summary>  Emma Doude van Troostwijk (°1999), une Néerlandaise qui a grandi en France,...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Emma Doude van Troostwijk (°1999), une Néerlandaise qui a grandi en France, a vu son premier roman publié en janvier 2024 aux Editions de Minuit&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://leseditionsdeminuit.fr/livre-Ceux_qui_appartiennent_au_jour-3423-1-1-0-1.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Ceux qui appartiennent au jour&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt; Augustin Trapenard l’a invitée à &lt;a title=&quot;A voir sur YouTube&quot; href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=jcv65fLse3Q&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;La Grande Librairie&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, le roman a reçu plusieurs prix. Dans un français singulier qui lui donne &lt;a title=&quot;Lire le début en ligne&quot; href=&quot;https://r.cantook.com/eden/sample/aHR0cHM6Ly93d3cuZWRlbmxpdnJlcy5mci9zYW1wbGUvNzkwNzAyL3dlYl9yZWFkZXJfbWFuaWZlc3Q_Zm9ybWF0X25hdHVyZT1wZGYmc2lnaWQ9MTY4NzkyMzY5MiZzaWduYXR1cmU9OTUyMjhmZjMwN2E0ODI2M2Q3ZGI5YzFlMzhhODliNjcwNTA2NGNkYjA4ZDQ1OTVmYmE3MTQ0ZTUwYzNjZDI0Mg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;un ton à part&lt;/a&gt;, elle raconte l’histoire d’une jeune femme qui rentre à la maison (un presbytère) après un an d’absence et y retrouve sa famille. Des observations, la vie quotidienne, les liens entre eux, c’est par petites touches que la romancière nous fait entrer dans ce quasi-huis clos.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/2722248065.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1384171&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/1742807615.jpg&quot; alt=&quot;emma doude van troostwijk,ceux qui appartiennent au jour,roman,littérature française,pasteur,famille,vieillesse,mémoire,amour,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Une illustration reprise chez En attendant Nadeau : une belle lecture par Feya Dervitsiotis &quot; href=&quot;https://www.en-attendant-nadeau.fr/2024/01/26/lange-passe-le-pasteur-se-promene-emma-doude-van-troostwijk/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Presbytère de Chartrené&lt;/a&gt;, XVIIIe, photo JC Allin (&lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Presbyt%C3%A8re_de_Chartren%C3%A9&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Sa première impression en arrivant est celle d’un certain délabrement des lieux. Dans son fauteuil à bascule, Opa, son grand-père ne la reconnaît pas&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Il tend la main et dit, enchanté de vous rencontrer madame, je vous attendais.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Son frère Nicolaas essaie de mettre de l’ordre dans le jardin qui ressemble à un terrain vague. Leur père pasteur, en burn-out, ne bouge pas de son lit ; elle passe des heures à le regarder &lt;em&gt;«&amp;nbsp;s’assoupir et se réveiller&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;«&amp;nbsp;Quand il rentre de son stage, Nicolaas s’allonge près de nous. Il dépose un baiser sonore sur le front de Papa et dit, plus qu’un mois et je suis pasteur, t’imagines&amp;nbsp;?&amp;nbsp;Mon père se redresse un peu, tapote l’épaule de mon frère et dit, et moi je suis devenu homme au foyer. Ils rient. »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le père lui-même souffre de trous de mémoire qu’il tâche de compenser à l’aide de post-it au mur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Par séquences d’une ou deux pages, ou quelques phrases, nous découvrons ce que regarde la narratrice : le visage creusé d’Opa, les &lt;em&gt;« cafés servis par Oma dans des tasses aux motifs anciens. Du &lt;a title=&quot;Titre de Simone van der Vlugt (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2019/06/20/bleu-de-delft-3139222.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;bleu de Delft&lt;/a&gt;. »&lt;/em&gt; Régulièrement, elle mentionne les différences entre le français et le néerlandais.&lt;em&gt; « Il ne faudrait pas dire nature morte. Il faudrait dire vie silencieuse. Stilleven. »&lt;/em&gt; Quand son grand-père la réveille à trois heures du matin : &lt;em&gt;« Ça va aller Opa, alles gaat goed, alles gaat goed &lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; (Tout va bien).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;En français ils perdent la tête. En néerlandais ils perdent le chemin. Ze zijn de weg kwijt.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Les troubles de la mémoire occasionnent des moments suspendus, parfois des fous-rires. En pleine nuit, son grand-père se croit en retard pour l’heure du culte qui a sonné au temple protestant. Son fils est devenu pasteur comme lui et bientôt ce sera le tour de Nicolaas, son petit-fils. Entre le frère et la sœur, on sent une grande complicité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;A l’approche de son ordination, Nicolaas s’interroge. &lt;em&gt;« Tu crois en Dieu, Papa ? » &lt;/em&gt;Son père ne répond pas tout de suite &lt;em&gt;« et finit par dire, je crois à la puissance des histoires. »&lt;/em&gt; Opa entraîne sa petite-fille au jardin pour lui confier un secret – &lt;em&gt;« Ne le dis à personne »&lt;/em&gt; – puis sort de sa poche un papier froissé : un mail qu’il ne lui a jamais envoyé, où il disait sa joie à la lecture d’un texte qu’elle avait écrit et lui confiait que son prénom, Zacharie, veut dire &lt;em&gt;« Dieu s’est souvenu »&lt;/em&gt;, ce qui le fait sourire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Mama, sa mère, est à la cuisine ou à l’ordinateur ou en réunion avec le conseil presbytéral. Quand son fils se demande s’il va y arriver, elle dit &lt;em&gt;« tu sais, écrire une prédication c’est un peu comme parler d’amour. »&lt;/em&gt; Au petit déjeuner, prière, lecture de la Bible. Opa met du thé au lieu de lait dans ses corn flakes. Plus tard, il sifflote en posant une pièce d’un puzzle &lt;em&gt;« à un endroit improbable ».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Les souvenirs d’enfance affluent dans le récit. On regarde des scènes du passé sur des cassettes VHS, dans des albums. Sur le mur de la chambre, il y a les traits de son frère plus petit qu’elle, à onze ans encore – &lt;em&gt;« Maintenant je suis obligée de me hisser sur la pointe des pieds pour poser mes joues contre les siennes. »&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Son frère célèbre un enterrement, un baptême. A une semaine de son ordination, on lui demande en visioconférence pourquoi il veut devenir pasteur. Un silence, puis &lt;em&gt;« Nicolaas reprend, mais j’ai des doutes ces derniers temps sur le sens de.&lt;/em&gt; [sic]&lt;em&gt;»&lt;/em&gt; A sa sœur, il dira &lt;em&gt;«&amp;nbsp;avoir envie de faire un métier qui n’existe plus&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, vouloir &lt;em&gt;«&amp;nbsp;faire un truc qui compte, un truc qui compte vraiment.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Emma Doude van Troostwijk (littéralement&amp;nbsp;: du quartier de la consolation) met une douceur infinie dans les rapports entre ses personnages, les suit avec délicatesse jusque dans les égarements de la raison, de la mémoire, des corps. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;L’un des romans les plus originaux de la rentrée littéraire&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;« par la forme et le fond » &lt;/em&gt;écrit Guy Duplat dans &lt;a title=&quot;Article source&quot; href=&quot;https://www.lalibre.be/culture/livres-bd/2024/04/09/ceux-qui-appartiennent-au-jour-lun-des-romans-les-plus-originaux-de-la-rentree-litteraire-BLCS4ENO2ZEMTCJQG5AFJJE354/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;La Libre&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; :&lt;em&gt; «&amp;nbsp;Tous les personnages sont sur le fil de la vie, fragiles à en tomber.&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Sophie Creuz&amp;nbsp;parle joliment d’un &lt;em&gt;« petit livre d’heures&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;un livre écrit à l’encre de la tendresse&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (&lt;a title=&quot;Article intégral&quot; href=&quot;https://www.rtbf.be/article/ceux-qui-appartiennent-au-jour-d-emma-doude-van-troostwijk-le-nord-perdu-d-une-famille-de-pasteur-11319375&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;RTBF&lt;/a&gt;). &lt;em&gt;« En français, ils ne tiennent qu’à un fil. En néerlandais ils appartiennent au jour. Het zijn mensen van de dag. »&lt;/em&gt; Voilà qui explique le titre magnifique : il donne la tonalité de ce premier roman lumineux où on chante, on sourit, on danse, on pleure, on prie, on doute, on s’épaule. Qu’ajouter ? En phrases simples, on s’aime. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Avoir hâte</title>
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        <updated>2024-06-22T06:00:00+02:00</updated>
        <published>2024-06-22T06:00:00+02:00</published>
        <summary>      «&amp;nbsp;Avoir hâte&amp;nbsp;: y a-t-il expression plus belle&amp;nbsp;?      La...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/911800031.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1381192&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/3993734614.jpg&quot; alt=&quot;Stefansson Saga Astu.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Avoir hâte&amp;nbsp;: y a-t-il expression plus belle&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;La femme aux yeux gris parle à Sigvaldi, il ne saisit pas les mots, il pensait à autre chose – mais à quoi&amp;nbsp;? Ah oui, évidemment, comment oublier&amp;nbsp;?! Il pensait à l’époque où Sesselja avait cinq ans et il lui apprenait à lire.&lt;br /&gt;Il avait toujours hâte de rentrer chez lui après le travail. Il avait passé ses journées à imaginer des contes et des histoires autour des lettres qu’elle devait apprendre à reconnaître. Sesselja l’attendait souvent à la fenêtre, elle criait et frappait dans les mains en le voyant arriver, Sigrid avait déjà préparé le café. Puis Sigvaldi s’asseyait à la table de la cuisine avec la petite sur ses genoux et ils se frayaient doucement un chemin à travers le savoir. Pendant ce temps, Sigrid faisait une réussite, elle fumait, souvent, on distinguait à la commissure de ses lèvres ce sourire presque invisible. Et parfois, Sesselja se penchait sur la main de Sigvaldi et y déposait un baiser. C’était le bonheur, dit-il à haute voix. Et qu’il est délicieux d’avoir hâte de vivre.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;Jón Kalman Stefánsson, &lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2024/06/03/stefansson-asta-3360050.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;Ásta&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Se créer, créer</title>
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        <updated>2024-06-18T18:00:00+02:00</updated>
        <published>2024-06-18T18:00:00+02:00</published>
        <summary>      «&amp;nbsp;Et c’est cela qui est vrai… Et rien n’est vrai… Ce qui est vrai,...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/3462959353.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1381274&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/3134901766.jpg&quot; alt=&quot;Pirandello Se trouver L'Arche 1962.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Et c’est cela qui est vrai… Et rien n’est vrai… Ce qui est vrai, c’est seulement qu’il faut se créer, créer&amp;nbsp;! Et c’est alors seulement, qu’on se trouve.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Donata Genzi &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;dans&lt;em&gt; &lt;a title=&quot;Trovarsi (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2024/06/04/trovarsi-3360079.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Se trouver&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Pirandello&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;(Dernières phrases du &lt;a title=&quot;Monologue de Donata (La Compagnie affable)&quot; href=&quot;https://compagnieaffable.com/2015/09/09/monologue-de-donata-dans-se-trouver-de-pirandello/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;monologue final&lt;/a&gt; de Donata)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;En couverture : Marta Abba (Donata Genzi) lors de la création de &lt;em&gt;Trovarsi&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;au Théâtre Fiorentini de Naples, le 4 novembre 1932.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        </author>
        <title>Trovarsi</title>
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        <updated>2024-06-17T06:00:00+02:00</updated>
        <published>2024-06-17T06:00:00+02:00</published>
        <summary>  Une amie m’a gentiment offert   Se trouver   de  Pirandello , ( Trovarsi ,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://textespretextes.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Une amie m’a gentiment offert &lt;a title=&quot;Réédité dans L'avant-scène théâtre&quot; href=&quot;https://www.avantscenetheatre.com/drame/772-se-trouver-9782749812144.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Se trouver&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; de &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Luigi_Pirandello&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Pirandello&lt;/a&gt;, (&lt;em&gt;Trovarsi&lt;/em&gt;, traduit de l’italien par Michel Arnaud), dans une collection précieuse pour les amateurs de théâtre, le &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Arche_(%C3%A9diteur)&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Répertoire pour un théâtre populaire&lt;/a&gt; de l’Arche. La pièce est dédiée &lt;em&gt;«&amp;nbsp;A Marta Abba, pour que je ne meure pas&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (L. P.) et son profil figure en couverture, lors de la création à Naples, en 1932, de la pièce que Pirandello (1867-1936) a écrite pour elle, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;sa compagne et son inspiratrice&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/00/4003183730.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1381259&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/00/1728146329.jpg&quot; alt=&quot;pirandello,se trouver,théâtre,littérature italienne,vie d'actrice,vie de femme,amour,être soi&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Marta_Abba&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Marta Abba&lt;/a&gt; (&lt;a href=&quot;https://www.giovannifighera.it/pirandello-e-marta-abba/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;source&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;J’ai pris grand plaisir à la découverte de ce texte que je ne connaissais pas. &lt;a title=&quot;Francetvinfo&quot; href=&quot;https://www.francetvinfo.fr/culture/spectacles/theatre/emmanuelle-beart-intense-dans-quot-se-trouverquot-de-pirandello_3337665.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Emmanuelle Béart&lt;/a&gt; a incarné cette &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Donata Genzi, une comédienne qui se perd dans ses incertitudes de femme à la ville comme à la scène&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;(TNB, Rennes). Les deux premiers actes se déroulent sur la Riviera, le troisième dans une chambre &lt;em&gt;«&amp;nbsp;d’un luxueux hôtel de grande ville&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (selon les didascalies).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Dans la villa d’Elisa Acuri, qui a invité Donata à séjourner chez elle, des invités arrivent pour le dîner&amp;nbsp;: Giviero (&lt;em&gt;«&amp;nbsp;jeune homme mûr, proche de la quarantaine&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;), un médecin fortuné qui n’exerce pas, la marquise Boveno (&lt;em&gt;«&amp;nbsp;une vraie dame&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;) et sa petite-fille Nina qui se chamaillent sur la nécessité de prendre un châle vu le temps très venteux, le comte Mola (la cinquantaine, très élégant). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Nina commente le va-et-vient des invités&amp;nbsp;qui montent ou descendent de la galerie. D’après elle, qui ose tout dire, tout le monde sait que Giviero a été l’amant de Donata. Comme Nina mais pour d’autres raisons, Mola redoute ce que va faire son neveu Ely, qu’il envoie chercher&amp;nbsp;: celui-ci &lt;em&gt;«&amp;nbsp;s’est mis en tête de partir ce soir sur son bateau, et par une mer pareille&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Avec Volpès et Salio, deux autres arrivants, les invités s’interrogent sur le genre de femme qu’est Donata Genzi, qu’on dit &lt;em&gt;«&amp;nbsp;tourmentée&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;une femme difficile&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;… Pour Salio, c’est une erreur de vouloir savoir ce qu’elle est &lt;em&gt;«&amp;nbsp;comme femme&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; parce que Donata est une vraie actrice &lt;em&gt;«&amp;nbsp;qui «&amp;nbsp;vit&amp;nbsp;» quand elle est sur scène et non «&amp;nbsp;qui joue la comédie&amp;nbsp;» dans la vie&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Elisa, la trentaine, dit de Donata qu’elle est &lt;em&gt;«&amp;nbsp;l’être le plus simple et le plus gentil du monde&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Elles se sont connues à l’école, retrouvées récemment. Comme Donata a besoin de repos, Elisa l’a accueillie en &lt;em&gt;«&amp;nbsp;lui promettant que personne ne la verrait&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. L’actrice vit seule. Et la conversation repart sur la vie de femme et la vie d’actrice, sur les mœurs supposées des gens de théâtre, sur l’expérience amoureuse…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le silence se fait quand Donata Genzi descend en robe du soir, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;pâle, avec une expression de trouble sur le visage&amp;nbsp;». &lt;/em&gt;La Marquise lui dit la connaître &lt;em&gt;« en tant qu’actrice et non en tant que femme ».