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    <title>Last posts on philosophie</title>
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    <updated>2012-02-13T00:36:50+01:00</updated>
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        <author>
            <name>FREDERIC JOIGNOT</name>
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        <title>OLIVER SACKS RACONTE LA NEUROPSYCHOLOGIE QU'IL APPELLE LA ”NEUROLOGIE EXISTENTIELLE”</title>
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        <id>tag:fredericjoignot.blogspirit.com,2012-02-03:1700628</id>
        <updated>2012-02-03T11:05:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-03T11:05:00+01:00</published>
        <summary>          NEWS NEWS NEWS. Le docteur Oliver Sacks, neuropsychologue, l’auteur...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/216447673.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;aligncenter&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/470326304.jpg&quot; alt=&quot;610x.jpg&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;417&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; color: #444444; line-height: 1.5; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;font-family: Georgia,'Bitstream Charter',serif; color: #000000; line-height: 1.5; font-weight: bold;&quot;&gt;NEWS NEWS NEWS. Le docteur Oliver Sacks, neuropsychologue, l’auteur de « L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau », « Un anthropologue sur Mars » et de « Musicophilia » (Seuil 2009), publie un nouveau livre de &quot;contes cliniques&quot; consacré aux pathologies de la vision : &quot;L'oeil de l'esprit&quot; (Seuil 2012).&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;font-family: Georgia,'Bitstream Charter',serif; color: #000000; line-height: 1.5; font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;/strong&gt;Dans &amp;nbsp;l'article qui suit, publié en partie en janvier 2009 dans le Monde Magazine, j'ai tenté de dresser le portrait de l'aventure intellectuelle d'Oliver Sacks et de ce qu'il appelle &quot;la neurologie existentielle&quot;. J'ai mené ce travail avec son aide directe, au cours d'&quot;échanges de mails et suite à deux entretiens.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;-----------------------------------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un taureau en colère a changé la vie du docteur Oliver Sacks. C’était en Norvège, en montagne. Il se retrouve face à un énorme animal « &lt;em&gt;aux yeux globuleux&lt;/em&gt; ».&lt;/strong&gt; Pris de panique, il s’enfuit, tombe. Genou traumatisé, rupture du tendon du quadriceps, un muscle de la cuisse. Oliver Sacks le médecin se retrouve un patient hospitalisé. « &lt;em&gt;C’était la première fois. Ce fut pour moi une révélation&lt;/em&gt;, écrit-il au Monde, &amp;nbsp;&lt;em&gt;se prêtant au jeu de reconstituer l’itinéraire intellectuel de sa vie. Cet accident m’a fait violemment ressentir l’épreuve que traversent des patients impuissants et désespérés.&lt;/em&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Recousu par un excellent chirurgien, Oliver Sacks devrait guérir vite.&lt;/strong&gt; Il connaît une descente aux enfers. Il ne ressent plus sa cuisse. Elle est devenue un « poids mort », flasque, inerte - il en a fait le récit dans « Sur une jambe » (Seuil, 1986). Deux kinés font sa rééducation. Sacks n’arrive plus à marcher. Chaque pas lui procure vertiges et hallucinations. Il en parle, fou d’angoisse, à son médecin traitant. Qui répond : « &lt;em&gt;Votre jambe est guérie. Vous n’avez rien&lt;/em&gt; ». Rien ? Il n’arrive plus à marcher. Chaque mouvement lui procure vertiges et hallucinations. Il fait des cauchemars, rêve qu’une « bombe à déréaliser » a explosé, fait des crevasses dans le réel, troue son corps, sa pensée. Les gens de l’hôpital pensent qu’il fait des crises d’hystérie. «&lt;em&gt;C’est alors que j’ai compris l’extrême difficulté que les patients rencontrent à faire comprendre l’expérience intérieure, psychologique, nerveuse de la maladie&lt;/em&gt; » nous écrit-il.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/1127134569.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/312496307.jpg&quot; alt=&quot;12sacks1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En neurologue, Oliver Sacks se demande si son cerveau n’a pas été touché pendant l’acciden&lt;/strong&gt;t, ce qui affecterait la perception de sa jambe - sa « proprioception ». Depuis les années 1970, neurologie et « neuropsychologie » expliquent mieux la manière dont nous nous représentons notre corps, l’orientons dans l’espace, rythmons nos gestes. Nous développons tous, inconsciemment, des « images corporelles », des « schémas physiques », des calculs de mouvement et de rapidité d’exécution - ils nous permettent de traverser une rue embouteillée sans se faire écraser. C’est ce « sixième sens », appelé la « sensibilité proprioceptive ». Grâce à elle, « &lt;em&gt;nous sommes notre corps&lt;/em&gt; », il nous incarne, porte notre « &lt;em&gt;être&lt;/em&gt; » - constitue notre « soi » au milieu du monde. Sur son lit d’hôpital, Sacks éprouve l’impression d’avoir &amp;nbsp;un « scotome » dans l’image mentale de son corps. Plus encore, toute sa personne s’en trouve diminuée. Il se sent « aliéné », « étranger » à lui-même, et se rappelle alors les travaux du neuropsychologue russe Alexander Romanovich Luria, son mentor.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Contre la médecine « vétérinaire »&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A.R Luria fut , avec les médecins Lev Vytgovsky et Alexis Leont’ev, un des pionniers de l’école russe de neurologie, censurée sous Staline.&lt;/strong&gt; Luria &amp;nbsp;a véritablement créé le champ de la neuropsychologie en publiant deux études de cas fameux. Dans une « Une prodigieuse mémoire » (Seuil, 1998), il décrit l’extraordinaire capacité du mnémoniste Solomon Shereshevsky, qui se souvenait de tout jusqu’à ne plus pouvoir vivre au présent - Peter Brooks l’a adapté au théâtre en 1998 sous le titre « Je suis un phénomène ». Dans « L’homme dont le monde volait en éclats » (Seuil, 1998), il raconte à l’inverse l’histoire du soldat Liova Zassetski, incapable de réorganiser sa mémoire, et donc la réalité, suite à une blessure à la tête. « &lt;em&gt;Quand en 1968 j’ai découvert « Une prodigieuse mémoire »&lt;/em&gt;, nous écrit Sacks, &lt;em&gt;j’ai d’abord cru lire un roman. Il s’agissait de l’étude de cas la plus détaillée que j’avais vue, écrite avec un véritable sens du drame, du pathos vécu par le malade. Louriia se plaignait que « l’art de l’observation » développé par la psychiatrie littéraire de la fin du XIXe siécle par des chercheurs comme Charcot, Dejerine, Clérambault, Moreau de Tours, ait disparu. Il regrettait que la médecine soit devenue « sèche », « statistique&lt;/em&gt; ». »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;[caption id=&quot;&quot; align=&quot;aligncenter&quot; width=&quot;376&quot; caption=&quot;Alexander Louriia, fondateur de la neuropsychologie&quot;]&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/995988597.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin-top: 0.7em; margin-bottom: 0.7em; border-width: 0pt;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/838984737.jpg&quot; alt=&quot;alexander_luria.jpg&quot; width=&quot;376&quot; height=&quot;500&quot; /&gt;&lt;/a&gt;[/caption]&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Alexander Luria et Oliver Sacks ont correspondu pendant quelques années. Au cours des lettres qu'ils échangeaient, &amp;nbsp;Luria avait écrit à Sacks.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;« &lt;em&gt;Après un accident, ces syndromes (de perte) sont banals mais rarement décrits (…) L’organisme est un système unitaire (…) Le corps est une unité constituée d’actions, si bien que lorsqu’une partie du corps est coupée de l’action, elle devient « étrangère », et n’est plus perçue comme une partie du corps&lt;/em&gt;. » Le vieux neuropsychologue a traité de nombreux cas similaires d’aliénation à soi, seulement, lui explique-t-il, cette dimension &lt;em&gt;« humaine », « personnelle »&lt;/em&gt; de la maladie reste peu étudiée. &amp;nbsp;Luria pense que la neurologie et la médecine se fourvoient en se désintéressant des « troubles périphériques » - pertes de perception, dépression, vertiges, etc - consécutifs à toute maladie grave. La médecine se comporte, écrit-il gravement, comme une « &lt;em&gt;science vétérinaire&lt;/em&gt; », elle se contente de « &lt;em&gt;réparer&lt;/em&gt; », sans considérer comment la maladie est vécue, intériorisée par un individualité singulière - et sans s’appuyer sur cette dimension personnelle dans son approche de la guérison. « &lt;em&gt;Luria&lt;/em&gt;, écrit Sacks au Monde, &lt;em&gt;a été déchiré toute sa vie entre les approches physiologiques, biologiques, de la science classique - qu’il trouvait essentielles mais trop réductrices -, et ce qu’il appelle une médecine « romantique », attentive à la totalité de la personne malade, à l’entièreté de son expérience vécue.&lt;/em&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt; Comment un concerto de Mendelssohn sauve Sacks&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt; Les lettres de Luria sur le « système unitaire » du corps et la crise « romantique »&lt;/strong&gt; consécutive à la maladie s’éclairent avec la guérison d’Oliver Sacks. Voilà qu’en pleine rééducation, alors qu’il s’effondre à&amp;nbsp; chaque pas, le concerto pour violon en mi-mineur de Mendelssohn lui monte en tête fortissimo. Alors la « &lt;em&gt;glorieuse musique&lt;/em&gt; » l’entraîne, lui fait mettre un pied devant l’autre, le porte sur plusieurs mètres. « &lt;em&gt;Aussitôt&lt;/em&gt;, écrit-il dans « Sur une jambe », &lt;em&gt;sans que j’y ai préalablement pensé, sans que je l’aie aucunement projeté je me mis à marcher, sans effort, joyeusement, avec la musique&lt;/em&gt; ». Comment un tel « miracle » est-il survenu ? Qu’en déduit le neurologue ? Première réflexion, il pense que le concerto en mi-mineur lui a rendu sa propre « &lt;em&gt;musique motrice&lt;/em&gt; », la «&lt;em&gt; mélodie kinésique&lt;/em&gt; » de ses mouvements. « &lt;em&gt;Tout à coup, écrit-il, la mélodie et les rythmes naturels, inconscients, de la marche m’étaient revenus (…) exactement comme on se remémore un air jadis familier mais depuis longtemps oublié ; ils m’étaient revenus de concert avec le rythme et l’air de Mendelssohn&lt;/em&gt; ». En effet, à peine cesse-t-il de se le chanter, sa jambe cède, sa marche s’interrompt. Cette guérison ouvre sans champ de recherche. Elle lui révèle qu’il existe une musique propre au corps humain, à la rythmique de nos mouvements (la kinesthésie). Elle lui confirme ce qu’avancent A.R Luria et la jeune neuropsychologie : le corps ne doit pas être considéré seulement comme une addition de fonctions - soignées par des médecins spécialisés - mais aussi comme un «&lt;em&gt; système fonctionnel »&lt;/em&gt;, une « &lt;em&gt;magnifique machine autorégulatrice&lt;/em&gt; ». L’action de la musique sur le système nerveux montre qu’il existe des « &lt;em&gt;interactions&lt;/em&gt; » une « i&lt;em&gt;nterdépendance&lt;/em&gt; » entre les différents « &lt;em&gt;programmes, engrammes, images intérieures, schémas&lt;/em&gt; » de l’organisme, sur lesquelles le médecin peut travailler - voilà pourquoi la musicothérapie, saisissant le malade tout entier, « &lt;em&gt;corps et âme&lt;/em&gt; », peut-être utilisée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/344852362.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;aligncenter&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/1974576578.jpg&quot; alt=&quot;musicophilia.jpg&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;387&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;text-align: center; font-size: large;&quot;&gt;L’autre réflexion menée par Oliver Sacks, influencé par la « médecine romantique »&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-align: center; font-size: large;&quot;&gt; d’Alexandre Luria, est de reconsidérer le rôle du « Je », du « Soi » dans le processus de guérison. « &lt;em&gt;La neurologie est admirable&lt;/em&gt;, nous dit-il, &lt;em&gt;mais elle exclut la psyché, le « je » vivant, actif, sujet de l’expérience&lt;/em&gt;. » Lui-même a guéri, constate-t-il, parce qu’en se chantant le concerto de Mendelssohn, il a réunifié « &lt;em&gt;la musique, l’action et la réalité&lt;/em&gt; ». Il a « réintégré » sa jambe au cours d’un élan musical, dansant, de son « moi » musicien, élevé dans une famille pétrie de classique. Ce retour de la marche fut, écrit-il dans « Sur ne jambe », « &lt;em&gt;un moment de grâce » : « Une grâce entra, comme entre la grâce, au cœur même des choses, dans le centre le plus secret, le plus profond et le plus inaccessible de l’être, et elle coordonna, subordonna instantanément tous les phénomènes à elle-même. Elle rendit le mouvement suivant évident, certain, naturel.&lt;/em&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/1188754980.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/272782237.jpg&quot; alt=&quot;ff_sacks_580_f-747420.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La neurologie existentielle&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un mois après avoir retrouvé l’usage de sa jambe,&lt;/strong&gt; le docteur Sacks reçoit une femme opérée d’une fracture de la hanche. Elle a, comme lui, inexplicablement perdu l’usage de sa jambe gauche. Sacks lui demande si elle n’a pas remuée « &lt;em&gt;au moins une fois&lt;/em&gt; ». Si, répond-elle, en écoutant «&lt;em&gt; une gigue irlandaise&lt;/em&gt; » son pied avait battu la mesure « &lt;em&gt;tout seul&lt;/em&gt; ». Oliver Sacks l’engagera dans une musicothérapie à base de gigues et de rythmes. La dame impotente récupérera la locomotion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dès lors, Oliver Sacks s’engage sur la voie d’une médecine qui s’adresse,&lt;/strong&gt; en plus des approches biochimiques et chirurgicales, au « Soi » blessé, à « l’âme » aliénée des malades - cela, en s’appuyant sur leurs passions artistiques, l’art, la danse, leur histoire individuelle. Il va l’appeler la «&lt;em&gt;neurologie existentielle&lt;/em&gt; ». « &lt;em&gt;La neuropsychologie&lt;/em&gt;, écrit-il dans « Sur une jambe », &lt;em&gt;vise à rééduquer l’organisme en développant un nouveau système, grâce à la « liberté » ou la plasticité du système nerveux. Sur les plans théorique et pratique, cette conception a une immense portée.&lt;/em&gt; » Il va en éprouver la pertinence avec des centaines de malades, pendant vingt ans. Il en racontera l’histoire, s’appuyant sur des cas frappants, parfois jugés incurables, à travers ses célèbres « contes cliniques » : « L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau » (Seuil, 1988, dont Michael Nyman a tiré une pièce musicale), « Un anthropologue sur Mars » (Seuil, 1995), « Des yeux pour entendre » (Seuil 1990). Puis aujourd’hui avec son livre sur la puissance thérapeutique de la musique « Musicophilia » (Seuil).&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt; &lt;strong&gt;« &lt;em&gt;Alexander Luria, &lt;/em&gt;écrit Sacks au Monde,&lt;em&gt; parlait d’une «science des défauts »&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;, une « défectologie » pour désigner les capacités individuelles qui sont épargnées, ou améliorées, des suites d’un accident ou une maladie neurologique. J’ai vérifié cette plasticité par moi-même quand j’ai étudié des aveugles et des sourds, qui compensent leurs handicaps par des talents nouveaux, comme le résistant français Jacques Lusseyran, surnommé l’« aveugle visuel » grâce à ses pouvoirs de visualisation. En étudiant tous ces cas, on peut observer à tous les niveaux, du cérébral à l’existentiel, comment le vivant se réorganise. Quand la manière originelle d’agir devient impossible, l’être humain blessé, son organisme comme sa personne entière s’efforce de trouver d’autres façons de faire afin de rétablir son identité et reprendre une vie la plus riche possible&lt;/em&gt;. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/1798526669.jpg&quot; alt=&quot;oliversacks-760789.jpg&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’éveil, après 50 ans de sommeil&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Avant son accident, Oliver Sacks s’occupait de patients atteints de « la maladie du sommeil »&lt;/strong&gt; ou encéphalite léthargique, un mal évolutif attaquant les « noyaux gris » de l’encéphale. Elle les plongeait dans une profonde somnolence où ils végétaient leur vie entière, muets, immobiles - certains depuis cinquante ans. Cette affection, proche de la maladie de Parkinson, provient d’une carence en dopamine, un neurotransmetteur cérébral qui agit sur le contrôle des mouvements. Or en 1966, un nouveau médicament apparaît, le L-DOPA, précurseur de la dopamine. Oliver Sacks l’utilise pendant les années 1970 à l’asile du Mount Carmel près de New York, auprès de plusieurs dizaines de malades. Les résultats vont être spectaculaires - et poignants. Les patients, jugés incurables, catatoniques, des « légumes », se remettent à parler, à marcher, à vouloir retrouver leur famille, faire l’amour. Leur personnalité réapparaît, parfois après des dizaines d’années d’inertie. En même temps, des effets secondaires inquiétants apparaissent : cauchemars, hallucinations, crise de paranoïa et d’érotomanie. Oliver Sacks a raconté l’histoire de ces « réveillés » dans un livre best-seller « Cinquante ans de sommeil » (Seuil, 1987).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/303956862.jpg&quot; alt=&quot;OliverSacksBig.jpg&quot; width=&quot;375&quot; height=&quot;381&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt; Guérir en écoutant de l’opéra bouffe&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pendant toutes ces années, Oliver Sacks constate le puissant effet de la musique sur ses patients.&lt;/strong&gt; Ainsi Rolando P., frappé d’une stupeur accompagnés de tics tenaces, retrouvait une facilité de mouvement, dansait, voyait ses symptômes reculer en écoutant de l’opéra bouffe. Frances D. connaissait des moments de rémissions « &lt;em&gt;presque surnaturel&lt;/em&gt;s » grâce à la radio : « &lt;em&gt;La moindre musique échappée d’un transistor ou d’un électrophone entraîne la complète disparition de ses symptômes et lui rend une merveilleuse aisance et liberté de mouvement (…) et le sourire aux lèvres&lt;/em&gt; ». Ed M., dont la moitié droite du corps était akinésique, figée, et la gauche agitée de tics, perdait ses symptômes dés qu’il jouait du piano. Son électroencéphalogramme redevenait alors symétrique et normal, comme s’il redevenait lui-même le temps du morceau. Si la médecine scientifique, explique Sacks en 1981, veut corriger la physiologie, soigner le corps inconscient, la médecine « existentielle » s’adresse à la « &lt;em&gt;volonté latente&lt;/em&gt; » du malade, à la personnalité qui résiste, veut retrouver «&lt;em&gt; un soi et un monde cohérents&lt;/em&gt; ». Elle veut rétablir le pouvoir de commandement du sujet, lui redonner son «&lt;em&gt; hégémonie&lt;/em&gt; ». Ces deux médecines, écrit Sacks au Monde, doivent s’unir.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt; &lt;strong&gt;C’est la grande leçon d’Oliver Sacks.&lt;/strong&gt; Le moi, la volonté, les émotions artistiques et sentimentales, «l’âme » du parkinsonien ou du malade neurologique n’est jamais détruite, jamais tout à fait. Elle est mortifiée, réduite, aliénée mais pas annihilée. Elle ne demande qu’à reprendre cohésion et force. Un homme atteint d’un déficit neurologique, un handicap psychomoteur ou intellectuel, ne doit pas être considéré comme un « débile », un « sous-homme », mais une autre manière d’être humain. Un « simple d’esprit » ne pratique pas l’abstraction, conceptualise mal, mais vit en contact d’un univers riche, concret, vivant. Il conserve une « personnalité » humaine. Le médecin doit s’adresser à elle, l’aider à s’épanouir - ce que Sacks appelle encore la &lt;em&gt;« neurologie de l’identité&lt;/em&gt;».&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt; &lt;strong&gt;Aujourd’hui le message « existentiel » de Sacks et des neuropsychologues a été entendu&lt;/strong&gt; : une médecine multidisciplinaire se développe, où la psychologie clinique devient un cursus complémentaire pour beaucoup de spécialités. Il n’est plus rare que des psychologues interviennent avant et après une chirurgie traumatique, pendant une rééducation. La musicothérapie&amp;nbsp; et l’art-thérapie ont fait leur entrée dans les centres hospitaliers en France comme aux Etats-Unis, font l’objet de recherches poussées.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt; « &lt;em&gt;Beaucoup de choses ont changé ces vingt dernières années, &lt;/em&gt;écrit Sacks au Monde&lt;em&gt;. En psychiatrie comme en neurologie, la valeur des études détaillées, approfondies de cas est désormais reconnue. La neuropsychologie a évolué. En France, le neurologue François Lhermitte avait bien compris que l’exploration du « soi » et des mondes altérés des malades ne saurait être menée à bien dans un cabinet. Il les promenait en voiture, passait chez eux, multipliait les visites comme un médecin généraliste, les emmenait au cinéma et au concert&lt;/em&gt;. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/272782237.jpg&quot; alt=&quot;ff_sacks_580_f-747420.jpg&quot; /&gt; Frappé par la foudre, il entend la « musique céleste »&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans le dernier ouvrage de Sacks, « Musicophilia. La musique, notre cerveau et nous»,&lt;/strong&gt; nous voyons défiler de dizaines de cas cliniques de personnes dont le sens musical s’est trouvé affecté, parfois décuplé, ou que la musicothérapie a sauvé. Un inventaire fascinant. On y rencontre des gens que la musique rend épileptique, d’autres qui vivent dans un monde sans musique, certains hantés par des airs intérieurs comme si la radio était allumée en permanence, des musiciens « savants » malgré eux, des personnes qui associent la musique et les couleurs ou les mots - toutes des personnes troublées, hantées par la musique. Nous y découvrons encore des amnésiques qui retrouvent leur passé musical en jouant, des aphasiques qui dansent, des parkinsoniens qui recouvrent la fluidité et même un pianiste manchot - des gens qui guérissent, vivent mieux, plus amplement grâce à la musique.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt; &lt;strong&gt;Dès la première page, Sacks s’interroge sur l’extraordinaire fascination qu’elle exerce sur les hommes&lt;/strong&gt; : « &lt;em&gt;Qu’il est étrange que des milliards d’individus jouent ou écoutent des motifs sonores dénoués de signification, ce qu’il est convenu d
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            <name>Freibach</name>
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        <title>Café Philo - Eloge de la rencontre animé par Alain Freixe à la Médiathèque de Contes (06) le samedi 28 janvier 2012 à 17</title>
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        <updated>2012-01-26T23:45:35+01:00</updated>
        <published>2012-01-26T23:45:35+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lesvoixdubasilic.blogspirit.com/media/02/00/1022800041.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-642489&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lesvoixdubasilic.blogspirit.com/media/02/00/1788817439.jpg&quot; alt=&quot;Philosophie, Re ncontre, éloge, Alain Freixe&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>----</name>
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        <title>Philosophie à la française, 3 trains de retard ?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/archive/2011/09/03/philosophie-a-la-francaise-3-trains-de-retard.html" />
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        <updated>2011-09-03T21:00:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-03T21:00:00+02:00</published>
        <summary>       &amp;nbsp;    NB&amp;nbsp;: C’est marrant, on a eu les mêmes profs, la même...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;longtext&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-610354&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/00/01/3630862121.jpg&quot; alt=&quot;pelluchon_3d_cut.jpg&quot; width=&quot;195&quot; height=&quot;272&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;longtext&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;longtext&quot;&gt;NB&amp;nbsp;: C’est marrant, on a eu les mêmes profs, la même fac et les mêmes études… &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;mais pas le même âge&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;longtext&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;Corine Pelluchon, philosophe, a rédigé une note de 23 pages intitulée «&amp;nbsp;Ecologie et libéralisme&amp;nbsp;» pour fondapol &lt;a href=&quot;http://www.fondapol.org/etude/ecologie-et-liberalisme/&quot;&gt;à consulter en ligne&lt;/a&gt;. Cette dernière soulève le problème de l’adéquation entre les préoccupations écologiques et les intérêts du libéralisme économique et politique. Selon C. Pelluchon, il est indispensable de considérer que ces deux courants peuvent et doivent se compléter mutuellement, au lieu de voir l’écologie en adversaire gênant du libéralisme.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;L’essai est écrit avec élégance, précision et clarté. Le lecteur pourra s’initier à l’exigence du débat et à sa richesse.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;Toutefois, avec ce texte somme toute très académique, j’ai bien peur que les lecteurs qui n’ont pas bénéficié de la même formation que nous en philosophie passent à côté d’une bonne partie des multiples sous-entendus et références.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;Et c’est probablement là le pêché récurrent des philosophes français, un habitus d’enfermement, qu’on reproche par exemple au monde de l’art contemporain. Quelques symptômes me poussent à cette idée&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm 0.1pt 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman';&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;comme il est d’usage dans l’académisme français, il y a très peu de penseurs étrangers ou récents cités sauf ceux aujourd’hui totalement incontournables comme le classissique &lt;span class=&quot;st&quot;&gt;Aldo Leopold ou Arne Næss. Pourtant la réflexion philosophique sur l’écologie est extrêmement récente, extrêmement riche chez les jeunes philosophes et extrêmement intense dans les pays anglo-saxon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm 0.1pt 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman';&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;l’approche de la pensée systémique et des spécificités de l’écologie n’est pas absente du propos de C. Pelluchon. Pourtant, l’argumentation sur l’éthique de la vulnérabilité s’épanche plus sur les conditions animales que sur l’écosystème et il est difficile de faire un simple copier-coller dans l’esprit du grand public pour appliquer les mêmes règles éthiques à quelque chose d’aussi concret et empathique que les animaux vs quelque chose d’aussi abstrait que l’écosystème.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;Plus embêtant, j’ai l’impression à lire cette note qu’encore une fois on n’aborde les sujets qui fâchent que du bout des lèvres (démographie, modèle de croissance, démocratie, humanisme). Le fait que la voie démocratique est indépassable et que les valeurs communes qui président à la mise en œuvre d’un monde plus durable doivent être humanistes n’est pas à proprement parler argumenté ou une conclusion, mais un présupposé qui ne saurait être remis en cause.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;Cet habitus là est peut être un travers de philosophe qui a souvent trop tendance à penser à partir de l’homme tel qu’il devrait être plutôt que tel qu’il est. Ainsi par exemple, face à l’évidente problématique d’appropriation de connaissances suffisantes par le grand public pour mettre en œuvre une démocratie consultative pertinente sur ces questions complexes, l’auteure propose que les ONG Environnementales (ONG E) soient l’intermédiaire représentatif plutôt que d’institionnaliser une technocratie des «&amp;nbsp;experts&amp;nbsp;». Cela me semble délicat, et le Grenelle Environnement a fait l’expérience des limites de ce système. En effet, les grandes ONG sont devenues des marques et des annonceurs, elles «&amp;nbsp;externalisent&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;sous-traite&amp;nbsp;» l’analyse de la complexité aux mêmes experts que ceux que l’auteure cherche à dissocier du pouvoir. Se pose aujourd’hui la question de leur «&amp;nbsp;autorité morale&amp;nbsp;» à laquelle je préfère «&amp;nbsp;l’autorité épistémique&amp;nbsp;» de la communauté scientifique. De plus, l’organisation interne de ces ONG E pose aujourd’hui question (Cf. scandale interne du WWF France) et leur compétence se déclinent plus en marketing qu’en contenu analytique pour les plus grandes. Concernant les plus petites, actives sur le terrain pour leur part (mais exclues du débat par un décret de cet été) on retrouve souvent des discours plus idéologiques et moins ouverts quand on a au contraire besoin de porter le débat de façon «&amp;nbsp;mainstream&amp;nbsp;» dans l'hypothèse démocratique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;Par ailleurs, la faible participation des citoyens aux débats publics et encore moins au Comité Consultatif des Services Publics Locaux montre le désintérêt et la démobilisation des citoyens pour la délibération publique, motivée par un sentiment d’inefficacité. Cette voie semble elle aussi une impasse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;Enfin dans l’ensemble, le propos est très régalien et tient peu compte de la force vive qui dépasse les frontière des Etats que sont les entreprises. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;st&quot;&gt;Que les philosophes redescendent dans la caverne&amp;nbsp;en s’impliquant dans la cité, dans ses entreprises et ses industries&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Anne Leguy</name>
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        </author>
        <title>La philo, pas au bac, en maternelle !</title>
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        <updated>2011-06-17T11:02:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-17T11:02:00+02:00</published>
        <summary>  Le Bac philo s’achève, avec sa cohorte de sujets et d’improbables réponses....</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-372303&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://heureux-a-l-ecole.blogspirit.com/media/00/02/34611290.jpg&quot; alt=&quot;Gouters_Philo_Milan.jpg&quot; /&gt;Le Bac philo s’achève, avec sa cohorte de sujets et d’improbables réponses. Renversons le concept. La philo en maternelle serait bien plus nourrissante.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;La philo, ou l’absurde logique scolaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Prenez des ados bien mûrs, vérifiez qu’ils n’ont jamais trempé dans le moindre exercice de questionnement et placez-les sur le grill stressant de la terminale pour découvrir d’un seul coup : les philosophes Grecs et Romains, (pas les Indiens, ni les Arabes ou les Chinois, pas les autres, pas le temps), les concepts énoncés au fil des siècles (à raison d’une séance par semaine sur moins de 6 mois, on survole). Sans oublier quelques astuces de rhétorique, thèse, anti-thèse, synthèse pour avoir au moins 10.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce n’est pas de la philosophie mais du gavage. Le but étant d’apprendre par cœur des tonnes de trucs, sans formation initiale, sans imprégnation de l’expression, sans incorporation lente de l’exercice de philosopher. Sans aucun goût découvert au fil du temps pour le débat, l’écoute, l’art du contre pied ou celui de l’élaboration.&lt;br /&gt; C’est tout simplement idiot et parfois néfaste. La plupart des adultes qui découvrent les sujets du bac philo de l’année le confessent : rien qu’un énoncé leur rappelle le haut-le-cœur de leur jeunesse à l’idée de plancher sur de telles phrases complexes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Offrez aux futurs bacheliers de vrais atouts&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Les futurs bacheliers et les jeunes diplômés ont un challenge de taille dans leur viseur : leur capacité d’adaptation à la vie réelle qui les attend. La philo en conserve de leur terminale ne leur sera d'aucun secours, en imaginant même qu'ils en retiennennt une seule once. Si l’Education nationale investissait tout de suite et dès la seconde dans des modules pratiques prodigués sur 3 ans, tels que : prendre la parole en public, rédiger une note de synthèse, savoir se relire, négocier par l’écoute relationnelle… Les jeunes seraient plus efficaces, moins perdus pour entamer leur premier job, ou tout simplement pour communiquer et prendre leur place.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;La philosophie, ça doit commencer tout petit&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Ce sont nos amis québécois qui ont inauguré cette démarche et elle contient une puissance insoupçonnée, tant pour les individus que pour les communautés où ils progressent. Commencer la philosophie dès la maternelle, c’est possible, si les enseignants sont un peu formés. Et ça marche ! Car tout petit déjà, on s’en pose des questions ! La justice (« C’est pas juste !»), la liberté, la propriété (« C’est à moi ! »), le temps, qu’est-ce qui est bien ? ou mal ? Et puis peut-être aussi apprendre à écouter d’autres points de vue, douter, remettre en cause. Au fil des années, s’ajoutent la citoyenneté, plus tard l’éthique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais ce travail est l’œuvre d’une enfance, d’une adolescence, d’années de pratique. Pas d’une logique de presse-purée avec de jeunes adultes stressés par une note finale. Dans les quartiers difficiles, entamer un dialogue pourrait reprendre sens. En général, il y aurait peut-être enfin une autre perspective que de réduire nos enfants à des consommateurs qui appuient sur des boutons. C’est une invitation aux débats, à la rhétorique, à la palabre qui crée du lien.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La philo au bac, oui mais pas comme ça ! La philo au bac à sable, là... vraiment oui !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour aller plus loin, je vous recommande &lt;a href=&quot;http://michel.puech.free.fr/pages/gouters.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;les « Goûters Philo » de Milan éditeur&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; Par Brigitte Labbé, Michel Puech et Jacques Azam.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Schnouky</name>
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        </author>
        <title>Phénomène ??</title>
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        <updated>2011-05-14T10:41:51+02:00</updated>
        <published>2011-05-14T10:41:51+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;      Quiconque veut vraiment devenir philosophe devra une fois dans...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://legranddeblocage.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-586074&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://legranddeblocage.blogspirit.com/media/02/01/2151627334.jpeg&quot; alt=&quot;AVT2_Husserl_8897.jpeg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; font-weight: bold; color: #333399;&quot;&gt;Quiconque veut vraiment devenir philosophe devra une fois dans sa vie se replier sur lui-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; font-weight: bold; color: #333399;&quot;&gt;Edmund Husserl&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: arial, sans-serif; line-height: 16px; color: #800000; font-size: medium;&quot;&gt;Edmund&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;font-weight: bold; font-style: normal;&quot;&gt;Husserl&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(8 avril 1859 - 26 avril 1938) est un philosophe, logicien et mathématicien allemand, fondateur de la phénoménologie, (source wikipédia)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: arial, sans-serif; line-height: 16px; color: #800000; font-size: medium;&quot;&gt;Tous les philosophes, nos contemporains par exemple, ont ils suivi ce conseil ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: arial, sans-serif; line-height: 16px; color: #800000; font-size: medium;&quot;&gt;Personnellement je le trouve assez sage et judicieux...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: arial, sans-serif; line-height: 16px; color: #800000; font-size: medium;&quot;&gt;et vous ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Fabian</name>
            <uri>http://fabian-blogapart.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Rien de pis</title>
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        <updated>2011-02-22T22:12:00+01:00</updated>
        <published>2011-02-22T22:12:00+01:00</published>
        <summary>      S’il l’on veut espérer comprendre quoi que ce soit à l’humaine...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://fabian-blogapart.blogspirit.com/">
          &lt;!--StartFragment--&gt;&lt;p&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;S’il l’on veut espérer comprendre quoi que ce soit à l’humaine condition, il faut commencer par en mesurer la singularité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Nous sommes le fruit de l’improbable rencontre entre le temps et l’espace.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Alors que rien ne semblait les prédisposer à s’unir, pas d’avantage que ne le laisserait envisager un trombone à coulisse et une bouillote, leur étreinte a engendré la matière, entrainant l’univers dans une chorégraphie dont la beauté n’a d’égale que la fantaisie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Que faisons-nous là&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Notre présence au sein de cette œuvre géniale, étrange et majestueuse, est insolite. Aucune réponse plausible ne se dégage après examen de la situation. Nous en sommes réduits à des suppositions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Admettons, par exemple, que l’espèce humaine ait été crée pour assister au spectacle extraordinaire de l’univers, car une telle œuvre méritait, c’est le moins que l’on puisse dire, de trouver son public.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais alors, d’où vient cette idée constamment avancée que nous en constituons le personnage principal&amp;nbsp;? Ainsi, il aura fallu des millénaires de développement, malgré notre intelligence supérieure,&amp;nbsp;pour envisager et finalement comprendre que le soleil ne tourne pas autour de nous. C’est édifiant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;D’ailleurs, il ne nous était donné, par le passé, que d’admirer notre environnement immédiat. Pourquoi aurions-nous dû attendre aussi longtemps pour accéder à &quot;toute&quot; l’étendue de cette représentation, si notre rôle&amp;nbsp;était de la contempler?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Aujourd’hui nous le savons, nous ne sommes que poussière à l’échelle de notre environnement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais cela ne nous renseigne en rien, car si l’hypothèse que nous sommes de simples spectateurs est rejetée, alors, tout naturellement, émerge la supposition inverse&amp;nbsp;: Le cosmos n’est que le décor, et le véritable spectacle, c’est nous, qui jouons notre tragédie sous la lumière des étoiles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais alors, pourquoi de telles aberrations de proportions? Qui offrirait à une poignée de puces savantes un terrain de jeu vaste comme la Toundra pour y réaliser leurs acrobaties&amp;nbsp;?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Nous sommes un intrus singulier dans un univers étrange.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La condition humaine, c’est cela. C’est être là, sur ce minuscule cailloux, sans savoir du tout pourquoi, ni même vraiment comment nous sommes arrivés. En revanche, nous sommes, c’est bien naturel, obsédés par le besoin de trouver une explication.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Le problème, c’est qu’il n’y en a pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Imaginez vous réveiller un beau matin perdu au milieu de nul part… Et que vous passiez le restant de vos jours à essayer de vous acclimater à votre nouvel environnement, sans avoir la moindre idée de ce qui vous a arraché à votre nid douillet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Et bien, c’est exactement cela, notre sort à tous. Nous voilà expulsés du néant, il faut faire avec.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Alors, mus par l’impérieux besoin d’occulter l’angoisse que procure cette errance, nous nous employons à n’importe quelle tâche, la plus plaisante ou la plus ingrate, pourvu qu’elle remplisse son office&amp;nbsp;: Détourner notre attention du véritable problème, puisqu’il est insoluble.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Parmi ces activités figure en bonne place, dans le monde occidental de ce début de XXIe siècle, la fréquentation des centres commerciaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;L’invention du centre commercial est un modèle du genre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Du grand art. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dans un espace confiné, que l’on a pris un soin extrême à cloisonner dans ses quatre dimensions pour qu’aucun contact avec l’air libre ne soit possible, toutes sortes de divertissements sont proposés, tous plus vains les uns que les autres, et donc, efficaces.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Chacun se réjouit des se délester de ses encombrant deniers dans les caisses enregistreuses, comme se réjouissent les vaches abandonnant leurs pis à la bienveillante succion d’un machine à traire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;