&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Donata affirme être &lt;em&gt;«&amp;nbsp;sincère&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; dans chacun de ses rôles. Ses vies &lt;em&gt;«&amp;nbsp;fictives&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; permettent à une actrice de vivre toutes sortes de possibilités, de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;se transfigurer&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Ce qu’ils voient sur la scène, c’est comment elle vit la vie de son personnage, non la sienne&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ils passent dans la salle à manger. Donata, fatiguée, remonte dans sa chambre. Ely arrive alors en vêtements de sport, il a déjà dîné et préfère prendre un livre. Nina lui propose une liqueur, il se dit qu’un jour ou l’autre, il l’attrapera… Puis Donata descend et l’interroge sur son oncle, sur son bateau, et tout à coup lui demande de l’emmener le soir même avec lui sur son voilier&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;L’acte II se déroule chez le comte Mola, dans une pièce aménagée en atelier de peintre pour Ely. Vingt jours plus tôt, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Donata a été transportée là, à moitié morte, par Ely, le soir du naufrage du voilier, et elle y est restée.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Le docteur vient de lui refaire un pansement à la nuque, Ely l’a mordue quand elle s’est agrippée à lui pour ne pas qu’ils se noient tous les deux. Ils sont amoureux et pour Donata, c’est l’occasion d’être vraiment elle-même. Ely voudrait qu’ils se marient, qu’elle casse tous ses contrats et renonce au théâtre. Elisa, en véritable amie, l’en dissuade. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Au dernier acte, Ely a quitté le théâtre avant la fin de la représentation. Mola l’a suivi à son hôtel et l’enguirlande de s’être enfui ainsi. Mais son neveu n’en peut plus de voir Donata sur scène, il s’en va. Il l’attendra &lt;em&gt;«&amp;nbsp;quand elle aura retrouvé son vrai visage, quand elle aura fini d’étaler devant tout le monde…&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Mola le traite de fou qui ne comprend rien à la vie d’actrice. Arrive Donata, qui avait faibli pendant le spectacle, s’est reprise ensuite et se sent libérée, ivre du bonheur d’avoir recouvré l’intégralité de son être d’actrice et de son être de femme – mais &lt;em&gt;«&amp;nbsp;L’Idiot&amp;nbsp;! Il est parti&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Bien qu’il s’agisse d’un portrait d’après nature et sur mesure, inspiré par la comédienne Marta Abba, la psychologie en parait un peu simpliste, démodée et rhétorique. Le personnage s’analyse un peu trop. Il ne fait même que cela&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; a écrit Poirot-Delpech dans &lt;a title=&quot;Article&quot; href=&quot;https://www.lemonde.fr/archives/article/1966/12/20/se-trouver-de-pirandello_2683577_1819218.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; en 1966. Démodée ? La pièce me semble encore actuelle. Comment vivre sa vocation artistique sans renoncer à sa vie personnelle, comment vivre sa vie sans renoncer à vivre ses rôles ? Si cela vous intéresse, le &lt;a href=&quot;https://www.colline.fr/sites/default/files/se-trouver-prog.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;programme du Théâtre de la Colline&lt;/a&gt; est en ligne, avec des textes éclairants sur &lt;em&gt;Se trouver&lt;/em&gt; de Pirandello.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Jacques Davier</name>
            <uri>http://jacquesdavier.blogspirit.com/about.html</uri>
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        <title>Tarantelles</title>
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        <updated>2024-05-07T23:38:52+02:00</updated>
        <published>2024-05-07T23:38:52+02:00</published>
        <summary>   Voici venu le Temps des Anges de la Désolation...       (Version revue)...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Voici venu le Temps des Anges de la Désolation...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;(Version revue)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Tarantelles pour une fée&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Ô Sacrements sacrificiels&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Glissades robe dégrafée&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Ô Flammes rébus de mes ciels&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Tarantelles pour un vaccin&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Mépris des mots vitriolés&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Explosions vision de ton sein&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Annonciades ruts étoilés&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Tarantelles pour la souffrance&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Vile prison joyeux tourments&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Combats dévoyés fulgurance&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Espoirs envolés fols amants&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Anges vaincus en nos désastres&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Et tarantelles pour les astres... &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Jacques Davier (Avril 2024)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
            <uri>http://textespretextes.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Je n'ai pas dit</title>
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        <updated>2024-04-18T06:00:00+02:00</updated>
        <published>2024-04-18T06:00:00+02:00</published>
        <summary>  Je n’ai pas dit ce que tu dis,  Tu n’as pas dit ce que je dis.  Et pourtant...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Je n’ai pas dit ce que tu dis, &lt;br /&gt;Tu n’as pas dit ce que je dis. &lt;br /&gt;Et pourtant nous avons souri &lt;br /&gt;Comme si on s’était compris.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/01/411345655.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1377801&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/01/181239951.jpg&quot; alt=&quot;Parc Josaphat 10 avril (5).jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Je ne sais pas ce que tu sais, &lt;br /&gt;Tu ne sais pas ce que je sais. &lt;br /&gt;Et nous savons bien cependant &lt;br /&gt;Ce que chacun pense en dedans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Je ne fais pas ce que tu fais, &lt;br /&gt;Tu ne fais pas ce que je fais. &lt;br /&gt;Mais ce que nous faisons à deux &lt;br /&gt;Touche toujours au merveilleux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Parfois j’ai soif quand tu as faim &lt;br /&gt;Et, parfois, faim quand tu as soif. &lt;br /&gt;Mais nous partageons, chaque soir, &lt;br /&gt;Le même vin, le même pain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Je ne lis pas ce que tu lis, &lt;br /&gt;Tu ne lis pas ce que je lis. &lt;br /&gt;Mais l’amour peut lire, à toute heure, &lt;br /&gt;La même chose dans nos cœurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Tous les billets T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/tag/car%C3%AAme&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Maurice Carême&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;Figures&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;(Photo : Parc Josaphat, 10 avril 2024)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        </author>
        <title>Les mots</title>
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        <updated>2024-03-16T06:00:00+01:00</updated>
        <published>2024-03-16T06:00:00+01:00</published>
        <summary>      «&amp;nbsp;Ce sont les mots qui reviennent les premiers, non les femmes qui...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/3557043651.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1374965&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/3957121478.jpg&quot; alt=&quot;De Beul Oscar Maternité recadrée.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Ce sont les mots qui reviennent les premiers, non les femmes qui sont parties. Les mots reviennent à pas de loup, aussi silencieux que des papillons noirs. Les mots ne nous trahissent pas. Ils nous effraient, ils nous fuient. Lorsqu’on a vraiment besoin d’eux, ils entrent dans la maison par les fenêtres et par les portes, par le soleil et par la lune, par toutes les lumières des saisons. Ils se glissent partout, dans les chemises, dans les placards, dans les draps. Violemment ils vous accrochent le ventre, vous poussent vers la table. On ouvre un cahier, on attrape un stylo. Ils sont là, précis et rassurants comme une mère.&lt;br /&gt;Les mots nous sauvent de tout. Ils remontent de si loin. Ils nous viennent de nos mères.&lt;br /&gt;Les premiers mots d’abord, les plus simples, les plus forts. Le mot maman, le mot amour, le mot caresse. Tous les mots ne sont pas dans le dictionnaire. Les vrais mots sont dans le regard d’une maman, dans son sourire. C’est le sommeil retrouvé, la grande paix de la nuit, les téléphones inutiles, le vol lent et bleu des rêves. Ecrire c’est aimer sans la peur épuisante d’être abandonné. Seules les mères et l’écriture ne nous abandonnent jamais.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;René Frégni, &lt;a title=&quot;Un lent adieu (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2024/03/01/un-lent-adieu-3355233.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Elle danse dans le noir&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Oscar De Beul (Schaerbeek, 1881-1929), &lt;em&gt;Maternité&lt;/em&gt;, bronze&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Un lent adieu</title>
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        <updated>2024-03-14T06:00:00+01:00</updated>
        <published>2024-03-14T06:00:00+01:00</published>
        <summary>  Le titre semble s’accrocher à ma lecture précédente, mais rien d’ Elle...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Le titre semble s’accrocher à ma lecture précédente, mais rien d’&lt;em&gt;Elle danse dans le noir&lt;/em&gt; (1998) de René Frégni ne ressemble à &lt;em&gt;La danseuse&lt;/em&gt; de Modiano. &lt;em&gt;« A ma mère morte. A ma mère vivante » &lt;/em&gt;: en lui dédiant son récit, Frégni amorce ce que j’appellerais un lent adieu à celle qui l’a le plus aimé, qui lui a tout donné.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/02/243945706.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1374960&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/02/907252558.jpg&quot; alt=&quot;rené frégni,elle danse dans le noir,récit,littérature française,mort d'une mère,amour d'un fils,amour d'un père,séparation,amour,écriture,cultured'un père&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;En quatre ans, j’ai perdu ma mère, puis mon père, la femme avec qui j’ai vécu vingt ans m’a dit un soir&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je n’ai plus de désir pour toi&amp;nbsp;», le lendemain elle partait.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; L’été a heureusement commencé en compagnie de sa fille de six ans, mais depuis le premier août, Marilou est partie avec sa mère. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Dans mon appartement silencieux je vis seul, comme ma mère a vécu les dernières années de sa vie, alors que mon père paralysé était dans une maison de retraite.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Son amour pour sa fille est son rempart contre la tristesse. Alors il se remet à écrire &lt;em&gt;«&amp;nbsp;pour apaiser son cœur&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Il &lt;a title=&quot;&amp;quot;Je me souviens de tous vos rêves&amp;quot; (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/tag/je+me+souviens+de+tous+vos+r%C3%AAves&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;rêve&lt;/a&gt; d’une femme qui partagerait ses nuits. Mais il lui faut raconter le début, ce matin de juillet, cinq ans auparavant, où sa mère, qui était infirmière, lui a dit sa peur. Le gastro-entérologue chez qui il l’avait accompagnée lui avait chuchoté à l’écart la gravité du mal, il fallait l’opérer rapidement, mais à sa mère il avait parlé, rassurant, d’un simple polype à enlever. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;J’ai senti que c’était notre dernier été.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Sa mère n’était pas dupe, elle se laissait guider par lui &lt;em&gt;«&amp;nbsp;comme une enfant s’abandonne&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Quand lui échoit la dernière chambre disponible à la clinique d’Avignon où on l’a hospitalisée en urgence et où sur l’autre lit, souffre une femme &lt;em&gt;«&amp;nbsp;en phase terminale&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, un premier cri de révolte de René Frégni ouvre le récit des douloureuses vicissitudes qui ont marqué les derniers mois de sa mère. Tout ce qu’il peut faire pour l’en distraire, la consoler, il le fait, avec une grande tendresse. Sa mère lui raconte son enfance à Moustiers-Sainte-Marie, elle veut le rassurer comme elle l’a toujours fait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Il en est malade, perd l’appétit, passe des nuits sans trouver le sommeil, imagine une femme qu’il rencontrerait dans les rues désertes et qui lui parlerait, à qui il ferait l’amour. Ou bien il hurle, met la musique à fond, s’effondre, puis ouvre un cahier, attrape un stylo&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Chaque cahier qui s’ouvre est un berceau calme et blanc. Chaque cahier fait de nous un enfant.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;René Frégni revient sur les séances d’écriture avec les détenus des Baumettes à Marseille – &lt;em&gt;«&amp;nbsp;les hommes que je comprends le mieux.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Pour Polo, un Corse de cinquante ans sorti de prison il y a quelques mois et qui comptait sur sa visite, il traverse la ville jusqu’au Bar César qu’il tient avec sa femme. Tournée générale. Un Polo bouleversé le présente à tous, et c’est parti pour une série de pastis sans eau, jusqu’à la fermeture. Après, il lui prépare des pâtes et ils restent &lt;em&gt;«&amp;nbsp;sans parler, égarés et heureux dans une nuit et une ville qui n’existaient plus.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Tant qu’elle peut marcher, il se promène dans le parc avec sa mère, de plus en plus maigre. Elle le supplie de la ramener chez elle, convaincue que la radiothérapie lui brûle le ventre. Lui, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;aveuglé par la peur de la perdre&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, résiste jusqu’au jour où on la transporte en ambulance à Manosque avec une brûlure au troisième degré dans le dos. Grande colère contre les médecins qui maltraitent les malades et contre ceux qui parlent à leurs proches sans humanité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Chez lui, il retrouve cette année-là Marilou dans son petit lit blanc, son bébé qui ramène la paix en lui. Mais près de sa mère, malgré quarante ans de tendresse, il n’ose lui caresser les cheveux ni lui prendre la main. &lt;em&gt;« J’étais devenu un homme ; une forteresse de pudeur. » &lt;/em&gt;Les pages les plus douces d’&lt;em&gt;Elle danse dans la nuit&lt;/em&gt; décrivent les tendres moments de l’enfance, de la sienne avec sa mère, de sa fille avec lui. Elles alternent avec le récit de la bataille contre la maladie. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Lors d’un bref séjour à Paris, à la demande de son éditeur, Frégni trompe sa solitude un soir chez un marchand de vin, invite une jeune femme seule à partager sa bouteille ; sensible à son accent du Sud, celui de son enfance, elle accepte et il découvre de près le petit tatouage noir sur sa paupière droite – un cafard ! Elle l’invitera dans sa minuscule chambre de bonne et chantera pour lui en jouant du &lt;a title=&quot;Présentation de l'instrument (Yoga de la voix)&quot; href=&quot;https://www.yogadelavoix.com/ressources/les-instruments/le-son-du-tanpura/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;tampura&lt;/a&gt; avant de lui faire l’amour, avec une lenteur inédite. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;L’œuvre de René Frégni est une traversée de la nuit et un &lt;a title=&quot;Lecture et citations de Manou (Dans la bulle de Manou)&quot; href=&quot;https://www.bulledemanou.com/2023/02/elle-danse-dans-le-noir/rene-fregni.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;chant d’amour&lt;/a&gt;. L’histoire d’un fils, l’histoire d’un père. Chaque matin, il conduit Marilou à l’école. Dans leur petite ville, il apercevait régulièrement sa femme avec son nouveau compagnon, le cœur à vif ; elle finit par décider d’elle-même de déménager. On lit le cœur serré le récit de la fin d’une mère aimée, les mots d’un fils qui perd pied, qui vit ce qu’il a toujours craint le plus, sa mort. &lt;a title=&quot;Lecture d'Inganmic (Book'ing)&quot; href=&quot;https://bookin-ingannmic.blogspot.com/2019/06/elle-danse-dans-le-noir-rene-fregni.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Elle danse dans le noir&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; lui rend hommage, comme l’avait fait &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/tag/minuit+dans+la+ville+des+songes&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Minuit dans la ville des songes&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt; Comment se perdre et se retrouver, comment continuer à aimer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>hommelibre</name>
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        <title>Qu’est-ce qu’on s’aime!</title>
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        <updated>2024-02-14T09:29:00+01:00</updated>
        <published>2024-02-14T09:29:00+01:00</published>
        <summary>   Qu’est-ce qu’on s’aime !     Rimbaud écrivait: «&amp;nbsp;On n’est pas sérieux...</summary>