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        <title>Et si on émettait de la monnaie de garage ?</title>
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        <id>tag:kritiks.blogspirit.com,2011-02-07:2215401</id>
        <updated>2011-02-07T13:59:00+01:00</updated>
        <published>2011-02-07T13:59:00+01:00</published>
        <summary>    La monnaie c’est un jeu?     Mon père avait inventé une monnaie à lui,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://kritiks.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-559052&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/02/02/2373584084.jpg&quot; alt=&quot;65399-dollars-euros-argent-monnaie.jpg&quot; /&gt;La monnaie c’est un jeu?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Mon père avait inventé une monnaie à lui, pour les bonnes notes, «&amp;nbsp;Le Drôlard&amp;nbsp;»&amp;nbsp;qui valait un Euro. Pourquoi pas des euros tout simplement&amp;nbsp;? La petite monnaie en euro était trop petite,&amp;nbsp; on la perdrait vite, disait-il&amp;nbsp;! Quand aux billets ou aux pièces, ils étaient trop gros! L’Euro était trop fort. Il nous aurait fallu trimer comme des bœufs pour en profiter vraiment. Sa deuxième monnaie allégeait notre fardeau. Et puis, d’un air un peu mystérieux, il ajoutait «&amp;nbsp;monnaie unique, monnaie inique&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-559053&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/02/00/3299107163.gif&quot; alt=&quot;monnaie-money.gif&quot; /&gt;Quand la monnaie dérive…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Il n’y a pas que les parents créatifs et pédagogues qui émettent de la monnaie et se placent ainsi en dehors des circuits habituels. La monnaie, on l’oublie un peu repose, aussi sur …. des valeurs morales, très fortes. La vraie, la bonne monnaie n’est-elle pas ce que l’homme a inventé pour faciliter les échanges commerciaux&amp;nbsp;? Echanger, commercer, ce sont des mots forts. Le commerce des idées, les échanges entre les hommes, la main qu’on tend et dans laquelle on frappe pour dire son accord. La monnaie qui doit être mis en circulation ne devrait-elle pas faciliter ce commerce bel et bon. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-559054&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/00/01/2347618172.jpg&quot; alt=&quot;monnaie_romaine.jpg&quot; /&gt;Les plus grands esprits y sont allés de leurs pensées dans ce domaine&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;la monnaie est un voile&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Non&amp;nbsp;! Ne riez pas. Ce n’est pas un voile pudique qui recouvre des transactions douteuses et glauques. Ce n’est pas non plus la grand-voile qui va propulser le navire de l’économie en dehors des eaux tempétueuses. La monnaie est un voile parce qu’elle n’est pour rien dans la production et le commerce des choses. La vraie vie n’est pas une vie monétaire et la monnaie n’est tout au plus qu’huile dans les rouages.&amp;nbsp; La monnaie morale, Marx ne l’a-t-il pas décrite&amp;nbsp;? Rappelez-vous, la bonne économie c’était le schéma marchandise-argent-marchandise. (Les marchandises se transforment en argent pour qu’on puisse avoir des marchandises).Puis, parce que le veau d’or rôde en permanence sur la planète, la fonction «&amp;nbsp;échange&amp;nbsp;» de la monnaie s’est pervertie, la fonction «&amp;nbsp;spéculation&amp;nbsp;» s’y est substituée avec pour moyen la fonction «&amp;nbsp;conservation de valeur&amp;nbsp;», instrument de stockage du temps et de la sueur. Le schéma Argent-marchandise-argent est advenu (la marchandise ne vaut que comme support et moyen d’acquérir de la monnaie)&amp;nbsp; et avec lui les idolâtres de la monnaie, à large bretelles et écrans colorés, capables d’acheter du blé alors qu’ils n’en ont pas besoin et qu’ils n’en prendront jamais livraison, pour jouer avec les cours, pour en tirer de l’argent&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-559055&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/02/00/2366830345.jpg&quot; alt=&quot;Eiraku-Tsuho.jpg&quot; /&gt;Les monnaies morales à la contre-attaque&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Alors, pour lutter contre le fléau de l’argent «&amp;nbsp;roi&amp;nbsp;», règne des banques et de leurs billets, pour aussi lutter contre la démence des économies qui s’éloignent de l’homme et le laissent sans emploi, on a vu se multiplier les initiatives de monnaies morales. Des monnaies communautaires du genre SEL (systèmes d’échanges locaux) sont nées.&amp;nbsp; Ces initiatives, œuvres de gens et de groupes créatifs, sont parfois appelées «&amp;nbsp;alternatives&amp;nbsp;». Leur objectif&amp;nbsp;? Mettre justement de l’huile dans les rouages, faciliter le passage de&amp;nbsp;marchandises à marchandises, de services à marchandises etc. etc.&amp;nbsp; Les monnaies alternatives reposent sur l’idée que l’argent, qui ne vaut que pour favoriser le commerce des gens, &amp;nbsp;doit «&amp;nbsp;brûler les doigts&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Mieux, des monnaies fondantes, tel le Chiemgauer, le SOL, ont été inventées. Plus longtemps, on les conserve, moins elles valent en pouvoir d’achat. Les détenteurs de ces monnaies ont donc une responsabilité&amp;nbsp;: les faire circuler. On ne peut pas les mettre de côté, les stocker avec peut-être l’intention&amp;nbsp; qu’ils feront des petits puisque leur perte de valeur est programmée. A qui profitera la valeur perdue de cette monnaie. Elle sera affectée à ceux qui sont dans le besoin. Ainsi réhumanise-t-on l’économie et la fonction monétaire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Cette idée n’est-elle pas fantastique&amp;nbsp;? Une monnaie qui se consume faute d’avoir servi à consommer&amp;nbsp;! Consomption de la monnaie faute de consommation des marchandises. Le socialisme dans toute sa portée marxienne originale est là, tout prés, à portée de bourse et de porte-monnaie. Mieux encore, le Chiemgauer, cette monnaie fondante, vient du pays du vrai argent, le pays du Deutsch Mark, toujours vénéré, toujours pleuré dans les chaumières allemandes depuis que l’Euro a été imposé. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Ce système est à l’opposé d’un autre système de déperdition de la valeur de l’argent&amp;nbsp;: l’inflation. Ce monstre hideux et aveugle, qui prélève sa dîme sur le pauvre et ruine ceux qui n’ont que leurs salaires et une maigre épargne. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-559056&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/02/01/2125973753.jpg&quot; alt=&quot;2228-monnaie-7c2a8.jpg&quot; /&gt;La monnaie de Garage, pour retrouver la monnaie&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;Ces monnaies alternatives, ce sont de vraies monnaies de «&amp;nbsp;garage&amp;nbsp;». Comme il y a des vins de garage, bien sûr&amp;nbsp;! Ces&amp;nbsp; vins extraordinaires, nés de vignes élevées dans l’amour du ceps et de la grappe, après une cueillette où grain après grain, le fruit a donné son meilleur. Vins issus du pressage et non pas de l’écrabouillement, puis maturés dans de vrais barriques fabriquées de la main de l’homme et non dans des cuves en béton ou en Inox. Ces vins qui donnent une petit centaine de bouteilles par an, à tomber à la renverse (dixit Parker, qui a eu la chance de tomber sur une fiasque et lui a tout de suite mis 21/20). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Les monnaies dites alternatives, ce que nous appelons ici, des monnaies de garage, se conformeront aux préceptes d’Aristote et même de la Charia&amp;nbsp;! Elles ne pourront servir à remplir les matelas et les bas de laine. Elles ne seront pas là pour conserver de la valeur, et par voie de conséquence, ne permettront pas au crédit de surgir. Quand le crédit nait, le peuple souffre. Et s’il faut parler de morale, n’en est-il pas dénué celui qui croit pouvoir stocker le temps et le travail sur un bout de papier trop coloré&amp;nbsp;? Et celui qui voudrait vivre sur le crédit qu’il ferait, sur les intérêts qu’il encaisserait&amp;nbsp;? Et celui, dont l’arrogance ultime crierait au ciel que la monnaie est installée dans l’éternité des chiffres et qu’elle prétend conserver la valeur et le temps quelque soient les intentions des hommes et les accidents du monde? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Mais au fait, que dit-on ici de l’Euro&amp;nbsp;? Les monnaies morales seraient la monnaie rendue à sa vraie fonction&amp;nbsp;? Les choses sont-elles si simples&amp;nbsp;? N’y a-t-il aucun risque de confusion&amp;nbsp;?&amp;nbsp; Que doit-on faire de cette idée de Dostoïevski&amp;nbsp; «&amp;nbsp;l’or serait de la liberté frappée&amp;nbsp;». Ne parait-on pas&amp;nbsp; l’Euro de toutes les vertus lui aussi, les vertus morales incluses&amp;nbsp;? Pourtant, ce n’était pas une monnaie de garage&amp;nbsp;! En appeler à l’Euro, c’était il y a encore quelques mois, n’était-ce pas &amp;nbsp;en appeler à l’universel contre le particulier. On croyait entendre les invocations de Michelet au nom de la liberté, au nom de la modernité&amp;nbsp;?&amp;nbsp; La vraie monnaie morale, n’était-ce pas justement l’Euro qui faisait litière des égoïsmes nationaux. En fait de monnaie qui perd sa valeur dans le flux du temps tumultueux, le souvenir n’était-il pas cuisant de ces monnaies qui avaient fondu dans nos poches. Le franc qui permettait à peine de s’acheter une demi-pinte d’ale en Grande-Bretagne. La lire qui alourdissait les portemonnaies de ses multiples&amp;nbsp; pièces inutiles …pour que la valeur fonde comme crème glacée au soleil, il n’était pas besoin d’en appeler aux monnaies alternatives&amp;nbsp;!&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Entre l’euro, les monnaies de garage et le retour de la morale dans la sphère financière … nous voilà bien&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-559058&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/00/01/1240774592.jpg&quot; alt=&quot;monnaie, pascal ordonneau, économie, finance, crise, point de vue, philosophie&quot; /&gt;La multiplication des monnaies pour secourir l’Euro!&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;On voit bien qu’il faut être à l’aise avec une monnaie faute de quoi, le commerce et l’industrie hésitent, le consommateur retient son billet dans sa poche. Les Irlandais, les Portugais… et les Grecs aussi, avaient vu dans l’euro un vrai monde d’opportunités. Maintenant, l’euro n’est plus pour ces pays l’ouverture vers le vaste monde. C’est devenu une charge. Pire, alors qu’il faut le défendre, l’euro est perçu comme la source des nombreuses faiblesses qui minent les pays européens&amp;nbsp;?&amp;nbsp; Encore pire, les plus riches font mine de vouloir s’en aller et/ou revendiquent de pouvoir ériger des murs afin que la monnaie demeure là &amp;nbsp;où elle est, afin de la retenir et ne pas la partager. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Comment peut-on vouloir être à la fois universel et particulier, être dans le monde et demeurer dans&amp;nbsp; sa coquille, participer aux grands courants et rester à l’ancre dans les eaux tranquilles d’une baie, bien à l’écart&amp;nbsp;? C’est bien ici que le débat se noue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Et si on faisait preuve d’imagination&amp;nbsp;? Prenons un exemple&amp;nbsp;: dans la région parisienne les prix de l’immobilier explosent, entre autres raisons il y a le flux incessant d’investisseurs étrangers qui déversent leurs euros sur le marché.&amp;nbsp; Si la région parisienne avait sa monnaie, on va dire le Parisis, convertible en Euro et rien qu’en euro.&amp;nbsp; Et si les transactions dans l’immobilier n’étaient recevables qu’en Parisis…les étrangers seraient obligés d’acheter du Parisis contre Euro. Ils feraient monter les cours du Parisis… l’immobilier parisien leur serait plus coûteux. Mais les prix, exprimés en Parisis demeureraient inchangés. L’euro ne serait plus pour les franciliens à l’origine de l’explosion des prix. Au surplus, leur pouvoir d’achat à l’égard des autres régions se renforcerait. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Imaginons la Catalogne dont le désir d’indépendance est actuellement si fort. Dotons-la d’une monnaie à elle, le Troubadour, et riche comme elle est, laissons le troubadour monter contre euro. Les Catalans n’auraient plus à se plaindre d’être la poche profonde de l’Espagne puisqu’en s’appréciant, le Troubadour renforcerait leur pouvoir d’achat à l’extérieur de la Catalogne. Cerise sur le gâteau, ils seraient protégés contre l’inflation, payant moins cher leurs achats à l’extérieur du pays catalan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Imaginons le Portugal, qui referait de l’escudo nouveau… et qui énoncerait que les salaires et les marchandises, comme les biens immobiliers ne peuvent être honorés qu’en escudos… on aurait là une monnaie de grand garage&amp;nbsp;! Et en Belgique&amp;nbsp;! Le terrain est bien préparé pour que surgissent deux monnaies de garage supplémentaires (au fait les bières de garage aussi existent&amp;nbsp;!). Ces pays se sentent menacés par la force de l’euro&amp;nbsp;? L’Ecu Wallon, et le Flamand jaune, &amp;nbsp;et l’escudo nouveau, perdant de la valeur contre euros, l’apport de capitaux serait stimulé et les exportations plus faciles.&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-559059&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/00/01/2439795158.jpg&quot; alt=&quot;monnaie, pascal ordonneau, économie, finance, crise, point de vue, philosophie&quot; /&gt;Une Monnaie Parker ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Dans cette fable, qui se développe toute seule, en toute logique, remarquons que pas un instant n’a été évoquée l’idée que l’euro pourrait être abandonné&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;On a suggéré l’émission de monnaies, un peu étranges, l’escudo nouveau, le Parisis, circulant en même temps que l’euro et non pas concurremment. On n’a jamais dit, «&amp;nbsp;de l’euro faisons table rase et demain seront les monnaies de garage&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Pourquoi rompre avec le concept même de l’Euro&amp;nbsp;? C’est inutile&amp;nbsp;! L’Euro, qui est fort, va bien avec les forts. Laissons-le-leur. Au surplus, cela fait bien longtemps que l’Euro est la monnaie dans laquelle les banques aiment se parler, échanger, spéculer. Conservons-le, même si, comme mon père le disait«&amp;nbsp;Pour les petits, l’Euro est trop fort&amp;nbsp;». Justement, conservons-le pour les forts.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;En revanche, l’euro ne doit absolument pas être conçu comme le cilice qui fait venir le sybarite dans les voies du seigneur, comme le fouet qui fait s’abimer en extase le flagellant. Dit en termes moins fleuris, l’euro ne peut pas être pour les européens le risque d’être laminés et transformés en européen abstrait et désincarné. La France sait ce que c’est que de transformer des provinciaux aux parlers nombreux et chaleureux en français conceptuels au parler pointu. Les français &amp;nbsp;n’ont pas été&amp;nbsp; très heureux de voir leur pays se désertifier et chaque provincial ambitionner de devenir parisien&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Donc, revenons à l’idée un peu poétique qui consisterait à inventer les monnaies de garage pour …. sauver l’euro. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Une monnaie pour la Catalogne ne veut pas dire que l’euro n’existe plus. La dollarisation d’un pays n’a jamais impliqué l’usage systématique du dollar dans l’ensemble des transactions commerciales. Il est même arrivé qu’une monnaie, sous un même nom cache deux taux de conversion en une troisième. C’était le cas du dollar au milieu du XIXème siècle qui, lorsqu’il était émis par une banque de l’Ouest, ne pesait pas le même poids d’or que lorsqu’il était émis par une banque de l’Est. Résultat&amp;nbsp;: l’Ouest attirait l’épargne de l’Est&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-559060&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://kritiks.blogspirit.com/media/00/00/2896557517.jpg&quot; alt=&quot;monnaie, pascal ordonneau, économie, finance, crise, point de vue, philosophie&quot; /&gt;Des zones monétaires AOC&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Il est temps de proposer&amp;nbsp;: la Commission Européenne aura la responsabilité du sujet&amp;nbsp;: définir à l’intérieur de la Zone euro, des zones «&amp;nbsp;Parker&amp;nbsp;». La liberté est à Europe ce que la beauté est à Venus. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Il y aurait ceux qui décideraient d’être Euro, du haut en bas, petits et grands, entreprises et pouvoirs publics. A leurs risques et périls, mais aussi à leurs bénéfices, car chez eux se trouveraient nécessairement les grandes banques, les grands marchés financiers, les grandes compagnies d’assurance etc. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Il y aurait ceux, qui ont envie, pour longtemps ou pour un petit bout de temps, d’être entre eux. Comme on se resserre, devant le cantou, les uns contre les autres, quand il fait froid. Ceux qui veulent se protéger contre les grands vents qui balayent la planète. Ceux-là &amp;nbsp;pourraient décider de prendre une monnaie pour eux, locale, uniquement convertible en Euro (il ne faudrait quand même pas que les Etats-Unis viennent dollariser ces braves gens… il y a aussi le danger chinois…sans parler des mafias en tous genres) avec un taux de change fixe… jusqu’au moment où il serait décidé un nouveau taux de change&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Pour éviter des gredineries ou des palinodies, on dirait qu’il y a des critères. Qu’il faut au moins 1million de personnes concernée par chaque projet (il y aurait une exception pour le Luxembourg&amp;nbsp;!). On dirait… mais tout ça est connu. Chaque fois qu’il y a un projet européen, il y a des commissions, des rapports, des présidences qui tournent, des sherpas. Simplement, il faudra aller vite, c’est la survie de l’Euro qui se joue ici.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Il y aurait une prudence à toujours garder à l’esprit. La multiplication des monnaies n’enrichit pas sans risque&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;trop de monnaies, tuent la monnaie&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pascalordonneau.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pascal Ordonneau&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>FREDERIC JOIGNOT</name>
            <uri>http://fredericjoignot.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>LA DISPARITION D'EDOUARD GLISSANT, L'ECRIVAIN ANTILLAIS, QUI ÉCRIVAIT : ” LA CREOLISATION DU MONDE EST IRREVERSIBLE ”</title>
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        <id>tag:fredericjoignot.blogspirit.com,2011-02-03:34056</id>
        <updated>2011-02-03T10:42:00+01:00</updated>
        <published>2011-02-03T10:42:00+01:00</published>
        <summary>           News News News .  Edouard Glissant est décédé ce matin, lui qui...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/medium_glissant.3.gif&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;269&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;News News News&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Edouard Glissant est décédé ce matin, lui qui semblait indestructible, si grand, si solide, toujours grand vivant. &lt;/strong&gt;Je l'avais&amp;nbsp; rencontré en janvier 2005 pour le Monde Magazine alors qu'il venait d'achever son dernier ouvrage &quot;La cohée du lamentin&quot; pour les éditions Gallimard. À cette époque, la rumeur de sa nomination pour le prix Nobel enflait - ce qui l'inquiétait beaucoup&amp;nbsp; :  &quot; &lt;em&gt;Les gens du Nobel détestent les rumeurs&lt;/em&gt; &quot;, disait-il.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Je republie ici cet entretien. Le philosophe et  écrivain martiniquais, qui se pense comme &quot;&lt;em&gt;Caraïbe&lt;/em&gt;&quot; et citoyen du &quot;&lt;em&gt;chaos-monde&lt;/em&gt;&quot;&lt;/strong&gt; y explique pourquoi la &quot;&lt;em&gt;créolisation généralisée&lt;/em&gt;&quot;  des sociétés est irréversible, l'Europe devrait se penser comme un &quot;&lt;em&gt;archipel&lt;/em&gt;&quot; et les écrivains français cesser de décrire leur nombril.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;------------------------------------------------------------------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;CHEZ EDOUARD GLISSANT, PARIS, SIXIEME ARRONDISSEMENT...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt; &lt;strong&gt;...C'est un colosse souriant. Large d'épaules, des mains de percussionniste, amical.&lt;/strong&gt; Il vous reçoit dans un bel appartement du VIIe arrondissement de Paris la chemise mal fermée, sans cérémonie. À 73 ans, Edouard Glissant, écrivain français prolifique et nobélisable, Docteur Honoris Causa de l'Université de New York, ne montre aucune fatuité, ou pose, comme tous les grands. Content de discuter, détendu, tout de suite il s'emporte, il digresse, il rit. Edouard Glissant. Son nom annonce son œuvre. Il fut sans doute, selon lui, inventé après l'abolition de l'esclavage dans les Antilles, quand les Noirs s’attribuaient un nom d’homme libre : du nom du colon &quot;Senglis&quot;, ils firent &quot;Glissant&quot;, en l'inversant par jeu, comme aime à faire le créole. Car Edouard Glissant est à la fois le poète et le philosophe de la &quot;créolisation irréversible du monde&quot;. Cette thématique traverse tous ses livres, ses romans, ses essais, ses poèmes. Elle vient de loin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Né en 1928 à Sainte-Marie, en Martinique, Edouard Glissant a fait ses études au lycée Schoelcher -l’homme qui a aboli l’esclavage dans les colonies- de Fort-de-France.&lt;/strong&gt; Après des études de philosophie à la Sorbonne, il commence d'écrire plusieurs recueils de poèmes -Un champ d'îles, 1953, La terre inquiète, 1954 - qui le font aussitôt connaître. Il participe de tous les mouvements d'idées qui agitent les écrivains et les intellectuels africains et antillais de l'époque, et s'illustre pendant le congrès des artistes noirs de Paris (1956). Il s'approche d'Aimé Césaire, chez qui il critiquera la revendication de la &quot;négritude&quot; - comme aujourd'hui il se méfie de l'&quot;afrocentrisme&quot; des Noirs américains, &quot;ce retour à des racines irrémédiablement perdues&quot;-, et devient l'ami de Franz Fanon, qui vient de décrire les ravages psychiques de l'assimilation forcée dans les Antilles. Il signe en 1960 le Manifeste des 121 emmené par Sartre, qui soutient le droit à l'insoumission en Algérie. En 1961, il fonde avec Paul Niger le Front Antillo-Guyanais pour l'Autonomie, aussitôt interdit. Edouard Glissant se voit alors expulsé de Guadeloupe et assigné à résidence en France.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; LA POÉTIQUE DE LA RELATION&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt; En même temps, le jeune écrivain commence son œuvre romanesque. En 1958, &quot;La Lézarde&quot; obtient le prix Renaudot. Ce livre, à la fois roman d'amour, récit d'une lutte politique contre les colons, conte poétique et quête initiatique d'une identité caraïbe révèle d'emblée toutes les préoccupations d'Edouard Glissant. Il débute une longue saga martiniquaise en quatre volumes, continuée pendant vingt ans : Le quatrième siècle (1965, prix du meilleur roman de langue française), Malemort (1975), La case du commandeur (1981). De retour aux Antilles en 1965, l'écrivain, qui vient de publier Monsieur Toussaint, une pièce de théâtre consacrée à Toussaint-Louverture le mythique libérateur noir des esclaves de Haïti, fonde bientôt l'Institut Martiniquais d'Etudes et la revue de sciences humaines Acoma. Edouard Glissant reprend alors son œuvre poétique avec Boises (1979), et publie ses premiers essais consacrés à la créolisation du monde : L'intention poétique (1969), Le discours Antillais (1981). Sa renommée intellectuelle lui vaut d'être nommé directeur du Courrier de l'Unesco en 1982, puis vice-président du Parlement international des écrivains.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; Depuis, Edouard Glissant continue d'écrire romans, poèmes et essais à un rythme fourni.&lt;/strong&gt; Dans ses essais Poétique de la relation (1990) et Le Traité du Tout Monde (1997), il développe ses idées sur la nécessité de quitter les &quot;pensées ataviques et enracinées&quot; pour se créer une nouvelle manière d’être, ouverte aux autres : &quot;une identité-relation&quot;. Dans ses romans Sartorius (1999) et Ormerod (2003), il entreprend de raconter l'histoire extraordinaire des Batoutos, le peuple invisible symbolique de tous les peuples africains persécutés. Son écriture, un français poétique nourri de créole antillais et de mythes africains -&quot;&lt;em&gt;la langue créole m'est naturelle, &lt;/em&gt;dit-il, &lt;em&gt;elle vient à tout moment irriguer ma pratique écrite du français, et mon langage provient de cette symbiose&lt;/em&gt;&quot;- devient plus originale et baroque, sans jamais céder au pittoresque, et sans se perdre, même si elle reste parfois opaque. Elle rappelle les poèmes de Saint John Perse ou même d’André Breton, les monologues hantés des personnages de Toni Morrison, ou certains textes caraïbes d’Alejo Carpentier. La grande quête d’une écriture exploratrice, s’essayant à tous les genres, donnée par Italo Calvino dans &quot;La machine littérature&quot;, semble faite pour lui : &quot;&lt;em&gt;(L'écriture) mue par un désir de connaissance qui est tantôt théologique, tantôt spéculatif, tantôt magique, tantôt encyclopédique, tantôt attaché à la philosophie naturelle, tantôt à une observation transfigurante de visionnaire&lt;/em&gt;.&quot; L’œuvre d’Edouard Glissant, un des rares auteurs francophones à espérer le prix Nobel, n’a pas fini de surprendre par ses explorations philosophiques, politiques et littéraires.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt; &lt;em&gt;Tous les livres d'Edouard Glissant ont été publiés ou republiés aux éditions Gallimard&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;ENTRETIEN AVEC EDOUARD GLISSANT&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;(publié dans Le Monde 2, janvier 2005)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/medium_glissant.3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;164&quot; height=&quot;243&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;-Qu’entendez-vous par la nécessité de développer une &quot; pensée du tremblement &quot;, à laquelle vous consacrez votre prochain livre ? Selon vous, seule une telle pensée permet de comprendre et vivre dans notre monde chaotique et cosmopolite ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Edouard Glissant :&lt;/strong&gt;- Nous vivons dans un bouleversement perpétuel où les civilisations s'entrecroisent, des pans entiers de culture basculent et s'entremêlent, où ceux qui s'effraient du métissage deviennent des extrémistes. C’est ce que j'appelle le &quot; chaos-monde &quot;. On ne peut pas diriger le moment d’avant, pour atteindre le moment d’après. Les certitudes du rationalisme n'opèrent plus, la pensée dialectique a échoué, le pragmatisme ne suffit plus, les vieilles pensées de systèmes ne peuvent comprendre le chaos-monde. Même la science classique a échoué à penser l'instabilité fondamentale des univers physiques et biologiques, encore moins du monde économique, comme l'a montré le prix Nobel de chimie Ilya Prigogine. Je crois que seules des pensées incertaines de leur puissance, des pensées du tremblement où jouent la peur, l’irrésolu, la crainte, le doute, l'ambiguïté saisissent mieux les bouleversements en cours. Des pensées métisses, des pensées ouvertes, des pensées créoles. -Pourriez-vous donner une définition de la créolisation ? E.G : L'apparition de langages de rue créolisés chez les gosses de Rio de Janeiro, de Mexico, ou dans la banlieue parisienne, ou chez les gangs de Los Angeles. C'est universel. Il faudrait recenser tous les créoles des banlieues métissées. C’est absolument extraordinaire d'inventivité et de rapidité. Ce ne sont pas tous des langages qui durent, mais ils laissent des traces dans la sensibilité des communautés. Même histoire en musique. Si on va dans les Amériques, la musique de jazz est un inattendu créolisé. Il était totalement imprévisible qu'en 40 ou 50 ans, des populations réduites à l’état de bêtes, traquées jusqu’à la guerre de cessetion, qu’on pendait et brûlait vives aient eu le talent de créer des musiques joyeuses, métaphysiques, nouvelles, universelles comme le blues, le jazz et tout ce qui a suivi. C’est un inattendu extraordinaire. Beaucoup de musiques caribéennes, ou antillaises comme le merengue, viennent d'un entremêlement de la musique de quadrille européenne et des fondamentaux africains, les percussions, les chants de transe. Quant aux langues créoles de la Caraïbe, elles sont nées de manière tout à fait inattendue, forgée entre maîtres et esclaves, au cœur des plantations. La créolisation, c’est un métissage d'arts, ou de langages qui produit de l’inattendu. C'est une façon de se transformer de façon continue sans se perdre. C'est un espace où la dispersion permet de se rassembler, où les chocs de culture, la disharmonie, le désordre, l'interférence deviennent créateurs. C'est la création d'une culture ouverte et inextricable, qui bouscule l’uniformisation par les grandes centrales médiatiques et artistiques. Elle se fait dans tous les domaines, musiques, arts plastiques, littérature, cinéma, cuisine, à une allure vertigineuse…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/medium_edouard_glissant.3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;223&quot; height=&quot;298&quot; /&gt;&lt;em&gt;-Selon vous l’Europe se créolise. Vous n'allez pas faire plaisir au courant souverainiste français…&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;strong&gt;E.G :&lt;/strong&gt; -Oui l'Europe se créolise. Elle devient un archipel. Elle possède plusieurs langues et littératures très riches, qui s'influencent et s'interpénètrent, tous les étudiants les apprennent, en possèdent plusieurs, et pas seulement l’anglais. Et puis l'Europe abrite plusieurs sortes d'îles régionales, de plus en plus vivantes, de plus en plus présentes au monde, comme l'île catalane, ou basque, ou même bretonne. Sans compter la présence de populations venues d'Afrique, du Maghreb, des Caraïbes, chacune riche de cultures centenaires ou millénaires, certaines se refermant sur elles-mêmes, d'autre se créolisant à toute allure comme les jeunes Beurs des banlieues ou les Antillais. Cette présence d'espaces insulaires dans un archipel qui serait l’Europe rend les notions de frontières intra-européennes de plus en plus floues.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;em&gt;-Dans votre dernier roman, &quot;Ormerod&quot;, vous écrivez : &quot;Qu'y a-t-il de commun entre le souffle du conteur, et les bêtes et le vent, un vonvon, un manicou, un colibri, et Flore Gaillard à Sainte Lucie en 1793, et la tragédie de Grenade en l'an 1983, et un taureau exaspéré ? C'est l'archipel des Caraïbes&quot;. Votre &quot;archipel européen&quot; semble influencée par l'archipel caraïbe ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;E.G :&lt;/strong&gt; -L'archipel caraïbe s'étend jusqu'à la côte colombienne de l'Amérique du Sud et la grande ville de Cartagena, atteint la Floride et la Caroline, et regroupe une quantité d'îles de toute taille. Tout au long de cet archipel, on a assisté à une intense diffusion de la colonisation européenne, puis la colonisation de tous par tous, ce qui a nourrit la créolisation et ses surprises à répétition. En 1902, pendant l'éruption de la Montagne Pelée à Saint-Pierre, sur les 98 bateaux qui étaient dans la rade, 64 venaient de Caroline ou des Etats américains. Les Américains du sud des Etats-Unis ont vécu là-bas, ils ont adopté le style de vie des îles, ils se sont installés à Porto Rico, aux Bahamas, à Grenade. Ils ont été confrontés à des Noirs, des Espagnols, des Français, des métis, ils se sont créolisés. Ce ne fut pas une américanisation pour autant. Voyez l'incroyable richesse des musiques caraïbes depuis le jazz latino, en passant par le zouk, le reggae, le steel band, la salsa et le &quot;son&quot; cubain, etc, sans compter les nouveaux mélanges salsa-reggae, merengue-jazz. Voyez la littérature et la poésie caraïbe depuis Aimée Césaire, sans oublier le prix Goncourt de Chamoiseau, ou l'extraordinaire littérature haïtienne, avec par exemple Jacques Stephen Alexis ou Franketienne. L'archipel offre un modèle de diffusion chaotique de l'art et de la pensée du tremblement, sans uniformisation, au contraire à travers la créativité poétique. L'Europe devrait y réfléchir, elle qui offre une telle mosaïque de langues et ne cherche pas à s'uniformiser culturellement…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;-La notion d'identité nationale, ou ethnique, ou tribale devient beaucoup plus difficile dans un monde-archipel. Il faudrait mieux selon vous s'ouvrir et se forger ce que vous appelez dans votre essai &quot;Poétique de la Relation&quot; : &quot;une Identité-relation&quot; ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;E.G&lt;/strong&gt; : -Les identités fixes deviennent préjudiciables à la sensibilité de l’homme contemporain engagé dans un monde-chaos et vivant dans des sociétés créolisées. L’Identité-relation&quot;, ou l&quot;identité-rhizome&quot; comme l'appelait Gilles Deleuze, semble plus adaptée à la situation. C’est difficile à admettre, cela nous remplit de craintes de remettre en cause l'unité de notre identité, le noyau dur et sans faille de notre personne, une identité refermée sur elle-même, craignant l'étrangeté, associée à une langue, une nation, une religion, parfois une ethnie, une race, une tribu, un clan, une entité bien définie à laquelle on s'identifie. Mais nous devons changer notre point de vue sur les identités, comme sur notre relation à l’autre. Nous devons construire une personnalité instable, mouvante, créatrice, fragile, au carrefour de soi et des autres. Une Identité-relation. C'est une expérience très intéressante, car on se croit généralement autorisé à parler à l'autre du point de vue d'une identité fixe. Bien définie. Pure. Atavique. Maintenant, c'est impossible, même pour les anciens colonisés qui tentent de se raccrocher à leur passé ou leur ethnie. Et cela nous remplit de craintes et de tremblements de parler sans certitude, mais nous enrichit considérablement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/medium_2001297-9752.3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;148&quot; height=&quot;222&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;-Vous dites regretter que la littérature française ne soit pas du tout &quot;ouverte au mouvement du monde&quot; et encore moins créolisée?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;strong&gt;E.G :&lt;/strong&gt; C'est la même chose à chaque rentrée littéraire. En France, on pratique une espèce de refus fondamental à s'enrichir de la diversité. La littérature française a oublié le mouvement du monde. Elle ne traite plus que des para-problèmes de psychologie, elle est retournée sur elle-même, elle ne nous apprend presque rien de ce qui se passe dans cette société métissée, elle est frileuse de tout, surtout du plaisir et des autres, elle est monotone et monocorde. La littérature française a un gros problème avec le baroque que n'a pas la littérature latino-américaine ou caraïbe. Les Français se sont beaucoup renfermés sur eux-mêmes après la guerre, rejetant les étrangers et la vie qui les bousculait, appelant à l' &quot;intégration &quot; et l’&quot;assimilation &quot; des immigrés, c'est-à-dire à l'érasement de leurs cultures. Aux Etats-Unis, ils n'ont pas peur des leurs étrangers, ni de ce qu'ils apportent à leur pays. Prenez des Algériens français comme les Harkis, on a essayé de les cacher, de les isoler. La France les a rejetés. La population ne les a pas accueillis, on a vu très peu d’interactions entre la population harki et française. Pourtant, en même temps, la relation se passait dans l’inconscient, les Français savaient qu'il se passait quelque chose de très grave entre eux et les Algériens. L’inconscient de la guerre d’Algérie, le déni, la culpabilité, ont toujours été très puissants, mais très peu d'écrivains en ont parlé. La richesse de la société française, de son histoire, n'a pas la littérature qu'elle mérite. Mais ce sera éphémère, tout cela va changer bientôt... *&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; *En cette rentrée 2005, dejà, on lira &quot;Kiffe demain&quot;. Grasset&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>FREDERIC JOIGNOT</name>
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        <title>”LE TRIOMPHE DE LA CUPIDITE” DE JOSEPH. E. STIGLITZ, PRIX NOBEL D'ECONOMIE PUBLIÉ EN FRANCE EN POCHE. UNE LEÇON DE CHOSE</title>
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        <updated>2010-12-30T11:07:00+01:00</updated>