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          &lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Qu’est-ce qu’on s’aime !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;Rimbaud écrivait: «&amp;nbsp;On n’est pas sérieux quand on a 17 ans.&amp;nbsp;» C’est un âge que l’on fleurit de promesses amoureuses, celles que l’on tiendra, et les autres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://leshommeslibres.blogspirit.com/media/00/02/1905054415.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1373915&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://leshommeslibres.blogspirit.com/media/00/02/78678597.jpg&quot; alt=&quot;amour,saint-valentin,sentiments&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Devient-on sérieux plus tard? Parfois. Est-ce mieux? Cela dépend. De quoi? De ce que signifie sérieux. Dans les grandes histoires d’amour comme celle de Roméo et Juliette, portée par de tremblantes envolées lyriques, les sentiments priment sur la raison. C’est le côté divertissant de la chose, un privilège de l’amour. C’est sérieux sur le moment mais est-ce fiable sur la durée?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;Les regards énamourés, les mots scintillants, les gorges serrées, les mains tremblantes, la voix fragile comme le vent, se vendent mieux que la régularité astronomique des gens de la terre, les stables au pas lourd, les carrés pas trop bavards, les solides prévisibles et ronronnants, plutôt répétitifs (les grandes valeurs s’ancrent par la répétition).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;Ceux, celles, qui ne font pas de la conjugalité un feu d’artifice permanent mais qui seront encore là, près de vous, dans 10 ans et bien plus. Pourtant cela n’a pas toujours bonne presse. Il suffit de penser à Emma Bovary et son « ennuyeux » mari. L’appel de la bête en elle l’a emportée contre toute raison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;Bon bon, l’amour est si simple et pas simple du tout, avec ou sans la Saint-Valentin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://leshommeslibres.blogspirit.com/media/02/02/1340171678.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1373916&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://leshommeslibres.blogspirit.com/media/02/02/3886848714.jpg&quot; alt=&quot;amour,saint-valentin,sentiments&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le désir, l’image de l’autre en nous, et le lien mystérieux des sentiments qui laissent un trou incommensurable quand on les arrache, le chaudron des âmes cuit tout cela comme une bière dont on cherche d’abord l’ivresse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;Pourtant l’amour n’est parfois qu’un mot sans substance. Je pense à la télévision, qui prend de la place dans nos vies. Il arrive que des animateurs ou animatrices terminent leur séquence en vous adressant un geste accompagné d’un «&amp;nbsp;On vous aime&amp;nbsp;» surprenant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;Surprenant car on ne les connaît pas personnellement. Ils et elles s’adressent à des millions d’inconnus, autant dire à personne, comme s’ils étaient cul et chemise. C’est une stratégie commerciale: on attache le client par de l’affect. Je ne crois pas une seconde à la sincérité du propos. Idem pour les artistes de variété qui nous aiment tant quand on les aime…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;Le temps me rend plus critique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;Y aurais-je cru à 17 ans? Ça je n’en sais rien! En tous les cas aujourd’hui si une émission utilise un peu trop de cette sorte d’accroche du public, ou si elle envoie des petits coeurs avec les doigts comme des graines de pissenlit, je zappe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;On sait que ce n’est pas sérieux et qu’un changement de vent balaie ces grands élans comme une feuille morte. Voir les artistes célèbres, hier adulés, et qui font aujourd’hui la une en tant que parias du nouveau monde. Hier aimé, aujourd’hui bannis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;Ah, l’amour…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p3&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;s1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.cyrilalmeras.com/cartes-gratuites/cartes-gratuites.html&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000; text-decoration: underline;&quot;&gt;Source image&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; 2&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;s2&quot;&gt;&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Image 1, Rimbaud par Léger.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;p2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Tania</name>
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        <title>Rideaux</title>
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        <updated>2024-02-10T08:00:00+01:00</updated>
        <published>2024-02-10T08:00:00+01:00</published>
        <summary>      «&amp;nbsp;Pendant que Jon John coud les rideaux qui occulteront la lucarne...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/3915058223.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1373185&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/436641515.jpg&quot; alt=&quot;Olfsdottir Miss Islande.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Pendant que Jon John coud les rideaux qui occulteront la lucarne de la rue Skolavördustigur, &amp;nbsp;je travaille assise sur le lit, la machine à écrire posée sur la table de chevet. Nous avançons au même rythme&amp;nbsp;: quand j’achève mon chapitre, il me tend les rideaux soigneusement pliés. C’est lui qui a acheté le tissu. Ils sont orange à carreaux violets, le bas est orné d’une bande de dentelle froncée. Il range sa machine à coudre dans l’armoire et me libère la table.&lt;br /&gt;Je lui souris et je place une nouvelle feuille sur le cylindre de ma Remington.&lt;br /&gt;Debout derrière moi, il me regarde écrire.&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;– &lt;/span&gt;&amp;nbsp;Je suis dans ton histoire ?&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;– &lt;/span&gt;&amp;nbsp;Tu es à la fois dedans et en dehors.&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;– &lt;/span&gt;&amp;nbsp;Je n’appartiens à aucune catégorie, Hekla. Je compte pour du beurre. »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;Auður Ava Ólafsdóttir, &lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Miss Volcan (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2024/02/04/miss-volcan-3354105.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;Miss Islande&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Miss Volcan</title>
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        <updated>2024-02-08T08:00:00+01:00</updated>
        <published>2024-02-08T08:00:00+01:00</published>
        <summary>    Eden  , un coup de cœur, m’a donné envie d’ouvrir un autre roman d’ Auður...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/tag/eden&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Eden&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, un coup de cœur, m’a donné envie d’ouvrir un autre roman d’&lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Au%C3%B0ur_Ava_%C3%93lafsd%C3%B3ttir&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Auður Ava Ólafsdóttir&lt;/a&gt;. &lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.zulma.fr/livre/miss-islande/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Miss Islande&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (traduit de l’islandais par Éric Boury), ce pourrait être Hekla, à qui son père a donné le nom d’un &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_volcans_d%27Islande&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;volcan islandais&lt;/a&gt;, contre l’avis de sa mère qui détestait la lave. Quand il est entré en éruption quatre ans et demi après la naissance d’Hekla, son père, passionné d’éruptions volcaniques, l’a emmenée avec lui pour l’observer d’une vallée assez proche – voyage qui, selon la mère d’Hekla, l’a &lt;em&gt;« transformée »&lt;/em&gt; pour la vie.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;La romancière (°1958) a dédié&amp;nbsp; à la mémoire de ses parents ce roman qui a pour thème principal l’émancipation par l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/02/4204884673.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1373187&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/02/1797499862.jpg&quot; alt=&quot;Olafsdottir Kjarval.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 8pt;&quot;&gt;© Jóhannes Sveinsson Kjarval&amp;nbsp; (1885–1972) (&lt;a title=&quot;Site islandais (en) source&quot; href=&quot;https://listasafnreykjavikur.is/en/exhibitions/johannes-s-kjarval-author-great-aspirations&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;source&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;En 1963, à vingt et un ans, Hekla quitte la ferme familiale et prend l’autocar pour Reykjavik. En route, elle lit Ulysse de Joyce en anglais, elle s’aide d’un dictionnaire et note de temps en temps quelque chose dans son carnet.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Après une halte dans un relais routier près d’une station baleinière, un homme &lt;em&gt;«&amp;nbsp;d’âge mûr&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; lui demande s’il peut s’asseoir près d’elle. Il lui parle de baleines et de cachalots puis, comme elle ne réagit pas, lui demande carrément son prénom et si elle a un amoureux. En fait, cet homme d’affaires appartient au comité qui organise chaque année un concours de beauté, il l’invite &lt;em&gt;«&amp;nbsp;à briguer le titre de Miss Islande&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, proposition qu’elle décline immédiatement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Sa première visite est pour sa meilleure amie, Isey, qui lui présente son bébé. Heureuse d’être mère, elle supporte mal d’être tout le temps seule avec sa fille. Son mari travaille sur des chantiers routiers. Aux murs, Hekla remarque deux grands tableaux, des &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%B3hannes_Sveinsson_Kjarval&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Kjarval&lt;/a&gt; qu’Isey a reçus de sa belle-mère. Isey aime les contempler&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Il y a une telle lumière en eux.&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;Hekla occupera la chambre de son ami Jon John pendant qu’il est en mer, le temps de trouver un travail et un endroit où s’installer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Convaincue depuis toujours qu’Hekla deviendrait &lt;em&gt;«&amp;nbsp;écrivain&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, Isey écrit aussi dans son journal intime sur le peu qui se passe ou ce qui ne se passe pas, sur ce que les gens disent ou ne disent pas (elle cache le cahier dans un seau pour que Lydur, son mari, ne le trouve pas). Dans le fond de la tasse de café de son amie, elle voit &lt;em&gt;«&amp;nbsp;deux hommes&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/em&gt;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Tu en aimes un et tu couches avec l’autre.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;A son retour, on fera connaissance avec David Jon John Johnsson, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;encore plus beau qu’avant&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, épuisé par le mal de mer qui l’empêchait même de dormir sur le chalutier et surtout par tout ce que les autres lui ont fait subir après avoir compris qu’il était &lt;em&gt;«&amp;nbsp;différent&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Lui aussi a une passion dont il voudrait faire son métier&amp;nbsp;: la couture. Dans la chambre qu’il loue sous les combles, il range sa machine à coudre pour faire de la place à la machine à écrire d’Hekla. Il lui a rapporté de Grande-Bretagne plusieurs vêtements et une paire de bottes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Jon John est un &lt;em&gt;«&amp;nbsp;accident&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, sa mère n’a couché qu’une seule fois avec son père, parti sans laisser d’adresse. Lui aussi aime lire, Hekla regarde ses livres, s’étonne d’en découvrir qui ont été écrits par des femmes – sa &lt;em&gt;«&amp;nbsp;bibliothèque homo&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, dit-il, avant de citer Garcia Lorca, son poète préféré. A Reykjavik, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;la plupart des hommes qui aiment les garçons sont pères de famille&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Hekla et lui se sont connus à l’adolescence, il a été &lt;em&gt;«&amp;nbsp;le premier&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; pour elle, même s’ils n’ont pas vraiment fait l’amour. Il est son meilleur ami. A lui, elle avait osé confier qu’elle écrivait tous les jours. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Chacun gardait le secret de l’autre.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Engagée comme fille de salle dans un hôtel-restaurant, Hekla doit constamment se défendre des avances et des regards masculins, à son travail ou dans la rue. Rentrer le soir est un soulagement : &lt;em&gt;« La joie d’être vivante et de savoir que je rentre chez moi pour écrire. » &lt;/em&gt;L’homme de &lt;em&gt;« l’Académie de la beauté »&lt;/em&gt; revient à la charge au restaurant, avec de belles promesses, fausses comme l’en a avertie une ancienne candidate. Sans succès.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Quand elle rencontre un séduisant poète, bibliothécaire à mi-temps, les sujets de conversation ne manquent pas et bientôt elle couche avec lui. Mais elle ne lui dit pas qu’elle écrit, elle aussi, ni qu’elle a déjà été publiée sous pseudonyme. Selon son amie Isey, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;les femmes doivent choisir&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; : avoir un petit ami ou écrire des livres. Hekla a envie des deux. Mais en Islande, &lt;em&gt;« poète » &lt;/em&gt;ne s’emploie qu’au masculin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;Miss Islande&lt;/em&gt; raconte la vie de ces jeunes gens et leur manière de s’engager dans le travail et dans les relations. Bien sûr, Auður Ava Ólafsdóttir décrit la société dans laquelle ils évoluent, l’ambiance autour d’eux, les préjugés. Il est souvent question de livres et d’écriture dans ce roman, de la beauté et de la liberté, des choix de vie qui s’imposent à un moment ou à un autre. Rester en Islande ou partir à l’étranger&amp;nbsp;? Assez prévisible, &lt;a title=&quot;Le billet de Manou, plus enthousiaste&quot; href=&quot;https://www.bulledemanou.com/2020/11/miss-islande/audur-ava-olafsdottir.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Miss Islande&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; m’a laissée un peu sur ma faim, mais le roman est agréable à lire. Prix Médicis étranger 2019.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>En sens inverse</title>
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        <updated>2023-11-25T08:00:00+01:00</updated>
        <published>2023-11-25T08:00:00+01:00</published>
        <summary>      «&amp;nbsp;Ainsi Cashel refit tout son trajet en sens inverse&amp;nbsp;: un...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/01/2039218828.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1368843&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/01/3445748038.jpg&quot; alt=&quot;Boyd détail d'une mosaïque de ravenne.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Ainsi Cashel refit tout son trajet en sens inverse&amp;nbsp;: un paquebot de Marseille à Gênes, une diligence de Gênes à Bologne, un cabriolet de louage de Bologne à Ravenne. Alors qu’il traversait la plaine entourant la ville, il sentit croître ses appréhensions. Il avait quitté Raffaella à peine plus d’un an auparavant et se demandait comment elle réagirait à son retour. Peut-être aurait-il dû lui écrire, songea-t-il soudain. Trop tard. Et que lui dire si elle acceptait de le rencontrer, ce qui n’avait d’ailleurs rien de certain (il n’avait pas envisagé qu’elle refusât)&amp;nbsp;? Devrait-il s’excuser&amp;nbsp;? Mais c’était elle qui avait les torts&amp;nbsp;; lui n’avait fait que lui accorder son entière dévotion.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;William Boyd, &lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Aimer vs partir (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2023/11/22/aimer-vs-partir-3351142.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le romantique&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 8pt;&quot;&gt;Détail d'une mosaïque : deux colombes (&lt;a title=&quot;Source de l'illustration (pinterest)&quot; href=&quot;https://www.pinterest.fr/pin/349310514831982732/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Ravenne&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Location privée</title>
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        <updated>2023-11-18T08:04:00+01:00</updated>
        <published>2023-11-18T08:04:00+01:00</published>