        <published>2010-12-30T11:07:00+01:00</published>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/2106049390.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-261166&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/1995280315.jpg&quot; alt=&quot;2008_10_fuldcaphill.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(On voit ici le président-directeur-général de la banque Lehman, Dick Fuld - surnommé &quot;le gorille&quot; par le New York Times pour sa brutalité envers le petit personnel -&amp;nbsp; à la sortie du tribunal de New York en octobre 2008. Il était alors poursuivi pour ses émoluments de 2007, juste avant la faillite de la banque , estimés à 100 millions de dollars. Ajoutez 460 millions de dollars pour les années précédentes. Sa prime de départ&amp;nbsp; d'après faillite intéressait aussi le tribunal :&amp;nbsp; 62 millions de dollars. Des manifestants l'attendaient à la sortie du Palais de Justice, on lit sur les panneaux &quot;Escroc&quot;, &quot;Capitaine Cupide&quot;)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;NEWS NEWS NEWS. &lt;strong&gt;&quot;Le triomphe de la cupidité&quot; (&quot;Freefall&quot; en anglais, &quot;Chute libre&quot;) de Joseph Stiglitz, est publié en poche (BABEL) début janvier chez Actes Sud. Prix Nobel d'économie 2001, ancien&amp;nbsp; conseiller économique de Bill Clinton (les années prospères de l'Amérique), ancien vice-président de la Banque Mondiale (dont il a démissionné, dénonçant déjà ceux qu'il appelait les &quot;&lt;em&gt;fondamentalistes du marché&lt;/em&gt;&quot;), il s'est montré un des économistes les plus clairvoyants de la décennie en annonçant dès 2003 les dangers des crises chroniques du capitalisme financier - il publiait&amp;nbsp; alors &quot;Quand le capitalisme perd la tête&quot; (Fayard). &lt;/strong&gt;Je l'avais rencontré&amp;nbsp; en février 2004 pour &lt;em&gt;Le Monde Magazine,&lt;/em&gt; alors qu'il revenait du &quot;Forum Social&quot; de Bombay (altermondialiste) après avoir été invité par le &quot;Forum Economique Mondial&quot; de Davos - où se retrouvent les plus grands dirigeants d'entreprise et les leaders politiques. À l'époque déjà, il tenait des propos qui allaient s'avérer prophétiques au regard du tsunami qui a dévasté la planète financière et ébranlé gravement l'économie mondiale (voir ci-dessous l'entretien de 2004 pour Le Monde Magazine)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quatre ans plus tard, interrogé le 18 septembre 2008 par le site d'idées américain Big Think, &lt;/strong&gt;le lendemain de la faillite de la banque d'investissements Lehman Brothers, considérée comme un des fleurons de Wall Street et des banques d'affaires, Joseph Stiglitz donnait son analyse de la crise des subprimes. Il ne cachait pas sa colère contre les dirigeants incompétents et cupides de la planète financière espérant avant sauver leurs parachutes dorées et leurs bonus après l'annonce du plan de sauvetage de l'Etat américain, financé par les particuliers, estimé à 1000 milliards de dollars - voir ci-dessous l'entretien donné à Big Think, publié dans la Revue RAVAGES en mai 2009.&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;I - RENCONTRE AVEC JOSEPH E.STIGLITZ A PARIS (février 2004)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/de931c949fd5ec2a6bb4d81959587142.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-126502&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/de931c949fd5ec2a6bb4d81959587142.gif&quot; alt=&quot;de931c949fd5ec2a6bb4d81959587142.gif&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;... Il dit des choses graves Joseph E. Stiglitz ce matin là, le prix Nobel d'économie 2001, qui doit rencontrer dans l'après-midi le premier ministre Jean-Pierre Raffarin, puis le premier socialiste François Hollande, puis, peut-être, demain, le président Chirac.&lt;/strong&gt; Quand on sait que ce monsieur si demandé - barbe poivre et sel, lunettes rondes d'intellectuel, voix très grave, sourire confondant - a dirigé quatre ans le Council of Economic Advisers de la présidence Clinton, quand l'économie américaine était florissante et conservait un cap social, qu'il a été vice-président de la Banque Mondiale, forcément, vous l'écoutez. &quot;&lt;em&gt;Un inquiétant fanatisme libéral règnent dans les institutions financières internationales,&lt;/em&gt; énonce-t-il froidement. &lt;em&gt;La Banque Mondiale, le FMI, l'OMC sont pleins d'experts dogmatiques et suffisants, de &quot;bolchéviques du marché&quot; qui accumulent les incohérences et les dégâts dans les pays pauvres. C'est très grave. Et c'est contre-productif. Etonnez-vous après que la colère monte dans ces pays..&lt;/em&gt;.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Après cette énormité, il vous sourit,&lt;/strong&gt; charmeur, et déjà il reprend, la voix caverneuse. &quot;&lt;em&gt;Le capitalisme privé lui aussi dérive de façon dangereuse. Les années 1990 ont été celles des sophismes comptables, des excès de déréglementation, de la cupidité des entreprises et de la complicité des banques. On a assisté au retour du capitalisme de copinage, nous qui défendons l'économie de marché. Voyez tous les énormes scandales financiers révélés, et toutes ces faillites catastrophiques, ces licenciements massifs, depuis l'effondrement d'ENRON, quand le cabinet d’audit Andersen, un des plus fameux, en charge d’examiner le groupe avant sa terrible faillite, était de mèche avec eux&lt;/em&gt;.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/26-consumption.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/26-consumption_150.jpg&quot; alt=&quot;26-consumption.jpg&quot; width=&quot;169&quot; height=&quot;236&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Celui qui assène posément ces formidables critiques n'est pas un militant d'Attac.&lt;/strong&gt; Il a traité chaque jour, des années durant, avec le grand capital international, et est aujourd'hui professeur à la Columbia Business School de New York. Il continue : &quot; &lt;em&gt;Et cette complicité remontait jusque dans les institutions internationales... En matière de politique énergétique par exemple, les gens du FMI allaient consulter les services ENRON, pas les environnementalistes et les populations concernées. Leurs intérêts coïncidaient. Ils décidaient en vase clos. Les faillites ont suivi.&lt;/em&gt; &quot; Car c'est cela qui alarme Joseph E. Stiglitz l'économiste pragmatique, longtemps confronté aux responsabilités dans l'administration Clinton. La généralisation de la mauvaise économie pour cause de dogme ultra-libéral partagé à tous les niveaux des grandes institutions internationales - jusqu'à la fraude, l'abscence de contre-pouvoir et de contrôle indépendant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;DU FORUM SOCIAL DE BOMBAY À DAVOS, SUISSE&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ce 2 février, Joseph Striglitz revient d'un périple qui semblera schizophrénique à tous&amp;nbsp; ne veulent pas voir les folles contradictions de notre époque. À Bombay, il a assisté au Forum Social Mondial, 85.000 altermondialistes venus d'Inde, d'Asie, d'Amérique Latine, d'Europe, et parlé devant 6000 personnes de la nécessité d'instaurer une &quot;protection sociale universelle&quot;. Ensuite, direction Davos, la station de ski snob du canton des Grisons, en Suisse, pour participer au Forum Economique Mondial avec mille dirigeants des plus puissantes entreprises internationales, plusieurs chefs d'Etat occidentaux, les ministres de l'économie et des invités de marques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;strong&gt;Peu d'hommes au monde peuvent se permettre ce grand écart intellectuel&lt;/strong&gt;. Comment le professeur Stiglitz, qui a enseigné l'économie à Oxoford, à Yale, à Princeton, à Stanford, a-t-il vécu ce passage d'un monde à l'autre ? Cette fois l'émotion perce sous les lunettes rondes. À Bombay, il a rencontré des syndicalistes en colère, des o.n.g militantes, des paysans sans terre. Des gens qui parlaient de misère, de faim, de mortalité infantile, d'épidémies, qui protestaient, qui manifestaient. À Davos, il a rejoint une ville pleine de limousines noires, protégée par plusieurs murs de policiers, pour discuter d'un &quot;Partenariat pour plus de prospérité et de sécurité&quot;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &quot;&lt;em&gt;À Bombay,&lt;/em&gt; ironise-t-il, &lt;em&gt;&quot;prospérité&quot; était un gros mot. En matière de &quot;sécurité&quot;, ils pensaient insécurité du travail, insécurité d'existence, insécurité face aux violences policières. À Davos, les grands patrons poursuivaient les hommes d'état dans les couloirs, pour les convaincre de leur savoir faire. À Bombay, les délégués parlaient d'endettement chronique, d'inégalité, de l'impunité des plus forts, du micro-crédit. À Davos, un ancien dirigeant d'une institution internationale a expliqué que le sort de l’humanité s'améliore tous les jours&lt;/em&gt;...&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LE FOSSE SE CREUSE ENTRE RICHES ET PAUVRES&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/26-consumption.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/26-consumption_150.jpg&quot; alt=&quot;26-consumption.jpg&quot; width=&quot;169&quot; height=&quot;236&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Joseph E. Stiglitz hausse une épaule. On le sent glacé. Selon lui, les bureaucrates des institutions financières ne connaîssent rien aux véritables conditions de vie des gens du Sud.&lt;/strong&gt; Il n'est jamais sorti des hôtels cinq étoiles du Tiers Monde, comme la plupart des experts de l'OMC ou du FMI. Que comprend-il à l'économie des pays pauvres ? La colère perce dans sa voix. Quand Stiglitz est arrivé à Davos, trois nouveaux énormes scandales financiers inquiètaient les hommes aux limousines. L'affaire du trou pharamineux chez Parmalat en Italie, que personne n'attendait, les doutes terribles sur la comptabilité du numéro 1 mondial du travail temporaire, le suisse Adecco, les révélations du procès Vodafone-Mannesmann en Allemagne, avec la prime illégale de 57 millions d'euros versée aux dirigeants. Ce 2 février, de retour de Davos, l'observateur privilégié qu'est Joseph E. Stiglitz est inquiet. Il voit dans le fossé entre Bombay et Davos, entre les préoccupations inconciliables des pays du Sud et les pays du Nord, un nouvel et dramatique exemple de ces &quot;&lt;em&gt;dysfonctionnements et ces asymétries de l'information en économie&quot;&lt;/em&gt;, dont l'analyse systématique lui ont valu son prix Nobel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;STIGLITZ DEMISSIONNE DE LA BANQUE MONDIALE&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Joseph E. Stiglitz a démissionné bruyamment de la présidence de la Banque Mondiale en janvier 2000, un véritable scandale politique&lt;/strong&gt;. Le secrétaire américain au Trésor, Larry Summers, lui reprochait de freiner l'assainissement des économies du Sud, en s'opposant aux principes classiques d'ouverture au marché des capitaux, de privatisation des entreprises bureaucratisées, de dérégulation financière et de désétatisation. D'être un &quot;keyneisien&quot; retardé. Stiglitz, depuis, s'en expliqué sur son geste. Pendant trois ans, il a juste cherché à introduire &quot;une dose de prudence, de pragmatisme et de respect pour les traditions et la souveraineté des pays du Sud&quot;. Il se méfiait de la &quot;capitalisation brutale des marchés&quot; prônée par les experts. Il proposait de s'appuyer sur certains états et gouvernements, même corrompus ou bureaucratiques, pour les faire venir vers le marché et les réformer, sans les humilier. Il préconisait de ne pas privatiser des domaines publics comme l'eau, l'électricité, le gaz, la distribution alimentaire, l'éducation. &quot;Une dose de bonne économie&quot; répète-t-il.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il précise, presque peiné de redire ces évidences.&lt;/strong&gt; &quot;&lt;em&gt;En mars dernier, le chef économique du conseil d’administration du FMI a reconnu que la capitalisation des marchés dans les années 1990, à sa grande surprise, n’avait pas conduit à plus de croissance dans les pays du Sud, mais au contraire accru l’instabilité économique. En cinq minutes, vous pouviez comprendre, pourtant ! Peut-on construire une usine sur la base d'argent prêté, cet &quot;argent chaud&quot; qui circule, et qui peut disparaître du jour au lendemain ? Non. Alors cet argent devient un facteur de déstabilisation&lt;/em&gt;.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;FMI : MOINS DE CHOC PLUS DE THERAPIE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/26-consumption.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/26-consumption_150.jpg&quot; alt=&quot;26-consumption.jpg&quot; width=&quot;169&quot; height=&quot;236&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;À la Banque Mondiale, Joseph E. Stiglitz n'arrivait pas à se faire entendre. Il se sentait muselé. Inutile.&lt;/strong&gt; Il a préféré démissionner. Un an plus tard, honoré du prix Nobel, il a haussé le ton, avec un livre aujourd'hui best seller mondial &quot;La grande illusion. Pourquoi la mondialisation ne marche pas&quot; (Fayard). Un essai d'économiste en colère, souvent outré, où l'homme règle ses comptes. Mais passionnant sur ce qu'il révèle des coulisses des grandes institutions financières. Stiglitz cherche à nous convaincre, dans le détail, exemples à l'appui, comment le FMI a précipité l'Asie de l'Est dans la crise, retirant l’aide alimentaire à l’Indonésie au pire moment, ce qui a entraîné des émeutes, ou encore en abandonnant, par obsession anti-étatique, les ressources naturelles et les matières premières de la Russie à quelques oligarques et aux mafias. Des critiques très graves, formulées par ailleurs par des grands économistes comme Krugman. Dans cet essai, notre prix Nobel dénonce encore les périlleuses &quot;thérapies de choc&quot; imposées aux pays pauvres. Toujours les mêmes recettes standards. Mécaniquement appliquées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; Moins de choc, plus de thérapie, demande-t-il. Moins de dogme économique, plus de réalisme économique. Moins d'idéologie, plus de pragmatisme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; Alerté par ces critiques, le président de la Banque Mondiale, James Wolfenshon, brillant économiste, s'est inquièté. Il a rappelé Sitiglitz pour fonder avec lui un observatoire social de la mondialisation. À l'inverse, beaucoup d'experts du FMI, des responsables du Trésor américain, l'ont attaqué. Ils ont parlé d'&quot;un maniaque du complot&quot;. D'une vision paranoïaque des institutions financières, quand celles-ci font ce qu'elles peuvent, se démenant pour développer une mondialisation irréversible, profitable à tous à long terme. Quand le FMI, disent ces détracteurs, refuse d'accorder des aides à des gouvernements corrompus comme l'Ethiopie, ou l'Ouganda, ce n'est pas par aveuglement libéral, ou dogme anti-étatique, mais parce qu'ils savent que l'argent va disparaître, épongé par la corruption.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LES FONDAMENTALISTES DU MARCHé&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Joseph E. Stiglitz déteste être considéré comme un paranoïaque, ou un donneur de leçon.&lt;/strong&gt; Il se défend pied à pied, accroché &quot;à la réalité économique&quot;. En sept années au pouvoir, tout en continuant à travailler sur les modèles théoriques, il a eu amplement le temps de vérifier ses analyses. Que dit-il de ses détracteurs ? &quot;&lt;em&gt;Au FMI,&lt;/em&gt; ironise-t-il, on les appelle les &quot;portes tournantes&quot;, t&lt;em&gt;out ce système de décideurs qui entrent, sortent, reviennent, permutent, se consultent, sans qu’aucune influence extérieure ne les atteigne. Le tableau noir de la faculté les obsède. Ils multiplient les vœux pieux, comme si tous les rouages de la concurrence et du marché fonctionnaient à la perfection, avec une craie ! Ils finissent par prendre des décisions irréalistes, servant toujours les mêmes intérêts, les mêmes idées. Il faut bien se confronter à la réalité un jour, travailler sur le terrain avec les hommes en place, les former, même quand la corruption existe.&lt;/em&gt;&quot;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; Aujourd'hui Joseph E. Stiglitz publie un nouvel essai &quot;Quand le capitalisme perd la tête&quot;. Cette fois, le prix Nobel attaque plus fort. C'est le modèle néo-libéral du capitalisme qu'il récuse, tout simplement. Celui-ci aurait fait son temps. Pas le capitalisme, mais sa forme néolibérale. Il est contre-productif. Il est anti-démocratique. Il doit être réformé. Vite. Il faut en finir avec les mythes qui font sa gloire. &quot;&quot;&lt;em&gt;La fameuse &quot;main invisible&quot; et régulatrice du marché ? Elle est invisible, oui, parce qu'elle n'existe pas. Le marché ne se régule pas de lui-même. La &quot;théorie du ruissellement&quot; chère à Reagan, pour qui l'enrichissement des riches &quot;ruisselle&quot; toujours sur les plus pauvres ? C'est tout simplement faux. La condamnation systématique de l'Etat. Elle est dangereuse. Au début du siècle, Upton Sinclair a publié un roman, &quot;La Jungle&quot;, qui se déroule dans une affreuse conserverie de viande, sans aucune hygiène. Le livre a connu un tel succès que la consommation de conserves a plongé aux Etats-Unis. L’industrie de la viande a réagi en adjurant le gouvernement fédéral de lui fixer des normes sévères de propreté. C’était la seule manière de retrouver la confiance du public. Que l’Etat édicte de nouvelles règles. Nous en sommes là aujourd'hui, au niveau de la comptabilité des entreprises et du capital financer, et particulièrement en matière de stock-options. Nous avons besoin de nouvelles règles publiques, indépendantes. Le néolibéralisme apparaît comme un système économiquement malsain. Il génère de la pauvreté. Il est dogmatique et injuste. Il menace la démocratie. C'est un mauvais modèle économique&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'AVENIR : LE CAPITALISME REGULé&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/26-consumption.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/images/26-consumption_150.jpg&quot; alt=&quot;26-consumption.jpg&quot; width=&quot;169&quot; height=&quot;236&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui, Joseph E. Stiglitz est devenu un héros des &quot;libéraux&quot; américains (les démocrates de gauche), mais aussi des altermondialistes&lt;/strong&gt;. Qu'en pense-t-il, lui le professeur d'université, le démocrate en veste de tweed, qui n'a rien d'un militant de la décroissance durable ou d'un black block ? Il se méfie des extrémistes du mouvement. Il critique leur protectionnisme. Il pense que la mondialisation de l'économie offre une véritable chance aux pays du Sud, à condition d'être encadrée par des instances internationales démocratiques, avec des règles du jeu respectées par tous. Mais les altermondialistes, ajoute-t-il, ont raison d'&quot;oser penser à un capitalisme éthique &quot;. &quot;&lt;em&gt;Vous savez,&lt;/em&gt; conclut-il, &lt;em&gt;l'histoire économique connaît des cycles réguliers, elle oscille sans cesse du privé au public, l'économiste Albert Hirschmann l'a bien montré. Sous le cycle &quot;privatisation-fusion&quot; d'aujourd'hui, les populations commencent à se rendent compte que leur existence ne s'arrange pas, ou empire, alors des mouvements éclatent, les gens contestent, ils réclament plus de puissance publique, des garde-fous, plus de justice. Ils reviennent à l'essentiel. Le grand danger serait de ne pas s'en rendre compte.&lt;/em&gt;&quot; Joseph E. Stiglitz range ses dossiers. Sa passion déterminée rappelle le film de Franck Capra, Monsieur Smith au Sénat, où un élu idéaliste (James Steward), seul contre tous, refuse de céder à la pression des industriels et des politiciens marrons. Un vrai démocrate, dans la tradition américaine. Que va-t-il dire cet après-midi à notre premier ministre ? L'Europe ne devrait pas attendre la reprise américaine, car elle sera fragile, au regard de &quot;la dette considérable&quot; accumulée par &quot;le déplorable gouvernement Bush&quot;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; &lt;strong&gt;Sources. Quand le capitalisme perd la tête. Joseph E. Stiglitz. Fayard. Initiative for Policy Dialogue : www.gsb.columbia.edu/ipd&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;II - INTERVIEW JOSEPH STIGLITZ, SEPTEMBRE 2008&lt;br /&gt; « PLUS PERSONNE N'AVAIT CONFIANCE DANS LA BANQUE LEHMAN BROTHERS »&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Interrogé  le 18 septembre par le site d'idées américain Big Think sur la crise  qui dévaste aujourd’hui la planète financière, juste après la chute  historique de la banque d’investissement Lehman Brothers, le prix Nobel  d'économie proposait l’analyse qui suit - sans cacher sa colère co&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;ntre  les dirigeants des grands organismes financiers qui engrangent d’énormes  dividendes grâce au plan de sauvetage de l’Etat amér&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;icain, cela malgré  l’effondrement de leurs entreprises (PUBLIÉ DANS LA REVUE RAVAGES, MAI 2009)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/01/1315138264.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-261179&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/01/259231100.png&quot; alt=&quot;trendline_down.png&quot; width=&quot;247&quot; height=&quot;247&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Des crédits faciles&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;« Revenons à l’origine de la crise, ce qui s’est passé est très  simple. D’abord, dans un contexte de faibles taux d’intérêt et de  régulations laxistes, le secteur des prêts immobiliers a encouragé  massivement les gens à emprunter . Nous nous sommes très vite retrouvés  avec 950 milliards de dollars de ce que j’appelle des « mortgage equity  withdrawals » - des « extractions hypothécaires » (extraction de  liquidité du capital immobilier par un prêt hypothécaire, ndlr). Les  gens retiraient de l’argent de leur capital immobilier, leur maison  achetée à crédit, et en dépensaient une bonne partie. En même temps, les  faibles taux d’intérêt ne stimulaient pas le moindre « boum » dans les  investissements - ni dans les usines, ni dans rien de ce qui aurait  amélioré la productivité de notre économie. Il y a bien eu quelques  investissements, mais dans les maisons, et au-delà de la capacité des  gens à payer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; Ensuite, il y a  eu les « innovations financières », en fait destinées à contourner les  normes de prudence qui étaient jusqu’alors à la base de la bonne santé  de notre système. Par exemple, on accordait des prêts hypothécaires à  100 %, voire plus. Les gens n’avaient même pas à payer les intérêts dus,  si bien qu’à la fin de l’année ils devaient plus d’argent que ce qu’ils  en devaient au début. Alors on leur disait « Ne vous inquiétez pas, le  prix des maisons va continuer de monter, vous allez vous enrichir ». Ils  promettaient ce que les économistes appellent un «free lunch », un  repas gratuit. Or nous savons bien qu’un repas gratuit n’existe pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;« Ils appliquaient le principe « Il y a un pigeon qui se lève chaque matin »&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; Pourtant quelque chose clochait. Pendant que le prix des maisons  grimpait, les revenus des Américains n’augmentaient pas. En fait, le  revenu moyen baissait. La situation des gens en bas de l’échelle se  détériorait. Il y a avait là une impossibilité évidente. Il n’est pas  nécessaire d’être prix Nobel pour comprendre que si les prix des maisons  montent, pendant que le niveau des revenus baisse, un problème va  surgir. Vous ne pouvez pas dépenser 100 % de votre revenu, ou plus, pour  vous loger. C’était un pari dont on pouvait parfaitement prévoir le  résultat. Le résultat, c’est le désastre auquel nous assistons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; À ce moment-là, les financiers ont commencé de reprendre les crédits  immobiliers. Autrefois, lorsqu’une banque accordait un prêt, elle en  devenait responsable, et si c’était un mauvais crédit, elle en  supportait les conséquences. Mais il y a eu une autre « innovation »,  baptisée « titrisation » - on transformait la créance en titre financier  sur le marché des capitaux. La titrisation a permis la diversification  de la prise de risque dans le monde entier. Mais la diversification  comportait un nouveau danger. J’en plaisante parfois avec mes étudiants,  car quand je commence à leur expliquer les avantages de la titrisation,  certains veulent aussitôt se précipiter à Wall Street pour gagner de  l’argent. Seulement, ils n’ont pas écouté la seconde partie du cours. Le  risque vient que la titrisation et la diversification créent une  asymétrie de l’information : la personne qui vendait le crédit en savait  plus sur ce crédit – sa solvabilité - que la personne l’achetant. Les  financiers ont commencé de vendre des crédits douteux au monde entier,  en vertu du principe selon lequel « il y a un pigeon qui se lève tous  les matins ». Ces « pigeons », ils les ont trouvés partout, la  mondialisation ayant ouvert des perspectives entièrement nouvelles pour  détecter des victimes ignorantes. Ils en ont trouvé beaucoup en Europe :  de fait, dans le domaine des prêts hypothécaires, les pertes en Europe  ont été plus grandes qu’en Amérique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;« Ils sont livrés à de l’alchimie. Transformer le plomb en or »&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; Tout cela n’était qu’un château de cartes. Et Lehman Brothers, ayant  acheté un nombre considérable de ces prêts hypothécaires « pourris »,  s’est retrouvée particulièrement exposées. Il faut dire que beaucoup  d’autres gens étaient impliqués dans la combine. Les « agences de  notation » - chargées de contrôler la solvabilité des créances, ndlr -  ont cru qu’elles pouvaient se livrer à une véritable alchimie  financière, transformer le plomb en or. Elles ont cru qu’elles pouvaient  prendre des « subprimes » classées X et des emprunts contractés par des  gens insolvables, puis de se livrer à une sorte de tour de magie pour  les convertir en produits classés A, suffisamment sûrs pour être  intégrés dans les portefeuilles de fonds de pension, ou détenus par des  banques, ou par Lehman Brothers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/1917944297.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-261180&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/1050155267.jpg&quot; alt=&quot;wallstreet0722.jpg&quot; width=&quot;379&quot; height=&quot;262&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Tous  ces tours de passe-passe n’étaient pas fondés sur la réalité. Les  agences de notation financière se faisaient payer par ceux-là même qui  émettaient ces produits compliqués, si peu transparents qu’au final ceux  qui les possédaient ne comprenaient pas comment ils avaient été  valorisés. Lehman Brothers a coulé parce que l’entreprise possédait  quantité de ces « actifs pourris », mais aussi du fait que ces produits  étaient le résultat de tant de trucages comptables que plus personne  n’avait confiance. Or les marchés financiers doivent être fondés sur la  confiance. Quand vous confiez votre argent, vous comptez le récupérer  plus tard avec des intérêts. Mais quand les organismes à qui vous  confiez votre argent partent avec, versent des primes faramineuses à  leurs dirigeants, et qu’il ne vous reste plus que des paquets d’actifs  insolvables, vous n’avez plus confiance. Et ce qui s’est passé, c’est  précisément cela : une perte de confiance. Plus personne n’avait envie  de donner son argent à Lehman Brothers parce qu’ils vous disaient : «  Nous ne savons pas ce que valent vos actifs.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;« Les responsables. Vous les entendrez se plaindre »&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt; « Le gouvernement devrait demander des comptes aux dirigeants de Lehman  Brothers, mais très probablement cela ne se fera cas. J’ai été très  critique lors de la mise sous tutelle des organismes de crédit Fannie  Mae et Freddie Mac, parce qu’on a laissé en place l’encadrement  dirigeant qui avait mené ces sociétés dans une telle situation. Tout  système de responsabilité doit poser la question : « Vous avez été  suffisamment imprudents pour nous mettre dans ce pétrin, comment  voulez-vous que nous vous fassions confiance pour nous en sortir ? »  Regardez le salaire extraordinaire et les primes que touchent ces gens.  Ce sont eux qui ont plongé leur entreprise et le pays dans cette crise  très grave. Pourtant, il s’avère très difficile de les atteindre. Leurs  primes leur ont été versées sur la base des résultats de 2006 et 2007.  Aucune clause de leur contrat ne précise que s’ils occasionnaient des  pertes en 2008 et 2009, ils auraient à rembourser une partie. Ils ont  agi au plus haut niveau d’incompétence, mais d’un point de vue  juridique, cela n’équivaut sans doute pas à une tentative de fraude. La  plupart d’entre eux s’en sortiront très bien. Bien entendu, vous les  entendrez se plaindre, ils diront : « Nous aurions été bien plus riches  si vous nous aviez proposé un plan de sauvetage plus avantageux. » Les  gens de la société mobilière Bear Stearns se plaignent tous. Ils  gémissent : « Regardez ce qui est arrivé à notre argent ! » Je connais  des gens à la City Bank qui disent la même chose : « Si notre stock  d’actions était resté au même niveau surévalué, nous serions très  riches, alors qu’aujourd’hui nous sommes seulement riches. » Une chose  est sûre, tous ces dirigeants incompétents vont s’en aller avec beaucoup  d’argent, et il est très probable que l’on ne demandera aucun compte à  la plupart d’entre eux pour ce qui est arrivé (…) N’oublions pas que  beaucoup de leaders politiques, spécialement dans le parti républicain,  comptent sur l’argent des lobbistes de Wall Street pour les élections à  venir.»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;(Interview donnée au site d’idées américain Bigthink.com, PUBLIÉ DANS RAVAGES, MAI 2009 )&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/527339718.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-261181&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/1180942781.jpg&quot; alt=&quot;CON_EDG_003_A.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;(La grande crise de 1929. Les armées de chomeurs et de sans abri)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Bel-Air</name>
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        <title>Maçonner dans le champ de la Création</title>
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        <updated>2010-12-08T14:24:00+01:00</updated>
        <published>2010-12-08T14:24:00+01:00</published>
        <summary> Un appel vers la recherche initiatique existe et dans cet appel se mélangent...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://spiritualitesvivantes.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;Un appel vers la recherche initiatique existe et dans cet appel se mélangent en concert celui vers la réalité gnostique, que je pourrais appeler la recherche du nombre parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est un état de fait, les essences de domaines différents s'affrontent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de dire pourquoi un être humain est conduit vers la franc-maçonnerie en connaissant la valeur de sa démarche et pourquoi par la suite il est conduit vers la Rose-Croix d'or, il faut comprendre, à travers son propre cheminement et ses propres interrogations par quelles voies il a pu supputer qu'il se produisait un appel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi le lecteur admettra qu'un témoignage très personnel soit transcrit, afin que l'analyse suive tout naturellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un enfant estime que ses aspirations et son idéalisme sont naturels, sans savoir qu'il est guidé par un héritage complexe et que des tendances produisent des attirances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi ses professeurs, les meilleurs que l'on puisse souhaiter, un professeur de musique qui était membre de la société théosophique, et qui a fait office de préceptrice dans le domaine de la métaphysique, et un professeur de philosophie, ami de Foucauld et de Deleuze.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'a marqué à l'époque de ma jeunesse, c'est la rencontre avec le concept de l'&quot;éternel retour &quot;nietzschéen, car c'est la rencontre avec l'éternité qui contraste avec l'ennui que peut ressenti un être qui dédaigne la superficialité, sans être satisfait de ce qu'il recherche et du vécu qui en résulte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La structure du temps est celle de l'éternel retour ; le devenir passe, mais revient sans cesse sur lui-même afin de passer. Aussi y a-t-il dans ce qui passe quelque chose qui ne passe pas et qui donne au chercheur, à la fois par lassitude et sélection, une chance de devenir réel, avec ce qui est réel et de franchir un seuil. L'éternité n'abolit pas le temps, elle l'habite de l'intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais celui qui n'a pas encore conscience de l'appel dont je voudrais pouvoir témoigner reste sur ses limites, car il n'a pas la force de sonder les profondeurs de l'univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La promesse, selon la formule de Nietzsche , du oui sacré de la création, ne lui suffit pas ; il n'a peut-être pas encore la vision que l'homme peut avoir en lui une conscience encore plus étendue que celle de créer quelque chose, mais tout au moins il a l'impression que créer, c'est un peu se contempler soi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le combat entre les deux natures : l'homme terrestre et l'homme céleste continue sous la forme d'archétype difficile à décrire ; le chercheur ne connaît que sa propre personnalité, c'est-à-dire son individualité consciente, il ne conçoit pas qu'elle puisse ne pas être concernée par cette problématique ; c'est ainsi que l’alchimiste amateur, selon la formule consacrée, deviendrait fou ou malheureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré la puissance et l'aristocratie qui émane de cette découverte, l'intellect et la volonté s'épuisent sur l'éternel retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste alors la possibilité que le chercheur soit troublé par la conscience de ses limites pour en venir à se rendre compte qu'il est appelé par autre chose ; c'est ce qui était arrivé à Schopenhauer quand il a écrit « Le monde comme volonté et comme représentation » ; il ne voulait pas se dérober aux conséquences de sa découverte : le monde est une illusion. Cette force donnée par le renoncement pour celui qui a eu conscience des limites, peut être vivifiée par celui qui s'intéresse à Richard Wagner et est frappé par le mythe de la science ésotérique dont Mathilde Wessendomck était dépositaire quand elle le rencontra et par la profondeur de ses poèmes : dans la serre arrête-toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la voie du renoncement, pour mettre en jeu la quête du subtil, doit être tracée avec beaucoup de soin et on n'en revient toujours à la problématique de l'ouverture, car de cette quête, de cette recherche, à la partie émotive et occulte de l'être, la frontière n'est pas définie et le résultat final est donc inexorablement l'endormissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour atteindre le monde des idées, il faut une purification qui permette la constance de l'orientation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la conclusion à laquelle je suis parvenu quand j’eus l'occasion de rentrer en franc-maçonnerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'expérience de la franc-maçonnerie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le film déjà ancien « Guerre et Paix », il est dit à propos d'un des héros : « La franc-maçonnerie à purifié son âme », comment, dans quel sens, comprendre cela ? Un chemin initiatique, nous avons malgré nos hésitations compris cela, comporte toujours une méthode rigoureuse et il faut donc appréhender à quelle partie de l’être la franc-maçonnerie va s'intéresser et avec quelle problématique. Qui reçoit, qu’elle vienne de l’extérieur ou de l’intérieur, une initiation, voit que quelque chose s'adresse à la conscience cachée de son être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'initiation maçonnique va s'adresser au comportement de l'être, et c'est la raison pour laquelle la méthode est loin d'être, comme on pourrait le croire, un simple désir de se perfectionner qui, pour louable qu'il soit, risquerait d'être une illusion de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, la franc-maçonnerie a l'audace de poser, sans crainte des ambiguïtés, deux idéaux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- l'idéal de trouver l'homme spirituel, et&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- l'idéal de « construire librement », de retrouver la loi et, par elle, l'art des constructeurs, la quintessence de l'opératif, ces deux idéaux se donnant la main pour relier l'homme aux qualités divines ; mais s'adressant au comportement, elle n'a pas pour objet l'amélioration de l'homme naturel et ne va pas induire une culture de la personnalité, cette dernière va plutôt être réduite au silence car la rectification permanente, la taille de la pierre brute, comme une sorte de mordançage, se fait avec des outils éprouvés, avec une symbolique très pure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La personnalité est réduite au silence, mais l'être est retravaillé de l'intérieur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;en partant de la tête, à laquelle la franc-maçonnerie commence par s'adresser : c'est la rééducation, la régénération de l'homme, à partir de ce qu'il ne sait pas faire, de ce qui l'aveugle : l'intellect, pour aller vers le cœur, à l'image de l'acacia, dont le feuillage représente peut-être la conscience qui veut aller vers l'esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'apprentissage à vaincre ses propres passions, la volonté de se libérer du profane sont autant de qualités qu'il faut bien appeler qualités d'âme (on verra plus loin qu'on retrouve naturellement les mêmes passages obligés dans la démarche de l'école de la Rose-Croix d'or, sur un plan différent).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des grands maçons fondateurs parlait de philosophie des sentiments et de théologie du cœur. La démarche initiatique, en dernière analyse, se noue autour du comportement, de l'âme, mais il faut entendre par là le vrai soi ; le vrai soi est affranchi du pouvoir d'attraction de la matière, là où se trouve la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là est la problématique : parle-t-on réellement à soi, à son être véritable ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'authenticité donnée à cette démarche, celui qui se connaît lui-même est alors prêt à perdre ce qu'il pensait être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous parlions d'outils éprouvés, de symboles, attardons-nous un peu sur le symbolisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le symbole est le signe figuratif d'une chose qui ne tombe pas sous le sens. Les outils sont des symboles particuliers qui permettent l'action pour construire, l'inconscient peut prendre le relais, c'est ainsi que le vrai soi se dévoile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le symbole est un langage qui se meut dans le silence et se trouve perçu au plus secret de l'entendement. C'est dans l'ordre des essences qu’il entraîne. »(Marie-Madeleine Davy - Initiation à la symbolique romane du XIIe siècle, Paris Flammarion champ 1977.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut que la terre soit perçue non pas par les sens, mais par une image primordiale et parce que cette image porte les traits d'une figure personnelle, elle s'avérera comme « symbolisant avec la propre image de soi-même que l’âme porte en son fond ultime » (Henri Corbin - Corps spirituel et terre céleste, Buchet-Chastel 1979 2ème édition).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon René Guénon, les vérités les plus sublimes, incommunicables selon l'ordre du langage parviennent tout de même à se transmettre même très imparfaitement sous la forme symbolique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le symbolisme est donc non seulement une nécessité en raison de la condition même de la nature humaine, mais de plus il s'impose car son origine, si l’on y réfléchit suffisamment, est et ne peut être proprement que « non humaine ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, si l'on y prête attention un instant, il est aisé de constater que les lois de la nature ne sont qu'un reflet, certes imparfait, mais reflet néanmoins des lois divines, de la volonté divine, ce qui signifie positivement que le symbolisme a son origine et sa source par-delà les hommes, au sein même du principe (voir les premiers mots du prologue de l'Évangile de Jean portant sur l'aspect originel de la Pensée et de la Parole) (Jean-Marc Fidenza - Dictionnaire de Henri Guénon, Le Mercure Dauphinois 2002 au chapitre « Symbolisme »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de son cheminement, l'étudiant de la philosophie prendra conscience qu'il peut au-delà du symbolisme, trouver ce qui appartient au monde des idées de Platon, et initier un contact avec la réalité gnostique. Cela ne signifie pas que le symbolisme y mène systématiquement, mais que le chercheur a conscience qu'il y a encore une autre réalité ou a une chance de trouver cette réalité, ce qui n'est peut-être pas le fait de tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'expérience de l'école de la Rose-Croix d'or&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la franc-maçonnerie fait référence souvent à la gnose, l'école de la Rose-Croix d'or est l'école qui vivifie la chaîne de ce courant, courant puissant qui s'est manifesté à travers toutes les époques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui répond à un appel, même s'il ne sait pas le définir, cherche par lui-même, ayant imprimé en lui-même l'idée de la grandeur de l'origine, et il va alors chercher à porter cette idée à sa conscience, à l’éveiller, à la magnifier, à en construire le principe et à le suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, il faut à un certain moment de la recherche un éveil, comme une curiosité intérieure qui se développerait sans cesse de plus en plus. Certains diront qu'ils éprouvent un mal-être dans le monde qui nous entoure avec ses illusions et ses apparences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour d'autres, la réalité désormais consciente du monde primordial éveille un désir, ce sentiment particulier s'exprime comme une soif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde des idées divines, le monde primordial n'est encore qu'un mot pour celui qui n'est pas encore dans un champ nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Bienheureux celui qui était déjà avant d'exister » est-il écrit dans l'Évangile de Thomas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chercheur gnostique est de façon presque inexprimable initié par la réalité. Cette réalité, ce n'est pas moins que le champ d'éternité d'où vient la vie et qui s'accomplit réellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand cela se concrétise, le chercheur qui pressent pleinement le but de son voyage a le souhait de s'en remettre au véhicule plus subtil : son âme. Ce véhicule est aussi la seule voie directe, en relation avec le sang et les fluides énergétiques intérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie immortelle de l’âme, qui révélera l'esprit, éclot par simple décision intérieure mais persévérante et consciente, de s'en remettre à la lumière et à sa voie, l'appel intérieur doit guider l'élève (puisque l'école a ses élèves) qui ne pourra dans le même mouvement que mettre le champ d'attraction magnétique de ses sens au repos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que lui recommandait la franc-maçonnerie, il va le faire dans l'école de la Rose-Croix d’Or en partant immédiatement du cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Ecole, consciente du champ de l'origine, a créé et entretenu un champ intermédiaire. Nous reviendrons sur la perception de ce champ ; nous dirons que c'est un champ de purification et qu'il va être reçu par l'organe qu'il peut frapper pour développer une conscience immédiate et souverainement inscrite en soi : le cœur, qui va rejoindre la tête, qui doit répondre en parfaite liaison. A partir de la liaison tête-cœur c'est tout l'être qui doit être purifié. Je pense que c'est un point (commun à toutes les démarches initiatiques) incontournable. Qui aspire à la sagesse (et à la paix qui en est le corollaire), doit purifier non seulement son comportement ordinaire mais jusque ses pensées et tout ce qui peut émaner de soi ; alors la naissance d'un véritable véhicule mental a lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je connaissais l'existence de l'école depuis 20 ans quand j'ai décidé d'y entrer. Venu à son contact, j'ai perçu, sur ce plan, quelque chose d'extraordinaire : la conscience gnostique emprunte à partir du cœur un circuit très précis qui garantit probablement la souveraineté de cette conscience , le fait qu'elle soit la voie royale ; car le véhicule mental qui se révèle est un véhicule qui naît de l'autre côté d'une ligne de séparation, donc avec, pour l'homme, des propriétés nouvelles témoignant de la prodigieuse transformation qui s'opère quand le cœur et la tête ont été unis. C'est le désir sans cesse renouvelé et l'orientation vers le champ nouveau qui accomplit cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tentons de décrire : celui qui pénètre dans l'école spirituelle, dès le tout premier aspect, va comprendre immédiatement qu'il se trouve dans un champ. Ce champ s'entretient : il est capté et naturellement diffusé par ce que l'on voit sur les élèves : l'orientation permanente qui cohabite avec le naturel dans toutes les activités humaines quotidiennes comme le travail dans l'école, une science de l'être, du rapport de soi avec l'univers qui donne à l'élève une capacité à voir et à trouver (et pas seulement à chercher par le raisonnement déductif) et dans le même geste une capacité à construire, faisant valoir la réalité, l'offrande des lois universelles, véritable aspect maçonnique de l'école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce champ lui-même porte donc la conscience renouvelée de la réalité de l'origine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se fait reconnaître non pas comme exceptionnel, mais comme unique ; il exprime tout naturellement le résultat de l'accomplissement dans toutes ses composantes physiologiques. N’entre dans ce champ aucune autre activité vibratoire susceptible de la corrompre. Cette œuvre admet tous ceux qui cherchent vraiment dans son sein, on voit aussi les symboles et on les perçoit comme des références qui participent d'une réalité accomplie ; ils guident une force qui se renouvelle en permanence, ils ne s'adressent pas un individu distinct en tant qu'outils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui comprend et reçoit a le bonheur de savoir que ses yeux s'ouvrent, de se sentir admis. Il voit son âme en capacité de pressentir même s'il prend conscience de la très petite dimension du regard, la souveraineté invincible de l'esprit devant laquelle il souhaite s'effacer. Il comprend la voix de sa liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette réalité restera fragile, car il dépend toujours du champ matériel terrestre, mais il a le profond désir de la porter.&lt;/p&gt;