        <summary>      «&amp;nbsp;[…] la location de logements privés par des particuliers via...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/3037095798.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1368142&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/1714470818.jpg&quot; alt=&quot;Pfeijffer Grand-Hotel-Europa.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;[…] la location de logements privés par des particuliers via Airbnb constitue un sérieux problème, tant pour les habitants que pour l’administration municipale. Cela cause un nombre inacceptable de désagréments aux riverains, il n’y a pas à polémiquer là-dessus. Lorsque la maison de vos voisins, toute l’année durant, été comme hiver, abrite de joyeux vacanciers qui traînent leurs valises à roulettes dans l’escalier et ne tiennent compte de rien d’autre que leur propre plaisir, vous avez un problème. Ces nuisances se traduisent en outre par une hausse exorbitante des prix de l’immobilier. Si un modeste bien au centre-ville peut rapporter de l’or en barre, les petits malins sautent sur l’occasion, avec pour corollaire qu’un logement en centre-ville, pour celui qui voudrait juste y vivre, est devenu inabordable. Résultat des courses, les Amstellodamois qui vivent encore ici tirent leurs marrons du feu, s’empressent d’empocher la plus-value de leur habitation, tournent le dos aux nuisances et à la ville, et c’est une maison de plus qui tombe définitivement aux mains du business du tourisme, devenant inaccessible en qualité de logement. Avec pour conséquence ultime un dépeuplement de la ville. Mais vous vivez à Venise. Vous connaissez ça par cœur.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/1026130233.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1368143&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/2086132377.jpg&quot; alt=&quot;Pfeijffer 10 18.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En outre, la location privée constitue une concurrence déloyale vis-à-vis des hôtels. Vous pourriez objecter que c’est le problème des hôtels, mais je me devrais de vous corriger vivement. Pour ces hôtels, nous avons élaboré une kyrielle de permis, de normes anti-incendie, de règles d’hygiène, etc., et nous ne l’avons pas fait par sadisme ou parce que nous voulions pourrir la vie des hôteliers. Il y a de bonnes raisons à toutes ces règles qui, en fin de compte, servent à protéger le consommateur et les riverains. La location privée se soustrait à ces règles et peut donc pratiquer des tarifs inférieurs à ceux des hôtels.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;[...] L’argent ne va pas dans la poche des honnêtes citoyens qui ont une chambre d’amis. On estime que près des deux tiers des logements proposés à la location via Airbnb appartiennent à des multipropriétaires. L’argent va dans la poche des truands de l’immobilier et d’Airbnb lui-même. »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ilja Leonard Pfeijffer, &lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2023/11/09/grand-hotel-europa-3350614.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Grand Hotel Europa&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Tania</name>
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        <title>Grand Hotel Europa</title>
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        <updated>2023-11-16T08:04:00+01:00</updated>
        <published>2023-11-16T08:04:00+01:00</published>
        <summary>   Grand Hotel Europa  (sic, 2018) est le premier titre traduit en français...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://textespretextes.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;Grand Hotel Europa&lt;/em&gt; (sic, 2018) est le premier titre traduit en français (par Françoise Antoine) d’&lt;a title=&quot;Wikipedia (nl)&quot; href=&quot;https://nl.wikipedia.org/wiki/Ilja_Leonard_Pfeijffer&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Ilja Leonard Pfeijffer&lt;/a&gt; (°1968). Cet écrivain néerlandais a beaucoup publié, dans divers genres, et a été souvent primé. Si son livre raconte une histoire d’amour pour une femme, vécue en grande partie à Venise, mêlée à une enquête sur Le Caravage, &lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.lisez.com/livre-de-poche/grand-hotel-europa/9782264081339&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Grand Hotel Europa&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; est aussi une réflexion sur le tourisme à notre époque, sur l’Europe, avec des pages pamphlétaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/66107646.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1368139&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/3847288286.jpg&quot; alt=&quot;ilja leonard pfeijffer,grand hotel europa,littérature néerlandaise,récit,amour,gênes,venise,italie,europe,tourisme,voyage,art,le caravage,culture,passé,nostalgie,pamphlet&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Place Saint-Marc, le 8 juin 2019 © Miguel Medina (&lt;a title=&quot;Article source&quot; href=&quot;https://www.slate.fr/story/180963/voyages-venise-tourisme-masse-luigi-brugnaro-gastronomie-restaurants&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Slate&lt;/a&gt;.fr)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le groom Abdul, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;un jeune Noir maigre, vêtu de la nostalgique livrée&amp;nbsp;rouge »&lt;/em&gt;, est le premier personnage nommé dans cette histoire qui se déroule en alternance au Grand Hotel Europa où &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 16px;&quot;&gt;réside&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt; l’écrivain (ou le narrateur qui porte son nom) et à Venise, la ville où il a vécu avec Clio, historienne de l’art. M. Montebello, le majordome, heureux d’accueillir un nouvel hôte sensible au charme des décors anciens, lui confie son inquiétude quant aux changements que ne manquera pas d’y apporter le nouveau propriétaire chinois, pour attirer davantage de clients. L’écrivain trouve sa suite &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;parfaite, non parce que c’était une chambre d’hôtel parfaite, mais justement parce qu’elle ne l’était pas.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Il n’est de plus belle ville que Venise pour retrouver un être cher qui vous attend.&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;Ilja s’est occupé de rendre leurs anciens logements à Gênes, Clio d’aménager leur nouvelle demeure. Dans le train, il a mémorisé l’itinéraire pour atteindre la calle nuova Sant’Agnese et en chemin, s’imprègne de l’atmosphère dorée de la ville. Sa bien-aimée l’attend dans une tenue élégante (robe, escarpins et boucles d’oreilles de marques citées par l’auteur, comme il le fera pour ses propres vêtements – placement de marque ?), prête à fêter son arrivée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Au Grand Hotel Europa, où l’écrivain rédige leur histoire (comme il avait promis de le faire quand elle serait finie), il rencontre d’autres résidents (un grand Grec, une poétesse française, un vieil érudit qui aime discuter de littérature, entre autres) et cherche en vain la chambre où l’ancienne propriétaire, une très vieille dame, vit entourée de livres et d’œuvres d’art&amp;nbsp;; elle n’a de contacts qu’avec le majordome.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;C’est à Gênes (&lt;a title=&quot;Vidéo de présentation par l'auteur&quot; href=&quot;https://www.les-plats-pays.com/article/un-mausolee-pour-leurope-grand-hotel-europa-dilja-leonard-pfeijffer&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;où vit l’auteur&lt;/a&gt;) qu’Ilja a rencontré Clio. Elle travaillait, faute de mieux, pour une maison de vente aux enchères et déplorait que son pays soit devenu &lt;em&gt;«&amp;nbsp;une maison de repos pour vieux en phase de décomposition&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;un beau jardin ensoleillé&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;un pays sans avenir&amp;nbsp;».&lt;/em&gt; Ravie de rencontrer un poète, elle parlait beaucoup. Dès le premier soir chez lui, c’est elle qui a mené la danse et l’a surpris en sortant nue de la salle de bains, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;statue de la Renaissance&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Daphné convoitée par Apollon&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, « Diane surprise au bain », telle une déesse grecque. Quand sa &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Clio&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;muse&lt;/a&gt; accepte un nouvel emploi plus intéressant à Venise, son amoureux décide de déménager pour y vivre avec elle. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Clio est si élégante qu’Ilja se rhabille dans les meilleures boutiques tant il est fier, lui qui a quelques kilos à perdre, de s’afficher &lt;em&gt;«&amp;nbsp;avec une telle splendeur&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; à ses côtés. L’historienne connaît très bien l’art ancien. Devant ses opinions tranchées et&amp;nbsp;son tempérament &lt;em&gt;«&amp;nbsp;volcanique&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, l’écrivain apprend à mesurer ses propos. Au &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Palazzo_Bianco&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Palazzo Bianco&lt;/a&gt; de Gênes, où ils étaient allés un jour admirer le célèbre &lt;a title=&quot;Illustration (Wikimedia)&quot; href=&quot;https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Caravaggio_(Michelangelo_Merisi)_-_Ecce_Homo_-_Google_Art_Project.jpg?uselang=fr&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Ecce homo&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; du Caravage, Clio l’avait jugé &lt;em&gt;«&amp;nbsp;trop explicitement dans le style du Caravage pour être un Caravage&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ainsi a commencé un jeu qu’ils vont pratiquer ensemble tout du long : rechercher sa dernière œuvre présumée, dont on a perdu la trace, grâce aux indices récoltés par Clio, spécialiste de &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Caravage&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Caravaggio&lt;/a&gt;. Quand Ilja a rendu visite à sa mère, une marquise, dans son palais génois plein d’œuvres d’art dont un authentique Caravage, Clio lui a expliqué avoir grandi &lt;em&gt;«&amp;nbsp;avec la tâche de perpétuer le passé&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Ses études l’y ont encore enlisée davantage. Elle déplore pourtant que &lt;em&gt;«&amp;nbsp;l’Europe se vautre dans la nostalgie&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ilja Pfeijffer reprend les cinq critères par lesquels &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Steiner&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;George Steiner&lt;/a&gt; a défini&amp;nbsp;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;l’idée d’Europe&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: l’omniprésence de cafés, la nature domestiquée et accessible, la saturation par sa propre histoire, une civilisation née à Athènes et à Jérusalem, la conscience de son propre déclin. Leitmotiv de &lt;em&gt;Grand Hotel Europa&lt;/em&gt;, l’identité européenne est parfaitement illustrée par l’Italie ou par Venise, vidée de ses habitants pour accueillir des vacanciers du monde entier. Pour l’auteur, l’Europe, c’est son passé, livré à l’exploitation commerciale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ce récit &lt;em&gt;«&amp;nbsp;&lt;a title=&quot;« C’est un roman brillant – et que l’auteur sait être brillant, conscient de son talent et s’amusant d’une réflexivité à toute épreuve. » (Pierre Gelin Monastie,  Un mausolée pour l’Europe : « Grand Hotel Europa » d’Ilja Leonard Pfeijffer, Les Plats Pays, 11/3/2022)&quot; href=&quot;https://www.les-plats-pays.com/article/un-mausolee-pour-leurope-grand-hotel-europa-dilja-leonard-pfeijffer&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;brillant&lt;/a&gt;&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, d’une érudition formidable, développe de nombreux thèmes : l’amour des villes anciennes et la critique très documentée du tourisme de masse et d’Airbnb ; la distinction, moins simple qu’il n’y paraît, entre le voyageur et le touriste, entre l’authentique et le faux ; la recherche de la distinction et le mépris des foules ; un dandysme qui frôle le cynisme et la mauvaise foi ; le sentiment amoureux et le rapport de force, avec des scènes de sexe crûment décrites ; l’égoïsme et l’empathie. Et bien sûr, la littérature, le rapport au temps, le charme des rencontres, la passion de l’art. Etonnant, inclassable, tout sauf politiquement correct.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        </author>
        <title>Ce que tu veux voir</title>
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        <updated>2023-10-17T18:01:00+02:00</updated>
        <published>2023-10-17T18:01:00+02:00</published>
        <summary>   « Pense à ton amour pour moi. Un amour aveugle. Tu ne me vois pas telle...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;« Pense à ton amour pour moi. Un amour aveugle. Tu ne me vois pas telle que je suis réellement, tu ne vois pas toutes les nuances de Lika Blum, l’ombre et la lumière. Tu vois juste la lumière, tu vois juste ce que tu veux voir. »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;William Boyd,&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt; &lt;a title=&quot;Aveugle amour (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2023/09/22/aveugle-amour-3348546.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;L’amour est aveugle&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/02/1055059971.2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1365239&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/02/567295357.2.jpg&quot; alt=&quot;boyd,l'amour est aveugle,roman,littérature anglaise,accordeur de piano,musique,amour,voyage,apprentissage,passion,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Aveugle amour</title>
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        <updated>2023-10-16T08:01:00+02:00</updated>
        <published>2023-10-16T08:01:00+02:00</published>
        <summary>  En épigraphe de   L’amour est aveugle . Le ravissement de Brodie Moncur...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;En épigraphe de &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.seuil.com/ouvrage/l-amour-est-aveugle-william-boyd/9782021408096&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;L’amour est aveugle&lt;/a&gt;. Le ravissement de Brodie Moncur&lt;/em&gt; (traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin), &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Boyd_(%C3%A9crivain)&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;William Boyd&lt;/a&gt; cite &lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2009/12/31/tchekhov-1893-1904.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Olga Knipper-Tchekhova&lt;/a&gt; et Robert Louis Stevenson à propos de l’aventure amoureuse – voilà qui séduit déjà.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/626215270.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1365231&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/2846223159.jpg&quot; alt=&quot;boyd,l'amour est aveugle,roman,littérature anglaise,accordeur de piano,musique,amour,voyage,apprentissage,passion,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;La première mention de son héros, Brodie Moncur, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;un jeune Ecossais de belle taille, âgé d’environ trente-cinq ans&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, apparaît en post-scriptum d’&lt;a title=&quot;Lire le début du roman en ligne&quot; href=&quot;https://www.seuil.com/ouvrage/l-amour-est-aveugle-william-boyd/9782021408096?reader=1#page/10/mode/2up&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;une lettre de femme&lt;/a&gt; envoyée des îles Andaman en 1906, mais le récit commence à Edimbourg en 1894. Ce bon accordeur qui a déjà fait de judicieuses suggestions au patron de la fabrique de pianos, Ainsley Channon, est convoqué par celui-ci. Il voudrait que Brodie, vingt-quatre ans, qui parle un peu le français, rejoigne son fils Calder à Paris, où leur magasin ne donne pas les résultats espérés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;L’offre enchante Brodie qui se réjouit de découvrir Paris, lui, le fils mal aimé du pasteur de Liethen Manor, où vivent encore sous sa tyrannie ses deux frères et ses six sœurs. Grâce à Lady Dalcastle, une amie de sa mère qui l’a pris sous sa protection, Brodie a pu recevoir de l’instruction et se former à l’Académie de musique, avant d’apprendre le métier chez Channon auprès d’un excellent accordeur de &lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2023/09/22/ode-a-arvo-part-3348529.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;piano&lt;/a&gt;. En allant leur annoncer son départ, après avoir fait ses adieux à Senga, une des &lt;em&gt;«&amp;nbsp;filles&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; de la &lt;em&gt;«&amp;nbsp;maison&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; qu’il fréquente, il va prendre conscience de ce que désigne un &lt;em&gt;«&amp;nbsp;chez soi&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: l’endroit que l’on se doit de quitter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Au village, il va pêcher avec son frère Callum dans un coin de nature sauvage près d’une petite rivière où ils allaient fréquemment et se dit &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Rappelle-toi cet instant. Ce sera un baume quand ton âme aura besoin de réconfort.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Forcé d’assister au prêche accusateur de son père qui attire beaucoup de monde chaque dimanche, il se réjouit d’&lt;em&gt;«&amp;nbsp;avoir planifié et réussi son évasion.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;A Paris, Brodie prend des cours pour améliorer son français. Comme à Edimbourg, faire jouer un pianiste sur un &lt;em&gt;«&amp;nbsp;nouveau modèle de demi-queue&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; en vitrine attire l’attention&amp;nbsp;; les clients se multiplient. Mais Calder Channon ne lui donne pas accès aux comptes quand Brodie s’étonne du peu de bénéfices déclarés. Le père Channon vient lui-même examiner la situation et finit par accepter la proposition de Brodie&amp;nbsp;: offrir un contrat à un pianiste renommé qui jouera exclusivement sur un Channon accordé chaque fois par ses soins. Ce sera John Kilbarron.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Lydia Blum, Lika, une grande et élégante soprano russe qui est la maîtresse du pianiste, plaît immédiatement à Brodie quand il la rencontre. C’est réciproque. Il leur faudra beaucoup de prudence pour se voir. Lorsque les Kilbarron, John le pianiste et son frère Malachi qui s’occupe de sa carrière, deviennent de plus en plus gourmands, Ansley Channon qui a pris d’autres interprètes sous contrat reste inflexible. C’est la rupture. Bouleversé à l’idée de ne plus rencontrer Lydia, Brodie vomit du sang – première manifestation de la tuberculose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;On l’envoie se soigner dans une pension à Nice, d’où il écrit à Lika – un Russe lui a traduit dans sa langue &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Tu me manques et je t’aime&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; – mais ne reçoit pas de réponse. Rétabli, il rentre à Paris mais se fait licencier injustement par Channon, Calder l’ayant accusé de ses propres malversations. Grâce à ses indemnités, Brodie reste à Paris pour Lika, avant d’accompagner comme &lt;em&gt;«&amp;nbsp;secrétaire&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; les frères Kilbarron et elle, engagés par une grande dame de Saint-Pétersbourg pour une série de concerts. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ils y vivent à ses frais, sur un grand pied. Brodie voit se réaliser mieux qu’il ne l’imaginait ses rêves de voyage, son aventure professionnelle, et surtout une aventure sentimentale risquée mais irrésistible. Il faut non seulement échapper à la vigilance de John, très occupé par la composition et les répétitions, mais aussi à celle de Malachi contre qui Kika l’a mise en garde&amp;nbsp;; c’est lui qu’elle craint le plus. Elle espère encore que les Kilbarron finiront par lui obtenir un rôle à l’opéra.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Les lettres écrites et reçues ont leur place dans &lt;em&gt;L’amour est aveugle&lt;/em&gt;, un roman divertissant, bien construit, riche en rebondissements, en scènes dignes d’un &lt;em&gt;« roman russe » &lt;/em&gt;d’inspiration tchekhovienne. &lt;a title=&quot;Tous les billets T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/tag/boyd&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;William Boyd&lt;/a&gt; nous fait voyager avec ses personnages dans les grandes villes européennes autour de 1900&amp;nbsp;: Biarritz, Genève, Vienne, Trieste… Il nous rend curieux de l’avenir du sympathique Brodie, prêt à aller très loin pour vivre &lt;a title=&quot;Critique de Guy Duplat dans La Libre&quot; href=&quot;https://www.lalibre.be/culture/livres-bd/2019/05/21/lamour-est-aveugle-de-william-boyd-un-recit-follement-romantique-et-passionnant-OPU6UWVPBFDKBIU6GCIVH3XHHI/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;le grand amour&lt;/a&gt; de sa vie. On finira par découvrir comment il fait la connaissance, aux Iles Andaman-et-Nicobar, d’une charmante ethnologue. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        </author>