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            <name>Bel-Air</name>
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        <title>Avis d l'Eglise catholique romaine</title>
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        <updated>2010-12-07T23:28:00+01:00</updated>
        <published>2010-12-07T23:28:00+01:00</published>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-540693&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://spiritualitesvivantes.blogspirit.com/media/01/02/3194254610.jpg&quot; alt=&quot;502efe911b6c858217646ec564355d40.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Minh2909</name>
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        <title>Ce n’est qu’un début</title>
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        <updated>2010-12-04T17:00:00+01:00</updated>
        <published>2010-12-04T17:00:00+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-537849&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://cine2909.blogspirit.com/media/02/00/2167860595.2.jpg&quot; alt=&quot;aff.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A l’école maternelle &lt;strong&gt;Jacques Prévert&lt;/strong&gt; située à &lt;strong&gt;Le Mée-sur-seine&lt;/strong&gt;, la maitresse &lt;strong&gt;Pascaline Dogliani &lt;/strong&gt;a préparé cette année un atelier bien particulier&amp;nbsp;: un cours de philosophie. Cela peut paraitre curieux de mettre ne place un tel programme pour de si jeunes enfants mais ils sont également à un âge où ils se posent toutes sortes de question. C’est donc en toute innocence et avec une spontanéité parfois déconcertante qu’ils vont échanger leurs idées sur de vastes sujets comme la liberté, l’amour, la richesse mais des sujets plus graves comme la mort. Des thèmes qu’ils n’hésitent pas à partager avec leur famille levant ainsi certains tabous.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-537850&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://cine2909.blogspirit.com/media/02/02/3502058702.jpg&quot; alt=&quot;01.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voici un projet vraiment intéressant que celui lancé par &lt;strong&gt;Cilvy Aupin&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Jean-Pierre Pozi &lt;/strong&gt;&amp;amp; &lt;strong&gt;Pierre Barougier&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;; instaurer des séances de philosophie dans des classes maternelles. L’idée au départ peut paraitre saugrenue mais laisse ensuite place à un flot d’idées énoncées avec l’innocence que l’on connait aux enfants. Bien entendu, certaines choses ne manqueront pas de vous faire sourire d’autres démontrent combien l’enfant acquiert rapidement sa capacité d’assimilation, d’analyse et d’interprétation des informations qui l’entourent. Un documentaire très riche qui aurait pu se dispenser de quelques minutes superflues mais qui finit de nous convaincre d’installer des séances de philosophie dès la maternelle et &lt;strong&gt;Ce n’est qu’un début&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline; background-color: #ffff00;&quot;&gt;Il faut le voir pour&amp;nbsp;:&lt;/span&gt; Arrêter de ranger le Nutella au frigo&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>FREDERIC JOIGNOT</name>
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        <title>BILL ET MELINDA GATES SE DÉCLARENT DES ”OPTIMISTES IMPATIENTS” ET DONNENT 90% DE LEUR FORTUNE À LEURS OEUVRES CARITATIVE</title>
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        <updated>2010-11-20T23:27:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-20T23:27:00+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/3409378302.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-539276&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/1380770964.jpeg&quot; alt=&quot;gates.jpeg&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;477&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;NEWS  NEWS NEWS. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bill et Melinda Gates étaient de passage à Londres le 17  ocotbre pour lancer la nouvelle campagne de leur fondation caritative :  &quot;Living proof&quot;, &quot;Preuve vivante&quot;. &lt;/strong&gt;Ils entendaient montrer  comment l'aide humanitaire et médicale arrive à destination, qu'elle  sauve des vies par milliers, tous les jours, et qu'il faut en finir avec  le cynisme et le scepticisme , aider les associations à continuer à  agir. Des films présentant des témoignages d'actions réussies, des  &quot;preuves vivantes&quot; ont été présentées à cette soirée, tandis que les  Gates appelait l'Etat anglais à investir 0,5% de son budget dans  l'entraide internationale. Reportage et entretien&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -7.1pt; text-indent: 7.1pt; text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;-------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Quelle est pour moi la plus belle image du monde&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;demande Bill Gates au public, avec ses lunettes rondes, son gentil sourire et son allure, il faut le dire, très Grand Duduche. &lt;/strong&gt;Le tableau de Van Gogh «&amp;nbsp;Les tournesols&amp;nbsp;» apparaît derrière lui. «&lt;em&gt;Est-ce celle-là&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;». L’Homme de Vitruve, le dessin de Léonard de Vinci, suit. «&lt;em&gt;Ou celle-ci&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;» Voici maintenant le logo de Microsoft «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ou bien celle-là&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt; » La salle rit, un cliché power point s’affiche aussitôt &amp;nbsp;: la courbe  de la mortalité infantile depuis un siècle. Bill Gates s'exclame&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Voilà la plus belle des images &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;La courbe passe de 20 millions en 1960 à 9 millions en 2010. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nous  sommes à la soirée «&amp;nbsp;Living Proof&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Preuve vivante&amp;nbsp;» organisée par  la fondation Bill et Melinda Gates au Musée des Sciences de Londres.&lt;/strong&gt; Quatre cents personnes venues des ONG, la presse, la recherche et du  monde artistique et politique anglais ont été conviées. Preuve vivante&amp;nbsp;?  C’est une campagne mondiale lancée par la fondation Gates et  l’association ONE - celle de Bono, récemment très critiquée pour ses  dépenses somptuaires - destinée à montrer aux opinions des pays riches, à  travers des histoires concrètes et des témoignages filmés, que l’aide  aux pays pauvres arrive à destination, s’avère utile. Melinda Gates, chaussures, plates, tailleur marine, à peine maquillée,  rejoint son mari sur la scène du petit cinéma du musée : « &lt;em&gt;Vous  connaissez les arguments… «&amp;nbsp;Ça ne sert à rien&amp;nbsp;». «&amp;nbsp;L’argent finance des  régimes corrompus&amp;nbsp;». «&amp;nbsp;C’est un emplâtre sur une jambe de bois&amp;nbsp;»... Nous  voulons les détromper. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;»  Elle prendra son temps, didactique, enthousiaste, pour décrire les  effets pratiques des grandes actions humanitaires en cours financées par  les Etats et les fondations. À chaque exemple, un court film «&amp;nbsp;Preuve  vivante» vient illustrer ses propos. Une famille de paysans du Nicaragua  raconte les effets bénéfiques de la vaccination contre le rotavirus.  Une doctoresse d’Addis-Abeba défend l’ouverture de petites salles  d’accouchement dans les villages. Une paysanne de Tanzanie décrit comment la  plantation de graines de patate douce l’a sauvé de la faim. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/3683254872.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-539278&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/3078916102.jpeg&quot; alt=&quot;GATES-XHOSA-004.jpeg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nous voulons en finir avec le cynisme qui prétend que l’aide au développement et l’humanitaire ne servent à rien&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;me dit plus tard un des organisateurs de la soirée.&lt;/strong&gt; Le directeur de l’Oxfam de Paris (Oxford Commitee for Famine Relief)   m’explique que les associations ont mis des années à créer des chaînes   de solidarité pour faire parvenir l’aide. Or le public croit qu’elle est   toujours détournée.&amp;nbsp; Deux formes de scepticisme révoltent  les  activistes des associations réunis ici. La critique d’extrême gauche  de  toute forme d’aide caritative, vue comme une sorte de complot contre   les pays du Sud&amp;nbsp;: une déclaration malheureuse de Bill Gates associant   la vaccination et la réduction de la population mondiale lui a récemment   valu d’être accusé d’eugénisme (il a tenu à répondre dans l’entretien   qu’il m’a accordé). Quant aux critiques blasées, elles prétendent que   les fondations perdent leur temps dans des pays voués au   sous-développement et l’irresponsabilité. Pourtant, le 6 octobre   dernier, le secrétaire général de l’ONU Mr Ban Ki Moon a rappelé que   l’Alliance GAVI pour la vaccination, démarrée en 1999 grâce à un don de   750 millions de dollars de la fondation Gates, a déjà permis de sauver 5   millions de vies, et devrait en sauver 4 millions dans les trois  années  à venir. Ce n’est pas un sparadrap.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cela  ne laisse pas indifférent de rencontrer l’homme le plus riche du monde.  Surtout quand il a votre âge. &lt;/strong&gt;D’imaginer  la différence des comptes en  banque entre vous et lui - environ 50  milliards de dollars, dont il a  décidé de donner 90% aux œuvres  caritatives - donne le vertige. Vous ne  pouvez-vous empêcher de  penser&amp;nbsp;que vous êtes la souris qui croise un titan, qu’il sauve des  milliers de vies le temps que vous vous  engueuliez avec votre copine.  Bon, vous tentez de mobiliser votre  narcissisme, vous êtes journaliste,  vous tentez&amp;nbsp; vous aussi de vous battre pour un peu&amp;nbsp; d’équité et combattre les méchants  dans ce monde cruel, vous servez à  quelque chose malgré tout; ou encore  vous vous dites que vous êtes  écrivain, vos romans se liront peut-être  encore dans un siècle tandis  que les ordinateurs de Bill (vous  l’appelez Bill, pour rétablir un peu  d’égalité) rouilleront dans des  décharges ou auront été recyclés en  capsules de soda; ou bien vous vous  montez la tête, mobilisez toute la  négativité dont vous êtes capable,  vous rappelez que Microsoft et son  fondateur ont quand même été accusés  d’entraves à la libre concurrence  en 1998 et qu’ils ont été sauvés d’un  démantèlement de leur entreprise en  plusieurs entités grâce à  l’élection du&amp;nbsp; républicain ultra-libéral Georges W Bush;&amp;nbsp; ou encore que ces &quot;greedy&quot; ont constitué  leur trésor de guerre en bataillant contre  les logiciels libres et le  mouvement open source, beaucoup plus politiquement corrects. Il n’empêche, malgré  vos reproches et votre  ressentiment, vous ne pouvez vous empêcher  d’accepter la réalité et  d’admirer ce sosie du Duduche de Cabu,  qui a construit en  trente ans une des plus grandes industries au monde,  a mis au point une  machine qui a bouleversé tous nos usages  bureautiques et  informatiques, renouvelé nos comportements cognitifs,  changé nos  manières de travailler, permis le développement vertigineux  d’Internet,  installer des logiciels intelligents au cœur de toute la  technologie.  Vous êtes quand même épaté par ce type qui, devenu  colossalement riche,  au lieu de s’en tenir là, de vivre dans son  extraordinaire demeure high  tech, profiter de sa fortune, la transmettre à  ses enfants, hé bien non, a fondé une des fondations  caritatives les plus dotées  au monde, investit des sommes énormes dans  des projets de santé qui  font reculer la mortalité dans le monde, permettent  de vacciner des  centaines de milliers de personnes, de sauver partout  des vies. Et cela  au nom d’une philosophie humaniste pour qui chaque  homme même le plus  démuni mérite sa chance - la &lt;em&gt;base line &lt;/em&gt;de la fondation Gates -, et où celui qui fait fortune doit retourner à  la société ce  qu’elle lui a donné -&amp;nbsp; cette idée forte qu’au fond les riches sont toujours  la somme des  pauvres. Et plus profondément encore... que le capitalisme n’a pas su  résoudre  l’abîme qui sépare les pauvres des riches, les pays du Sud de  ceux du  Nord, et qu’il faut combler ce fossé, corriger le système – &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;dans un de ses  textes  publiés sur le site de la fondation, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Bill Gates, citant Adam Smith, en appelle à inventer un capitalisme  plus  social, plus créatif dans ses objectifs humanitaires. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans l’entretien qui suit, Bill et Melinda Gates, rencontrés à Londres la veille de la soirée «&amp;nbsp;Preuve vivante&amp;nbsp;», &lt;/strong&gt;expliquent   la philosophie de leur fondation - la plus dotée au monde avec 35,5   milliards de dollars - décrivent leurs actions autour du monde et   répondent aux critiques. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;_________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;BILL ET MELINDA GATES&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;OPTIMISTES IMPATIENTS&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-indent: 7.1pt; text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&amp;nbsp;(Entretien)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-indent: 7.1pt; text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/01/3270192911.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-539281&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/01/2836826874.jpeg&quot; alt=&quot;Bill-Et-Melinda-Gates-Fondation(1).jpeg&quot; width=&quot;239&quot; height=&quot;295&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;Vous avez déclaré vouloir donner 90% de votre argent à la philanthropie.Pourquoi?&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Melinda Gates&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;: Nous venons de deux familles où nous estimons qu’avoir acquis une grande richesse donnent de grandes responsabilités. Et nous avons toujours pensé, même quand nous étions engagés dans Microsoft, que cet argent reviendrait vers la société. La question était plutôt de savoir quand et comment nous ferions cela&amp;nbsp;? Bill pensait que ce serait plus tard, vers la soixantaine, mais en nous tournant assez tôt vers la philanthropie, découvrant la gravité de la situation du monde en voie de développement, nous avons éprouvé le besoin d’agir vite. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;Vous vous situez dans la tradition d’un capitalisme éthique&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bill Gates &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;: Pendant plusieurs centaines d’années, la combinaison entre une bonne gouvernance et le capitalisme ont permis d’accomplir d’immenses progrès. Dans les pays riches, l’espérance de vie a presque doublé, les enfants ne meurent pratiquement plus avant cinq ans, tout le monde mange à sa faim, beaucoup des grandes maladies ont été éradiquées. Le capitalisme n’est pas un régime parfait, mais il nous a beaucoup apporté, à nous qui vivons dans des pays prospères. Le problème aujourd’hui vient du fossé qui s’est creusé avec les pays pauvres qui, pour des raisons de santé, de sous-alimentation, de faible production de nourriture et d’autres drames encore se retrouvent en quelque sorte coincés dans le sous-développement. Nous sommes très motivés à l’idée qu’en innovant dans les domaines des semences et des vaccins, nous pouvons faire accéder ces populations à l’autosuffisance. C’est vrai que l’élément capitaliste est très important pour réussir, par exemple nous travaillons avec des grandes groupes pharmaceutiques comme GFK, Sanofi, qui ont un grand savoir faire. Nous pensons que l’expertise qu’elles ont développée dans les pays riches peut servir dans les pays plus pauvres Mais nous les encourageons à faire plus d’efforts pour les pays pauvres que ce qu’ils auraient normalement faits…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;En janvier 2008, au World Economic Forum, vous avez appelé à un nouveau capitalisme qui associerait la recherche du profit à l’entraide, l’intérêt personnel et le soin des autres, pourriez-vous nous en parler&amp;nbsp;? &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;B.G&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;Je faisais référence à Adam Smith, le père de la théorie libérale, et à son essai «&amp;nbsp;&lt;em&gt;La richesse des nations&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;. C’est un chef d’oeuvre, même s’il n’est plus très lu et méconnu. Tous ces éléments philosophiques importants se combinent dans ce livre. J’ai l’ai cité au Forum Economique Mondial pour appeler à un capitalisme plus créatif (ndlr, «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Aussi égoïste suppose-t-on l’homme, il existe à l’évidence dans sa nature des principes qui l’intéressent à la réussite des autres, lui rendent son bonheur nécessaire bien qu’il n’en tire aucun profit sinon le plaisir de le voir.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;»). &lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt; Melinda Gates&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;Il existe de telles disparités à l’intérieur du monde capitaliste&amp;nbsp;! Comment peut-on accepter que 1,6 millions d’enfants meurent chaque année de la diarrhée ? C’est quelque chose d’inimaginable en France, ou aux États-Unis, mais comme il n’y a pas de marché pour les traitements, aucune compagnie capitaliste ne songe à travailler dessus. Alors nous incitons les groupes pharmaceutiques à aller travailler dans les pays pauvres. Nous leur expliquons qu’ils peuvent sauver énormément de vies avec les vaccins. Mais comme ces enfants vivent loin de nous, les entreprises n’y pensent même pas. Prenez la poliomyélite. Nous travaillons à l’éradiquer. Nous ne sommes pas concernés dans nos pays du fait qu’elle a disparu. Il faut donc motiver les groupes pharmaceutiques à finir le travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;Que pensez-vous de ceux qui veulent stimuler l’économie des pays du Sud ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bill Gates &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;: Nous sommes impliqués dans la microfinance et le soutien économique des plus pauvres. Nous intervenons pour qu’ils récupèrent des droits de propriété, nous soutenons des groupes de femmes qui s’unissent pour monter des projets de développement, nous…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Melinda Gates&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;: La voix de plus pauvres se fait mieux entendre quand des femmes ou des hommes s’associent. On le voit en Inde par exemple, où nous encourageons les personnes infectées par le VIH à se réunir pour faire pression sur le gouvernement en vue d’obtenir des installations sanitaires et médicales, ou pour avoir accès à des centres de soin, des améliorations impossibles à obtenir autrement tant ils sont stigmatisés. Nous soutenons aussi des groupes de femmes qui partagent leurs meilleurs pratiques, l’hygiène, les premiers soins, s’assurer qu’il ne meurt pas. Nous les aidons à s’associer de telle façon que les hommes n’accaparent pas la parole. Le pouvoir en Inde est souvent aux mains de l’homme ou la belle-mère, alors il faut permettre aux jeunes femmes d’acquérir du pouvoir dans ces communautés, cela fait toujours une grande différence. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/3447164231.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-539282&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/3838688074.jpeg&quot; alt=&quot;Bill_Gates_1398380c.jpeg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;Au fond, quelle est la philosophie de votre fondation ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Melinda Gates&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt; : Notre philosophie, c’est que toute vie humaine a la même valeur. Le premier but de la Fondation est d’utiliser les ressources dont nous disposons pour inciter les gouvernements et les associations à sauver le plus grand nombre de vies possibles. Cela signifie aussi soutenir des innovations scientifiques et techniques dans les domaines de la santé et l’agroalimentaire tout en encourageant des innovations sociales. Cela peut prendre beaucoup de formes… Mais à la fin de la journée, ce qui compte pour nous, c’est avoir sauvé le plus grand nombre de vie avec l’argent que nous investissons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bill Gates&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt; : La grande quête de l’homme est d’en finir avec toutes les discriminations, qu’elles soient de genre, de religion ou de race. Mais la plus grande des discriminations, de très loin, reste d’être né dans un pays pauvre, où vos chances de vivre plus de cinq ans, vous nourrir, éviter une maladie grave qui ruinera votre éducation s’avèrent beaucoup plus faibles et injustes comparées à celles des gens nés ailleurs. Il faut en finir avec cette discrimination, et nous savons que c’est possible. Nous avons beaucoup d’exemples de pays comme la Corée ou le Brésil, qui étaient très pauvres 50 ans auparavant. Puis, avec la bonne politique, les bonnes innovations agricoles, la bonne aide, ces pays sont devenus autosuffisants. Et donc, armés de cette idée que chaque vie sur Terre a la même valeur, nous étudions très sérieusement ce qui empêche ces pays d’atteindre l’autosuffisance. Ensuite, nous agissons. Nous essayons de mobiliser les forces de changement, les scientifiques, les entreprises, les gouvernements, les ONG et l’argent de notre fondation pour essayer d’enrayer la pauvreté. Nous espérons que pays par pays, petit à petit, les gens se hissent au-dessus du besoin d’être aidés… &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt; Mais votre choix prioritaire, c’est la santé ? &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bill Gates&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;Parmi les fléaux qui maintiennent ces pays dans la dépendance, les plus graves sont la mortalité infantile et les maladies mortelles et virales. Nous nous sommes rendus compte qu’en améliorant le système de santé, nous pouvions régler beaucoup des problèmes de la pauvreté comme à ralentir la croissance de la population. Nous avons été surpris, Melinda et moi, de découvrir à travers nos actions combien la santé est un élément clef. Quand nous sommes impliqués dans le planning familial en Inde, en Afrique, nous avons réalisé qu’avec une population grandissant très vite aucun système social ne peut fonctionner&amp;nbsp;: l’éducation, le travail, la protection de l’environnement. Un taux de croissance à deux chiffres de la population menace la stabilité d’un pays. Si on se reporte aux années 1970, beaucoup d’économistes se montraient très pessimistes sur la population mondiale, on pensait qu’elle allait atteindre 20 milliards d'individus après 2000, et que notre planète deviendrait invivable. Ils se trompaient. La population fléchit. Il me semble très important de comprendre pourquoi. À l’époque, ils n’imaginaient pas combien l’amélioration de la santé allait aider les familles à faire moins d’enfants. Aujourd’hui, le nombre d’habitants se stabilise, nous allons arriver d’ici 2050 à un pic de 9,5 milliards d’habitants. Si les pays riches aident les pays pauvres, ce sera peut-être moins. Et c’est une révélation de réaliser que sauver des vies, diminuer la mortalité, favoriser l’autosuffisance favorisent les enjeux de population et environnementaux. En fait, vivre en bonne santé est quelque chose de magique, cela permet d’espérer, de construire. Il existe plusieurs autres objectifs décisifs comme développer une agriculture vivrière, vivre en paix, l’éducation, mais la santé est au sommet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;La baisse de la mortalité infantile et maternelle sont parmi les Huit Objectifs du Millénaire de l’ONU&amp;nbsp;? Vous pensez qu’ils seront atteints&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Melinda Gates : &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;Nous avons fait de très importants progrès au niveau mondial sur l’objectif «&amp;nbsp;Quatre&amp;nbsp;» concernant la mortalité infantile, qui a été réduite des 2/3. Pour évaluer les progrès accomplis, il faut se référer aux années 1960 quand 20 millions d’enfants mouraient chaque année. Aujourd’hui, c’est 9 millions. Voilà pourquoi nous investissons tant dans les vaccins (&lt;em&gt;ndlr,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt; la fondation va donner 10 milliards de dollars à l’Alliance GAVI pour la vaccination). Si vous voulez aider un enfant à vivre au-delà de 30 jours, les vaccins le permettent. Les vaccins ont quelque chose de miraculeux. Ils sont bon marché. Ils assurent la bonne santé pour une vie entière. Pour cela, il faut les fabriquer, leur livrer, et en inventer de nouveaux. Nous intervenons sur ces trois niveaux. Mais si vous voulez que ces enfants vivent plus longtemps, il faut faire plus. Souvent les femmes n’ont pas d’endroit salubre pour accoucher, alors il faut aussi construire une salle d’accueil dans un village. Elle auront moins de chance que leur bébé meurt et de décéder en couches. La santé des mères est l’Objectif «&amp;nbsp;Cinq&amp;nbsp;» du Millénaire sur lequel nous faisons beaucoup d’efforts. Même dans les pays les plus pauvres d’Afrique, la mortalité maternelle recule. En Inde du Nord, nous soutenons des travailleurs de la santé qui vont de village en village, immunisent les enfants, permettent aux femmes de rejoindre des petites cliniques. C’est ainsi que les progrès se font…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/4287751232.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-539284&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/1101368676.jpeg&quot; alt=&quot;Melinda Gates.jpeg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;En plus des projets sur place, vous financez aussi des projets scientifiques innovants. Lesquels par exemple&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bill Gates&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt; : Nous investissons dans la recherche médicale et la mise au point de vaccins contre le sida, la tuberculose, la malaria. Beaucoup de secteurs innovants ne sont pas vraiment soutenus, alors nous les aidons. Nous cherchons à faire prendre conscience aux scientifiques des problèmes du Tiers Monde. Nous leur décrivons ce dont les populations ont besoin, comment réguler l’hygiène collective dans les bidonvilles, ou bien comment éradiquer les moustiques porteurs de la malaria ou comment s’en prévenir. Les scientifiques ne vont pas dans les pays pauvres, ils n’identifient pas les besoins concrets des populations. Nous les mettons au défi de résoudre des problèmes graves. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;Comment procédez-vous pour identifier les problèmes, choisir les équipes, vérifier les effets des vos actions?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bill Gates&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;: Il existe une telle variété de problèmes&amp;nbsp;! Quand nous donnons de l’argent au Global Fund (Fonds Mondial de Lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme), nous savons d’expérience que leurs méthodes pour sélectionner l’urgence est bonne (&lt;em&gt;ndlr&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;, la Fondation Gates s’est engagée à verser au Global Fund 300 millions de dollars pour la période 2011-2013, la Chine 14, la Suisse 21). Quand nous contribuons pour acheter des vaccins, nous nous assurons qu’ils sont distribués. Quand nous donnons directement sur le terrain, nous mettons en place un système de mesures des résultats, nous les archivons. Quand nous distribuons de l’argent pour la recherche, nous savons que toutes n’aboutiront pas, mais c’est normal… Nous vérifions que les scientifiques travaillent, essaient de résoudre les problèmes, mènent sérieusement leurs recherches. Pour le vaccin contre la malaria par exemple, nous finançons huit équipes. Ce sont des projets à risque, mais nous gardons l’espoir d’aboutir. De nombreux laboratoires, plusieurs gouvernements et fondations financent comme nous la recherche d’un vaccin contre le Sida. Il nous semble important de diversifier les initiatives, il s’avère tellement difficile d’en trouver un seul ! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Melinda &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;: En ce qui concerne la santé, la recherche ne constitue que le premier aspect du problème. Comment faire pour qu’une découverte soit bien distribuée dans les pays concernés, atteignent les personnes et les enfants menacés&amp;nbsp;? Pour cela, il nous faut renforcer une forme d’alliance globale de la santé, associant des partenariats publics et privés, à laquelle nous travaillons depuis dix ans dans le but précisément que les vaccins arrivent à bon port. Tout règlement d’un problème de santé exige ainsi trois étapes&amp;nbsp;: découverte, développement, distribution. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bill Gates&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;: Nous soutenons aussi des petits projets, comme par exemple un thermos pour préserver le vaccin dans les pays chauds. À quoi servirait-il, s’il n’arrive jamais à destination&amp;nbsp;? Ou encore nous finançons des programmes pour lutter contre les moustiques qui transmettent la malaria. Certains scientifiques avec qui nous travaillons fabriquaient des armes, avant. Nous leur avons dit : « -Nous, nous voulons tuer des moustiques. Ils ont répondu : - Oh, ça c’est facile ! - Oui mais nous cherchons une technologie bon marché - Pas de problème, on peut se servir du laser contenu dans un lecteur CD ou DVD&amp;nbsp;». Vous voyez, des technologies parmi les plus cool des pays développés peuvent être utilisées pour lutter contre la malaria…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/01/1167953988.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-539286&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/01/1306701176.jpeg&quot; alt=&quot;foundation.jpeg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;Depuis deux ans, la crise économique pousse les États à amputer leurs dépenses sociales. On voit déjà les budgets d’aide au développement se réduire. Ils se défaussent sur les fondations&amp;nbsp;? &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bill Gates&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;: Nous ne pouvons pas remplacer les gouvernements, ni nous substituer à ce qu’ils font déjà. Quand les opinions des pays riches comprennent que le résultat de leurs efforts contribuent vraiment à sauver des vies et développer les pays pauvres, leur mentalité change. Il faut comprendre qu’avec quelques milliers de dollars, vous pouvez sauver des enfants, faire reculer la maladie, changer ces sociétés. Même dans ces temps économiques difficiles, les États ne peuvent pas équilibrer leur budget en faisant le choix de sacrifier les pays les plus pauvres. Personne ne peut faire ça&amp;nbsp;! Couper un budget d’aide, c’est littéralement envoyer des milliers de gens à la mort. J’espère que tous les pays européens feront comme le Royaume-Uni. Avec un déficit budgétaire bien plus important qu’en France, ils tiennent leur engagement de consacrer 0,5% de leur budget à l’aide internationale et au co-développement et parlent de l’augmenter à 0,7%. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;Pourtant l’OCDE vient de délivrer un bonnet d’âne à la France. Au lieu des 0,51% du budget promis à l’aide, le gouvernement l’a réduit à 0,46%…&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bill Gates :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt; La politique de la France d’aide au développement sera examinée attentivement au prochain G8 sous présidence française. Parfois, on a l’impression que vos budgets augmentent, parfois qu’ils diminuent, nous ne savons plus. Dans l’histoire passée et récente, la France a beaucoup agi au niveau international. Elle est le deuxième plus gros donateur du Global Fund (&lt;em&gt;ndlr&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;, 1080 millions de dollars). D’excellents scientifiques travaillent sur des projets clefs. J’espère qu’elle ne baissera pas ses budgets. La question est celle du leadership et des initiatives qu’elle va prendre. S’agira-t-il d’aides concrètes, effectives, pour l’agriculture par exemple ? La France doit, comme le Royaume-Uni, augmenter sa participation. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Melinda Gates&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt; : Quand Carla Burni et Nicolas Sarkozy se sont rendus au Bénin en janvier pour voir les effets des actions du Global Fund, ils ont pu se rendre compte des résultats. 122 millions de moustiquaires ont été distribuées, le taux de contagion de la malaria a descendu dans tous les pays africains, au Cambodge, aux Philippines. Grâce aux moustiquaires, on a pu sauver 2,2 millions de vies, nous le savons précisément. Il faut faire passer le message en France, le dire haut et fort, les partenariats public-privé sont responsables, ils mesurent les effets des actions entreprises, ils savent exactement combien de moustiquaires ont été distribuées, dans quels territoires, si elles ont été efficaces. C’est le meilleur moyen pour faire comprendre aux gens à quoi sert l’engagement français, et qu’il peut faire la différence. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/2652111838.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-539287&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/1458443634.jpeg&quot; alt=&quot;83012322.jpeg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;Vous vous dites des «&amp;nbsp;optimistes impatients&amp;nbsp;». Encore aujourd’hui ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bill Gates&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt; : Oh oui… Si je croyais que l’humanité allait revenir à une mortalité de 20 millions d’enfants par an, je serais pessimiste. Mais ce n’est pas ce qui se passe. Aujourd’hui, nous travaillons tous à passer sous le cap des 5 millions d’enfants, nous voulons réaliser l’Objectif du Millénaire de descendre à 0,5% de mortalité infantile. Cela semble réalisable. Chaque année, les Etats, les associations et les fondations sauvent des millions de vies, ils travaillent à installer partout l’autosuffisance. Voilà pour l’optimisme. Mais je pense qu’il faut aller plus vite, et voilà pour l’impatience. Nous voulons éradiquer la poliomyélite dans le monde. Pour le faire, nous avons besoin de plus de générosité, plus de vaccins. Il en faut 72 millions pour l’Afrique. Quand nous aurons ces vaccins, nous les acheminerons. On pourrait se dire que l’Afrique est si pauvre, si mal partie, vue de nos pays, mais quand on va sur le terrain, on s’aperçoit que la situation s’améliore…&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Melinda Gates&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;: L’Afrique se développe plus vite que beaucoup s’imaginent… Quand les Occidentaux pensent à l’Ethiopie, ils se disent «&amp;nbsp;Comment faire quoi que ce soit pour ce pays ?&amp;nbsp;». Pourtant la mortalité infantile a baissé de 25% dans les dix dernières années. Au Malawi, un des plus pauvres du monde, de 45%. Si vous pouvez réussir à faire reculer la mortalité dans ces pays, vous pouvez changer leur avenir. Si une mère éthiopienne sait que son enfant vivra, elle ne voudra plus d’avoir autant d’enfants, elle pourra se consacrer à l’envoyer à l’école, élever le niveau de vie de sa famille. Aujourd’hui, le Ghana dépense &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;10% de son PIB dans l’agriculture, 75% de la population a dépassé le seuil de la pauvreté, le pays atteint l’autosuffisance. Ce sont des progrès décisifs que les gens des pays riches ne voient pas. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/1875898874.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-539288&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/230190717.jpeg&quot; alt=&quot;Bill_Melinda_Gates_Foundation.jpeg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;Vous avez été critiqué par enquête du &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;Los Angeles Times. &lt;em&gt;Ils disent que vous travaillez avec certaines compagnies sans éthique citoyenne… &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bill Gates&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;: Le &lt;em&gt;Los Angeles Times&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt; parle des entreprises dans lesquelles nous investissons, pas de celles avec lesquelles nous travaillons avec la Fondation. C’est très différent&amp;nbsp;! Pour la Fondation, c’est vrai, nous travaillons avec des grands groupes pharmaceutiques ou alimentaires, mais nous réalisons chaque année un classement fondé sur les principes éthiques. Nous pensons qu’il est bon d’entretenir une compétition entre eux sur ces questions. Mais il faut distinguer les actions de la Fondation des investissements que nous faisons par ailleurs. Quand une personne privée investit par exemple dans EDF, achète quelques actions, il ne sait pas si EDF a enfreint la loi française voilà dix ans. Comment le savoir&amp;nbsp;? Nous ne sommes pas en mesure d’établir un classement de toutes les entreprises où nous investissons à titre privé. Nous mettons certaines limites, nous n’achetons pas d’actions à des entreprises qui fabriquent du tabac par exemple. Mais comment tout vérifier&amp;nbsp;? Alors, on va nous reprocher d’acheter des bons du Trésor américain… mais qui peut dire si les États-Unis ont une bonne ou une mauvaise éthique ? Ou bien, nous n’achèterons pas de bons du Trésor français, parce que peut-être la France procède en secret à des essais nucléaires ? (Se tournant vers Melinda) Peut-être après tout devrions-nous investir dans les alcooliers, ils sont populaires ? (rires de deux) Quand il est question de la Fondation, de nourriture, de médecine, nous&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;travaillons à ce que les entreprises avec lesquelles nous nous associons progressent et deviennent plus citoyennes. Mais nous ne surveillons pas le moindre investissement que nous faisons. Nous pourrions posséder 0,1% d’une banque sans savoir qu’elle est en train de monter des crédits subprimes. Ce n’est pas à nous de vérifier, c’est au gouvernement américain. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;Parlez-nous de l’initiative «&amp;nbsp;The giving pledge&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;La promesse de don&amp;nbsp;»…&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bill Gates&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;: Nous nous réunissons régulièrement avec les gens les plus riches du monde pour parler des expériences qui réussissent dans le champ de la philanthropie, de ce que nous pouvons faire pour les enfants les plus pauvres, des causes que nous trouvons justes. Certains d’entre eux font déjà beaucoup, dans des domaines différents. Il n’existe pas un modèle unique de philanthropie. Aux États-Unis, 40 milliardaires se sont engagés à donner. C’est magnifique. Maintenant, nous voudrions fonder des groupes similaires dans les autres pays. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Comment envisagez-vous l’héritage&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;Clairement, il existe un niveau de richesse où cela devient impossible de tout dépenser soi-même&amp;nbsp;! Quand vous êtes aussi riche, il devient dérangeant pour vos enfants de tout leur donner. Ce serait comme dire à un jeune homme plein de talent et de possibilités que la meilleure chose qu’il réalisera au cours de sa vie ce sera de se marier à 90 ans puis d’écrire son testament. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Melinda Gates &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;: Avec «&amp;nbsp;The Giving Pledge&amp;nbsp;», nous leur demandons de s’engager à donner au moins 50% de leur fortune. Ce n’est pas une contrainte légale, mais un engagement moral. Et nous espérons que cet engagement durera tout au long de leur vie. Vous savez, je pense qu’ils en tireront beaucoup de satisfaction, car ils ne donnent pas seulement leur argent, ils donnent aussi leurs talents… Tout cela peut changer les choses dans les pays du Sud, nous le vérifions chaque jour. Au cours de nos réunions, nous leur demandons&amp;nbsp; «&amp;nbsp;Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre cette décision&amp;nbsp;? Comment procédez-vous pratiquement&amp;nbsp;? Qu’allez-vous financer&amp;nbsp;? Qu’avez-vous dit à vos enfants&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Le fait de réfléchir ensemble aide les autres à passer à l’action, et à ce qu’ils n’attendent pas d’avoir quatre-vingt dix ans pour le faire…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Corps&quot; style=&quot;margin-left: 14.2pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;____________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoTitle&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;40 MILLIARDAIRES AMERICAINS DONNENT&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoTitle&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LA MOITIE DE LEUR FORTUNE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/4246969681.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-539291&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/02/1098489921.jpeg&quot; alt=&quot;bill-gates-warren-buffett-4738577xbkss_1713.jpeg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;(Bill Gates et Warren Buffet, les deux hommes les plus riches du monde donnent 90 % de leur fortune aux oeuvres caritatives et sociales)&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Giving pledge&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Promesse de don&amp;nbsp;» c’est le nom de l’initiative lancée cet été par Bill et Melinda Gates et l’homme d’affaires américain Warren Buffet. &lt;/strong&gt;Inquiets des suites de la crise économique mondiale, ils ont appelé les hommes les plus riches d’Amérique à donner la moitié de leur fortune à des œuvres caritatives. Warren Buffet et Bill Gates ont montré l’exemple en annonçant léguer respectivement 90% - 51 milliards de dollars - et 99% - 47 milliards. Dans les semaines qui ont suivi, quarante milliardaire américains ont «&amp;nbsp;promis&amp;nbsp;». Le cinéaste Georges Lucas a déclaré&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Je veux dédier la majorité de mon argent à l’éducation&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;». Pierre Omidyar, le fondateur d’E-Bay&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Il n’y a aucune raison de conserver ces sommes dans un coffre.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;» Michael Bloomberg (de la chaîne TV du même nom)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Si vous voulez faire quelque chose pour vos enfants, la meilleure chose reste de soutenir les associations qui veulent créer un monde meilleur&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;.&amp;nbsp;» T. Boone Pickens, le pdg de la BP&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Je me suis engagé. Je ne suis pas un chaud partisan de l’héritage. Il génère plus de mal que de bien.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;» Ont suivi David Rockffeller, Ted Turner de CNN, Larry Ellison le patron d’Oracle, pour les plus connus. Quarante pour l’instant… Car Bill Gates et Warren Buffet entendent internationaliser «&amp;nbsp;Giving Pledge&amp;nbsp;». Si le mexicain Carlos Slim a refusé - mieux vaut aider au développement économique des pays pauvres, a-t-il répondu - deux rois de l'immobilier chinois ont suivi, Yu Pengnian et Chen Guangbiao. Ce dernier a déclaré&amp;nbsp;: &lt;em&gt;La classe ouvrière chinoise nous a aidé à arriver où nous sommes. Je pense que nous devons rembourser la société.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;» &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: -7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En France à ce jour, aucun riche homme d’affaires signé «&amp;nbsp;la promesse de don&amp;nbsp;».&lt;/strong&gt; Il faut rappeler que la tradition philanthropique française n’a jamais été très vivace, au contraire de sa tradition dynastique&amp;nbsp;: les «&amp;nbsp;fils de&amp;nbsp;» héritent des entreprises familiales, contribuant à créer une «&amp;nbsp;caste des riches&amp;nbsp;» comme l’ont montré les travaux des sociologues Michel et Monique Pinçon. À ce jour, le nombre de fondations caritatives françaises est le plus bas d’Europe. Plusieurs se consacrent à l’art et au mécénat&amp;nbsp;: Bernard Arnault de LVMH, Alain-Dominique Perrin de Cartier... La lourdeur des impôts, la pesanteur bureaucratique sont incriminés, mais est-ce encore vrai aujourd’hui, à l’heure du «&amp;nbsp;bouclier fiscal&amp;nbsp;» ? Grâce à un important legs survenu en février dernier, alors que d’aucuns critiquaient l’héritière L’Oréal de vouloir céder toute sa fortune au photographe Jean-Marie Banier, la fondation Bettencourt Schueller est désormais la mieux dotée de France - 700 millions d’euros. Elle investit dans la recherche biomédicale, la formation de chercheurs, les métiers d’arts et pour 33% dans les causes humanitaires. La France, pourtant, a vu naître deux organismes humanitaires connus dans le monde entier, Médecins du Monde et Médecins sans frontières, qui auraient mérité d'être soutenus par les grands patrons français.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Bredin</name>
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        <title>Mamans, attention !</title>
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        <updated>2010-11-19T13:43:19+01:00</updated>
        <published>2010-11-19T13:43:19+01:00</published>
        <summary>   Avec la philosophie dès la maternelle      votre enfant va être...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://bar-zing.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Avec la philosophie dès la maternelle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;votre enfant va être précoce&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href=&quot;http://bar-zing.blogspirit.com/media/02/02/2152256206.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-535457&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://bar-zing.blogspirit.com/media/02/02/3226926790.jpg&quot; alt=&quot;Maternelle-et-philosophie.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>FREDERIC JOIGNOT</name>
            <uri>http://fredericjoignot.blogspirit.com/about.html</uri>
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        <title>CONFERENCE DE NAGOYA. ENTRETIEN AVEC PAVAN SUDKHEV, ECONOMISTE INDIEN, RAPPORTEUR SUR LA VALEUR ECONOMIQUE DE LA NATURE.</title>
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        <updated>2010-11-03T10:10:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-03T10:10:00+01:00</published>
        <summary>           NEWS NEWS NEWS L'accord adopté ce vendredi 29 octobre à Nagoya...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://fredericjoignot.blogspirit.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/1163948578.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/1988130795.jpg&quot; id=&quot;media-530983&quot; alt=&quot;onziemeheure.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-530983&quot; width=&quot;356&quot; height=&quot;353&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;NEWS NEWS NEWS L'accord adopté ce vendredi 29 octobre à Nagoya (Japon) a été qualifié d’«historique» par de nombreux acteurs politiques et écologiques.&amp;nbsp; Il&amp;nbsp; comporte 20 objectifs majeurs visant à stopper la perte de biodiversité d'ici à 2020.&lt;/b&gt; À cette date, au moins 17% des aires terrestres et des eaux intérieures, ainsi que 10% des aires marines et côtières devront être protégées - contre respectivement 12,5% de la surface terrestre et moins de 1% des océans aujourd’hui. Par ailleurs, au moins 15% des écosystèmes dégradés devront être restaurés. Un autre objectif prévoit « de supprimer, de réduire progressivement ou de réformer » les subventions néfastes à la biodiversité d’ici à 2020 au plus tard. Le taux de perte de tous les habitats naturels, dont la forêt, devra être réduit d’au moins 50% voire annulé, lorsque c’est possible. Toutes les espèces connues et menacées d'extinction devront également être sauvées d'ici à 2020. Un dernier objectif concerne la protection des récifs coralliens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;On regrettera que ces choix stratégiques ne constituent qu’un engagement «&amp;nbsp;moral&amp;nbsp;» et ne soient pas contraignant juridiquement,&lt;/b&gt; mais c’est là un premier pas décisif dans la reconnaissance de l’urgence de protéger les écosystèmes – le fondement même de notre survie terrestre... Quelque jours avant l’ouverture de la conférence de Nagoya, j’ai interviewé l’économiste indien Pavan Sudkhev, qui a été le rapporteur attendu d’une enquête de trois années sur les valeurs économiques des écosystèmes – l’équivalent du &quot;rapport Stern&quot;, mais pour la biodiversité. Selon Pavan Sudkhev, il nous faut d’urgence, partout, comme il l’a déjà fait en Inde, évaluer le «&amp;nbsp;capital naturel&amp;nbsp;» pour mieux en faire comprendre les enjeux au monde capitaliste ? Sans reconsidérer la &quot;valeur &quot;, jusqu'ici reniée et invisible, des services rendus par la&amp;nbsp; nature et les coûts colossaux de sa dégradation, comment la protéger et fonder une nouvelle économie - un developpement fondé sur le renforcement de la biodiversité et son obligatoire durabilité. Une question se pose aussitôt : n’y-a-t-il pas dans ces &quot;éconoimcs of biodiversity&quot; un risque d'une financiarisation de la nature, se faisant au détriment des pays pauvres, et plus généralement de l’humanité entière et la biodiversité elle-même. ? Le capital de la nature n’est-il pas inestimable, et toute évaluation dangereuse ? Entretien (publié dans le Monde Magazine, octobre 2010)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/1625079516.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/899559287.jpg&quot; id=&quot;media-530985&quot; alt=&quot;pollution-spatiale-orbite-basse.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-530985&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;(Visualisation de la pollution atmosphèrique en 2005 - 10 millions de débris des 6000 satellites lancés depuis 1957 )&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;L’homme passait en coup de vent à Londres, où je l’ai interviewé.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Il s’appelle Pavan Sudkhev, peu de gens le connaissent encore. C’est un économiste indien, un des directeurs de la Deutsche Bank de Bombay, par ailleurs militant au Conservation Action Trust créé pour préserver la richesse naturelle de l’Inde.&lt;/b&gt; Il présente cette semaine à la conférence internationale de Nagoya sur la biodiversité un rapport très attendu consacré à «&amp;nbsp;l’économie des écosystèmes&amp;nbsp;». Ce document, constitué après trois ans d’enquête par une centaine d’experts, est qualifié par beaucoup d’économistes et d’écologistes de « rapport Stern » pour la biodiversité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;En effet, si en octobre 2006 le rapport de Sir Nicolas Stern chiffrait, pour la première fois, le coût économique du réchauffement climatique – une perte de 5 500 milliards d’euros dans les vingt ans si rien n’est tenté, une récession comparable à la crise de 1929 –, le rapport dirigé par Pavan Sukhdev préconise d’évaluer de la même façon les services que les écosystèmes rendent à l’homme et les pertes associées à leur dégradation.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;Comme il le dit lui-même de son rapport&amp;nbsp;: les «&amp;nbsp;&lt;i&gt;gros chiffres&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;» déjà impressionnent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;-L’actuelle érosion des biotopes terrestres -forêts, océans, sols, etc -&amp;nbsp;jusqu’ici capables de s’auto-entretenir, nous coûte entre 1350 et 3100 milliards d’euros chaque année - en comparaison, le FMI estime à 1600 millions de dollars les pertes bancaires pendant la crise des subprimes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;-En diminuant par deux le rythme de la déforestation d’ici 2030, les réductions d’émission de CO2 par année, diminuerait à hauteur de 2 600 milliards d’euros les dégâts causés par le réchauffement.&lt;i&gt;&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;– «&amp;nbsp;&lt;i&gt;sans compter&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;, ajoute Pavan Sudkhev, &lt;i&gt;les services de captation de dioxyde de carbone rendus par les forêts&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;-Si nous investissions 45 milliards de dollars par an dans des sanctuaires naturels sur terre comme en mer, cela rapporterait des bénéfices de 4 à 5.000 milliards de dollars par an après quelques dizaines d'années. L’actuelle surpêche industrielle, hautement subventionnée, qui ruine les petits pêcheurs et détruit les espèces de poissons consommables, diminue le revenu global de la pêche de 50 milliards de dollars en comparaison du scénario de pêche soutenable soutenu par la Banque Mondiale et la FAO.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;-La valeur économique totale produite par la pollinisation des abeilles, aujourd’hui en recul constant, se monte à 153 milliards de dollars, et représente 9,5% du produit total de l’agriculture en 2005. Quoique occupant seulement 1,2 % des fonds marins, les récifs coralliens font vivre 30 millions de personnes, abritent 1 à 3 millions d’espèces et protègent les cotes pendant les tempêtes&amp;nbsp;: leur disparition coûterait 172 milliards de dollars par an pour services rendus, sans compter les apports touristiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Pavan Sudkhev a dressé la liste des services inestimables et mésestimés que les écosystèmes naturels nous rendent tous les jours : l’approvisionnement en nourritures variées,&lt;/b&gt; en matières premières indispensables, en eau douce, en ressources médicinales, en bois d’habitation et de chauffage, l’air pur, la régulation du climat à l’échelle locale et globale, la régulation des événements naturels violents, de l’érosion et la fertilité des sols, du contrôle biologique, sans oublier l’apport d’habitats protégeant l’extraordinaire diversité des animaux terrestres. À tous ces précieux dons de la nature, sans lesquels nous ne saurions survivre un seul jour, il faut ajouter l’aide stratégique qu’elle nous apporte aujourd’hui pour réparer les destructions majeures causées par les activités humaines, devenues comparables à des forces géologiques. «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Les solutions au changement climatique se trouvent dans les ressources naturelles&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;, explique Pavan Sudkhev&lt;i&gt;. Elles sont nos alliées.»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Cependant, le drame actuel des humains vient de ce qu’ils ont trop longtemps cru que les cadeaux de la nature - de l’écosystème global «&amp;nbsp;Gaïa la Terre&amp;nbsp;»&lt;/b&gt; comme l’appelle l’écologiste scientifique James Lovelock - étaient éternels et infinis. Mais surtout, la théorie économique occidentale, toute consacrée à ses PIB et ses profits à court terme, n’a pas jugé nécessaire d’&lt;i&gt;évaluer&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;cette manne&amp;nbsp;: d’en considérer la valeur. Ce qui a beaucoup choqué l’Indien Pavan Sudkhev&amp;nbsp;: « &lt;i&gt;Depuis que j’ai commencé à m’intéresser à l’économie, j’ai voulu élargir la notion de «&amp;nbsp;capital&amp;nbsp;» et me suis intéressé au «&amp;nbsp;capital naturel&amp;nbsp;». Découvrir quelle est la véritable «&amp;nbsp;nature de la valeur&amp;nbsp;» nous mène à considérer quelle est «&amp;nbsp;la valeur de la nature&amp;nbsp;». Il semble évident à tous que les innombrables services rendus par les écosystèmes ont une valeur. Pourtant ceux-ci sont encore invisibles. Le taux d’oxygène à taux constant, la régulation climatique, la dépollution par les océans n’apparaissent pas dans les comptes privés ni publics. Ils n’ont jamais été pas véritablement chiffrés par les acteurs économiques, ils apparaissent très peu sur les marchés, défient encore notre évaluation. Or cette invisibilité du capital naturel contribue gravement à la dégradation des écosystèmes et la perte de la biodiversité.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/601911584.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/188842457.jpg&quot; id=&quot;media-530991&quot; alt=&quot;pollution_Chine.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-530991&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;(La vie quotidienne à Pékin)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;Les Biens Communs&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Pavan Sudkhev s’est livré à une première évaluation du capital de la nature en Inde au début des années 2000.&lt;/b&gt; Avec d’autres économistes, ils ont lancé un projet de «&amp;nbsp;comptabilité environnementale&amp;nbsp;» visant à élargir la conception classique du Produit Intérieur Brut (PIB). Ils lui ont ajouté la notion de «&amp;nbsp;durabilité&amp;nbsp;», c’est-à-dire qu’ils ont ajusté le calcul du PIB en intégrant l’évaluation du respect futur des écosystèmes - jusqu’aux espèces menacées comme le tigre du Bengale, en tenant compte des apports progressifs de l’écotourisme. Evidemment, sur le court terme les chiffres différent d’avec le PIB classique. Mais sur le long terme, il progresse notablement. Aujourd’hui, cette «&amp;nbsp;comptabilité verte&amp;nbsp;» est en passe d’être reprise dans tous les états indiens. Depuis, après avoir été directeur du département des marchés à la Deutsche Bank de Bombay, Pavan Sukhdev s’est vu confié par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP) l’évaluation comptable des services rendus par la Terre à l’humanité&amp;nbsp;: les TEEB, The Economics of Ecosystems and Biodiversity.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Pour l’économiste indien, les services et les richesses pourvues par la nature sont des «&amp;nbsp;biens communs&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;common goods&amp;nbsp;».&lt;/b&gt; «&amp;nbsp;&lt;i&gt;L’air, l’eau potable, la captation du carbone par les forêts, la protection contre les inondations grâce aux marécages sont des «&amp;nbsp;biens communs&amp;nbsp;». Chacun d’entre-nous en profite et la jouissance que nous en avons chacun ne devrait pas gêner les autres. Pourtant ils sont aujourd’hui menacés. Pourquoi&amp;nbsp;?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;» Pavan Sudkhev se réclame d’un courant d’économistes soucieux de l’écologie et des «&amp;nbsp;bien communs» qui remonte à Adam Smith et son fameux essai «&amp;nbsp;La richesse des nations&amp;nbsp;». Pour cet homme des Lumières «&amp;nbsp;&lt;i&gt;la terre, le travail et le capital&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;» constituaient les «&amp;nbsp;&lt;i&gt;ressources économiques de base&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;». Seulement, en 1776, la terre et ses ressources étaient disponibles en abondance, les colonies fournissaient des matières premières en quantité, et l’énergie née du charbon et du pétrole ne formaient pas un secteur de production important. Or aujourd’hui, les ressources venues de la «&amp;nbsp;terre&amp;nbsp;», le «&amp;nbsp;capital naturel&amp;nbsp;» indispensable à la richesse des pays, viennent à s’épuiser. Il faut donc, dit Pavan Sudkhev, lui redonner «&amp;nbsp;la valeur de base&amp;nbsp;» qu’il avait pour Adam Smith. Même réflexion sur le paradoxe de l’eau et du diamant cher au père du libéralisme. Séparant la valeur d’usage de la valeur d’échange, il montrait que si l’eau était utile, elle ne permettait pas d’acheter d’autres biens comme le permet un diamant, rare et difficile à extraire. Cela s’explique&amp;nbsp;: à son époque l’eau potable était une denrée banale, un bien commun et gratuit. Mais aujourd’hui les temps ont changé. L’eau potable devient une denrée à protéger, qui prend de plus en plus de valeur - un bien public inestimable qu’il faut désormais estimer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Si nous ne le faisons pas, prévient Pavan Sukhdev, il risque alors d’arriver ce qu’un autre économiste, Garret Hardin, a dénoncé dès 1968:&lt;/b&gt; la dégradation des biens communs par les intérêts privés ou les individus négligents. Dans son essai «&amp;nbsp;La tragédie des biens communs&amp;nbsp;» («&amp;nbsp;The Tragedy of the Commons&amp;nbsp;», Science, 13/12/68), Hardin montre comment le libre accès à des ressources naturelles locales limitées (bois, poissons, eau douce, etc) mène rapidement à leur surexploitation, puis leur disparition. Le prix Nobel d’économie 2009, Elinor Ostrom, s’est basé sur ces travaux pour proposer des nouvelles politiques d’autogestion des biens publics par les communautés locales. Comme elle, Pavan Sudkhev ne cache pas son inquiétude pour l’avenir des biens communs offerts par la nature : « &lt;i&gt;Notre boussole économique est défectueuse. Nous devons la rendre capable d’évaluer au mieux le rôle du capital naturel et des services rendus par les écosystèmes dans l’économie.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous devons le penser non comme des actifs secondaires, ou des «&amp;nbsp;externalités&amp;nbsp;», ou encore des «&amp;nbsp;matières indéfinissables&amp;nbsp;» destinées à faire tourner les chaînes de fabrication, mais comme une totalité écologique précieuse et complexe nous offrant des biens indispensables mais aussi des modèles économiques pour fonder une nouvelle économie.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/1870516551.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/197750452.jpg&quot; id=&quot;media-530993&quot; alt=&quot;20090427PHOWWW00184.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-530993&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;Une nouvelle économie&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Dans toutes les tentatives faites jusqu'à nos jours pour démontrer que 2 + 2 = 4, il n'a jamais été tenu compte de la vitesse du vent&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;» écrivait Raymond Queneau, moquant l’abstraction mathématique, dans ses «&amp;nbsp;Contes et Propos&amp;nbsp;».&lt;/b&gt; Aujourd’hui, la vitesse du vent rattrape les chiffres, et l’économie pour commencer. Il nous faut par exemple tenir compte dans nos équations des tornades qui se multiplient avec le réchauffement climatique. Faire rentrer les soubresauts de la nature dans nos calculs et nos prospectives. Et, surtout… suivre son exemple. Ainsi Pavan Sudkhev et les experts des «&amp;nbsp;economics of biodiversity&amp;nbsp;» (TEEB) pensent que nous devrions reproduire, par «&amp;nbsp;&lt;i&gt;biomimétisme&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;», au niveau de l’organisation des villes mais encore de la production industrielle et agricole, les structures durables des écosystèmes inventés par des millénaires d’usage : recyclage permanent, économie d’énergie, situation d’équilibre, etc. En Europe et aux Etats-Unis, les théoriciens de «&amp;nbsp;l’écologie industrielle&amp;nbsp;» - Suren Erkman en Suisse - ou encore de l’approche «&amp;nbsp;caddle to caddle&amp;nbsp;» (C2C) – «&amp;nbsp;de la source à la source&amp;nbsp;», imaginée par le chimiste Michel Braungard et l’architecte William Mc Donough - développent déjà des modèles et des labels inspirées par les écosystèmes&amp;nbsp;: toute le cycle de vie d’un produit, d’une entreprise, d’une maison, d’un écoquartier se voit repensé comme un ensemble durable et recyclable. Mais il existe d’autre formes de cette «&amp;nbsp;économie des écosystèmes&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Prenez les 12.000 hectares de mangroves plantés sur les côtes du Sud Vietnam. Elles ont coûté 1 million de dollars aux communautés locales, mais elles vont permettre d'économiser 7 millions de dollars&lt;/b&gt; de dépenses annuelles faites pour entretenir et construire les digues qui protègent les habitants. À Toyooka, au Japon, une aide du gouvernement a incité les agriculteurs à produire du riz sans produit chimique, certifié «&amp;nbsp;eco&amp;nbsp;». Résultat, la production s’est mieux vendue, à meilleur prix, et la cigogne blanche pu être réintroduite - ce qui a attiré les touristes. À Moyobamba, au Pérou, une étude de population a révélé la volonté des habitants de payer une taxe locale acceptable, afin de subventionner les paysans&amp;nbsp;qui préservent les bassins versants d’eau potable alimentant la ville. Tous ces exemples de «&amp;nbsp;cercles vertueux&amp;nbsp;» indiquent une nouvelle voie économique possible, durable, inventive, qui s’ouvre dés qu’on évalue et chiffre les services rendus par la nature et réfléchit sur le long terme. Voilà quoi doivent servir les TEEB. Ces «&amp;nbsp;economics&amp;nbsp;» ne vont-ils pas mener à une «&amp;nbsp;financiarisation&amp;nbsp;» de la nature, à la création de bourses des «&amp;nbsp;bien communs&amp;nbsp;» comme on le voit déjà sur le carbone et les droits de polluer ? Ne risque-t-on pas d’aller vers une nouvelle spéculation «&amp;nbsp;verte&amp;nbsp;», qui jouerait aux dès les richesses terrestres efin évaluées – alors qu’elles sont inestimables par les services vitaux qu’elles nous rendent&amp;nbsp;? À ces questions, Pavan Sudkhev répond qu’il nous faut sortir du scénario «&amp;nbsp;business as usual&amp;nbsp;», devenu insoutenable&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i&gt;La recherche de gains financiers immédiats pour les actionnaires a été trop longtemps le seul baromètre de la réussite du monde des affaires. Ce n’est plus un modèle soutenable. La notion de même de réussite doit être repensée. Il nous faut convaincre les dirigeants politiques et les entrepreneurs de changer leur vision comptable et de penser à l’avenir. La nature se déploie sur le long terme, pas sur le court terme.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/1224468226.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/1840459023.2.jpg&quot; id=&quot;media-530995&quot; alt=&quot;Dauphin.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-530995&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;L’autre appel que l’économiste indien espère faire entendre à la conférence de Nagoya concerne la pauvreté.&lt;/b&gt; Une de conclusions majeures des études menées par lui et son équipe montre que l’érosion des écosystèmes frappent d’abord gravement les pays pauvres. «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Aujourd’hui, 1,5 milliard de pauvres vivent en lien étroit avec la nature, et souffrent de son érosion. Prenez l’effondrement des populations de poissons suite à la surpêche, elle frappe d’abord les petits pêcheurs qui en tirent leur subsistance. On estime à un milliard le nombre de gens vivant grâce à la pêche. Que vont-ils devenir quand on sait qu’aujourd’hui 30% des poissons comestibles sont menacés&amp;nbsp;? Faudra-t-il ajouter des millions de réfugiés de la faim aux réfugiés climatiques, comme nous en prévient le Conseil International sur les migrations&amp;nbsp;? Beaucoup de politiques et d’économistes nous promettent aujourd’hui de répondre à la crise mondiale en réindustrialisant. Mais les grands secteurs industriels comme l’automobile, la sidérurgie, ou l’information ne fournissent pas tant d'emplois. Dans les pays du Sud, les Etats sont fragilisés et les populations appauvries partout où la nature ne fournit plus les biens et des services suffisants. Il nous faut inventer une nouvelle économie s’appuyant sur le capital naturel afin d’aider à vivre des populations entières. C'est seulement ainsi que nous pourrons espérer améliorer le sort des plus pauvres, tout en sauvegardant les richesses terrestres&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Avant d’arrêter notre entretien, Pavan Sudkhev a tenu à préciser quelque chose. Il ne m’aura parlé que des valeurs monétaires de la nature.&lt;/b&gt; Mais, il faudrait un jour parler de tout ce qu’elle nous offre qui n’est pas comptable, calculable, et qui est sans doute l’essentiel&amp;nbsp;: le miracle de son abondance et ses beautés, les magnifiques espèces qu’elle abrite, l’accord physique et spirituel que nous ressentons avec elle. «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Pour certains la nature est sacrée. Cela n’est pas du domaine des chiffres.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;margin-right: 16.95pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/01/1396653678.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/01/2002496516.jpg&quot; id=&quot;media-530996&quot; alt=&quot;terresprotch.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-530996&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre Vallet</name>
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        <title>Une fin de mois d'octobre et un début novembre qui proposent des loisirs  culturels dans le 14ème</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lavoixdu14e.blogspirit.com/archive/2010/10/26/une-fin-de-mois-d-octobre-et-un-debut-novembre-qui-proposent.html" />
        <id>tag:lavoixdu14e.blogspirit.com,2010-10-28:1997992</id>
        <updated>2010-10-28T06:00:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-28T06:00:00+02:00</published>
        <summary> La&amp;nbsp; 22 journée mondiale de la poeésie&amp;nbsp; samedi 30 octobre, deux...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lavoixdu14e.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La&amp;nbsp; 22 journée mondiale de la poeésie&amp;nbsp; samedi 30 octobre, deux promenades dans le cadre des 150 ans de l'arrondissement le dimance 31 octobre, un thé dansant à la mairie du 14ème dimanche 31 octobre après-midi sont au programme&amp;nbsp; de&amp;nbsp; cette fin de mois d'octobre. Pour débuter novembre, une visite du &amp;nbsp;cimetière Montparnasse lundi le 1er novembre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&quot; Nous sommes tous Frères en l'humanité&quot;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;Samedi 30 octobre à partir de&amp;nbsp; 15h ,&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;22e journée mondiale de la poésie organisée par l'association Poesia 2 Ottobre de Paris à la Mairie du 14ème&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l'invitation de M. Pascal Cherki, Maire du 14e Arrdt. et Conseiller de Paris, de Mme Danièle Pourtaud, Adjointe au Maire de Paris chargée du Patrimoine et Conseillère du 14e déléguée à la Culture et de Mme. Giulia Bogliolo Bruna, présidente de Poesia-2 Ottobre de Paris, la XXII Journée Mondiale de la Poésie abordera le thème&quot; Nous sommes tous frères en l'Humanité.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Co-organisée par Poesia-2 Ottobre et la Mairie du 14e Arndt., en partenariat avec la LICRA Fédération de Paris, la Journée bénéficie de l'adhésion de M. Giorgio Napolitano, Président de la République Italienne.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;La Journée pourra compter sur la participation gracieuse de plus d'une trentaine d'intervenants du monde entier&lt;/b&gt; : philosophes, écrivains, poètes, artistes, musiciens, associatifs croiseront leurs regards pour célébrer la Fraternité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La manifestation se propose de donner libre cours à un dialogue fécond entre les arts sous le signe des valeurs humanistes et de la liberté créatrice.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;30 octobre 2010 (15 heures - 20 heures suivi de cocktail dinatoire offert par les Restaurants Pastapapà)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Salle des Fêtes de la Mairie-Annexe du 14e Arrdt. 12 rue Durouchoux, 75014 Paris&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Métro : Mouton-Duvernet/ Denfert-Rochereau.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;Entrée libre et gratuite&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;« Un village, deux communes »&lt;/i&gt; :&lt;/b&gt; &lt;b&gt;2&lt;/b&gt; &lt;b&gt;promenades complémentaires&amp;nbsp; dimanche 31 octobre, de 10h à 13h et de 14h30 à 17h30&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans le cadre des 150 ans des arrondissements parisiens, des promenades sont organisées le matin et l'après-midi.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Le matin sur le thème « à la recherche de la « petite banlieue » dans Paris ».&lt;/b&gt; Du mur des fermiers généraux aux fortifications de Thiers, la promenade explorera le Petit-Montrouge, qui a eu tout à gagner à l'annexion de 1860 : non seulement il a pu se rattacher à la capitale, mais il a conservé les bâtiments publics de l'ancien village. &lt;i&gt;Rendez-vous M° Denfert-Rochereau.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Déjeuner libre ou pique-nique si le temps le permet. Tarif : 5 €. Inscription : 01 48 52 05 24 - 01 48 53 55 54 ou sur www.150ans-promenades-urbaines.com&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;L'après-midi à 14h30 sur le thème « d'une banlieue à l'autre, expérimenter les limites actuelles ».&lt;/b&gt; Le franchissement du périphérique nous conduira ensuite dans le Grand Montrouge, qui a du, après la coupure brutale de 1860, recréer une nouvelle centralité autour de sa mairie et de son église. Après l'avoir repensée dans les années 1930, la ville de Montrouge la transforme aujourd'hui. &lt;i&gt;Rendez-vous au square du Serment de Koufra.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Dimanche 31 octobre, 15h- Thé dansant organisé par l'association Dansons 14.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Entrée libre. Salle des fêtes de l'annexe de la mairie, 12 rue Durouchoux. M° Mouton Duvernet.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Visite - Le cimetière Montparnasse&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Le cimetière Montparnasse, un grand jardin dans le 14 ème : visite lundi 1er novembre à 15h&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une belle promenade dans ce grand cimetière lumineux, aux avenues plantées d'essences remarquables, qui compte de nombreux intellectuels et artistes de la rive gauche: Charles Baudelaire, Jean Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Eugène Ionesco, Serge Gainsbourg, Mireille, Jean Poiret et jean Carmet, César.....;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Rendez vous :à l'entrée principale du cimetière boulevard Egdar-Quinet (métro Egdar-Quinet ou Raspail).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tarif : Plein tarif 6 €, demi tarif 3 € gratuit pour les cartes améthyste, les cartes émeraude et les demandeurs d'emploi.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tout public.Sans inscription. - Contact : 01 71 28 50 56&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>libre cité</name>
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        <title>Ahmed Philosophe : une pièce de théâtre à voir</title>
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        <updated>2010-10-27T16:39:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-27T16:39:00+02:00</published>
        <summary> La très bonne mise en scène de la pièce d’Alain Badiou par Grégoire Ingold,...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://librecite.blogspirit.com/media/02/02/188793171.jpg&quot; id=&quot;media-529200&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Ahmed.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;La très bonne mise en scène de la pièce d’Alain Badiou par Grégoire Ingold, nous introduit par le rire dans un univers philosophique étonnant. Un chemin sinueux, parfois simplificateur, autour de la question de l’immigration. L’occasion aussi de découvrir la Cartoucherie au milieu du bois de Vincennes. Un lieu charmant et dépaysant consacré au spectacle.ArtSociété 
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        <author>
            <name>kristaristeau</name>
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        <title>Gnoséologie et quadrilectique</title>
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        <updated>2010-10-16T15:00:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-16T15:00:00+02:00</published>