        <title>Amoindrir</title>
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        <updated>2023-05-27T08:00:00+02:00</updated>
        <published>2023-05-27T08:00:00+02:00</published>
        <summary>      Pendant ce séjour forcé chez ses amis  Victor aurait presque apprécié...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/1413991184.2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1357363&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/2481732787.2.jpg&quot; alt=&quot;catherine demaiffe,jusqu'au lever du jour,roman,littérature française de belgique,écrivain belge,famille,couple,drame,amour,culture,violence,pédophilie,alcoolisme&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Pendant ce séjour forcé chez ses amis &lt;br /&gt;Victor aurait presque apprécié &lt;br /&gt;passer du temps avec ses enfants &lt;br /&gt;ceux-ci auraient presque renoué avec leur père &lt;br /&gt;si ce dernier n’avait pas décidé &lt;br /&gt;de mettre toute son énergie &lt;br /&gt;à amoindrir la gravité de la situation &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;auprès de ses hôtes &lt;br /&gt;&lt;em&gt;il ne fallait surtout pas que cela s’ébruite &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;sa femme &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;alcoolique&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;cela pourrait entacher sa réputation &lt;br /&gt;il ne pouvait pas la laisser tout ruiner.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Catherine Demaiffe, &lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2023/05/21/jusqu-au-lever-3343007.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Jusqu’au lever du jour&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Jacques Davier</name>
            <uri>http://jacquesdavier.blogspirit.com/about.html</uri>
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        <title>Les Poèmes de la Lune Rouge (XXXV)</title>
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        <id>tag:jacquesdavier.blogspirit.com,2023-04-02:3332925</id>
        <updated>2023-04-02T12:03:00+02:00</updated>
        <published>2023-04-02T12:03:00+02:00</published>
        <summary>    Mathilde, Julien and The Ladders       Mathilde de La Mole et Julien...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Mathilde, Julien and The Ladders&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Mathilde de La Mole et Julien Sorel, sans doute las de leurs excès, ont miraculeusement réussi à devenir raisonnables et, apaisés, à écouter leur cœur! Les sentiments romantiques extrêmes sont sans doute bons pour faire naître un amour, mais ils ne valent rien pour le consolider et lui assurer la longévité! Une aventure inattendue en convainquit nos deux tourtereaux! Car, sur le chemin de la réconciliation et de la paix, ils découvrirent des choses insoupçonnées qui les surprirent et les ravirent tout à la fois! D'autant plus pour deux jeunes gens de 1830, issus de classes sociales que tout séparait!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Empêtré dans les aléas de la Justice française de la Restauration, réputée très rigoureuse, Julien, qui n'avait, somme toute, que légèrement blessé madame de Rênal, croupissait dans sa geôle au sommet du donjon de la prison de Besançon. En principe décidé à en finir, il se ressaisit néanmoins, et accepta les démarches de Mathilde pour le faire sortir de prison! Et surtout lui éviter la guillotine! Il avait mis en sourdine son orgueil, son sens de l'honneur et son immense fierté, pour se consacrer seulement à l'amour! Il avait réussi, contre toute attente, à surmonter l'incommensurable égoïsme qui le caractérisait, et ne laissa survivre à cette épreuve qu'un altruisme retrouvé, ainsi que la noblesse de son cœur, longtemps reniée au profit d'un arrivisme maintenant oublié.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;De son côté, Mathilde avait déjà choisi de sacrifier ses privilèges de naissance et sa vie de noble parisienne courtisée et dans le vent, à son amour pour le père de son enfant, pour celui qu'elle appelait son mari bien qu'ils ne fussent pas encore mariés par le curé. Mais, devant Dieu, certainement ils l'étaient! Aussi, avait-elle mis en veille sa passion pour l'héroïsme médiéval, un peu trop envahissante au goût de Julien!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Mathilde ne cessait de parler de cette affaire avec sa mère. Il fallait innocenter et libérer Julien! &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Avec l'aide de la hiérarchie ecclésiastique, que, par l'entremise de la très influente madame de Fervaques, Mathilde réussit à manipuler, le procès de Julien se solda par un acquittement. Ce dernier avait adroitement renoncé à parler lors des audiences (il eût, par orgueil, tout fait pour prouver sa culpabilité, et convaincre ses juges de la nécessité de le condamner), laissant l'autorité de l'abbé de Frilair, acquis à sa cause par la promesse d'un évêché, agir auprès de jurés qui le déclarèrent innocent. Julien put quitter le Palais de justice libre et lavé de tout opprobre. Mathilde était à son bras lorsqu'ils sortirent par la grande porte et, sur le parvis de l'imposant bâtiment, furent éblouis par le soleil de Besançon!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Sous les applaudissements et les vivats de la foule, Mathilde et Julien montèrent dans l'Aston Martin offerte par le marquis de La Mole au jeune couple! Mathilde était au volant. Elle mit les gaz, et ils partirent pour leur nouvelle résidence, le château de La Vernaye. Là, le groupe de rock mis sur pied par Fouqué, à l'insu de Julien mais de mèche avec Mathilde, commença ses répétitions, dans une grange aménagée. Quelques temps plus tard, Madame de Rênal avait accepté, sur les instances de Julien, d'être leur manager, rôle dans lequel elle se révéla parfaite, grâce à l'usage qu'elle sut faire de l'imposant réseau de son mari!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Par la suite, ajoutera-t-on pour les aficionados, les bandes des ces séances, enregistrées après six mois d'un travail acharné et &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;qui étaient d'une excellente qualité musicale et technique, furent publiées par Sony sous le titre de &lt;em&gt;The Barn Tapes&lt;/em&gt;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Le grand événement de ces jours bénis fut cependant la naissance de leur fils! Baptisé Louis, il fut la joie et la fierté de Mathilde, qui resta à l'écart du groupe pour materner, le temps aussi que Julien acquît une maîtrise de la guitare électrique digne des meilleurs &lt;em&gt;guitar heroes&lt;/em&gt;!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Si la voiture de sport fut plus une opération de &lt;em&gt;public relations&lt;/em&gt; qu'un acte d'amour, par la suite, Madame de La Mole, dont l'influence sur son mari était certaine, avait réussit à fissurer son sens de l'honneur et à retourner celui-ci en faveur de Julien, ce qui était à vrai dire une prouesse incroyable! Dans la foulée, le marquis changea aussi de sentiments envers sa fille, et recommença à lui écrire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Peu à peu, cédant à l'insistance de son épouse, qui avait déjà fait connaissance avec le petit Louis, et qui était allée visiter en cachette la mère et l'enfant à de nombreuses reprises, le vieux marquis accepta enfin de revoir sa fille, et demanda à ce qu'on lui présentât son petit-fils. Mathilde, comprenant qu'elle était pardonnée, répondit avec enthousiasme à l'appel de son père! Un voyage à Paris fut organisé, et l'Aston Martin, conduite par Julien, emmena un beau jour de juillet Mathilde et le petit Louis, à travers les routes de France, vers l'Hôtel de La Mole à Paris!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Après un an de répétitions, le groupe, qui fut baptisé The Ladders, et dont Mathilde et Julien étaient les chanteurs principaux, commença à se produire dans les bars et les clubs des environs de La Vernaye. Mathilde jouait du piano, de l'orgue électrique et du synthé, Julien maniait avec aisance la &lt;em&gt;lead guitar&lt;/em&gt;, Fouqué était à la batterie. Oona et Jacob complétaient la formation, avec à leur actif plusieurs instruments, comme les claviers, la guitare rythmique et la basse. Chacun des membres du groupe chantait dans les chœurs, et parfois se chargeait du chant principal, lorsque Mathilde et Julien voulaient faire une pause!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;A la taverne Chez Guguss, The Ladders fit son premier véritable tabac. Sur le devant de la petite scène, alors que le groupe assurait derrière eux, nos deux héros donnèrent une prestation des plus remarquées! Il chantèrent une version mémorable du &quot;Modern Love&quot; de David Bowie, en se trémoussant et se déhanchant sur le rythme rapide de la musique! Ils étaient jeunes, ils étaient beaux, ils étaient adorables! On les aima aussitôt!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Ils dansaient en alternant lenteur et rapidité, avec une grâce et un allant sublimes! Leurs mouvements d'ensemble, leurs gestes charmants et coordonnés, la noblesse de leur amour, reflétée dans leurs yeux brillants, firent leur réputation loin à la ronde!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Le premier CD fut publié après les deux années éprouvantes qui avaient suivi la formation des Ladders. Il fut le résultat des nombreuses séances d'enregistrements tenues dans The Barn, leur studio personnel à La Vernaye, lorsque l'agenda très chargé de leur première tournée, qui attirait un public de plus en plus nombreux, leur permettait de s'y retrouver. Il s'appelait &lt;em&gt;The Red And The Black&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Le succès était au rendez-vous. Des foules déchaînées se pressaient aux concerts des Ladders. Le CD se vendait bien. L'argent affluait. Mathilde et Julien purent ainsi assurer leur avenir, car le père de Mathilde, bien qu'il fît quelques mises de fonds initiales et leur céda le château, refusa de leur octroyer une quelconque rente. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Cette tournée initiale, le baptême du feu selon Julien, le B-A-BA selon Mathilde, visita la France, l'Allemagne, la Suisse, la Belgique, la Hollande et la Grande Bretagne, et se termina à Paris, avec une semaine de concerts triomphaux à l'Olympia! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Le lendemain de la dernière prestation des Ladders, tout le groupe fut invité par le marquis à une immense &lt;em&gt;garden party&lt;/em&gt; à l'Hôtel de La Mole! On fêtait la réconciliation de Mathilde et de Julien avec leur famille, et l'intronisation du petit Louis comme futur héritier! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Madame de La Mole trouvait un peu étrange cette nouvelle mode anglaise d'une réception dans les jardins, en plein jour, alors qu'elle eût préféré qu'il y eût bal en son hôtel, de nuit! Ou, à tout le moins, que l'on tînt salon après un dîner auquel eussent participé des hôtes de marque! Son mari lui répondit, navré, que leur fille avait apparemment adopté le style britannique, et pas seulement en matière musicale! Mais, ma chère, il faut bien s'y conformer, pour ne point troubler cette belle concorde à peine revenue au sein de notre famille!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;En cachette, Mathilde avait préparé une petite surprise pour ses parents et son frère Norbert, comte de La Mole, qu'elle aimait toujours tendrement, malgré l'éloignement. Un concert impromptu fut donné sur une scène rapidement dressée dans un angle des jardins assez ouvert pour qu'une petite foule pût s'y rassembler! Pari gagné! Aux premières notes de la guitare électrifiée de Julien, des convives curieux, dont la plupart n'avaient jamais entendu parler de &lt;em&gt;rock&lt;/em&gt;, vinrent écouter de plus près cette étrange musique!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Oona rejoignit sur la pelouse un petit groupe de fans des Ladders, agglutiné autour de madame de Rênal, pendant que Mathilde se produisait au piano, avant de s'approcher de la marquise de La Mole, en adoration devant sa fille. Elle écouta avec elle en silence. Elle chercha Jacob des yeux, et le vit qui était un peu à l'écart avec Julien et Norbert. Ils écoutaient tous les trois attentivement la pianiste! C'est à ce moment que, à l'appel de Mathilde, le groupe remonta sur scène pour se lancer dans un &quot;Addicted to Love&quot; endiablé, chanté à la Tina Turner par une Oona en très grande forme! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Tout le monde, hormis quelques marquises, comtesses ou baronnes, peu impressionnées, avait admiré la démarche chaloupée avec laquelle Oona, vêtue de talons hauts jaune clair, d'un seyant pantalon de cuir noir et d'une ravissante blouse de satin vert dont les pans recouvraient négligemment les rondeurs de ses hanches, le tout rehaussé par un charmant chignon, de jolies frisettes et des Ray Ban noires, s'était approchée du micro au milieu de la scène, alors que les premières notes de musique, emmenées par la batterie puissante de Fouqué, frappée telle un métronome, fusaient des amplis!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;A ce stade de l'histoire, nous pouvons en dire un peu plus sur la musique de cet incroyable combo! Un concert-type des Ladders comportait un nombre substantiel de compositions maison, généralement des extraits du CD, comme &quot;Brother Jack&quot;, &quot;Le Soleil de Vergy&quot; (que Mathilde, dans sa grandeur d'âme, laissait chanter à Julien, même si elle s'en trouvait légèrement fâchée), &quot;Réminiscences&quot;, &quot;Bételgeuse&quot;, l'instrumental et très mancinien &quot;Pomodori Pelati&quot;, &quot;Bonzo Rock&quot; ou &quot;Klimatik Blues&quot;, mais aussi quelques nouveaux titres en rodage, parmi lesquels les époustouflants &quot;Marcher sur l'Eau&quot;, &quot;Adieu Paris Bonjour London&quot;, &quot;Comme une Eolienne sans Pales&quot; ou &quot;Le Premier Jour de la Fin de ma Vie&quot;, et des reprises telles que &quot;Modern Love&quot;, &quot;Wouldn't It Be Good&quot;, chantés en duo par Jacob et Oona, ou &quot;Rope Ladder To The Moon&quot;, joué à la Colosseum, le clou du spectacle, au cour duquel Mathilde se lâchait sur des improvisations très jazzy à l'orgue Hammond B3 et Julien régalait son public avec les attaques et les effets larsen de sa Gibson! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Mais les spectateurs appréciaient particulièrement un petit moment chaleureux et plus intimiste, le &lt;em&gt;spot&lt;/em&gt; solo de Mathilde lors duquel elle jouait ses propres thèmes au piano, des pièces sublimes dont les inspirateurs revendiqués allaient de Bach à Bill Evans! Cette prestation soliste était très attendue, d'ailleurs, par deux personnes discrètes, qui se mêlaient parfois incognito au public des Ladders, le marquis de La Mole et madame!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Pour les encores, le groupe jouait fréquemment les très colosséens &quot;Bring Out Your Dead&quot;, sur lequel Mathilde, se remémorant l'exploit de Marguerite de Valois, brillait au piano électrique, ou &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&quot;The Valentyne Suite&quot;, occasion d'un tour de force pour la basse de Oona, le saxo de Jacob et la batterie de Fouqué, et lors duquel, sur une idée de Oona, piquée, il faut le dire, à Jimmy Page, Julien se distinguait en jouant de sa guitare avec un archet! En général, les concerts se terminaient en apothéose, avec, pour dernier rappel, une version toute personnelle de &quot;Heroes&quot;, chantée par Julien avec le même mélange de douceur et de puissance, de calme éruption, qui faisait le charme de Ziggy Stardust! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Lorsque les lumières s'allumaient sur la salle, c'est toujours un auditoire ravi qui prenait congé des Ladders! &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Le marquis de La Mole se félicitait de la réussite de sa &lt;em&gt;garden party&lt;/em&gt;, qui contribuerait sans doute aucun à faire briller à nouveau son nom, quelque peu terni par l'affaire Julien. Quant à la marquise, elle était heureuse du bonheur de sa fille, et fière de son talent musical, dont elle n'avait jamais douté, il est vrai; en outre, ce choix d'une fête anglaise ne lui déplut finalement pas, tant elle était certaine qu'on en parlerait dans tout Paris, et que cela redonnerait du lustre à son salon!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Mathilde et Julien restèrent quelques jours à l'Hôtel, où on avait aménagé pour eux et pour l'enfant l'ancienne chambre de Mathilde. Avant le déjeuner, ils aimaient passer un moment à lire dans la bibliothèque, ce qui leur rappelait avec délice la naissance de leur amour! Mathilde emprunta à son père, tout à fait officiellement cette fois, quelques volumes de Voltaire et de Rousseau! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Puis ils partirent pour Londres. Ils allaient rejoindre le groupe, qui les attendait aux studios d'enregistrement d'Abbey Road, où débuteraient les sessions pour leur deuxième CD!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;En définitive, Julien avait suivi le conseil que lui avait donné, à Londres, le prince Korasoff, à savoir toujours faire le contraire de ce qu'on attendait de lui!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Jacques Davier (Mars 2023)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