        <summary> Henri Lefebvre a écrit des choses très intéressantes. Je me souviens d’un...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Henri Lefebvre a écrit des choses très intéressantes. Je me souviens d’un livre sur la pensée de Karl Marx (&lt;i&gt;Pour connaître la pensée de Marx&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;, Éditions Bordas, Paris, 1948) qu’on ne trouve plus, hélas. Il a aussi écrit un truc sur la cybernétique, très rigolo. Et, page 122 de «&amp;nbsp;Problèmes actuels du marxisme&amp;nbsp;» chez PUF (1958)&amp;nbsp;: …&lt;/span&gt; &lt;i&gt;la «&amp;nbsp;gnoséologie&amp;nbsp;» distingue plusieurs lois&amp;nbsp;: celle de l’interaction entre les «&amp;nbsp;choses&amp;nbsp;» et les processus déjà distingués par une analyse concrète&amp;nbsp;; celle des rapports entre quantité et qualité&amp;nbsp;; celle du bond qualitatif à un moment donné&amp;nbsp;; celle enfin des contradictions comme raison du devenir&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;. Il en oublie une, que votre serviteur a proposé&amp;nbsp;: celle de l’&lt;/span&gt;&lt;i&gt;hystérésis&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;-- qui complète merveilleusement celle de changement de quantité en qualité et du saut qualitatif&amp;nbsp;: le temps nécessaire pour qu’un état passe de son état à un autre&amp;nbsp;: le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;moment&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;du saut qualitatif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ce qui m’intéresse ici, c’est la confusion entre &lt;i&gt;contradictions&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;i&gt;devenir&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;. «&amp;nbsp;Les contradictions comme raison du devenir&amp;nbsp;» signifie que pour devenir, le devenir a besoin des contradictions. Or, pour devenir, seul le temps qui ne passe pas l’empêche de ne pas devenir. On parlera plutôt du devenir de la (ou des) contradiction(s), comme raison des contradictions. L’inverse n’est pas juste&amp;nbsp;: le devenir n’a pas besoin des contradictions pour devenir (ni être), sinon que comme&lt;/span&gt; &lt;i&gt;prédestination&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;et le devenir n’ayant pour prédestination que lui-même, ce ne peut être une contradiction, sinon que lui, et rien de plus. C’est comme une réflexion qu’on m’a faite hier soir&amp;nbsp;: je disais que mon jardin (associatif) était un endroit d’expérimentation de modes de culture (et de moindre effort, bien évidemment) et on me recommandait d’écouter les idées des autres plus expérimentés et plus conventionnels&amp;nbsp;; ce à quoi j’ai répondu&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;et qui me donneras les idées que j'ai dans la tête... ?&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; à quoi on me dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;pas besoin puisqu'elles y sont déjà&amp;nbsp;»&amp;nbsp;sans comprendre qu’elles ne sont pas dans la tête des autres et que ces autres ne peuvent donc pas, parce qu’elles n’y apparaissent pas, me proposer celles que j’ai dans ma tête. J’ai réussi tout de même à garder mon jardin encore une année.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le terme «&amp;nbsp;gnoséologie&amp;nbsp;» me plait beaucoup. La philosophie est l’énoncé d’une perception du monde et elle montre du même mouvement le monde selon une manière de le percevoir. C’est ce qui m’intéresse. L’interrelation entre les choses revient à reconnaître l’interrelation entre ces pensées énoncées et le monde, aussi bien&amp;nbsp;; donc entre les gens, entre les gens entre eux. Selon ce que pensent les gens de eux, ils le pensent du monde et de ses relations. La philo élargit, ou&amp;nbsp; tente d’élargir cet entendement. Seulement, le plus souvent, elle n’est qu’une énonciation de ce qui &lt;i&gt;est&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;, de ce que les gens sont et de ce qu’est leur perception du monde. Lorsqu’on découvre une «&amp;nbsp;contradiction&amp;nbsp;» dans la philosophie, on découvre en même temps la contradiction d’un moment du temps humain et de sa perception. Et je trouve amusant qu’on pense que le devenir trouve sa raison dans la contradiction, puisqu’il ne peut qu’être. Ce que veut dire Henri Lefebvre est qu’il est possible, en comprenant les contradictions du présent, de peut-être influencer les conclusions du présent dans l’avenir – ce qui est correct. Le monde du secret est de déni de la sexualité comme réalité&amp;nbsp;; le secret du monde est la fuite devant la satisfaction sexuée. Dire que&lt;/span&gt; &lt;i&gt;les contradictions sont la raison du devenir&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;revient au même&amp;nbsp;: ce qui&lt;/span&gt; &lt;i&gt;est&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;empêche le saut qualitatif et il faut le triturer (le devenir) pour qu’il advienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n’est pas très clair. Parce qu’on perçoit en soi le désir, il est supposé que sa solution est dans son devenir&amp;nbsp;: c’est faux, enfin… non&amp;nbsp;: c’est juste dans le faux. Le désir est contradictoire&amp;nbsp;: il se formule comme déjà réalisé et il n’est pas&amp;nbsp;; à la différence du besoin qui demande à ne plus être, à se supprimer. Le désir contient ses propres contradictions&amp;nbsp;: être ET ne pas être encore. Le besoin sait qu’il n’est pas&amp;nbsp;; le désir refuse de ne pas être. Ainsi, dans la règle du &lt;i&gt;saut qualitatif&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;, le désir ne se réalise pas, tandis que le besoin, oui, et comme&lt;/span&gt; &lt;i&gt;satisfaction&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;. Le devenir a donc pour raison les contradictions du présent dans la mesure où son devenir est prédestiné au présent, comme le désir&amp;nbsp;; mais pas comme le besoin. On va me dire alors que le désir est naturel chez l’humain car humain et le besoin est plus «&amp;nbsp;bestial&amp;nbsp;», si je puis dire, moins «&amp;nbsp;humain&amp;nbsp;». C’est mal comprendre ce qu’est le besoin, c’est le comprendre comme contradictoire à son devenir&amp;nbsp;: la satisfaction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En étant moins brutal, je dirais que le désir est l’&lt;i&gt;image&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;d’un besoin, qu’elle serait donc inévitable. J’ai bien des images qui me passent par la tête, de viol, de meurtre, et de choses pires ou presque, sans que j’en veuille manifester une réalisation, car je sais que je n’en aurai pas de satisfaction&amp;nbsp;: j’ai déjà vérifié et plus que vérifié. Je pense qu’il faut être dérangé affectivement, avoir en conséquence des modalités de satisfactions étranges, pour en trouver une dans la maltraitance, l’irrespect, la fin de l’autre&amp;nbsp;; ou de se mettre dans des circonstances extrêmes évitables. Et c’est là que vient s’immiscer la loi de l’hystérésis&amp;nbsp;: le repu&lt;/span&gt; &lt;i&gt;ou&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;la pré-détente. Affirmer que le devenir a besoin de contradictions pour se manifester est donner au désir la place qui revient au besoin qui échappe à son devenir. Et de même qu’on fait fi de la satisfaction sexuée, on fait fi du contenu du besoin, car vil, terre-à-terre, bassement matérialiste&amp;nbsp;: comme l’une est inatteignable, on la pose en image de sorte à ne pas pouvoir l’atteindre, comme ça c’est plus facile&amp;nbsp;: elle reste un désir, une contradiction du besoin&amp;nbsp;: d’une part&amp;nbsp;: j’existe, d’autre part, mais jamais pas encore. Les modalités du repu&lt;/span&gt; &lt;i&gt;ou&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;de la pré-détente s’en trouvent fortement influencées&amp;nbsp;: du fait que tout est éloigné en images (en «&amp;nbsp;représentations&amp;nbsp;» disait Guy Debord, un pote à Henri Lefebvre dans sa jeunesse jusqu’à ce que Henri Lefebvre fasse un très mauvais usage d’un texte de l’International situationniste sur la Commune de Paris) le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;besoin&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;, pour se satisfaire, demande à se contredire, à&lt;/span&gt; &lt;i&gt;se nier&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;lui-même comme nécessité et à&lt;/span&gt; &lt;i&gt;revendiquer&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;sa réalisation&amp;nbsp;; et ce mouvement est celui typique du désir à ceci près que le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;désir&lt;/i&gt; &lt;i&gt;peut&lt;/i&gt; ne pas être réalisé, que son porteur (pour le dire à la J.-P. Voyer) en soit sans fin le porteur, c’est-à-dire, séparé de son besoin qu’il ne sait plus reconnaître puisqu’&lt;i&gt;il ne le perçoit pas même comme charge&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, si je mets mon grain de sel dans la gnoséologie (que j’avais, avant d’en connaître le mot, nommé &lt;i&gt;quadrilectique&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;), ce sera pour dire que le devenir se réalise dans les&lt;/span&gt; &lt;i&gt;complémentaires&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;du présent&amp;nbsp;; et les&lt;/span&gt; &lt;i&gt;complémentaires des désirs&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;, bien évidemment (les désirs ne correspondant qu’à des images de devenir) tendent à ne faire appréhender le présent que sous forme d’images&amp;nbsp;: un monde de désir ne comprend rien aux besoins du monde et encore moins au monde des besoins qu'il met en images.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La quadrilectique (qui prend en compte la &lt;i&gt;simultanéité&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;de quatre éléments, comme la gnoséologie, avec la précision de l’&lt;/span&gt;&lt;i&gt;hystérésis&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;) se penche sur ce fait toujours mystérieux (encore qu’on en a une bonne approche lorsque l’on y est attentif)&amp;nbsp;du moment déclanchant du saut qualitatif, l’orgasme, et la nature du repu, du repos&amp;nbsp;; et antérieurement, la nature de la tension et la force de la charge, la pré-détente comme détermination. Ce moment n’est pas contradictoire, il est l’&lt;/span&gt;&lt;i&gt;addition&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;de deux entités qui sont&lt;/span&gt; &lt;i&gt;complémentaires&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;, jusqu’à n’en faire qu’&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;une&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;qui se&lt;/span&gt; &lt;i&gt;divise&lt;/i&gt; &lt;i&gt;alors,&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;car SON moment est devenu. Selon la dialectique, antérieurement à leur addition, les deux entités sont contradictoires à leur précédence en vue de donner&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;i&gt;ce&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;résultat&amp;nbsp;: cette addition qui aboutit à leur fin et à leur renouveau sous une nouvelle forme, synthèse d’une thèse et d’une antithèse&amp;nbsp;: c’est un peu faible puisque ce qui paraît contradictoire dans la dialectique est qu’il faut trouver la contradiction qui sera le moment déclencheur par l’adéquation optimale d’un&lt;/span&gt; &lt;i&gt;complémentaire&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;et de sa raison d’&lt;/span&gt;&lt;i&gt;être&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;. La raison d’être des complémentaires est le devenir qu’ils vivent au présent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Néanmoins, on va me faire remarquer que la dialectique est la recherche de l’antithèse, de ce qui empêche le devenir de devenir&amp;nbsp;: là encore il y a prédestination, donc plantage. Le devenir est labile, il se manifeste tel qu’il se manifeste, avec ou sans recherche de solution&amp;nbsp;: il est là au fur et à mesure qu’il se présente. On va insister en disant qu'on rend le devenir plus humain. Certes oui, il est possible de le prédire, de l’anticiper&amp;nbsp;: si je mets du feu sous ma casserole, l’eau va bouillir. Mais selon cette méthode, il ne s’agira toujours que de recherches autour d’une cause et d’un effet ou vice-versa. Il ne s’agit pas encore de transformation en tant que saut qualitatif qui inclut la perception de la &lt;i&gt;charge-décharge&lt;/i&gt; et de l’&lt;i&gt;hystérési&lt;/i&gt;s. La dialectique ne s’intéresse pas à et ne veut rien connaître de l’&lt;i&gt;énergie&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;. La gnoséologie commence à s’y intéresser. En entrant dans la baignoire de la quadrilectique pour s’y immerger, on commence à prendre son temps. car il ne s’agit que d’addition d’énergies vitales dont la&lt;/span&gt; &lt;i&gt;somme comme entité nouvelle&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;se divise. Guy Debord parlait de tension sociale affective… et c’est bien de cela qu’il s’agit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce que ce mouvement de charge-décharge passant par l’addition et se réalisant dans la division, implique &lt;i&gt;obligatoirement&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;une perte quelque part d’un excédentaire – excédentaire qui a provoqué cette addition et qui procure précisément le repu par sa disparition --, autrement dit un retour au&lt;/span&gt; &lt;i&gt;don&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;dans le mouvement même du processus de devenir, ce mouvement d’addition et&lt;/span&gt; &lt;i&gt;ensuite&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;de division ne plait pas à tout le monde et principalement au monde rigide des affaires. Cet excédentaire est l’objet-même de ce processus et je lui donne nom de «&amp;nbsp;don&amp;nbsp;» car c’est ce qui résulte de son usage où à la fois cet excédant, comme résidu de cette division qualitative, ne peut pas ne pas se trouver. Ainsi, il est don et pas don&amp;nbsp;: l’eau que l’on trouve est-elle un don&amp;nbsp;? Oui, lorsqu’on a soif, sinon elle est là, tout simplement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Par exemple, c’est là où ce processus est le plus manifeste, ce qui est nommé la «&amp;nbsp;procréation&amp;nbsp;» avec sa&lt;/span&gt; visée spéculative et intéressée de la &lt;i&gt;multiplication&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;, et que l’on comprend comme une&lt;/span&gt; &lt;i&gt;re-production&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;de l’espèce, qu’il est le plus malmené&amp;nbsp;: l’amour (addition), le coït (division), la gestation après que se soient additionnées les deux gamètes qui donnent un œuf qui se met&lt;/span&gt; &lt;i&gt;alors lui aussi&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;à se diviser, et la gestation (don organique et échange de dons affectifs entre tous) et l’accouchement-allaitement jusque la séparation&amp;nbsp;: tout cela va de guingois et est superbement bien capitalisé, rigidifié, multiplicatif. La quadrilectique permet de comprendre que le monde ne se multiplie pas, il se&lt;/span&gt; &lt;i&gt;divise&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;, et cherche à saisir pourquoi on comprend qu’il se multiplie et pour ce faire, qu'on cherche à prix de mort à le multiplier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Schnouky</name>
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        <title>réponse...</title>
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        <updated>2010-10-06T11:00:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-06T11:00:00+02:00</published>
        <summary> Et l'auteur est..... Michel Foucault !   &amp;nbsp; </summary>
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          &lt;p&gt;Et l'auteur est..... Michel Foucault !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>MiB</name>
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        <title>Les nouveaux philosophes</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mib.blogspirit.com/archive/2010/07/20/les-nouveaux-philosophes.html" />
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        <updated>2010-09-24T09:29:00+02:00</updated>
        <published>2010-09-24T09:29:00+02:00</published>
        <summary> Je déteste les soi-disant philosophes qui inspirent des niaiseries du genre...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je déteste les soi-disant philosophes qui inspirent des niaiseries du genre : &quot;Je n'ai qu'une philosophie, c'est de rester telle que je suis !&quot; ou encore qui affirme avec beaucoup de sûreté : il faut rester &quot;seul au monde&quot;. Je sais que je vais me faire des ennemis, y compris parmi mes amis. Alors je me dépêche de dire que Corneille et Amel Bent sont des gens très sympathiques. De belles voix qui ont renouvellé et donné un autre souffle à la chanson française. Je me pose juste des questions, après avoir longtemps écouté et admiré leurs productions. Est-ce le propre de l'homme est de rester tel qu'il est ? Rester tel qu'on est, dès le départ, n'est-ce pas déjà accepter la médiocrité et s'en faire un lit ?&lt;br /&gt; Le pire c'est que la plupart du temps, ces philosophes du nouveau genre, dans l'ombre, ont lutté et souffert pour être reconnus . Ils savent donc qu'on ne réussit jamais seul et en restant tel que l'on est (tel que l'on naît) face à la vie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est vrai qu'il n'y a pas que les artistes, mais certains renforcent cet état d'esprit individualiste. Il suffit qu'une maman dise à sa petite fille ayant intégré cette nouvelle philosophie : &quot;Enlève le doigt de la bouche&quot; pour que celle-ci réplique : &quot;Je suis comme ça c'est tout. C'est ma nature !&quot; Une femme demande à son mari de descendre son pied de la table basse pour ne pas donner de mauvais exemples aux enfants et le père de famille de répondre : &quot;Tu m'acceptes comme je suis&quot;. Entendez par là : &quot; Tu m'as connu comme ça, je ne changerai pas. A prendre ou à laisser.&quot;&lt;br /&gt; Et puis quoi encore ! Et avec ce genre de réflexions, certains pensent qu'ils ont découvert le principe philosophique de l'année, une sorte de pierre philosophale qui transformerait la bêtise en maximes pour la vie : le &quot;je-suis-ce-que-je-suis-et-j'en-ai-rien-à-faire&quot;. Ooooouuuhh ! Si Socrate était encore parmi nous il tremblerait. Mais certains d'entre nous se dépêcheraient de le cacher dans une cave pour qu'il ne soit pas cette fois accusé de vouloir faire devier la pente douce de la jeunesse, pour qu'on puisse conserver chez l'homme une once de doute, cet irrésistible charme que Dieu lui a donné et qui lui permet parfois de se dépasser en disant : et si je me trompais ? ou encore : qui suis-je en réalité ? l'enveloppe ? le corps ? l'âme ? un ensemble de manières ? un ensemble de principes ? puis-je faire du principe de mon action une maxime universelle comme disait l'autre ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voilà une de mes habitudes : m'éloigner du sujet. C'est ma nature, mais je lutte contre cela en permanence ! Donc pour revenir au sujet... qu'est-ce que j'aimerais tenir un de ces philosophes de salon entre les mains... Non, je veux rester un non violent. Mais cela ne m'empêche pas de penser que j'aimerais qu'il soit jugé par un tribunal public et qu'il soit condamné à boire la cigue en direct sur TF1, à 20 heures, pour non assistance à jeunesse en danger.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vous avez déjà vu un loubard revenir de prison ? Il devient immédiatement le philosophe de la cité. Il faut l'avoir vécu pour le croire. Il devient le modèle pour de nombreux jeunes en perdition. Et il affiche clairement qu'il n'a jamais été très loin à l'école, qu'il a tout appris dans la rue, qu'il a affronté plusieurs fois la police et qu'il est toujours resté lui-même. Et souvent il oublie de préciser que&amp;nbsp; pour rester en vie, en prison, il a dû vendre ses fesses ! Et les jeunes de certaines banlieues arrêtent l'école, restent dans la rue, aiment affronter la police et affirment que c'est dans leur nature ! J'en ai même entendu me dire : &quot;Msieur, tout façon, on est noirs, on peut rien faire c'est comme ça&quot; ! Et il paraît qu'il faut être tolérant ! &quot;Je n'aime pas les Noirs, c'est pas ma faute ! chacun ses opinions, je vais pas changer pour vous faire plaisir. C'est comme ça !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les starlettes sorties des galères de banlieues ou des pays pauvres proposent un nouveau romantisme consistant à suivre son chemin sans se soucier des autres, les petits loubards qui n'ont pu s'extraire de la misère y restent avec complaisance en en faisant leur marque commercial. Misères des temps modernes !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin, tout cela c'est trop de prises de têtes ! Que chacun fasse ce qu'il veut et que le monde continue à tourner comme il tourne, que chacun ignore l'autre, que chacun tolère l'autre et que chacun reste dans sa petite maison de certitudes. Il n'y a rien de plus réconfortant que lorsqu'on est dans son lit sous la couette, même à deux, même sous les tropiques. Seul(s) au monde. Le plus terrible c'est quand on veut en sortir et qu'on s'aperçoit que les autres sont toujours là. Comment poursuivre la montée ou la remontée de la pente quand on se suffit à soi-même et qu'on veut rester tel que l'on est ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est difficile, mais pas impossible.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour ma part, je préfère la montée en cordée, les banderoles que l'on tend au maximum et qu'on se relaie pour élever haut nos présentes luttes. Ne laisser personne derrière. Je vais donner l'impression de ressortir mes souvenirs de la Première Guerre mondiale.&amp;nbsp; J'ai toujours dit que l'armée ne m'a presque rien appris et que l'obéissance à tout prix ne peut pas être un projet pour la jeunesse. Mais quand l'armée, existait (c'était en 14-18), quand on marchait des kilomètres et des kilomètres dans les Vosges la nuit, il fallait prendre le sac de celui qui s'eétait affalé ou qui s'était foulé la cheville, l'alléger en alourdissant les nôtres. Partis à 40, on devait arriver à 40. Pas le choix. Pas de pourcentage de perte possible. On découvrait alors que notre véritable miroir c'était l'autre : notre compagnon de galère. Encore faut-il accepter qu'il nous transforme et qu'on le transforme. Pas de couettes, pas de chansonnettes pour tenir l'hiver. Tututututu tututuuu&lt;/p&gt;
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            <name>Schnouky</name>
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        <title>Le Paradis ???</title>
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        <updated>2010-09-06T11:01:00+02:00</updated>
        <published>2010-09-06T11:01:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;        L’homme n’est jamais aussi proche...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legranddeblocage.blogspirit.com/media/02/02/1680859000.jpeg&quot; id=&quot;media-513426&quot; alt=&quot;Fichier:Ciceron.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’homme n’est jamais aussi proche des dieux que lorsqu’il fait du bien à son prochain.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cicéron&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;Proche des Dieux, peut être, mais en paix avec soi, certainement.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Dadumas</name>
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        <title>Une page pour Philippe Avron</title>
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        <updated>2010-07-31T19:44:00+02:00</updated>
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        <summary> Pour Philippe Avron, qui est parti retrouver son maître Jean Vilar, et ses...</summary>
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          &lt;p&gt;Pour Philippe Avron, qui est parti retrouver son maître Jean Vilar, et ses compagnons philosophes, cette page de Montaigne :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&quot;Vainement vous voulez savoir l'heure incertaine de votre fin, mortels, et son chemin futur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Nous troublons la vie par le souci de la mort, et la mort par le souci de la vie. L'une nous ennuie, l'autre nous effraye. ce n'est pas contre la mort que nous nous préparons : c'est chose momentanée. Un quart d'heure de passion sans conséquences, sans nuisances ne mérite pas des préceptes particuliers. A dire vrai, nous nous préparons contre les préparations de la mort. La philosophie nous ordonne d'avoir la mort toujours devant les yeux, de la prévoir et considérer avant le temps, et nous donne après les règles et les précautions pour prouvoir à ce que cette prévoyance et cette pensée ne nous blesse..&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Si nous n'avons su vivre, c'est injustice de nous apprendre à mourir...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Si nous avons su vivre contamment et tranquillement, nous saurons mourir de même.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Toute la vie des philosophes est une méditation de la mort.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Mais il m'est avis que c'est bien le bout, non le but de la vie, c'est sa fin, son extrêmité, non son objet.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Au nombres des offices que comprend celui de savoir vivre, est aussi celui de savoir mourir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Ceux qui craignent la mort présupposent la connaître. Quant à moi, je ne sais ni ce qu'elle est, ni ce quel fait en l'autre monde.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Si c'est une transmigration d'une place à l'autre, il est à croire, qu'il y a de l'amendement d'aller vivre avec tant de grands personnages trépassés, et d'être exempts de n'avoir plus à faire à des juges iniques et corrompus. Si c'est anéantissement de notre être, c'est encore amendement d'entrer en une longue et paisible nuit. Nous ne sentons rien de plus doux en la vie qu'un repos et sommeil tranquille et profond, sans songes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;La défaillance d'une vie est le passage à mille autres vies, ainsi l'univers est renouvelé.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Montaigne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Nous t'aimions, Philippe et tu nous as beaucoups aimés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Après ton dernier spectacle, ton dernier Avignon, il y a peu de jours, tu nous as salués pour la dernière fois...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Philippe, notre Filipetto, tu feras désormais partie de ces ombres qui peuplaient la Cour d'honneur et que tu évoquais souvent...&amp;nbsp; Et nous pensons à toi...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Thierry</name>
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        <title>Responsabilité</title>
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        <updated>2010-06-28T07:19:23+02:00</updated>
        <published>2010-06-28T07:19:23+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous.&lt;br /&gt; Jean-Paul Sartre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>----</name>
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        <title>interview pour Festival International de l'Image Environnementale</title>
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        <updated>2010-06-18T23:53:14+02:00</updated>
        <published>2010-06-18T23:53:14+02:00</published>
        <summary>              Interview de Loïc Fel pour le Festival International de l'Image...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object height=&quot;225&quot; width=&quot;400&quot; data=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12665400&amp;amp;server=vimeo.com&amp;amp;show_title=1&amp;amp;show_byline=1&amp;amp;show_portrait=0&amp;amp;color=&amp;amp;fullscreen=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=12665400&amp;amp;server=vimeo.com&amp;amp;show_title=1&amp;amp;show_byline=1&amp;amp;show_portrait=0&amp;amp;color=&amp;amp;fullscreen=1&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://vimeo.com/12665400&quot;&gt;Interview de Loïc Fel pour le Festival International de l'Image Environnementale&lt;/a&gt; from &lt;a href=&quot;http://vimeo.com/fiie2010&quot;&gt;FESTIVAL INTERNATIONAL DE L'IMAG&lt;/a&gt; on &lt;a href=&quot;http://vimeo.com&quot;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
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            <name>La créatrice, fondatrice et animatrice, Bénédicte Ann</name>
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        <title>Michel Cazenave, La leçon de Tristan et Yseut : passion, désir...</title>
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        <updated>2010-06-10T09:51:00+02:00</updated>
        <published>2010-06-10T09:51:00+02:00</published>
        <summary>       Lundi 14 juin à Paris                      www.michelcazenave.fr...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.cafedelamour.fr/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;b&gt;Lundi 14 juin à Paris&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cafedelamour.fr/media/02/02/873048067.JPG&quot; id=&quot;media-492741&quot; alt=&quot;_Users_cazenave_Desktop_DSC00177.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-492741&quot; /&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.michelcazenave.fr&quot;&gt;&lt;br /&gt; www.michelcazenave.fr&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #dd2192;&quot;&gt;PASSION, DÉSIR, FÉMININ&lt;br /&gt; La leçon de tristan et Yseult&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;Qu’est-ce qui se joue pour l'homme qui cède à la passion ? Que se passe-t-il si, au lieu de la fuir ou de la renier, il admet de la sexualité de la femme ce qu’elle a d’éruptif, de libre et d’anarchique, ce qu’elle a de profondément a-social, toute branchée qu’elle est par nature sur la manifestation du sacré ? Et si, au lieu de s’enfuir et de collectionner des femmes réelles pour n’être touché par aucune, il s’avançait dans le territoire où on n’accepte qu’une femme, dans  toute sa profondeur, pour s'orienter au sens le plus fort de ce mot ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Admettrait -il du même coup de se trouver « hors la loi » ou, pour le dire en terme d’analyse, au-delà de la Loi, hors du royaume du Père ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour Michel Cazenave, Tristan incarne le meilleur des chevaliers, le plus grand des héros. Mais du jour où il rencontre Iseut, du jour surtout où il cède à la passion et fait l’amour avec elle, il renonce à tout exploit héroïque. Socialement, il est devenu l’antihéros. Régulièrement mis au ban de la société, il passe sans arrêt de l’exaltation  du soleil féminin à une position dépressive, quasi mélancolique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lundi, au café de l'amour, Michel Cazenave proposera une lecture Jungienne, aérée de mises en situation, de l'histoire de Tristan et Iseut, ces êtres vivants, faits de chair et de sang, pétris de désir. Pour lui, ce n'est pas la séparation des amants qui constitue l'enseignement central du récit, mais au contraire leur réunion finale quand les oppositions sont levées et les contraires réconciliés. Autrement dit, la découverte que ce qui semble, d’une façon immémoriale, ressenti comme le plus grand danger pour l'homme, devient au contraire sa condition de salut à partir du moment où il accepte de le regarder en face, de l’assumer en conscience - à partir du moment où il a aussi compris que « cet abîme de la femme », il le porte de toute façon au centre de lui-même.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2080711334?ie=UTF8&amp;amp;tag=cafedelamour-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=19458&amp;amp;creativeASIN=2080711334&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cafedelamour.fr/media/01/00/1506091398.jpg&quot; id=&quot;media-492753&quot; alt=&quot;51QDPWTFXML._SS500_.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; name=&quot;media-492753&quot; /&gt;&lt;br /&gt; En savoir plus...&lt;br /&gt; L'obtenir...&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;Michel Cazenave est philosophe, écrivain et spécialiste de l'œuvre de Jung. Il a consacré une grande part de son activité à la production d'émissions sur la pensée philosophique et la spiritualité. Longtemps conseiller à la direction de France Culture pour la coordination des programmes, il a produit sur cette radio l'émission Les vivants et les dieu.&lt;br /&gt; Il a présidé le Groupe d'études C.G. Jung de Paris, de 1984 à 1990. Depuis 2005, il est membre fondateur et président du Cercle Francophone de Réflexion et d'Information sur l'œuvre de C.G. Jung, dont il dirige la traduction française aux éditions Albin Michel. Il a écrit une cinquantaine d'ouvrages et participé à de nombreux volumes collectifs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #e21d7b;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #d826ca;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps?cid=5416822512467771290&amp;amp;q=Caf%C3%A9+de+l'amour+%C3%A0+l'Ice+Baar+-+2%C3%A8me+%C3%A9tage+-+41,+rue+Marbeuf+75008+Paris&amp;amp;sll=48.869977,2.30615&amp;amp;sspn=0.006888,0.013797&amp;amp;gl=fr&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;hq=Caf%C3%A9+de+l'amour+%C3%A0+l'Ice+Baar+-+2%C3%A8me+%C3%A9tage+-+41,+rue+Marbeuf+75008+Paris&amp;amp;hnear=&amp;amp;t=h&amp;amp;ll=48.869936,2.305777&amp;amp;spn=0,359.999138&amp;amp;z=20&amp;amp;layer=c&amp;amp;cbll=48.869774,2.305777&amp;amp;panoid=T6zmvmU23o5hgnwHPKvelw&amp;amp;cbp=13,301.25,,1,18.3&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;À l'Ice Baär (cliquer pour voir)&lt;br /&gt; 2ème étage d'Haägen Dasz&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps?cid=5416822512467771290&amp;amp;q=Caf%C3%A9+de+l'amour+%C3%A0+l'Ice+Baar+-+2%C3%A8me+%C3%A9tage+-+41,+rue+Marbeuf+75008+Paris&amp;amp;sll=48.869977,2.30615&amp;amp;sspn=0.006888,0.013797&amp;amp;gl=fr&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;hq=Caf%C3%A9+de+l'amour+%C3%A0+l'Ice+Baar+-+2%C3%A8me+%C3%A9tage+-+41,+rue+Marbeuf+75008+Paris&amp;amp;hnear=&amp;amp;t=h&amp;amp;ll=48.871758,2.305305&amp;amp;spn=0.007904,0.013797&amp;amp;z=16&amp;amp;iwloc=A&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;41, rue Marbeuf&lt;br /&gt; 75008 Paris&lt;br /&gt; (cliquer pour voir sur une carte)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Métro &lt;a href=&quot;http://www.ratp.info/Pivi/piviweb.php?exec=piviweb&amp;amp;cmd=Itineraire&amp;amp;x_dep=&amp;amp;y_dep=&amp;amp;x_arr=&amp;amp;y_arr=&amp;amp;Profil=RATP&amp;amp;etape=LEX&amp;amp;mode=TOUS_MODE&amp;amp;type_dep=RUE&amp;amp;adp=&amp;amp;type_arr=ARRET&amp;amp;aar=Franklin+Roosevelt&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Franklin Roosevelt&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.ratp.info/Pivi/piviweb.php?exec=piviweb&amp;amp;cmd=Itineraire&amp;amp;x_dep=&amp;amp;y_dep=&amp;amp;x_arr=&amp;amp;y_arr=&amp;amp;Profil=RATP&amp;amp;etape=LEX&amp;amp;mode=TOUS_MODE&amp;amp;type_dep=RUE&amp;amp;adp=&amp;amp;type_arr=ARRET&amp;amp;aar=Champs-%C9lys%E9es+Cl%E9menceau&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Champs-Élysées Clémenceau&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #f8068e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #d826ca;&quot;&gt;Entrée : 17 euros à l'unité, consommation comprise&lt;br /&gt; Abonnement : 35 euros les 5 sessions, soit 13 euros à l'unité, consommation comprise&lt;br /&gt; Étudiants, rmistes sur présentation d'un justificatif : 13 euros, consommation comprise&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour 6 euros en plus, collation dînatoire, salée, sucrée, végétarienne, avec une consommation alcoolisée en compagnie de Michel Cazenave&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>LE PIRE N'EST JAMAIS CERTAIN</title>
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        <updated>2010-06-04T18:15:00+02:00</updated>
        <published>2010-06-04T18:15:00+02:00</published>
        <summary> Exposition LE PIRE N'EST JAMAIS CERTAIN  La création plastique, à l'épreuve...</summary>
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          &lt;p&gt;Exposition LE PIRE N'EST JAMAIS CERTAIN&lt;br /&gt; La création plastique, à l'épreuve des risques majeurs&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/02/02/1655152580.jpg&quot; id=&quot;media-490976&quot; alt=&quot;lepire.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-490976&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;J’adore ce titre ! Véritable philosophie du développement durable, il s’agit de considérer les grandes problématiques du moment avec lucidité et optimisme sur la base de ce que nous enseigne la statistique !&lt;/div&gt; &lt;p&gt;J’ai eu le plaisir de pouvoir participer au catalogue de l’exposition qui porte ce titre ; exposition artistique, colloque et programme qui s’inscrivent dans le contexte de l’ouverture du Centre Pompidou-Metz avec l’ambition de mettre en présence des philosophes, des artistes et des scientifiques, rien de moins.&lt;br /&gt; Avec une ouverture d’exprit assumer, les organisateurs aboutissent à un programme aussi riche que diversifié tandis que le milieu culturel nous avait habitué à l’uniformisation des projets et de la composition des expositions. Cette bouffée d’air frais cohérente avec son sujet fera du bien !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://esam.metzmetropole.fr/occasionnel/lepire.htm&quot;&gt;LE PIRE N'EST JAMAIS CERTAIN&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La création plastique, à l'épreuve des risques majeurs&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 10 Mai au 4 Juillet 2010&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Galerie de l’Esplanade, École supérieure d’art de Metz Métropole&lt;br /&gt; Église Saint-Pierre-aux-Nonnains&lt;br /&gt; Chapelle des Templiers Galerie d’exposition de l’Arsenal&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>isidore</name>
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        <title>Instant Karma</title>
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        <updated>2010-05-27T08:10:00+02:00</updated>
        <published>2010-05-27T08:10:00+02:00</published>
        <summary>      Celui qui sait qu'il sait; écoute-le          Celui qui sait qu'il ne...</summary>
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          &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Celui qui sait qu'il sait; écoute-le&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Celui qui sait qu'il ne sait pas; éduque-le&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Celui qui ne sait pas qu'il sait; éveille-le&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Celui qui ne sait pas qu'il ne sait pas; fuis-le&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Proverbe Chinois&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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            <name>FREDERIC JOIGNOT</name>
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        <title>LA SOCIETE DU ”CARE” SELON MARTINE AUBRY. GRAND ENTRETIEN.</title>
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        <updated>2010-05-21T17:33:00+02:00</updated>
        <published>2010-05-21T17:33:00+02:00</published>
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          &lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt; &lt;w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt; &lt;w:UseMarginsForDrawingGridOrigin /&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;!--StartFragment--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyTextIndent2&quot; style=&quot;margin-left: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/01/49807420.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/01/990568077.jpeg&quot; id=&quot;media-508725&quot; alt=&quot;1280664722.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-508725&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Selon des propos tenus le 12 mais à l'Elysée devant quelques parlementaires UMP empressés d'aller les rapporter, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il se présenterait à la présidentielle en 2102.&lt;/b&gt; C'est désormais officiel. Il&amp;nbsp; en&amp;nbsp; aprofité pour lancer un pique contre son éventuelle rivale, Martine Aubry, en pleine ascension dans les sondages. Selon le président, elle représenterait &lt;i&gt;&quot;l'archaïsme&quot;&lt;/i&gt; et lui « &lt;i&gt;la modernité&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;». Depuis, Martine Aubry a moqué «&amp;nbsp;&lt;i&gt;l’inélégance&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&quot; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;et la &quot;&lt;i&gt;vulgarité&quot;&lt;/i&gt; du président, et même raillé ses &lt;i&gt;&quot;leçons de rigueur budgétaire&lt;/i&gt;&quot;, disant que c’était «&amp;nbsp;&lt;i&gt;un peu Mr Madoff administrant quelques cours de comptabilité.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 16pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;Le duel des personnes, la valse des petites phrases a donc commencé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Mais qu’en est-il des propositions des socialistes pour gouverner ?&lt;/b&gt; Des idées concrètes, dez solutions à la crise actuelle et à l’inquiétude des Français ? Le 30 mai, aux Docks de Paris à la Seine-Saint-Denis, le PS a adopté son «&amp;nbsp;&lt;i&gt;projet de société&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 16pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;»,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;présenté comme &quot;la première pierre&quot; de leur programme de gouvernement pour 2012. Pour la première fois depuis longtemps, le parti a retrouvé son unité et parlé d’une seule voix. C’est déjà une victoire pour Mme Aubry. Seule note discordante, celle du maire de Lyon, Gérard Collomb, qui trouve que le texte «&amp;nbsp;&lt;i&gt;s’aligne sur les positions irréalistes de la gauche du parti.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;Que propose ce projet&amp;nbsp;? Rien de moins qu’un «&amp;nbsp;&lt;i&gt;nouveau modèle économique, social et écologique&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;».&lt;/b&gt; Nous l’avons lu dans le détail avant cet entretien. Il se situe classiquement à gauche, entend renforcer les services publics, défendre la protection sociale, imposer les hauts revenus. Il ajoute des propositions innovantes sur l’économie verte, le soutien au monde industriel, le «&amp;nbsp;compte formation&amp;nbsp;» et le «&amp;nbsp;compte retraite&amp;nbsp;» qui devront courir toute la vie d'un salarié. Il reprend encore quelques idées importantes sur une «&amp;nbsp;société du bien être&amp;nbsp;» plutôt que de «&amp;nbsp;l’avoir&amp;nbsp;», un société dite du «&amp;nbsp;care&amp;nbsp;», du «&amp;nbsp;soin, du soutien&amp;nbsp;» déjà développées par Martine Aubry en avril.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;b&gt;Depuis, partout dans la presse, on ne parle que du &quot;care&quot;&lt;/b&gt; comme de la nouvelle philosophie politique des socialistes - ou de leur dernier gadget. Mais qu'en es-il de ce &quot;care&quot; et de cette société du soin pour le P.S ?&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;Entretien avec la première secrétaire...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/01/1659049411.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/01/346416509.jpeg&quot; id=&quot;media-508724&quot; alt=&quot;1274482023.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-508724&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;ENTRETIEN AVEC MARTINE AUBRY&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;(receuilli par Sandrine Blanchard et Frédéric Joignot pour &lt;i&gt;Le Monde Magazine&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Pourriez-vous nous donner une définition de cette société du « care » ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;C’est une société de l’attention aux autres. Mais il ne s’agit pas simplement que « chacun prenne soin des autres », cela implique aussi que l’Etat prenne « soin de chacun ». Pour cela, il faut une véritable révolution des services publics. Jusqu’à présent, les services publics fonctionnaient sur des règles générales, et non sur la prise en charge de chacun. Pour moi, c’est cela le « care ». Nous voulons une société du respect, et non pas une société dure, violente, brutale, égoïste.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;D’où vient cette expression, « care » ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Je l’ai utilisée une fois dans un entretien à Mediapart mi-avril et, depuis, cela a été interprété de beaucoup de façons. Tant mieux si cela a lancé le débat. C’est une réflexion que je développe depuis longtemps. La politique apparaît comme un discours général, trop froid, trop loin des gens, alors qu’il faut descendre au niveau des parcours de chacun, pour pouvoir aider et accompagner. La modernité politique est là. C’est l’égalité réelle. Notre projet appelle à faire des individus des citoyens qui se respectent les uns les autres, à l’inverse d’aujourd’hui où le gouvernement divise, oppose, les jeunes contre les personnes âgées, les Français nés ici et ceux nés ailleurs, le public contre le privé, etc. Je défends l’idée que les Français peuvent être à la fois des individus et des citoyens porteurs de valeurs, attentifs aux autres, prenant soin des autres. Je préfère le mot anglais, « care », parce qu’il implique une idée mutuelle, du lien. Mais ne nous enfermons pas dans une définition. Nous voulons une société du respect, une société décente, une société du soin. Voyez dans le Larousse : « Soins : actes par lesquels on veille au bien-être de quelqu’un ou de quelque chose. » « I don’t care », en anglais, signifie « J’en ai rien à faire de celui-là ». Dire « I care » implique « Il compte pour moi, il se passe quelque chose entre nous ». Voilà pourquoi j’ai employé le mot « care » qui me semble meilleur que « l’attention à l’autre » ou « le soin ». Peut-être faut-il prendre un autre terme ? Ça m’est égal.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;Vous n’entendez donc pas le « care » comme un courant de pensée, auquel vous vous affiliez ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;Non, il ne s’agit pas d’une filiation théorique. Des courants de pensée du « care », il en existe au moins cinq ou six. Je pourrais vous citer Levinas, qui parlait aussi du « soin », et qui l’utilisait dans le même sens que moi, une société de l’attention aux autres, une société d’émancipation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/01/1410036376.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/01/2040076801.jpeg&quot; alt=&quot;1276081245.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Que répondez-vous à Manuel Valls (Le Monde du 14 mai), qui écrit à propos de « la société du soin » : « Cette intention, si noble soit-elle, est une erreur profonde et constitue même un recul pour la gauche et pour le pays. Car l’individu n’est ni malade ni en demande de soins » ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Pour éviter les contresens comme celui-là, replaçons cette idée de société du soin et du respect dans l’ensemble du projet que nous voulons construire. Nous nous intéressons d’abord à l’économie. Et plutôt que cette société du « toujours plus », nous voulons construire une économie du bien-être qui pose des questions majeures : que construire ? comment produire ? comment redistribuer ? Nos premières réponses ont été actées. Nous voulons ensuite une société du respect et de l’émancipation de chacun. C’est là que l’on retrouve cette idée que l’Etat et les collectivités territoriales doivent prendre soin de chacun mais aussi que chacun doit prendre soin des autres. Nous voulons prendre en compte la situation de chacun non pas pour lui porter des soins, mais pour lui donner les moyens de prendre sa vie en main, pour l’aider à mieux vivre, à s’émanciper. Prenez l’école. Aujourd’hui, certains enfants doivent être accompagnés individuellement, en tenant compte des situations de famille, des moyens financiers, des difficultés comme des talents. Ils doivent être soutenus par des psychologues, des assistantes sociales, des orthophonistes, en plus des enseignants. Si l’école ne prend pas en compte chaque élève, on va à l’échec scolaire. Il faut révolutionner les services publics. Passer de l’égalité formelle à l’égalité réelle. D’abord, il faut remettre les enseignants sur leur métier, l’éducation. Ensuite, il nous faut donner les moyens à chaque enfant, puis à chaque adulte, en fonction de sa situation, de ses difficultés du moment, de prendre ou reprendre sa vie en main. Les services publics doivent éduquer, accompagner, émanciper chacun, et le porter au plus haut de lui-même. L’émancipation, c’est le projet socialiste. La vraie modernité de l’action publique aujourd’hui c’est la prise en compte de la personne. Et c’est très concret. ÀLille, avant que le gouvernement ne nous impose la semaine de quatre jours dans le primaire, les élèves, dans certaines écoles, allaient en classe six jours sur sept le matin. Nous avons développé ce qu’on appelle « le projet éducatif global ». Pour moi, voilà le « care ». Chaque enfant du CP jusqu’en CM2 suivait des programmes de développement l’après-midi, apprenait par exemple le théâtre, le solfège, pouvait jouer d’un instrument de musique, pratiquait un sport, suivait un programme de développement durable ou de citoyenneté. Les enfants choisissaient, s’engageaient sur des cycles de deux ans. Nous arrivions ainsi à ouvrir le champ des possibles de chaque enfant. Je suis allée écouter à Lille-Sud, un des quartiers en difficulté, un quatuor de musique baroque dans une salle du centre social, et je me suis dit alors que nous arrivions à porter ces enfants au plus haut.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;Vous en parlez à l’imparfait, ça n’existe plus ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Ça continue, mais sous des formes différentes, car maintenant, avec cette énorme bêtise de la semaine de quatre jours, d’abord promue pour réduire le nombre d’enseignants, nous avons dû changer nos programmes. A Lille, tout le monde n’allait pas en classe six jours sur sept, mais uniquement les enfants des quartiers qui ne partaient jamais en week-end, et qui se retrouvaient dans la rue le mercredi et le samedi. C’est là que nous avons innové. Dans le cadre du « projet éducatif global » qui s’adresse à tous, nous avons aussi développé un « plan lecture » qui commence dès les crèches et les haltes-garderies, et fait appel à des écrivains conteurs, des mamans conteuses, etc. Mais aussi un « plan musique », des actions théâtre, des activités sportives, des ateliers développement durable. Bref toute une série d’actions qui ouvrent large les portes de l’éducation sur la société.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;Une telle politique développée au niveau national ne coûterait-elle pas très cher ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Les enfants qui sortent du système scolaire « coûtent » aussi très cher. En France 100 000 enfants décrochent chaque année. Nous en avons 10 000 dans la région Nord-Pas-de-Calais. Ces enfants qui n’ont pas l’estime d’eux-mêmes, qui ne sont pas structurés psychologiquement, sont des enfants qui passent à l’acte. Les psychologues nous le répètent chaque jour. Tout ce qui valorise les enfants, les aide à réussir, va dans le bon sens. Si « le projet éducatif global » est coûteux, il relève d’abord d’un choix politique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/1175445264.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/01/836553267.jpeg&quot; alt=&quot;martine-aubry4-350x504.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; width=&quot;257&quot; height=&quot;293&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Le « care » définit-il l’ensemble de votre projet de société ?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;Non. La conviction des socialistes aujourd’hui, c’est qu’il faut à la France un nouveau modèle de société. Il ne s’agit pas simplement de mettre des rustines ou de replâtrer les défauts criants, ou de corriger certains effets néfastes du libéralisme. Si je dois énumérer les idées forces d’une nouvelle société, je dirais : d’abord, plutôt qu’une société du tout avoir, matérialiste, bâtissons « une économie du bien-être ». Et dans le bien-être je mets le fait qu’il faut bien sûr disposer d’un certain nombre de biens pour bien vivre. Mais il ne suffit pas seulement d’« avoir », de posséder toujours plus de biens de consommation. Le vivre ensemble, la relation aux autres, dans sa ville, son quartier, dans l’entreprise, avec les étrangers, les jeunes, comptent aussi beaucoup dans une vie réussie. La deuxième idée, c’est que nous vivons dans une société du court terme, du « tout tout de suite ». Une société qui ne prépare pas l’avenir, qui ne tient pas compte de l’environnement. Or un modèle de société doit s’inscrire dans le long terme, préparer le futur, être durable. Enfin, troisième idée, plutôt qu’une société individualiste, qui met tout le monde en concurrence, en rivalité, et cela partout, dans l’entreprise, les quartiers, je défends une société du vivre ensemble. Nous pensons que c’est le rôle des pouvoirs publics, de l’Etat, des collectivités locales, de donner à chacun les moyens de réussir sa vie et de protéger les plus faibles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;En quoi cela diffère-t-il de l’Etat-providence d’hier, critiqué pour avoir développé à la longue un « assistanat » ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;L’assistance est un échec quand on n’a pas réussi à donner à chacun les moyens d’exister. Elle est nécessaire lors des accidents de la vie, quand on perd son emploi, que l’on a un problème familial ou de santé. Mais notre objectif est que les hommes et les femmes puissent être debout, utiles, présents socialement, grâce à un travail, qu’ils puissent faire vivre leur famille, s’épanouir dans ce qu’ils aiment, que ce soit la culture, le sport, mais encore faire avancer la recherche, l’innovation. Nous sommes loin d’une politique d’assistance. C’est pour moi le premier élément de cette « société d’émancipation ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;Pensez-vous qu’il faut recréer les emplois-jeunes ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Il le faudrait – sous ce nom ou un autre, peu importe – parce qu’une société qui ne laisse pas sa place aux jeunes, c’est une société qui n’a pas d’avenir, qui n’a pas confiance en l’avenir. Quand les familles n’ont pas confiance – au-delà de celles qui n’ont pas les moyens de vivre –, elles épargnent ce qu’elles ont. Alors nous ne sommes plus dans une logique de vie, une logique positive. En 1997, le dispositif des emplois-jeunes a permis à beaucoup de familles et de jeunes de reprendre confiance. 85 % des 350 000 emplois-jeunes se sont insérés, soit en créant leur propre entreprise, soit en pérennisant leur activité. J’ai en tête le très bel exemple d’une société créée par deux jeunes à Strasbourg. L’un avait arrêté ses études de médecine, l’autre était prof de gym, ils ont proposé de la gymnastique aux personnes âgées. Désormais ils dirigent vingt-cinq établissements en France. Ils ont commencé en emploi-jeune. Si l’Etat n’avait pas payé leur salaire au début, ils n’auraient pas pu s’organiser, se faire une clientèle, peaufiner leur business. Je suis convaincue qu’aujourd’hui des emplois qui ne sont pas solvables immédiatement mais qui correspondent pourtant à des besoins pourraient être aidés, par exemple dans les domaines de l’économie verte, de l’image, de la culture, des médias, ou des nouvelles technologies… 350 000 emplois-jeunes, c’est 3 milliards par an. C’est le coût de la baisse de la TVA dans les cafés et restaurants, qui n’a servi ni à faire baisser les prix, ni à embaucher, ni à augmenter les salaires. Tout est une question de choix politique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Revenons au parcours de vie, à l’accompagnement : comment permettre à chacun de réussir &lt;span&gt;sa vie active ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Actuellement, on laisse les gens se débrouiller tout seuls. On attend que les gens soient au chômage depuis un an, au fond du trou, pour leur proposer un bilan de compétences et une formation. Alors qu’il faudrait une « Sécurité sociale professionnelle » ou une « Couverture professionnelle universelle ». Il s’agit de personnaliser les réponses dans le cadre de garanties collectives. Notre idée est simple : chaque personne, quand elle abandonne l’école, ouvre « un compte formation », qui va la suivre toute sa vie. C’est-à-dire que si vous sortez tôt du système scolaire, par exemple à 16 ans, vous avez droit à deux ans de formation payés par l’Etat au moment où vous l’aurez décidé, quand vous en aurez besoin. Ensuite, il sera alimenté par l’octroi d’un nombre de jours de formation par année travaillée, comme cela existe aujourd’hui.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;Donc c’est l’Etat qui garantit ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;En association avec les partenaires sociaux. Il faut tout repenser, mais les syndicats y sont prêts. Quand quelqu’un est licencié, au lieu de tomber dans le gouffre, il peut se former à un autre métier et rebondir. A la mairie de Lille, on travaille à ce que les agents qui sont employés par exemple dans les écoles, pour servir les enfants à la cantine, puissent dès 45 ans accéder à d’autres types d’emploi. On leur demande ce qu’ils voudraient faire et on les prépare, par exemple, à travailler au service de l’état civil. Tout cela une mairie peut le faire car elle dispose de nombreux métiers. Ce n’est pas le cas dans toutes les entreprises, mais l’Etat et les fonds paritaires de la formation professionnelle peuvent intervenir. Ce n’est pas de l’assistance, au contraire c’est donner les moyens de se former et de progresser, et en cas de licenciement de ne pas tomber dans l’assistance.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;« L’attention à l’autre » passe par quel ressort institutionnel ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Il n’y a pas que les politiques douces, il y a aussi les politiques structurelles. Certains quartiers populaires à Lille étaient essentiellement résidentiels, avec des logements de qualité souvent médiocre posés sur des terrains peu aménagés. Il nous faut refaire une vraie ville dans tous les quartiers. Sur le plan urbanistique d’abord, avec des îlots, des places, des noms de rue ! Puis mêler toutes les fonctions : économie, commerce, logement, culture, sport… Il faut ajouter à cela une grande qualité urbaine, des parcs par exemple. Nous faisons appel à de grands architectes pour redessiner nos espaces publics, construire des salles polyvalentes, des salles de sport, centres sociaux, etc. Une fois la qualité revenue, il est alors aisé de mêler les logements sociaux, les logements en accession sociale à la propriété et le logement privé. C’est ainsi que la mixité sociale se construit. Et donc la mixité dans les écoles, la connaissance de l’autre, l’émergence d’un vivre ensemble.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/1947495781.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/1860199073.jpeg&quot; alt=&quot;2d21f822-4151-11df-bfd9-ca0bed11f453.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Vous défendez la mixité sociale. Mais tout le monde ne la désire pas forcément ? Il faut l’imposer&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;La mixité sociale ne s’impose pas, elle s’organise. Il est très important de construire des lieux où les gens se rencontrent. On a toujours pensé que la ville allait rapprocher les personnes, mais au contraire la ville a isolé, exclu. En tant que maire, il y a des choses que je suis obligée de faire parce que, dans le fond, les citoyens sont coupés les uns des autres. Il faut recréer des façons de se connaître et donc du lien. Nous avons, par exemple, jumelé des grandes écoles avec des collèges, des entreprises avec des clubs sportifs de quartier, organisé de grands événements culturels dans lesquels chacun peut s’impliquer. Je me souviens de la parade de lancement de la saison culturelle sur l’Inde, « Bombaysers de Lille » : un immense cortège avec 1 700 Lillois qui pendant plusieurs mois ont appris les danses indiennes. Je me souviendrai toujours de ces rencontres, comme ce groupe de hip-hop qui s’est retrouvé avec des dames plus âgées ! Ils se sont invités les uns chez les autres… Créer du lien, cela s’organise.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;Ce lien social, ça ressemble finalement à la fraternité réclamée par Ségolène Royal&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;Oui, absolument.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;Des tas de choses innovantes se font au niveau local et régional mais ne parviennent jamais à se traduire au niveau national, pourquoi ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Parce que jusqu’à présent nous en sommes restés au colmatage, au replâtrage. Nous, nous voulons mettre en place un autre système, une autre façon de vivre ensemble, une autre façon de produire. Ce n’est pas baba-cool ! On ne réalisera pas tout cela sans créer des richesses, sans être innovants sur le plan économique. Voilà pourquoi je défends une grande politique de l’innovation, une politique industrielle autour de pôles d’excellence et aux côtés des PME, une agriculture de proximité et de qualité… Pendant des années, nous, socialistes, n’avons pas travaillé suffisamment pour inventer des réponses face aux défis d’aujourd’hui en nous appuyant sur nos valeurs. Et pourtant, les valeurs de la gauche n’ont jamais été autant d’actualité. Le libéralisme conduit à tant d’inégalités et à tant d’inefficacité économique qu’on aboutit à une société violente. Il existe une autre façon de construire la société. Il faut retrouver un modèle économique fondé sur l’économie réelle et pas sur la finance. Certains philosophes parlent d’une société décente, apaisée. Aujourd’hui on est dans l’irrespect, dans l’indécence.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;Mais cette société d’indécence ne s’est pas construite en trois ans de sarkozysme ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;Elle a pris une accélération considérable. Je suis très inquiète de l’état de déstructuration de la République. Surtout quand on en regarde le fonctionnement démocratique. Le Parlement a du mal à jouer son rôle. Et puis cette impression de mainmise sur la justice, les médias, est véritablement inquiétante. Nous travaillons à une république citoyenne, avec des institutions démocratiques et des moyens de débattre avec nos concitoyens. Je n’ai jamais vu une telle situation dans la fonction publique ! J’en parlais régulièrement avec Philippe Séguin, et avec des gaullistes qui partagent notre point de vue. Notre force, en France, c’était une fonction publique non partisane. La dignité de notre fonction publique c’était de défendre l’intérêt général. Aujourd’hui, les nominations et les décisions sont politiques. Nous sommes dans une République qui place ses hommes. C’est pour cela que l’histoire du fils de Sarkozy à l’Epad, qui au fond n’est qu’un épiphénomène, a fait tant de bruit. C’était le symbole d’un mode de fonctionnement. Il faut remettre du sens, des valeurs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;C’est la perte de l’intérêt général ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Oui. Et du coup la société perd confiance en ses institutions et dans le rôle du politique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoPlainText&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;Quand vous affirmez que les valeurs de gauche n’ont jamais été autant d’actualité, quelles sont les trois valeurs que vous mettez en tête ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Il n’y a pas d’économie compétitive ou de société apaisée sans des règles, de la justice et une vision de l’avenir. Quand ce n’est pas le cas, la société est violente, inefficace pour chacun et collectivement. Nous devons défendre l’égalité sans laquelle il n’y a pas de liberté et porter haut la solidarité et la fraternité pour bien vivre ensemble...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Thierry</name>
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        <title>Un peu de pub!</title>
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        <updated>2010-05-13T11:15:00+02:00</updated>
        <published>2010-05-13T11:15:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;    Un peu de pub pour   Transitions 3  .   Placé sous le thème...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/media/02/01/700543864.JPG&quot; id=&quot;media-483995&quot; alt=&quot;Transitions3couv.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Un peu de pub pour &lt;b&gt;&lt;i&gt;Transitions 3&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Placé sous le thème &lt;b&gt;&quot;Réaliser les potentialités&quot;&lt;/b&gt;, il est vraiment très riche. Il bénéficie des contributions - toutes aussi remarquables les unes que les autres - d'Hervé Juvin, Porus Munshi, Jacques Massacrier, Jill B. Taylor, Sylvain Nuccio, Paolo Lugari, Robert Du Bois, Armand Braun, Dina Scherrer, Michèle Drechsler, Anne Vermès, Jean-François Zobrist, Christian Mayeur et Manfred Mack. Il a été réalisé grâce à la collaboration d'Isabelle Raugel et de Laurent Marbacher pour les interviewes, et de Steve Moreau pour les illustrations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les titres:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;- Rendez-vous à la frontière, Le message de la crise, La puissance des défis, La réalité libératrice de l'art, Fertiliser l'imaginaire, La médecine chinoise, Le pari des potentialités, Une histoire d'avenir pour collégiens en difficulté, L'art de cueillir la fleur du hasard, L'entreprise qui croit que l'homme est bon, Révéler les potentialités du monde contemporain, Ce qui pourrait être.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici quatre courtes vidéos réalisées par &lt;i&gt;Les Films du Voilier&lt;/i&gt;, où vous retrouverez quatre des contributeurs:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Présentation générale du numéro 3 de Transitions: &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=g_dF5ngnwjo&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=g_dF5ngnwjo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isabelle Raugel: &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=5dm5dHPeGyE&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=5dm5dHPeGyE&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dina Scherrer&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: x-small;&quot;&gt;:&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=q8WnxKGkYHU&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=q8WnxKGkYHU&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Christian Mayeur:&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=8-fNG_qq6s4&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=8-fNG_qq6s4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: x-small;&quot;&gt;Transitions est adressé sur commande. Pour en savoir plus, merci de m'écrire: thygr@wanadoo.fr avec dans l'objet du message: Transitions.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>----</name>
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        <title>participation à ”biodiversité, naturalité, humanité”</title>
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        <updated>2010-05-09T03:12:00+02:00</updated>
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        <summary>  J'ai eu le plaisir de participer à cet ouvrage qui fait suite à un colloque...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/02/01/88813383.jpg&quot; id=&quot;media-482384&quot; alt=&quot;couverture_3LKF2OKR3X3OAB.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-482384&quot; /&gt;J'ai eu le plaisir de participer à cet ouvrage qui fait suite à un colloque très riche à Chambéry, du 27 au 31 octobre 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jouant le jeu de l'interdisciplinarité, essentielle pour ces sujets, un grand merci à Daniel Vallauri pour avoir coordonné ce précieux travail qui aboutit à une ouvrage de référence très dense, très riche et très complet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Auteur(s) &lt;a href=&quot;http://www.tec-et-doc.com/fr/detail.asp?texte=409631&amp;amp;action=new&amp;amp;select=auteur&quot;&gt;VALLAURI Daniel,&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.tec-et-doc.com/fr/detail.asp?texte=636703&amp;amp;action=new&amp;amp;select=auteur&quot;&gt;ANDRÉ Jean,&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.tec-et-doc.com/fr/detail.asp?texte=926777&amp;amp;action=new&amp;amp;select=auteur&quot;&gt;GÉNOT Jean-Claude,&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.tec-et-doc.com/fr/detail.asp?texte=926778&amp;amp;action=new&amp;amp;select=auteur&quot;&gt;DE PALMA Jean-Pierre,&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.tec-et-doc.com/fr/detail.asp?texte=636705&amp;amp;action=new&amp;amp;select=auteur&quot;&gt;EYNARD-MACHET Richard&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Editeur TECHNIQUE &amp;amp; DOCUMENTATION&lt;br /&gt; Date de parution: 05-2010&lt;br /&gt; 474p. 15.5x24 Broché&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; DISPONIBLE ici : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.tec-et-doc.com/fr/not.asp?id=3LKX2OER3X3OPB&amp;amp;rec=oui&amp;amp;pos=0&amp;amp;referer=detail.asp%3Faction%3Dcurrent&quot;&gt;cliquez&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Résumé:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; Coordonnés par Daniel Vallauri, Jean André, Jean-Claude Génot, Jean-Pierre de Palma et Richard Eynard-Machet, une centaine d'auteurs livrent en langue française le premier ouvrage sur un vaste sujet d'actualité : tenter d'intégrer à la gestion de la biodiversité, la naturalité, l'empreinte humaine et le sentiment de nature. Ce sujet précis et concret est riche de répercussions pratiques pour inspirer la gestion des forêts. Chercheurs en sciences naturelles, mais également en sciences humaines, apportent leurs connaissances et prolongent la réalité des questions des gestionnaires des forêts.&lt;br /&gt; Livre et DVD dévoilent la richesse des synthèses thématiques, des résultats de recherches et des expériences de terrain discutés lors du colloque francophone &quot;Biodiversité, naturalité, humanité. Pour inspirer la gestion des forêts&quot;. Ce dernier, porté par 26 partenaires, a rassemblé plus de 330 gestionnaires, naturalistes, penseurs et scientifiques au Centre des congrès &quot;Le Manège&quot; à Chambéry (Savoie, France) du 27 au 31 octobre 2008.&lt;br /&gt; (Inclus dans l'ouvrage : le DVD du colloque &quot;Biodiversité, naturalité, humanité&quot; comportant les vidéos et les diaporamas présentés lors du colloque, le film de la visite de la Fondation Hainard et une sélection de documents complémentaires).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>La créatrice, fondatrice et animatrice, Bénédicte Ann</name>
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        <title>François Roustang, Le secret qui change la vie ?</title>
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        <updated>2010-04-15T21:34:00+02:00</updated>
        <published>2010-04-15T21:34:00+02:00</published>
        <summary>        François Roustang    était au Café de l'Amour à Paris le 26 avril...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.cafedelamour.fr/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-475168&quot; name=&quot;media-475168&quot; alt=&quot;vignette_153.jpg&quot; src=&quot;http://www.cafedelamour.fr/media/02/01/1757811855.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;François Roustang&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;color: #800080; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 16px; text-align: center;&quot;&gt;était au Café de l'Amour à Paris le 26 avril 2010&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;b&gt;LE SECRET QUI CHANGE LA VIE ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt; La leçon de Socrate pour aller mieux !&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;Loin d’être le premier philosophe, Socrate ne serait-il pas le premier vrai thérapeute ? Celui qui aurait le mieux compris les effets qu’il faut produire pour modifier son rapport à soi et au monde ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au-delà de la véritable originalité de Socrate, pour &lt;b&gt;François Roustang*&lt;/b&gt;, il s’agit de nous faire comprendre comment il est possible de produire une modification de l’existence en acte et pas seulement en pensée. Le fameux adage &quot;Connais-toi toi-même&quot; n'aurait rien de socratique. La sagesse de Socrate ne consisterait donc pas dans la connaissance de soi, mais pour ainsi dire dans un oubli de soi. Aussi ne saurait-on en faire le précurseur des philosophies et des morales de l'introspection.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lundi, au Café de l'amour, à la représentation classique de Socrate en sage et en raisonneur, le philosophe thérpeute &lt;b&gt;François Roustang*&lt;/b&gt; substituera un &quot;Socrate sorcier&quot;, capable de produire par la parole chez ses interlocuteurs un état de transe, qui explique certaines de ses conduites étranges et de ses excentricités. Notre invité montrera que, s'il n'a pas été initié à des pratiques chamaniques, Socrate aurait rencontré de tels praticiens.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2738123465?ie=UTF8&amp;amp;tag=cafedelamour-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=19458&amp;amp;creativeASIN=2738123465&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border: 0px solid #dcdcdc&quot; alt=&quot;Le secret de Socrate pour changer la vie de François Roustang&quot; src=&quot;http://www.cafedelamour.fr/media/01/02/68912902.jpg&quot; height=&quot;150&quot; width=&quot;150&quot; /&gt;&lt;br /&gt; En savoir plus...&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2738123465?ie=UTF8&amp;amp;tag=cafedelamour-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=19458&amp;amp;creativeASIN=2738123465&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'obtenir...&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;Né en 1923, &lt;b&gt;François Roustang*&lt;/b&gt;, une personnalité à ne pas manquer, est un homme de changements, sinon de ruptures. D'abord jésuite, il a publié dans la revue Christus un article intitulé &quot;Le troisième homme&quot;, qui connut un grand retentissement, et lui valut d'être exclu de la Compagnie de Jésus. Ayant perdu la foi, il se marie, devient psychanalyste. Là encore, son parcours est marqué par la dissidence. Proche de Lacan, il dénonce les dérives sectaires de ses épigones (Lacan. De l'équivoque à l'impasse, 1986). Tout en continuant à réfléchir sur les apports de la psychanalyse, il finit par rompre avec elle et par entamer un travail théorique et pratique sur l'hypnose et l'hypnothérapie (Qu'est-ce que l'hypnose ? 1994). Thérapeute dissident de la psychanalyse, François Roustang mène depuis des années une réflexion radicale sur les conditions du changement. Elle l’a amené à redécouvrir la fécondité de l’hypnose pour produire une modification profonde de notre regard sur nous-mêmes et de notre rapport au monde. Sa trilogie &quot;La Fin de la plainte&quot;, &quot;Il suffit d’un geste&quot;, &quot;Savoir attendre&quot; le range parmi les auteurs les plus originaux en France dans son domaine. Son dernier livre &quot;Le secret de Socrate pour changer la vie&quot; est sorti récemment aux Éditions Odile Jacob.&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Roustang&quot;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Roustang&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Freibach</name>
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        </author>
        <title>Balise 60 - Pierre Legendre</title>
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        <updated>2010-04-12T15:02:00+02:00</updated>
        <published>2010-04-12T15:02:00+02:00</published>
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          &lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;o:AllowPNG /&gt; &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:TrackMoves&gt;false&lt;/w:TrackMoves&gt; &lt;w:TrackFormatting /&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:PunctuationKerning /&gt; &lt;w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt; &lt;w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridVerticalSpacing&gt; &lt;w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt; &lt;w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt; &lt;w:ValidateAgainstSchemas /&gt; &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt; &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt; &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt; &lt;w:Compatibility&gt; &lt;w:BreakWrappedTables /&gt; &lt;w:DontGrowAutofit /&gt; &lt;w:DontAutofitConstrainedTables /&gt; &lt;w:DontVertAlignInTxbx /&gt; &lt;/w:Compatibility&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:LatentStyles DefLockedState=&quot;false&quot; LatentStyleCount=&quot;276&quot;&gt; &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:12.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ascii-font-family:Cambria;         mso-ascii-theme-font:minor-latin;         mso-fareast-font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-fareast-theme-font:minor-fareast;         mso-hansi-font-family:Cambria;         mso-hansi-theme-font:minor-latin;}  --&gt; &lt;!--[endif]--&gt; &lt;!--StartFragment--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;&quot; Les espaces infinis&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;les sciences à profusion,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;la^&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;surabondance industrielle&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;mais aussi&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;l’effroi&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;e&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;vivr&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;e&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;l’individu&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;p&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;rissable, et les dieux, mortels eux aussi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;Inlassable et solitaire,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;l'humanité&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;jamais ne se renie. Elle vit, elle meur&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;t&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;sans compter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;Mais il ne suffit pas de produire la chair hu&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;m&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;aine pour&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;qu'elle vive, il faut à&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;l’homme&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;une raison de vivre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;La raison de&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;vivre, l’homme l’apprend par les&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;em&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;bl&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;mes, les images, les miroirs. Qui manie le Miroir&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;t&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;ie&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;n&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;t&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;l’homme&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: black;&quot;&gt;à sa merci&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; color: #003f00;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--EndFragment--&gt;
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        <author>
            <name>Thierry</name>
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        <title>Rencontres</title>
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        <updated>2010-04-09T10:45:30+02:00</updated>