            <uri>http://textespretextes.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Le doute</title>
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        <updated>2023-03-29T08:00:00+02:00</updated>
        <published>2023-03-29T08:00:00+02:00</published>
        <summary>      « Celui qui sait tout ne peut pas écrire. Celui qui sait tout perd la...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/2627431227.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1351903&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/3263341993.jpg&quot; alt=&quot;jon kalman stefansson,ton absence n'est que ténèbres,roman,littérature islandaise,amour,rencontres,famille,vie,mort,chansons,islande,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;« Celui qui sait tout ne peut pas écrire. Celui qui sait tout perd la faculté de vivre, parce que c’est le doute qui pousse l’être humain à aller de l’avant. Le doute, la peur, la solitude et le désir. Sans oublier le paradoxe. Vous ne savez pas grand-chose, en effet, mais quand vous écrivez, votre regard a le pouvoir de traverser les murs, les montagnes et les collines. Vous assistez à la division des cellules, vous voyez le président des Etats-Unis trahir sa nation, vous entendez les mots d’amour murmurés à l’autre bout du pays, les sanglots qu’on verse dans un autre quartier de la ville. Vous voyez une femme quitter son mari, et un mari tromper sa femme. Vous entendez le sanglot du monde. C’est votre paradoxe, votre responsabilité et votre contrat. Vous ne pouvez pas vous y soustraire et vous n’avez d’autre choix que de continuer.&lt;br /&gt;A écrire&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;Oui, quoi d’autre&amp;nbsp;? Ecrivez, et vous pourrez aller à cette fête donnée en l’honneur de Pall d’Odi, d’Elvis et pour célébrer la vie.&lt;br /&gt;Ecrivez. Et nous n’oublierons pas.&lt;br /&gt;Ecrivez. Et nous ne serons pas oubliés.&lt;br /&gt;Ecrivez. Parce que la mort n’est qu’un simple synonyme de l’oubli.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Jón Kalman Stefánsson, &lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Retour en Islande&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2023/03/19/retour-en-islande-3339435.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ton absence n’est que ténèbres&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;* * *&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 120px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Un extrait qui aurait dû être mis en ligne la semaine dernière.&lt;br /&gt;Mieux vaut tard que jamais.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 120px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'comic sans ms', sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tania&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <entry>
        <author>
            <name>Tania</name>
            <uri>http://textespretextes.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Retour en Islande</title>
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        <updated>2023-03-20T08:00:00+01:00</updated>
        <published>2023-03-20T08:00:00+01:00</published>
        <summary>  Lumière et ténèbres, vie et mort, rencontres amoureuses, passage du temps…...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Lumière et ténèbres, vie et mort, rencontres amoureuses, passage du temps… &lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.grasset.fr/livres/ton-absence-nest-que-tenebres-9782246827993&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Ton absence n’est que ténèbres&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (2020, traduit de l’islandais par Eric Boury, 2022) confirme que sur ces thèmes, &lt;a title=&quot;Entretien (Le point, 12/1/2022)&quot; href=&quot;https://www.lepoint.fr/livres/jon-kalman-stefansson-je-voudrais-transformer-mes-lecteurs-en-poetes-12-01-2022-2460261_37.php#11&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Jon Kalman Stefansson&lt;/a&gt; est capable d’infinies variations romanesques. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Nous portons perpétuellement en nous le passé, continent invisible et mystérieux qui affleure parfois, quelque part entre le sommeil et la veille&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, écrit-il au &lt;a title=&quot;A lire en ligne&quot; href=&quot;https://www.liseuse-hachette.fr/?ean=9782246828006&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;début&lt;/a&gt;, convaincu des traces profondes imprimées dans notre patrimoine génétique par les &lt;em&gt;«&amp;nbsp;grands sentiments, expériences difficiles, chocs, bonheurs intenses&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; vécus avant nous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/1482042659.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1351828&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/2111573615.jpeg&quot; alt=&quot;jon kalman stefansson,ton absence n'est que ténèbres,roman,littérature islandaise,amour,rencontres,famille,vie,mort,chansons,islande,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Cette fois, c’est &lt;em&gt;«&amp;nbsp;sans doute&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; en rêve que le narrateur se retrouve assis dans une église de campagne, sans savoir ni qui il est ni comment il est arrivé là. Derrière lui, un homme assis qu’il décrit comme &lt;em&gt;«&amp;nbsp;svelte, la petite cinquantaine&amp;nbsp;» – «&amp;nbsp;svelte&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, un qualificatif qui revient souvent pour dessiner ses personnages – a l’air moqueur. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Je suis peut-être simplement mort&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, se dit le narrateur, et cet homme peut être le diable – ou le pasteur&amp;nbsp;? ou le chauffeur du bus&amp;nbsp;? Il se révélera un interlocuteur de choix.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Sur une tombe près de la vieille église, récente et bien entretenue, celle d’une femme qui a été aimée porte en épitaphe&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ton souvenir est lumière, et ton absence ténèbres&amp;nbsp;». &lt;/em&gt;Lorsque celui qui ne sait qui il est se rassied dans sa voiture, il aperçoit une femme qui descend de la colline, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;svelte, ses longs cheveux noirs en bataille&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, en compagnie d’une brebis qui se frotte à lui comme un chien, heureuse et surprise de le voir – elle le connaît ! Elle se réjouit déjà pour sa sœur Soley qui déplorait comme elle sa disparition et l’étreint : il en déduit qu’il est en vie, même s’il ne se souvient de rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Elle l’invite à pique-niquer avec elle sur la tombe de sa mère et lui raconte l’histoire de ses parents, première des nombreuses histoires qui vont se succéder et s’entremêler au long du roman. (Après coup, j’ai pensé que j’aurais dû commencer un arbre généalogique, mais ce n’est pas si important). Le jeune couple de Reykjavik (la mère et son fiancé), en balade dans les fjords de l’Ouest, avait dû demander de l’aide pour un pneu crevé. Haraldur les avait épatés, qui écoutait du Dylan sur son tracteur. La jeune femme n’a&lt;em&gt;vait plus cessé de penser à lui, à sa mèche de cheveux rabattue, à son regard, &lt;/em&gt;«&amp;nbsp;bref, ferme et insolent&amp;nbsp;». Au point que sa mère lui avait dit&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Va là-bas et vois ce qui t’attend&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;On pourrait faire une autre liste en lisant &lt;em&gt;Ton absence n’est que ténèbres&lt;/em&gt;, celle de la bande-son. Inutile&amp;nbsp;: la &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Compilation de la Camarde&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; prend pas moins de quatre pages à la fin du livre. Elle est censée servir à une grande fête pour les vivants et les défunts annoncée assez tôt dans le roman (il faudra patienter). Dans ce fjord islandais, certains jouent de la guitare, les chansons accompagnent les rencontres, la vie quotidienne, les enterrements.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;C’est avec l’apparition du pasteur Pétur, qui a perdu sa fille cadette, et le soir, écrit à &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_H%C3%B6lderlin&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Hölderlin&lt;/a&gt; entre deux gorgées de vin, pour se consoler, que le roman m’a littéralement happée. Membre du comité de la revue &lt;em&gt;La Nature et le Monde&lt;/em&gt;, Pétur est troublé par une lettre envoyée par une paysanne à la revue pour proposer un article sur le lombric – article où Gudridur écrit&amp;nbsp;:&lt;em&gt; «&amp;nbsp;Je dirais, si j’osais, que le lombric reflète la pensée divine.&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;Vivant dans les ténèbres et le silence, le lombric &lt;em&gt;«&amp;nbsp;contribue à la vie&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ces deux-là doivent se rencontrer, cela ne manquera pas. La femme du pasteur s’inquiète de le voir partir inopinément un matin sur sa jument pour aller porter des livres à Gudridur. Le mari de celle-ci, qui ne partage pas ses goûts pour la lecture et l’étude, est mécontent que le postier soit passé chez sa femme en son absence et se montre plutôt méfiant quand Pétur lui-même arrive chez eux. Le récit de cette visite est une merveille, des pages à relire certainement, avant de rendre le livre à la bibliothèque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Beaucoup d’autres personnages, jeunes et vieux, hommes et femmes, mériteraient d’être présentés ; leurs amours, leurs vies sont racontées : &lt;em&gt;« (…) il ne faut pas oublier que celui qui n’a jamais été blessé par l’amour ne connaît pas la vie. On peut même dire qu’il n’a pas vécu. » – « Et continuez à vivre, parce que c’est la seule manière de nous consoler, nous qui sommes défunts. »&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;– «&amp;nbsp;L’amour n’est pas un chien qui obéit.&amp;nbsp;» – «&amp;nbsp;Et la mélancolie est notre souvenir des bonheurs disparus.&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Tous les billets T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/tag/jon+kalman+stefansson&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Stefansson&lt;/a&gt; sème par-ci par là ses maximes, des lieux communs parfois qu’il renouvelle à sa manière. Il aime les répétitions, pose beaucoup de questions (parfois loufoques), remonte le cours des &lt;a title=&quot;Article de Marianne : &amp;quot;une mémoire à reconstituer&amp;quot; par Anthony Cortes (17/1/2022)&quot; href=&quot;https://www.marianne.net/culture/litterature/ton-absence-nest-que-tenebres-de-jon-kalman-stefansson-une-memoire-a-reconstituer&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;souvenirs&lt;/a&gt;. Les écrivains (comme &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%B8ren_Kierkegaard&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Kierkegaard&lt;/a&gt;, qui signifie cimetière en danois), les poètes ont une place de choix dans ce roman où on lit, écrit, où on se soucie des êtres chers. On y cuisine aussi, on boit pas mal, on se parle ou on se tait – la vie quoi. A travers les saisons et les paysages d’Islande ou d’ailleurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Guirlandes</title>
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        <updated>2022-12-03T08:00:00+01:00</updated>
        <published>2022-12-03T08:00:00+01:00</published>
        <summary>      « Cela ne lui était pas nouveau et pourtant, avec l’obscure...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/3862995853.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1270166&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/01/2471102974.jpg&quot; alt=&quot;proust,l'indifférent,littérature française,nouvelle,amour,mondanité,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;« Cela ne lui était pas nouveau et pourtant, avec l’obscure clairvoyance d’un jockey pendant la course ou d’un acteur pendant la représentation, elle se sentait ce soir triompher plus aisément et plus pleinement que de coutume. Sans un bijou, son corsage de tulle jaune couvert de catléias &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;[sic]&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;, à sa chevelure noire aussi elle avait attaché quelques catléias qui suspendaient à cette tour d’ombre de pâles guirlandes de lumière. »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Marcel Proust,&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt; &lt;a title=&quot;Proust en revue (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2022/11/25/proust-en-revue-3303091.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;L’Indifférent&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://bookdoreille.com/fr/lindifferent-suivi-de-souvenir-et-avant-la-nuit&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Le début lu par André Dussolier&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Proust en revue</title>
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        <updated>2022-12-01T08:00:00+01:00</updated>
        <published>2022-12-01T08:00:00+01:00</published>
        <summary>   Un siècle a passé depuis que Proust est  mort  d’une pneumonie à 51 ans,...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Un siècle a passé depuis que Proust est &lt;a title=&quot;Mort de Marcel Proust (Proust, ses personnages)&quot; href=&quot;https://proust-personnages.fr/divers/mort-de-marcel-proust/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;mort&lt;/a&gt; d’une pneumonie à 51 ans, en novembre 1922. J’ai pensé à lui en relisant la &lt;a title=&quot;Extrait (Proust, ses personnages)&quot; href=&quot;https://proust-personnages.fr/extraits-2/morceaux-choisis/la-mort-de-bergotte/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;mort de Bergotte&lt;/a&gt; – &lt;em&gt;«&amp;nbsp;On l’enterra, mais toute la nuit funèbre, aux vitrines éclairées, ses livres, disposés trois par trois, veillaient comme des anges aux ailes éployées et semblaient pour celui qui n’était plus, le symbole de sa résurrection&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; – puis en ouvrant un petit recueil de textes parus dans diverses revues&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;, quand il avait un peu plus de vingt ans, une publication de 1001 nuits&amp;nbsp;: &lt;em&gt;L’Indifférent.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/4080456337.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1270165&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/02/00/448876558.jpeg&quot; alt=&quot;proust,l'indifférent,avant la nuit,souvenir,contre l'obscurité,littérature française,amour,amitié,parfum,poésie,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;C’est le titre de la première nouvelle, la plus longue, sur le thème amoureux. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Madeleine de Gouvres venait d’arriver dans la loge de Mme Lawrence.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Contre l’avis de cette dernière qui juge Lepré (non invité) &lt;em&gt;«&amp;nbsp;très gentil mais très insignifiant&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, l’élégante Madeleine cherche à le rencontrer et l’invite à dîner, avant qu’il ne parte pour un long voyage. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Malgré l’humiliation d’avoir dû insister pour qu’il accepte, elle compte sur sa beauté, sa réputation et &lt;em&gt;«&amp;nbsp;sa grande situation mondaine&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;pour le séduire. Veuve du marquis de Gouvres depuis quatre ans, elle voit bien que Lepré est inférieur aux hommes qui la fréquentent d’habitude. Mais elle pense que son indifférence est un masque, qu’il ne résistera pas à l’amour qu’elle éprouve pour lui. Chez elle, il se montre agréable, mais froid. Or il passe pour un &lt;em&gt;«&amp;nbsp;charmant homme&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Arrivera-t-elle à ses fins&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;Avant la nuit&lt;/em&gt; raconte la confession inattendue d’une mourante à son meilleur ami, au risque de perdre son estime. &lt;em&gt;Souvenir,&lt;/em&gt; une jolie histoire de parfum respiré dans un couloir du Grand Hôtel de T. (Trouville-sur-Mer). &lt;em&gt;Contre l’obscurité&lt;/em&gt; tente de&lt;em&gt; «&amp;nbsp;dégager de la littérature contemporaine quelques vérités esthétiques&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, en particulier sur &lt;em&gt;«&amp;nbsp;l’obscurité des idées et des images&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; chez les jeunes poètes symbolistes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Dans &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Passion malade&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, son commentaire à la suite de ces quatre textes &lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;de jeunesse &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;publiés &lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;en 1893&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;et 1896&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, Jérôme Solal montre que ceux-ci &lt;em&gt;«&amp;nbsp;qui ne seront pas retenus pour le recueil &lt;/em&gt;Les plaisirs et les jours&lt;em&gt;, premier livre publié par Proust en 1896, abordent les questions qui traverseront de part en part &lt;/em&gt;&lt;a title=&quot;T&amp;amp;P (1/12)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2015/06/29/retour-a-combray.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;A la recherche du temps perdu&lt;/a&gt;&lt;em&gt;.&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;Proust avant &lt;a title=&quot;Dossier Marcel Proust (Interligne)&quot; href=&quot;https://interligne.over-blog.com/article-liste-des-articles-de-la-rubrique-dossier-marcel-proust-94496116.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Proust&lt;/a&gt;, en quelque sorte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Funambule</title>
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        <updated>2022-09-20T18:00:00+02:00</updated>
        <published>2022-09-20T18:00:00+02:00</published>
        <summary>      «&amp;nbsp;Tout remonte dans un flux désorganisé de sensations et de...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/4045125897.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1156323&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/82297344.jpeg&quot; alt=&quot;Skowronek Grasset.jpeg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Tout remonte dans un flux désorganisé de sensations et de souvenirs. L’image d’un été à New York est la première à s’imposer. Daniel y suivait une formation, Véronique courait les musées. Il lui avait acheté son premier tableau&amp;nbsp;: une funambule qui perd l’équilibre. Ils étaient jeunes, Véronique s’amusait de tout. Les séquences d’un film heureux défilent. Elles l’emmènent loin. Une ombre passe.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Nathalie Skowronek,&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt; &lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2022/09/15/que-savons-nous-3273697.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;La carte des regrets&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Que savons-nous ?</title>
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        <published>2022-09-19T08:00:00+02:00</published>
        <summary>   «&amp;nbsp;Que ceux qui ont connu et aimé Véronique Verbruggen soient les...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Que ceux qui ont connu et aimé Véronique Verbruggen soient les bienvenus.&amp;nbsp;» &lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.grasset.fr/livres/la-carte-des-regrets-9782246821519&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;La carte des regrets&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (2020) de &lt;a title=&quot;Notice biographique de l'Académie (Arllfb)&quot; href=&quot;https://www.arllfb.be/composition/membres/skowronek.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Nathalie Skowronek&lt;/a&gt; s’ouvre sur cette invitation à une soirée d’hommage en l’honneur de celle qui dirigeait une petite maison d’édition d’art parisienne. Et sur des questions. Titus Séguier quittera-t-il Finiels (Mont Lozère) pour y aller&amp;nbsp;? Qu’apprendra-t-on sur la &lt;em&gt;«&amp;nbsp;personnalité secrète&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; de Véronique, selon les dires de sa complice, Francesca Orsini, une céramiste italienne&amp;nbsp;?&amp;nbsp;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Que savons-nous de l’existence de ceux qui nous entourent&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/3320344399.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1156320&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/1402990425.jpg&quot; alt=&quot;nathalie skowronek,la carte des regrets,roman,littérature française,écrivain belge,amour,art,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Même sa fille Mina, vingt et un ans, étudiante au conservatoire de piano, s’interroge sur la vie de sa mère et les circonstances de sa mort&amp;nbsp;: son corps a été trouvé par un randonneur sur le GR 70, non loin du col de Rabusat. Daniel Meyer, le mari de Véronique depuis dix-neuf ans, l’a épousée enceinte d’un autre. Ophtalmologue jovial, c’est lui qui a acheté les soixante mètres carrés de la rue Cassette pour lancer sa maison d’édition, et lui a présenté Francesca. Un mari bienveillant par rapport aux nombreuses absences de sa femme pour son travail, son besoin de nature ou de solitude.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Car Véronique oscillait entre le trop lointain et le très proche, prenant le large, faisant marche arrière, préparant son retour en même temps qu’elle envoyait les signaux du départ.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Elle aimait marcher dans les Cévennes, sur les &lt;a title=&quot;Site de randonnée&quot; href=&quot;https://www.chemin-stevenson.org/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;chemins de Stevenson&lt;/a&gt;, regarder les arbres, les oiseaux, les &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_de_Przewalski&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;chevaux de Przewalski&lt;/a&gt;. Quand la police l’appelle, &amp;nbsp;Daniel s’effondre ; il ignorait le problème cardiaque de sa femme (une stagiaire qui l’avait trouvée fatiguée, essoufflée, l’avait encouragée à voir un cardiologue).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;C’est leur passion pour le peintre flamand Jeroen Herst (un petit maître du XIXe) qui a rapproché Véronique et le cinéaste Titus Séguier, réalisateur de documentaires. Herst peignait le Bas-Escaut, la Lys, la mer du Nord – &lt;em&gt;« Voilier rentrant au port »&lt;/em&gt; est une des toiles préférées de Véronique – et il était aussi botaniste. En visite à Gand chez l’arrière-petite-fille du peintre, en vue de réaliser un film sur lui, Titus a appris qu’une éditrice était&amp;nbsp; aussi venue la voir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;A leur premier rendez-vous à Paris, lui est curieux de ce &lt;em&gt;«&amp;nbsp;drôle d’échalas à cou de girafe&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;et lui parle des Cévennes – &lt;em&gt;«&amp;nbsp;chez lui&amp;nbsp;». &lt;/em&gt;Véronique est séduite&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Cet homme m’embarque pour une conversation infinie.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Lorsqu’elle ira dans la maison de Titus (le Mas de l’alouette), une ancienne bergerie aménagée par lui, elle acquiescera aux mots gravés sur l’arbre en face&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ici c’est le paradis&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;L’amour de Titus ne l’a pas menée jusqu’à la rupture avec Daniel, celui-ci ne veut pas l’interroger sur ses absences. Véronique ne peut quitter l’un pour l’autre : &lt;em&gt;« Daniel était sa famille, Titus son amour. »&lt;/em&gt; &lt;em&gt;La carte des regrets &lt;/em&gt;suit les traces des déplacements de Véronique, montre le mari sauvegardant l’œuvre éditoriale et préparant une soirée d’hommage à sa femme, où Titus ne figure pas sur la liste des invités. Le réalisateur, de son côté, prépare un documentaire sur elle – les magazines d’art associent leurs deux noms.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Quant à Mina, la fille de Véronique, bouleversée par la mort de sa mère et désireuse de comprendre la part de sa vie qu’elle lui a tenue secrète, tout en soutenant Daniel, son père adoptif, elle voudrait rencontrer Titus. Nathalie Skowronek rend avec une belle sensibilité déjà perçue dans &lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/tag/max&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Max, en apparence&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; le cheminement de la douleur chez ces trois personnages et, en creux, les choix et les hésitations d’une femme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;La romancière bruxelloise, élue cette année &lt;a title=&quot;Site de l'Arllfb&quot; href=&quot;https://www.arllfb.be/composition/membres/skowronek.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;à l’Académie&lt;/a&gt; où elle sera reçue le 29 octobre prochain, pose sur le triangle amoureux un regard plein d’empathie. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Du moment où elle avait confondu rupture et abandon, Véronique rendait tout départ impossible.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; C’est dans une peinture de Jeroen Herst qu’elle nous donne la clé de l’énigme posée dans ce roman court et attachant. Loin des dénouements explicites, la fin, jugée &lt;em&gt;«&amp;nbsp;un peu alambiquée&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; par Monique Verdussen (&lt;a title=&quot;Critique du roman&quot; href=&quot;https://www.lalibre.be/culture/livres-bd/2020/02/21/veronique-entre-deux-amours-GVGCB6C7JBCFDB3WLIRRO5XPO4/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;La Libre Belgique&lt;/a&gt;), m’a semblé subtile, comme l’exprime Joseph Duhamel dans un coup de cœur du &lt;em&gt;Carnet&lt;/em&gt; (&lt;a title=&quot;Présentation du roman&quot; href=&quot;https://le-carnet-et-les-instants.net/2020/02/22/skowronek-la-carte-des-regrets/#more-29133&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Le Carnet et les Instants&lt;/a&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Quant au titre &lt;em&gt;La carte des regrets&lt;/em&gt;, peut-être inspiré par la &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_de_Tendre&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Carte de Tendre&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;que j’ai choisie pour illustrer ce billet, il attire l’attention à la fois sur les allées et venues de l’éditrice et sur la délicatesse avec laquelle &lt;a title=&quot;Site de l'autrice&quot; href=&quot;https://www.nathalieskowronek.com/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Nathalie Skowronek&lt;/a&gt; décrit les sentiments – &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ensuite, il faut passer à Sensibilité, pour faire connoistre qu’il faut sentir jusques aux plus petites douleurs de ceux qu’on aime.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (Madeleine de Scudéry, &lt;em&gt;Clélie, Histoire romaine&lt;/em&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Hanoi, 1954</title>
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        <updated>2022-08-22T08:00:00+02:00</updated>
        <published>2022-08-22T08:00:00+02:00</published>
        <summary>  Le premier roman de  Hoai Huong Nguyen  (née en France en 1976),   L’ombre...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le premier roman de &lt;a title=&quot;Notice de l'éditeur&quot; href=&quot;http://www.viviane-hamy.fr/les-auteurs/article/hoai-huong-nguyen-1496&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Hoai Huong Nguyen&lt;/a&gt; (née en France en 1976), &lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;http://www.viviane-hamy.fr/catalogue/collections/litterature-francaise/l-ombre-douce/article/l-ombre-douce&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;L’ombre douce&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, a reçu de nombreux prix en 2013. Il raconte l’histoire d’amour entre Mai, une jeune Vietnamienne qui aide les infirmières à l’hôpital Lanessan d’Hanoi, et Yann, un jeune soldat breton originaire d’une famille de paysans de Belle-île. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Mai, c’est pour &lt;/em&gt;Hoàng Mai&lt;em&gt;, la fleur jaune de l’abricotier&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; lui a-t-elle répondu quand il lui a demandé ce que cela voulait dire. (Vous vous rappelez peut-être, même si c’est sans rapport, juste un souvenir, le beau personnage de May dans &lt;em&gt;La condition humaine&lt;/em&gt; de Malraux.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/01/421745043.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1154857&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/01/1955449767.jpg&quot; alt=&quot;hoai huong nguyen,l'ombre douce,roman,littérature française,indochine,vietnam,guerre,amour,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le blessé ne l’a trouvée ni jolie ni laide au premier abord. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Le son de sa voix peut-être ou la forme de ses mains – pourquoi est-on pris par le charme de quelqu’un&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Les branches fleuries de pruniers et d’abricotiers dans les vases lui rappellent les printemps de son enfance, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;lorsque les prairies se couvrent de couleurs.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Le plus jeune des fils, il a perdu sa mère quelques mois après sa naissance et son père a fait peu de cas de l’enfant chétif qu’il était. Un précis de botanique qui avait appartenu à sa mère a été son &lt;em&gt;«&amp;nbsp;compagnon de solitude&amp;nbsp;». &lt;/em&gt;Il a passé beaucoup de temps à se promener sur l’île, à pied ou à bicyclette.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;A l’hôpital, un jésuite, lui aussi breton, le père Portier, rend visite aux soldats blessés et se prend d’affection pour Yann, dix-neuf ans, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;un garçon au regard clair&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; entré à l’armée avec &lt;em&gt;« l’espoir de voir autre chose, des pays et des gens inconnus ». « Etrangers tout d’abord »&lt;/em&gt;, Yann et Mai se sont peu à peu « reconnus ». Mai a &lt;em&gt;« la réserve ordinaire des filles &lt;a title=&quot;d'Annam (Wikipedia)&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Annam&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;annamites&lt;/a&gt; »&lt;/em&gt;, Yann guette tous les jours le moment où elle prend son service dans la grande salle. Elle convainc le médecin de le garder une semaine de plus pour &lt;em&gt;« gagner quelques jours de liberté au milieu de la guerre. »&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Le père de Mai, magistrat au tribunal de Hanoi, est un homme autoritaire. L’éducation reçue par Mai au couvent des Oiseaux, chez des religieuses qui lui ont appris le français, a créé au fil des ans une &lt;em&gt;«&amp;nbsp;barrière invisible&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;entre elle et sa famille. Quand son père décide de la marier à un riche marchand chinois devenu un ami, âgé d’à peine six ans de moins que lui, Mai se rebelle et refuse. Le juge, furieux, la frappe avec sa canne et la chasse de sa maison. Elle se réfugie au couvent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Hoai Huong Nguyen raconte avec beaucoup de sensibilité la relation amoureuse entre ces deux jeunes que la guerre va séparer quand Yann retournera au combat, et puis la terrible attente de se retrouver qu’ils supportent tous deux en se souvenant des moments forts passés ensemble. S’aimer dans un pays en guerre, c’est mêler la douceur et la terreur, la présence et l’absence. Quand Mai apprendra que Yann a été fait prisonnier par le &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Vi%E1%BB%87t_Minh&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Viêt-minh&lt;/a&gt;, elle sera prête à tout pour le sauver.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Disponible en Poche&quot; href=&quot;https://www.livredepoche.com/livre/lombre-douce-9782253000761&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;L’ombre douce&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; ne cache rien de la violence, des horreurs des combats ni des souffrances, et pourtant, ce roman tragique&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;refermé, j’ai l’impression que la force des sentiments, la poésie qui le ponctue, la beauté reconnue là où elle se présente, sur la terre et dans le ciel, ont si bien imprégné le récit qu’elles y laissent une lumière ineffaçable. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Quête</title>
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        <updated>2022-08-02T18:00:00+02:00</updated>
        <published>2022-08-02T18:00:00+02:00</published>
        <summary>      «&amp;nbsp;Nous parlons, nous écrivons, nous relatons une foule de menus et...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/2063150663.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1153553&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/00/2324487596.jpeg&quot; alt=&quot;stefansson,lumière d'été,puis vient la nuit,roman,littérature islandaise,vie,mort,amour,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Nous parlons, nous écrivons, nous relatons une foule de menus et grands événements pour essayer de comprendre, pour tenter de mettre la main sur les mystères, voire d’en saisir le cœur, lequel se dérobe avec la constance de l’arc-en-ciel. D’antiques récits affirment que l’Homme ne saurait contempler Dieu sans mourir, il en va sans doute ainsi de ce que nous cherchons – c’est la quête elle-même qui est notre but, et si nous parvenons à une réponse, elle nous privera de notre objectif. Or, évidemment, c’est la quête qui nous enseigne les mots pour décrire le scintillement des étoiles, le silence des poissons, les sourires et les tristesses, les apocalypses et la lumière d’été. Avons-nous un rôle, autre que celui d’embrasser des lèvres&amp;nbsp;; savez-vous comment on dit Je te désire, en latin&amp;nbsp;? Et à propos, savez-vous comment le dire en islandais&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Jón Kalman Stefánsson&lt;em&gt;, &lt;a title=&quot;Lumière d'été (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2022/07/26/lumiere-d-ete-3272109.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Lumière d’été, puis vient la nuit&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Lumière d'été</title>
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        <summary>  L’édition originale de   Lumière d’été, puis vient la nuit   ( Sumarljós og...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;L’édition originale de &lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.grasset.fr/livres/lumiere-dete-puis-vient-la-nuit-9782246823582&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Lumière d’été, puis vient la nuit&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (&lt;em&gt;Sumarljós og svo kemur nóttin&lt;/em&gt;, traduit de l’islandais par Eric Boury) date de 2005, ce roman de &lt;a title=&quot;Wikipedia&quot; href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%B3n_Kalman_Stef%C3%A1nsson&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Jón Kalman Stefánsson&lt;/a&gt; a précédé sa fameuse trilogie &lt;em&gt;Entre ciel et terre&lt;/em&gt; (&lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/tag/entre+ciel+et+terre&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;I&lt;/a&gt;, &lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/tag/la+tristesse+des+anges&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;II&lt;/a&gt;, &lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/tag/le+coeur+de+l%27homme&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;III&lt;/a&gt;). Certains de ses premiers romans (non traduits en français) comportaient déjà dans leurs titres&amp;nbsp;les mots «&amp;nbsp;été&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;lumière&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;montagne&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;étoiles&amp;nbsp;»… indissociables de l’atmosphère qui baigne ses récits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/01/3679703099.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1153552&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/01/695911235.jpg&quot; alt=&quot;stefansson,lumière d'été,puis vient la nuit,roman,littérature islandaise,vie,mort,amour,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Le titre complet en islandais mentionne aussi &lt;em&gt;«&amp;nbsp;sögur og útúrdúrar&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; &lt;em&gt;(«&amp;nbsp;Histoires et explications&amp;nbsp;»).&lt;/em&gt; Décrire, raconter la vie d’un village qui n’a rien de particulier, à part qu’il ne s’y trouve ni église ni cimetière, voilà ce qu’entreprend ici le narrateur. A peine a-t-il promené son regard sur le fjord et signalé l’arrivée au printemps d’&lt;em&gt;« oiseaux des tourbières joyeux et optimistes »&lt;/em&gt; qu’il termine sa phrase, après un tiret : &lt;em&gt;« – et le soir, le soleil répand son sang à la surface de l’océan, alors, nous méditons sur la mort. »&lt;/em&gt; Le préambule entre crochets se termine ainsi : &lt;em&gt;« voilà, nous commençons, qu’arrivent maintenant gaieté et solitude, retenue et déraison, que viennent la vie et les rêves – ah oui, les rêves. »&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Parmi les habitants du village qu’il a décidé de présenter, voici d’abord l’excellent jeune directeur de l’Atelier de tricot à la Coopérative, l’image de la réussite, qui se met une nuit à rêver en latin&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Tu igitur nihil vidis&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; N’ayant aucune notion de latin, il se rend à Reykjavik pour suivre des cours accélérés et en revient complètement transformé. Dans &lt;em&gt;Le messager des étoiles&lt;/em&gt; de Galilée, une édition originale en latin qu’il s’est fait livrer après avoir vendu ses voitures, une phrase résume la métamorphose du directeur devenu&lt;em&gt; «&amp;nbsp;l’Astronome&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Délaissant toutes contingences terrestres, je me suis tourné vers le ciel.&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Un achat suivi de l’acquisition d’autres ouvrages anciens pour lesquels il délaisse tout le reste, perdant sa femme et sa fille parties vivre à la capitale. Seul son fils David reste avec lui dans la vieille maison en bois où il s’installe alors, qu’il fait peindre en noir avec &lt;em&gt;«&amp;nbsp;quelques gouttes de blanc&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; pour former les constellations qu’il affectionne&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Dans la journée, on a l’impression qu’un morceau du ciel nocturne est tombé sur la terre, en surplomb du village.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Les changements font partie de la vie. Finie la grande époque où l’Atelier de tricot comptait vingt employés. Un jour, toutes les machines ont été envoyées dans l’Est, mettant les uns au chômage, les autres dans des emplois divers. Helga répond au téléphone, désormais chargée d’écouter &lt;em&gt;«&amp;nbsp;les angoisses qui affligent l’Homme Moderne&amp;nbsp;».&lt;/em&gt; Agusta tient le bureau de poste et se tient au courant en ouvrant les enveloppes. L’Astronome se met à donner des conférences mensuelles à la salle des fêtes. Elisabet, dont les formes sous sa robe de velours noir troublent tout le public masculin et font enrager le public féminin, organise ces réunions et introduit l’orateur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Le récit de Stefansson est truffé de réflexions sur l’existence, la vie moderne si différente du passé, la vie et la mort, bien sûr, si proches l’une de l’autre, tandis qu’il raconte ce qui arrive à ses personnages&amp;nbsp;: rencontres et séparations, suicides et renaissances, bals et infidélités… A l’Entrepôt de la Coopérative, des faits étranges – pannes électriques, mouvements inexpliqués &amp;nbsp;– finissent par inquiéter les employés, d’autant plus que l’Entrepôt a été construit sur les ruines d’une ferme où &lt;em&gt;«&amp;nbsp;se sont produits de dramatiques événements&amp;nbsp;». &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;Lumière d’été, puis vient la nuit &lt;/em&gt;empile les portraits, les histoires, sous le regard affectueux du narrateur toujours curieux de ce que les jours et les nuits contiennent. C’est la vie ordinaire d’un village peuplé de gens ordinaires, c’est-à-dire de nous tous, les vivants, aux prises avec les petits et les grands événements de notre passage sur terre. Ce qui paraît du dehors, ce qui bouleverse au-dedans.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Le narrateur nous englobe dans sa chronique à travers les «&amp;nbsp;nous&amp;nbsp;» et les «&amp;nbsp;vous&amp;nbsp;» du récit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Sur &lt;a title=&quot;Wikipedia (is)&quot; href=&quot;https://is.wikipedia.org/wiki/J%C3%B3n_Kalman_Stef%C3%A1nsson&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Wikipedia en islandais&lt;/a&gt;,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;un lien renvoie à un &lt;a title=&quot;Article du 28/10/2017 (Visir.is)&quot; href=&quot;https://www.visir.is/g/2017171028872/thess-vegna-enda-allir-listamenn-i-helviti-&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;article&lt;/a&gt; de&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';&quot;&gt;Magnus Gudmundsson sur le roman de Stefansson &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.grasset.fr/livres/asta-9782246815938&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Asta&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt; Dans ce texte intitulé &lt;em&gt;«&amp;nbsp;C’est pourquoi tous les artistes se retrouvent en enfer&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (d’après la traduction en ligne), l’auteur souligne à quel point, les années passant, il prend de plus en plus conscience de la difficulté d’être un être humain. De notre tendance à figer la personnalité de quelqu’un, alors qu’une personne ne cesse d’évoluer : &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Nous oublions que nous ne sommes que des &lt;a title=&quot;&amp;quot;Jon Kalman Stefansson: «Dans l’écriture, l’inattendu survient chaque jour»&amp;quot; par Elisabeth Jobin (Le Temps, 24/8/2018)&quot; href=&quot;https://www.letemps.ch/culture/jon-kalman-stefansson-lecriture-linattendu-survient-jour&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;sentiments&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Sans doute est-ce la mort de sa mère quand il avait cinq ans qui peut expliquer que pour lui, l’écriture soit un &lt;em&gt;«&amp;nbsp;combat contre la mort&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Et un hommage à la vie&amp;nbsp;? à l’urgence d’aimer&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Flou</title>
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        <updated>2022-06-11T08:04:00+02:00</updated>
        <published>2022-06-11T08:04:00+02:00</published>
        <summary>      «&amp;nbsp;Avec Madame Hayat, on se voyait le soir au studio de télé, puis...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/3253385229.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1149878&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/00/02/3102390764.jpg&quot; alt=&quot;ahmet altan,madame hayat,roman,littérature turque,études,littérature,amour,société,turquie,initiation,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Avec Madame Hayat, on se voyait le soir au studio de télé, puis on allait chez elle, le lendemain matin on se séparait. De savoir si on se reverrait à la prochaine émission, il n’était jamais question. Parfois elle ne venait pas, sans explication. Je ne lui en demandais aucune. Elle semblait avoir choisi en toute conscience de laisser les choses dans le vague, refusant obstinément que notre relation, comme l’existence en général d’ailleurs, prît un tour plus formel, ou au moins descriptible. Aucune ligne claire, nette, délimitée, ne venait circonscrire notre relation, elle pouvait changer à tout moment, devenir autre chose, voire disparaître purement et simplement. Si ce flou permanent me rendait inquiet, il avait aussi quelque chose d’étrangement excitant. Je voulais les tenir, les avoir bien en main, elle et notre relation, mais elles m’échappaient.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Ahmet Altan, &lt;/span&gt;&lt;a title=&quot;Madame la Vie (T&amp;amp;P)&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2022/06/06/madame-la-vie-3270240.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Madame Hayat&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Tania</name>
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        <title>Madame la Vie</title>
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        <updated>2022-06-09T08:00:00+02:00</updated>
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        <summary>  Quand j’ai lu   Je ne reverrai plus le monde  ,  Ahmet Altan  était encore...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Quand j’ai lu &lt;a title=&quot;T&amp;amp;P&quot; href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/archive/2020/12/10/textes-de-prison-3157854.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Je ne reverrai plus le monde&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a title=&quot;Site officiel (en)&quot; href=&quot;https://ahmetaltan.info/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Ahmet Altan&lt;/a&gt; était encore en prison. C’est là qu’il a écrit &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Site de l'éditeur&quot; href=&quot;https://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature-etrangere/madame-hayat&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Madame Hayat&lt;/a&gt; &lt;/em&gt;(&lt;em&gt;Hayat Hanım&lt;/em&gt;, traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabanes), avant d’être libéré par la Cour de cassation en avril 2021. Prix Transfuge du meilleur roman européen et Prix Femina étranger, &lt;em&gt;Madame Hayat&lt;/em&gt; raconte la vie de Fazil, le narrateur, étudiant en lettres, qui a changé du jour au lendemain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/01/2384806326.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1149877&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://textespretextes.blogspirit.com/media/01/01/3838029191.jpg&quot; alt=&quot;ahmet altan,madame hayat,roman,littérature turque,études,littérature,amour,société,turquie,initiation,culture&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;&lt;em&gt;« La société se trouvait dans un tel état de décomposition qu’aucune existence ne pouvait plus se rattacher à son passé comme on tient à des racines. »&lt;/em&gt; Son père, qui avait investi toute sa fortune dans la production de tomates, est ruiné par de nouvelles mesures économiques et meurt peu après. Sa mère n’a plus d’autre source de revenus que le maigre rapport de ses serres florales. Fazil obtient une bourse, mais sa nouvelle condition d’étudiant n’a plus rien à voir avec le train de vie facile qu’il menait auparavant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Il loue une petite chambre dans un vieil immeuble &lt;em&gt;«&amp;nbsp;d’une rue de la soif&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;qu’il peut observer d’un petit balcon et partage la cuisine commune avec les autres locataires. C’est là qu’on lui propose un jour de se faire un peu d’argent comme figurant pour une émission de télévision&amp;nbsp;: dans une salle en sous-sol, il s’agit de s’installer à une des tables près de la scène, un plateau où chantent des femmes mûres plantureuses dans des tenues colorées et aguichantes. Un écran géant montre les chanteuses filmées et de temps à autre les spectateurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;C’est à l’écran qu’il remarque d’abord un visage &lt;em&gt;«&amp;nbsp;d’une espièglerie malicieuse&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; entouré de longs cheveux &lt;em&gt;«&amp;nbsp;roux-blond&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, une &lt;em&gt;«&amp;nbsp;robe au décolleté profond, couleur de miel&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, puis les belles hanches d’une femme gracieuse et très excitante. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Jusque-là, je n’avais jamais imaginé que les femmes âgées puissent être aussi attirantes. J’étais émerveillé, abasourdi.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;A la fin du tournage, quand tout le monde sort, cette femme d’une cinquantaine d’années le remarque et l’invite à l’accompagner au restaurant. Le serveur les installe dans un petit jardin intérieur et l’appelle &lt;em&gt;« madame Hayat&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;– un nom qui enchante l’étudiant&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;et je me répétais dans toutes les langues&amp;nbsp;: Madame Hayat, Lady Life, Madame la Vie, Signora la Vita, Señora la Vida…&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Elle s’intéresse à lui, l’interroge sur ses études – elle ne lit jamais de romans, qui ne lui apprennent rien sur l’humanité, dit-elle, qu’elle ne sache déjà. Mme Hayat préfère regarder des documentaires. Elle dirige la conversation, le taquine, le surprend,&lt;em&gt; «&amp;nbsp;certainement la partenaire la plus charmante qu’un&amp;nbsp; homme puisse souhaiter pour un dîner&amp;nbsp;».&lt;/em&gt; Elle ne sait rien de la littérature mais connaît beaucoup de choses sur les hommes, les insectes, le monde. Quand elle repart en taxi, Fazil se reproche de ne pas avoir su lui plaire assez pour qu’elle le retienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Une fois son amant, la revoir devient son obsession. Leur relation occupe toutes les pensées de l’étudiant, même après avoir rencontré Sila, une étudiante de bonne famille qui a subi les mêmes revers de situation que lui, du jour au lendemain. Belle, cultivée, elle est la partenaire idéale pour échanger sur leurs lectures, les cours et les professeurs de lettres. Quand leur complicité devient plus intime, il ne lui parle pas de Madame Hayat, qu’il continue à voir chez elle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Dans la rue, de plus en plus de bastonnades visent ceux qui ne vont pas à la mosquée. Les revues sont mises sous pression. Le quartier des bouquinistes est rasé. A l’université, étudiants et professeurs sont suspectés de sédition. L’ancien chauffeur du père de Sila, reconverti dans des affaires malhonnêtes et lucratives, prend plaisir à la suivre pour la traiter de haut. Tout le monde se sent surveillé et peut s’attendre à une arrestation arbitraire. Sila n’envisage qu’une issue pour y échapper&amp;nbsp;: continuer ses études au Canada. Fazil hésite à l’accompagner, même si Madame Hayat elle-même pousse son &lt;em&gt;«&amp;nbsp;petit Marc Antoine&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, comme elle l’appelle, à partir avec cette étudiante de son âge.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Fazil, en adoptant un mode de vie modeste, partage les vicissitudes de ses nouveaux compagnons d’infortune. Si le très beau roman d’Ahmet Altan décrit les difficultés d’une jeunesse avide de liberté dans ce climat politique menaçant, c’est avant tout un roman d’initiation amoureuse. Tiraillé entre deux femmes que tout oppose, l’étudiant admire chez Madame Hayat, en plus de sa sensualité enivrante, son goût de la vie, sa curiosité, son art de vivre au présent. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif';&quot;&gt;Magnifique portrait de femme – &lt;em&gt;« Sa liberté me rend plus libre »&lt;/em&gt; a écrit l’auteur &lt;a title=&quot;Texte d’Ahmet Altan pour la remise du Prix Femina – 25/10/2021&quot; href=&quot;https://www.actes-sud.fr/sites/default/files/Discours%20Femina_A.Altan.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;à l’occasion du prix Femina&lt;/a&gt; –, &lt;em&gt;Madame Hayat &lt;/em&gt;décrit l’entremêlement des désirs chez un jeune homme qui rêve d’enseigner la littérature et qui apprend à observer la vie réelle. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Un livre universel, trempé dans l’encre de l’humanisme et de la liberté.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (Philippe Chevilley, &lt;a title=&quot;Article source&quot; href=&quot;https://www.lesechos.fr/weekend/livres-expositions/madame-hayat-le-grand-roman-de-la-liberte-1358144&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Les échos&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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