        <published>2010-04-09T10:45:30+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;&quot;Comme Jésus marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères,...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&quot;Comme Jésus marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets: c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit: &quot;Venez et je vous ferai pêcheurs d'hommes&quot;. Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.&quot;&lt;/em&gt; Matthieu 4, 18-22.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce court récit est emblématique. Il faut relire avec fraîcheur ces lignes trop connues afin de se représenter, au sein d'une vie qui semblait calée pour l'éternité, &amp;nbsp;le surgissement de l'inconcevable. Qui n'a connu, tout au moins à une échelle plus modeste, de telles rencontres qui nous découvrent soudain de nouveaux paysages, de nouveaux registres à notre réalisation&amp;nbsp;? J'ai eu cette chance à plusieurs reprises, mais je rendrai dans ce domaine un particulier hommage à Suzanne Privat. C'était il y a bien longtemps - une sale période de ma vie - et j'ai consulté cette graphologue toulousaine pour qu'elle m'aide à faire le point sur moi-même. Après avoir analysé les documents manuscrits qu'à sa demande je lui avais fournis, elle m'a donné rendez-vous rue des Arts, dans son petit salon bleu, au dessus de la librairie. Là, elle m'a parlé des potentialités que révélait mon écriture. Un entretien de deux heures qui a changé ma vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une vraie rencontre nous révèle d'abord à nous-mêmes. Ceci nous ouvre à une autre vision de notre vie. Quelquefois, aussi, de &lt;i&gt;la&lt;/i&gt; vie. Après cet entretien, quoique j'eusse passé la trentaine, j'ai décidé de reprendre des études. Une année sabbatique. Et personne n'a été plus heureux que moi de se consacrer à apprendre la comptabilité générale et analytique, le marketing, le droit social, la gestion financière - j'en passe et, comme on dit, des meilleures. Moi qui avais terminé poussivement ma seconde avant de décrocher, j'avalais tout. Curieusement, mes capacités intellectuelles semblaient s'être réglées sur l'évaluation de la graphologue. Un bel effet Pygmalion&amp;nbsp;! A partir de là, le monde est devenu généreux - je n'ai pas dit facile.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suzanne Privat m'a ouvert à mes propres potentialités. Une histoire en amenant une autre, je pense à cet ado en difficulté du 9-3 - un «&amp;nbsp;segpa&amp;nbsp;» - qui, parmi bien d'autres maintenant, a croisé Dina Scherrer et son &quot;coaching narratif&quot;. Je vous laisse imaginer la galère de sa vie et ce que cela pouvait signifier pour&amp;nbsp;ce garçon&amp;nbsp;de «&amp;nbsp;choisir une orientation&amp;nbsp;». Quand on se dit «&amp;nbsp;gogol&amp;nbsp;», qu'on est&amp;nbsp;par principe&amp;nbsp;suspect de tous les mauvais coups et qu'au surplus il n'y a même plus assez d'emplois pour les rejetons des&amp;nbsp;bourges d'à côté, tout se vaut, c'est-à-dire rien. Après avoir revisité son histoire et la représentation qu'il avait de lui-même, le voilà en apprentissage chez un chef parisien... Et heureux comme un nanti de naissance ne le sera jamais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parfois, il s'agit d'oser penser ce qui est déjà là, à l'intérieur de soi. Oser penser qu'on a envie, par exemple, d'une autre vie que ce cocon de conformité et de respectabilité grâce auquel nous nous sommes intégrés dans la société, mais parfois au prix de notre désintégration intérieure. Oser penser, c'est l'âme de la philosophie. Il n'y a pas de pensée sans audace. Mais il n'y a pas non plus de pensée qui évolue sans dialogue. C'est pourquoi nous avons besoin aussi de maïeuticiennes comme Eugénie Vegleris. Eugénie est une sage-femme. Elle ne vous lâchera pas tant que vous n'aurez pas mis bas. Mais faites-lui confiance, elle n'accouche que de beaux enfants. Comme les salles de classe que hante Dina, le salon d'Eugénie est un lieu de renaissance. De renaissance à soi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si nous voulons tirer parti, comme nous y invite Edgar Morin,&amp;nbsp;de l'époque de métamorphose dans laquelle nous sommes entrés, il est urgent de libérer l'humain de ses formatages. Il nous faut plein de Dina et d'Eugénie.&lt;/p&gt;
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            <name>Jeunes de l Oratoire</name>
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        <title>EJA) 8 avril Paul Ricoeur</title>
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        <updated>2010-04-07T11:33:00+02:00</updated>
        <published>2010-04-07T11:33:00+02:00</published>
        <summary>  Rencontre des Etudiants et jeunes actifs    jeudi 8 avril à partir de 19...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;Rencontre des Etudiants et jeunes actifs&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;jeudi 8 avril à partir de 19 heures&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://groupesdejeunesdeloratoire.blogspirit.com/media/02/00/215213844.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://groupesdejeunesdeloratoire.blogspirit.com/media/02/00/1394210474.jpg&quot; alt=&quot;eja100408.jpg&quot; name=&quot;media-471855&quot; id=&quot;media-471855&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;Ricoeur, une philosophie du dialogue&lt;/p&gt; &lt;p&gt;documentaire et discussion&lt;/p&gt; &lt;p&gt;chacun apporte une partie du dîner, selon ses possibilités&lt;/p&gt; &lt;p&gt;rencontre suivante le jeudi 6 mai&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>DG</name>
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        <title>Le livre a-t-il encore un avenir ?</title>
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        <updated>2010-04-06T13:24:00+02:00</updated>
        <published>2010-04-06T13:24:00+02:00</published>
        <summary>     Deux personalités, deux opinions  dans le dossier de VP Genève : celles...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;a title=&quot;VP&quot; href=&quot;http://www.vieprotestantegeneve.ch/&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://davidgonzalez.blogspirit.com/media/01/00/1325267170.jpg&quot; id=&quot;media-471569&quot; alt=&quot;VP Genève avril.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-471569&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.vieprotestantegeneve.ch/applic/ge/WebDocs.nsf/bdedfca988b2db3c85256207004f45a9/ec399f545203d489c12576fd00315baa/$FILE/VP%20avril%202010_HD%2011.pdf&quot;&gt;Deux personalités, deux opinions&lt;/a&gt; dans le dossier de VP Genève : celles de Gabriel de Montmollin, Directeur des éditions Labor et Fides et de Xavier Comtesse, Directeur romand d'Avenir Suisse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.vieprotestantegeneve.ch/applic/ge/WebDocs.nsf/bdedfca988b2db3c85256207004f45a9/75bc1c2d1a14ad9dc12576fd003167fb/$FILE/VP%20avril%202010_HD%2014.pdf&quot;&gt;Pour aller plus loin&lt;/a&gt; : &lt;i&gt;N’espérez pas vous débarrasser des livres&lt;/i&gt;, par Jean-Claude Carrière et Umberto Eco. Editions Grasset, 2009.&lt;/p&gt;
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            <name>La créatrice, fondatrice et animatrice, Bénédicte Ann</name>
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        <title>Fabrice Midal, Et si de l'amour on ne savait rien ?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cafedelamour.fr/archive/2010/02/12/lundi-15-fevrier-avec-fabrice-midal.html" />
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        <updated>2010-03-30T11:33:00+02:00</updated>
        <published>2010-03-30T11:33:00+02:00</published>
        <summary> --&gt;        Fabrice Midal était    au Café de l'Amour     à Paris le lundi 15...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.cafedelamour.fr/">
          &lt;!-- &lt;div style=&quot;width: 384px;&quot;&gt;--&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;color: #800080; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 16px; text-align: center;&quot;&gt;Fabrice Midal était&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;au Café de l'Amour&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;color: #800080; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 16px; text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; à Paris le lundi 15 février 2010,&lt;br /&gt; à Bruxelles le 31 mars 2010,&lt;br /&gt; à Bordeaux le lundi 12 avril 2010,&lt;br /&gt; et à Strasbourg le mardi 15 juin 2010.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il sera au salon Zen et Bio de Nantes le 9 octobre 2010.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;color: #800080; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 16px; text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #fa0470;&quot;&gt;&lt;b&gt;Jeudi 21 octobre&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #fa0470;&quot;&gt;&lt;b&gt;2010 à Rennes&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #fa0470;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #fa0470;&quot;&gt;&lt;b&gt;ET SI DE L'AMOUR ON NE SAVAIT RIEN ?&lt;br /&gt; Retrouver le souffle de l'amour par la philosophie et la méditation bouddhique&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #fa0470;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #fa0470;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.prajna-philia.com&quot;&gt;www.prajna-philia.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style=&quot;color: #fa0470;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fabricemidal.com&quot;&gt;www.fabricemidal.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.chronicleproject.com/chroniclesradio_dispatches/images/fabrice/fabrice.jpg&quot; style=&quot;float: left;margin-right:10px&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;200&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;Nous savons tous qu’une vie sans amour est une vie désolée, une vie à laquelle il manque l’essentiel. Mais savons-nous ce qu’est l’amour en vérité ? Savons-nous pourquoi nous nous égarons si souvent et le restreignons, pourquoi il nous arrive si rarement d’aimer vraiment et d’être aimé ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour Fabrice Midal*, l’amour s’est absenté de nos réflexions et de nos sociétés ; il sert très souvent à des manipulations psychologiques mesquines, voire perverses. De surcroît, nous confondrions amour et attachement, tendresse et jalousie, des rêve de midinette avec le véritable amour, qui n’est pas une consolation mais un risque : celui de la liberté !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’amour, devenu un mot tabou, symbolise une expérience qui fait peur. Il s'agit de lui redonner toute sa place, que ce mot ne soit plus un «gros mot », un terme pornographique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;object height=&quot;213&quot; width=&quot;380&quot; data=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9840067&amp;amp;server=vimeo.com&amp;amp;show_title=1&amp;amp;show_byline=1&amp;amp;show_portrait=0&amp;amp;color=&amp;amp;fullscreen=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9840067&amp;amp;server=vimeo.com&amp;amp;show_title=1&amp;amp;show_byline=1&amp;amp;show_portrait=0&amp;amp;color=&amp;amp;fullscreen=1&quot; /&gt;&lt;/object&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://vimeo.com/9840067&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;Lundi, au café de l'amour, l'étonnant Fabrice Midal* nous entraînera à la découverte des différentes facettes de l’amour et en explorera les vertiges. Il pulvérisera nombre d'idées reçues. À partir de la tradition philosophique occidentale et des sagesses orientales, il nous invitera à comprendre d’abord l’amour tel qu’il est, avant de chercher à le vivre dans le couple, à reconnaître le point tendre du cœur, accepter nos imperfections et en faire autant de chances pour nous ouvrir réellement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et alors, ô merveille, le vivre pleinement à deux devient enfin possible ! Enfin, dans la fidélité la plus rigoureuse à la méditation telle que le Bouddha l’a transmise, chacun pourra peut-être, voir s’ouvrir un chemin qui soit le sien et qui lui corresponde.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2226191445?ie=UTF8&amp;amp;tag=cafedelamour-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=19458&amp;amp;creativeASIN=2226191445&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.prajna-philia.com/photos/etsidelamour-ok_zoom.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt; En savoir plus... L'obtenir...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fabricemidal.com/pdf/chapitre-decouverte.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lire un extrait&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;object height=&quot;213&quot; width=&quot;380&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xcs13i?additionalInfos=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xcs13i?additionalInfos=0&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fr/channel/webcam&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;*Fabrice Midal, docteur en philosophie, enseigne la méditation bouddhiste depuis plus de quinze ans. Il a fondé l’association Prajña &amp;amp; Philia pour établir un bouddhisme occidental en dialogue avec la philosophie et la poésie d’Occident. Auteur de nombreux ouvrages, il dessine à partir de la philosophie, du bouddhisme et de l'art moderne, un chemin rigoureux et inspirant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2757811266?ie=UTF8&amp;amp;tag=cafedelamour-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=19458&amp;amp;creativeASIN=2757811266&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.prajna-philia.com/filesUpload/publications/51rtmw0ejdl.-ss500-.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt; En savoir plus... L'obtenir...&lt;/a&gt;&lt;img src=&quot;http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=exmaccomlogic-21&amp;amp;l=as2&amp;amp;o=8&amp;amp;a=2757811266&quot; style=&quot;border:none !important; margin:0px !important;&quot; border=&quot;0&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;br /&gt; A vingt ans, il rencontre l’enseignement de Chögyam Trungpa et s’engage dans la pratique de la méditation telle que ce maître historial l’a présentée pour l’Occident. Il a été également formé par François Fédier qui est son maître en philosophie et qui est venu plusieurs fois enseigner dans Prajña &amp;amp; Philia. Il est par ailleurs éditeur et dirige la collection L'esprit d'Ouverture chez Belfond et producteur à France-Culture. Son dernier livre &quot;Et si de l'amour on ne savait rien &quot; vient de paraître aux Éditions Albin Michel.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2020986337?ie=UTF8&amp;amp;tag=cafedelamour-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=19458&amp;amp;creativeASIN=2020986337&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-447216&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; mce_style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; alt=&quot;fabrice***_4311.jpg&quot; id=&quot;media-447216&quot; src=&quot;http://www.cafedelamour.fr/media/00/02/1568449413.jpg&quot; mce_src=&quot;http://www.cafedelamour.fr/media/00/02/1568449413.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right&quot; mce_style=&quot;text-align: right&quot;&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; mce_style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2020986337?ie=UTF8&amp;amp;tag=cafedelamour-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=19458&amp;amp;creativeASIN=2020986337&quot; mce_href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2020986337?ie=UTF8&amp;amp;tag=cafedelamour-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=19458&amp;amp;creativeASIN=2020986337&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.prajna-philia.com/filesUpload/publications/risquer.jpg&quot; mce_src=&quot;http://www.prajna-philia.com/filesUpload/publications/risquer.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2916885072?ie=UTF8&amp;amp;tag=cafedelamour-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=19458&amp;amp;creativeASIN=2916885072&quot; 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        <title>Catherine Laborde et Thomas Stern, L'infidélité... and so what ?</title>
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        <updated>2010-03-30T11:32:00+02:00</updated>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cafedelamour.fr/media/01/02/1676565772.jpg&quot; id=&quot;media-457732&quot; alt=&quot;min3_9aa99dbfd2155b8705ba40a1ebaf6750.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-457732&quot; /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;Catherine Laborde et Thomas Stern&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;border-collapse: separate; color: #000000; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; letter-spacing: normal; line-height: normal; orphans: 2; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: 2; word-spacing: 0px; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;color: #800080; font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 11px; line-height: 16px; text-align: center;&quot;&gt;étaient au Café de l'Amour à Paris le 29 mars 2010&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;b&gt;L'INFIDÉLITÉ... AND SO WHAT ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt; SI TU NE M'AIMES PAS, JE TAIME !&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;Y aurait-il une joie délicieuse à tromper, être trompé(e) ? Comment dépasser ces moments délicats ? A quoi ça tient un couple ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Catherine Laborde*, 58 ans, fait la pluie et le beau temps sur TF1. Thomas Stern*, 63 printemps, publicitaire, est agrégé de philosophie. Ils auraient pu tomber amoureux &quot;classiquement&quot;. Pourtant, depuis quinze ans, ils ne vivent pas ensemble, ne sont pas mariés, se sont trompés à maintes reprises et s’aiment éperdument par-delà les conventions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces &quot;personnalités&quot;, malgré leurs disputes, leurs ruptures, semblent avoir trouvé &quot;leur&quot; formule pour entretenir la flamme de leur passion. Ils racontent – à quatre mains – leurs aventures tumultueuses. De leur rencontre à leurs déboires, ils disent tout. Entre philosophie, romantisme et nudité, ils traitent de la communication entre les êtres : la rencontre, la passion, la famille, les trahisons, la lassitude, les tromperies, l'âge qui avance...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2081233479?ie=UTF8&amp;amp;tag=cafedelamour-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=19458&amp;amp;creativeASIN=2081233479&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cafedelamour.fr/media/00/01/1125415252.jpg&quot; alt=&quot;Si tu ne m'aimes pas, je t'aime de Catherine Laborde et Thomas Stern&quot; style=&quot;border: 0px solid #dcdcdc;&quot; height=&quot;150&quot; width=&quot;94&quot; /&gt;&lt;br /&gt; En savoir plus...l'obtenir...&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;Lundi, au café de l'amour, Catherine Laborde* et Thomas Stern* témoigneront avec sensibilité de leur histoire d’amour. Ils évoqueront leur parcours, leur motivation, leur expérience... Ils expliqueront comment ils ont réussi à entretenir l'allégresse, le romantisme et la tendresse. Pour autant, ils ne parleront pas la langue de bois.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; *Catherine Laborde, 58 ans, journaliste en charge de la météo sur TF1, a déjà écrit plusieurs ouvrages dont le best-seller La Douce joie d'être trompée (Éditions Anne Carrière 2008) qui aborde l'un des thèmes de ce nouveau livre, et en 2009 Maria del Pilar (Éditions Anne Carrière)&lt;br /&gt; *Thomas Stern, 63 ans, agrégé de philosophie, est publicitaire. On lui doit la locution populaire Elle a tout d'une grande.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cafedelamour.fr/media/02/01/2107255969.jpg&quot; id=&quot;media-457733&quot; alt=&quot;catherine_laborde_reference.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-457733&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ee115c;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2253122602?ie=UTF8&amp;amp;tag=cafedelamour-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=19458&amp;amp;creativeASIN=2253122602&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.cafedelamour.fr/media/00/02/1924120596.jpg&quot; alt=&quot;La Douce Joie d'être trompée de Catherine Laborde&quot; style=&quot;border: 0px solid #dcdcdc&quot; height=&quot;150&quot; width=&quot;102&quot; /&gt;&lt;br /&gt; En savoir plus...l'obtenir...&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Casadei</name>
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        <title>L'âge de la peur</title>
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        <updated>2010-03-25T11:04:00+01:00</updated>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://casadei.blogspirit.com/media/00/01/826612112.jpg&quot; alt=&quot;peur.jpg&quot; id=&quot;media-467466&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Ce petit livre de 150 pages rassemble des chroniques publiées par le Philosophe &lt;strong&gt;Dominique Lecourt&lt;/strong&gt; dans le journal &lt;strong&gt;La Croix&lt;/strong&gt; depuis 2003 sur le thème général de l'éthique, de la science et de la société. Chaque chronique compte moins de 4000 signes ce qui oblige l'auteur à aller à l'essentiel sans encombrer le lecteur de disgressions inutiles et fastidieuses. On&amp;nbsp;ne s'ennuie pas le moins du monde avec cet ouvrage très abordable.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Publié par &lt;strong&gt;La Croix&lt;/strong&gt;, ce n'est pas pour autant de la philosophie chrétienne, &lt;strong&gt;Dominique Lecourt&lt;/strong&gt; le précise dans sa préface, s'il a bien&amp;nbsp; cru dans son jeune âge scolaire être croyant, il ne croit plus l'être et il se réclame d'un rationalisme ferme et ouvert.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec &lt;strong&gt;Dominique Lecourt&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp;on revient ainsi sur les thèmes qui font l'actualité de ces dernières années : OGM, nanotechnologies, réchauffement climatique, trous noirs, robotique, greffes de visage, créationnisme, clonage...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le constat général c'est la montée en puissance du principe de précaution, la décadence de l'idée de progrès : la science est désormais percue comme une source de danger, la peur devient un sentiment dominant et nous nous voyons condamnés à devenir des spectateurs de l'inévitable.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La lecture de ces chroniques nous invite à nous ressaisir, à maîtriser nos peurs afin de conjurer le pire pour faire advenir le meilleur.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'auteur ne le précise pas mais ce &lt;strong&gt;nous&lt;/strong&gt; me semble concerner avant tout les &lt;strong&gt;européens&lt;/strong&gt;. Les &lt;strong&gt;chinois&lt;/strong&gt;, les &lt;strong&gt;indiens&lt;/strong&gt;, les &lt;strong&gt;brésiliens&lt;/strong&gt; ont foi en l'avenir alors que nous, européens, nous déchirons sur l'accessoire,&amp;nbsp;&amp;nbsp;et abordons&amp;nbsp;l'avenir sans envie, à reculons.&lt;/p&gt;
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            <name>démocrate</name>
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        <title>Humanisme</title>
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        <summary>   L'Homme n'est ni dieu ni bête. Il ne s'aime lui-même qu'en solitude...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://eurocitoyen.blogspirit.com/">
          &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.35cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;king-size: x-small;&quot;&gt;L'Homme n'est ni dieu ni bête. Il ne s'aime lui-même qu'en solitude brisée.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;king-size: x-small;&quot;&gt;Sa chance est, politique, de vivre polissé et de faire société.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.35cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;king-size: x-small;&quot;&gt;L'Homme n'est ni bien ni mal. Il ne sait que chercher un équilibre frêle,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;king-size: x-small;&quot;&gt;entre le temps qui passe et celui qu'il s'impose.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.35cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;king-size: x-small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'Homme est cet animal contestant sa nature, qui cherche une nature partout hors de lui-même.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.35cm;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Si t'as&amp;nbsp;pas tout compris, dimanche, va voter !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.35cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LW&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>FREDERIC JOIGNOT</name>
            <uri>http://fredericjoignot.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>”LE JEU DE LA MORT” SUR FRANCE 2 ADAPTE L'EXPERIENCE DE STANLEY MILGRAM A LA TELEVISION. POURQUOI OBEISSONS-NOUS A UN OR</title>
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        <id>tag:fredericjoignot.blogspirit.com,2010-03-16:1908958</id>
        <updated>2010-03-16T18:36:00+01:00</updated>
        <published>2010-03-16T18:36:00+01:00</published>
        <summary>        À 460 volts, 80% des candidats administrent la décharge maximum...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://fredericjoignot.blogspirit.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/864458070.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-464423&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/753474038.jpg&quot; alt=&quot;80447119-le-jeu-de-la-mort-le-documentaire-choc-de-france.jpg&quot; name=&quot;media-464423&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;À 460 volts, 80% des candidats administrent la décharge maximum&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;NEWS NEWS NEWS Imaginez un jeu télévisé où les candidats torturent d'autres joueurs. Est-ce que vous accepteriez d'y participer ? Ce jeu a été réalisé par France 2, avec soixante volontaires, devant un public, au cours d'un documentaire. Il s'appelle &quot;Le jeu de la mort&quot;. Il sera diffusé le 17 mars à 20H30. En vérité, la chaîne publique transposait la fameuse expérience de Stanley Milgram sur la soumission à l'autorité sur un plateau de télévision Résultat : 80% des joueurs ont poussé la manette 460 volts. Pourquoi ? Enquête. Et en bonus, en entretien avec Stanley Milgram réalisé pour Actuel en mars 1982, juste avant sa disparition brutale.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;I – «&amp;nbsp;Le jeu de la mort&amp;nbsp;» en direct sur France 2&lt;/strong&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;«Arrêtez&amp;nbsp;! Laissez moi partir. Laissez moi partir.» Le candidat hurle dans la boule métallisée, attaché sur son siège, les poignets menottés par des fils électriques. Il vient de recevoir une décharge de 240 volts. 200 volts, chacun connaît, c’est le choc des doigts dans une prise. Sur le plateau de télévision, le joueur qui vient de lui envoyer la secousse répond&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Désolé, la bonne réponse était &amp;nbsp;«&amp;nbsp;voiture de sport». » Devant lui, trois manettes numérotées. 260 volts. 280 volts. 300 volts. On lit «CHOC INTENSE». Le participant lit une nouvelle liste de questions à l’homme enfermé, une série de mots couplés qu’il est censé avoir mémorisée au début de l’émission. Le candidat, invisible dans sa boule, répond en appuyant sur un bouton. Aussitôt, une lumière rouge s’allume. «Vous avez faux, la bonne réponse était «&amp;nbsp;satellite&amp;nbsp;»» s’exclame le joueur. Le public, encouragé par un chauffeur de salle, s’écrie «Châtiment&amp;nbsp;! Châtiment&amp;nbsp;!». Le joueur enclenche la manette des 260 volts. Dans la boîte argentée, le candidat hurle. «Haaa. Laissez-moi partir&amp;nbsp;! Ça fait trop mal&amp;nbsp;!». Inquiet, l’homme se tourne vers Tania Young, la présentatrice du «&amp;nbsp;Jeu de la mort&amp;nbsp;», débout à ses côtés. «&amp;nbsp;Vous entendez, il veut arrêter…&amp;nbsp;». Elle répond, impassible : «Continuez, questionneur, c’est à vous ». Vaincu, le joueur prend une nouvelle fiche et lit les questions. La lumière rouge jaillit. Encore faux. Le joueur abaisse la manette des 280 volts. On entend le candidat hurler, se débattre comme s’il voulait s’arracher à ses sangles.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/199838894.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-464424&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/1929197933.jpg&quot; alt=&quot;8038-jeu-de-la-mort-docu-choc-france-2.jpg&quot; name=&quot;media-464424&quot; width=&quot;349&quot; height=&quot;268&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;Enfermé dans une bulle, le candidat hurle &quot;Laissez-moi partir&quot;. Rien n'y fait.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Le Jeu de la mort&amp;nbsp;» a bien eu lieu. J’ai assisté aux projections, vu les rushes, discuté avec les producteurs et Tania Young.&lt;/strong&gt; Il a été réalisé par France 2 et les productions Yami 2 en avril 2009, pendant dix jours de tournage. Les candidats ont été sélectionnés par un organisme de recrutement de volontaires pour des tests qualitatifs&amp;nbsp;: consommation, politique ou médias&amp;nbsp;; les 2000 personnes qui ont formé le public, 100 par demi-journée de tournage, par deux sociétés spécialisées dans les jeux télévisés. Ils ont bien crié «&lt;em&gt;Châtiment&amp;nbsp;! Châtiment&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;» avant chaque choc électrique. 69 questionneurs ont participé au jeu. 53 d’entre eux, soit 80%, ont obéi aux règles du jeux. Ecouté la présentatrice. Ils infligé à l’homme enfermé la secousse maximum, 460 volts - alors que «&amp;nbsp;CHOC DANGEREUX&amp;nbsp;» était écrit sur les manettes. 16 seulement ont refusé d’aller jusqu’au bout. Mais dans les faits, sans que les joueurs le sachent, personne n’a été torturé... Le candidat enfermé dans la bulle était un acteur qui simulait la souffrance. En vérité, les joueurs n’ont pas participé à un jeu télévisé mais à l’exacte transposition sur un plateau de télévision de la fameuse expérience du psychologue Stanley Milgram testant &lt;em&gt;la soumission à l’autorité&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;. Ils ont participé sans le savoir à un documentaire consacré à cette expérience, reconstituée sur un studio de France 2, puis analysée par une équipe de psychologues et de spécialistes de médias. C'est ce documentaire qui sera diffusé sur la chaîne publique. J'ai regretté plusieurs fois, en le visionnant, qu'il pousse trop loin la parodie d'une véritable émission de télé-réalité, n'hésitant pas à faire du spectaculaire - gingle, musique oppressante, questionnement angoissant &quot;Va-t-il baisser la manette ?&quot;, etc -, cédant aux travers de mise en scène dramatique qu'il entend dénoncer, il n'empêche : ce film restera comme un document sur la perte de tout esprit critique à l'intérieur d'un système autoritaire, et le pouvoir d'entraînement et de manipulation de la télévision.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;II- Un homme «&amp;nbsp;effroyablement normal&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment en arrive-t-on à obéir à un ordre odieux&amp;nbsp;? À faire souffrir un autre homme, alors qu’il hurle qu’il veut arrêter&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt; Que se passe-t-il dans l’esprit de celui qui accepte&amp;nbsp;? Quand le jeune psychologue Stanley Milgram mène ses expériences, entre 1961 et 1963, un cas d’obéissance aveugle effraie le monde entier. Celui d’Adolph Eichmann, un des organisateurs de la «&amp;nbsp;solution finale&amp;nbsp;». Son procès vient de se dérouler en Israël. Comment ce grand fonctionnaire a-t-il pu obéir ? Que pensait-il&amp;nbsp;quand il signait les décrets de déportation, faisait livrer les gaz mortels ? En 1960, la philosophe Hannah Arendt a assisté à ses auditions. Elle voulait comprendre les rouages de sa pensée. Ecoutant jour après jour ses explications, ses justifications, elle découvre qu’Adolph Eichmann n’est pas une personnalité sanguinaire, perverse, ou un idéologue fanatique. C’est un fonctionnaire discipliné. Il a obéi à ses supérieurs sans discuter, imprégné d’une culture du respect des chefs et du travail bien fait. Il a réagi passivement aux ordres, déclinant sa propre responsabilité. C’est, dit Harendt, un homme «&lt;em&gt;effroyablement normal&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;». Bon père de famille, travailleur, il n’a pas le sentiment de faire le mal, puisqu’il obéit à la loi, à l’Etat. Il ne sent pas coupable. C’est un exécuteur… de directives. Son crime, analyse-t-elle, vient de ce qu’il ne pense plus par lui-même. Il est «thoughtless», «sans pensée propre». Il remet à d’autres la question de savoir qu’il est ignoble de massacrer les Juifs, les Tziganes et les homosexuels. Il ne se pose pas de problème moral dans son travail, fut-il meurtrier. Il pourrait sans doute faire déporter ses collègues, si sa hiérarchie lui demandait. Tous les régimes totalitaires s’appuient sur ces fonctionnaires qui se croient disculpés du choix entre l’humain et l’inhumain, constate Hannah Harendt dans le sombre essai qu’elle publie bientôt&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;La banalité du mal&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;» (Gallimard, 1966).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;En 1961 Stanley Milgram, tourmenté par ses réflexions, s’interroge : sommes-nous à l’abri, dans nos démocraties, de telles dérives ?&lt;/strong&gt; Comment s’en préserver à l’avenir&amp;nbsp;? N’a-t-on pas vu des fonctionnaires empressés dénoncer et accuser de communisme des démocrates américains dans les années 1950, sous le maccarthisme ? Le psychologue voudrait arriver à tester jusqu’où va l’obéissance aux ordres, dans un cadre banal, avec des Américains moyens. Une expérience de psychologie sociale l’a beaucoup frappé, menée par son mentor et collègue Solomon Asch. Ce professeur a distribué à 9 «compères» et un «naïf» - le sujet de l’expérience - des dessins de lignes longues et courtes. Chacun doit répondre comment il les voit. Tous les compères répondent faussement, démentant l’évidence : une ligne est beaucoup plus courte que les autres. Quand, à la fin, le sujet répond, 1 fois sur 3 il répète ce que dit la majorité. Il préfère trahir l’évidence, et sa propre certitude. Il se &lt;em&gt;conforme&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;. Cette expérience a été menée 12 fois de suite par Solomon Asch en 1956 - puis des centaines de fois. À chaque test, un tiers des participants, 33%, se rangent à l’avis commun. Pourtant faux. C’est ce que Solomon Asch appelle l’intégration du «conformisme»&amp;nbsp;: un individu sur trois se range à l’avis de la majorité, même quand elle a visiblement tort&amp;nbsp;- il préfère respecter la norme que la vérité. C'est le panurgisme expérimenté.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/659740440.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-464428&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/02/00/845830372.jpeg&quot; alt=&quot;thumb-le-jeu-de-la-mort---un-documentaire-choc-sur-france-2-3731.gif.jpeg&quot; name=&quot;media-464428&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;La chaise électrique du &quot;Jeu de la mort&quot; de France 2&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;III - «&amp;nbsp;Continuez, nous assumons toute la responsabilité&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;En 1961, Stanley Milgram met sur pied son expérience de torture en direct, celle qui a été reprise dans «&amp;nbsp;Le Jeu de la mort&amp;nbsp;» de France 2.&lt;/strong&gt; Des gens de tout milieu sont invités dans son «&amp;nbsp;laboratoire&amp;nbsp;», contre un petit défraiement, à faire «apprendre» à un «élève» une série de mots couplés. À chaque erreur, ils doivent le punir d’une décharge électrique de plus en plus forte. De 20 à 450 volts. À partir de 240 volts, on lit «ATTENTION CHOC INTENSE&amp;nbsp;» puis «&amp;nbsp;CHOC DANGEREUX&amp;nbsp;». À 75 volts, l’homme testé proteste. À 150 volts, il crie &lt;em&gt;«Monsieur le professeur, laissez-moi partir&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;». Ensuite, il supplie qu’on arrête. À 330 volts, il se plaint de son cœur. À 360, il mime une perte de connaissance. À chaque hésitation du volontaire devant les cris de protestations, le psychologue en blouse répète les quatre mêmes injonctions, celles que répétera Tania Young sur le plateau du «Jeu de la mort»: «&lt;em&gt;Continuez, s’il vous plait», «L’expérience exige que vous continuiez&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Il est indispensable que vous continuiez&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;alternant avec &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Nous assumons toute la responsabilité», «Vous n’avez pas le choix, vous devez continuer».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les résultats de cette expérience ont fait le tour du monde.&lt;/strong&gt; Stanley Milgram les a consignés dans son ouvrage canonique «Obedience of authority» («&amp;nbsp;&lt;em&gt;Soumission à l’autorité&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;, Calmann Lévy, 1974). Sur 40 personnes, des ouvriers, des femmes au foyer, des professeurs, des travailleurs sociaux, 62,5%, infligèrent les chocs maximum. Ils ont torturé. En dépit de leur effroi face aux suppliques de leur victime, ils ont obéi aux injonctions d’un «professeur» qu’il ne connaissait pas. Depuis cette expérience a été refaite des dizaines de fois. Elle a toujours donné les mêmes résultats. Comment expliquer une telle obéissance aveugle&amp;nbsp;? Jean-Léon Beauvois est un psychologue social reconnu, l’auteur d’un des best-sellers de sa discipline «&amp;nbsp;Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens&amp;nbsp;» (PUG, 2002). Il a dirigé l’équipe scientifique qui a surveillé la mise en place du «&amp;nbsp;Jeu de la mort&amp;nbsp;» de France 2. Il propose quelques explications sur notre propension à l’obéissance : «&lt;em&gt;Les résultats de Milgram vont dans le sens de l’analyse d’Hannah Arendt. Un homme obéissant à un ordre abject n’est pas un monstre ou un sadique, ce peut-être un employé, un col blanc, un fonctionnaire. Un homme banal, normal, habitué à se soumettre à celui qui incarne l’autorité, que ce soit le représentant d’une institution légitime, ou un scientifique.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;em&gt;Selon&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;em&gt;Milgram, un homme obéit sans réfléchir lorsqu’il entre dans&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;«&amp;nbsp;un état agentique&amp;nbsp;&lt;em&gt;». Il devient un agent d’exécution, un rouage. En cela, il abdique toute responsabilité sur ce qui pourrait advenir. Il perd son autonomie de pensée&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;. &lt;em&gt;Il devient obéissant aux pires directives, même s’il s’agit d’un brave type, incapable de faire du mal à une mouche.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-464429&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/02/1377206181.jpg&quot; alt=&quot;262.jpg&quot; name=&quot;media-464429&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;L'expérience de Milgram. L'un électrocute, l'autre s'écrie &quot;Je n'en peux plus&quot;. Et cela continue.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;IV - «&lt;em&gt;Ne zappez pas&amp;nbsp;! Plus de sang&amp;nbsp;! Plus de larmes&amp;nbsp;! Plus de cicatrices&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;Que se passe-t-il dans l’esprit d’un joueur, sur un plateau télé, pour qu’il en électrocute un autre devant tout le monde&amp;nbsp;? Pourquoi obéit-il à la présentatrice… 27 fois de suite&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt; Jusqu’à infliger un «&amp;nbsp;CHOC DANGEREUX&amp;nbsp;». Devient-il le rouage d’un système, comme pense Milgram&amp;nbsp;? Christophe Nick, réalisateur de documentaires («&amp;nbsp;Chroniques de la violence ordinaire&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Ecoles en France&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Résistance&amp;nbsp;») a co-produit avec France 2 l’inquiétant «&amp;nbsp;Jeu de la mort&amp;nbsp;». Valises sous les yeux, épuisé par les derniers jours de montage, il raconte pourquoi il à voulu adapter l’expérience Milgram à la télévision. Depuis des années, il lui trouve une similitude avec beaucoup des jeux et des spectacles où « &lt;em&gt;la violence, l’humiliation, la délation, la trahison font le spectacle, et tous les participants obéissent, se dénoncent, s’agressent…&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;» Sans oublier «&amp;nbsp;&lt;em&gt;les premiers jeux de télérealité&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;em&gt;mettant en scène le frisson de la mort&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;». En Grande-Bretagne, Channel 4 filme en direct une véritable «&amp;nbsp;roulette russe», puis diffuse&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Anatomy for beginners&amp;nbsp;» où un médecin dissèque en direct un cadavre masqué. Au Japon, on lance des jolies filles dans de l’eau à 80°, ou leur envoie des cotons enflammés dans la gorge. MTV montre dans «&amp;nbsp;Scares&amp;nbsp;» des accidents en direct, tandis que l’animateur s’écrie «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ne zappez pas&amp;nbsp;! Plus de sang, plus de larmes&amp;nbsp;! Plus de cicatrices&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;». Dans «Fear Factor», TF1 trempe les candidats dans des baignoires d’asticots où ils manquent d’étouffer. Avec l’arrivée de la TNT, les petites chaînes pratiquent l’escalade en espérant décrocher des parts de marché. Ainsi RTL9 montre désormais des compétitions d’«&amp;nbsp;ultimate fight&amp;nbsp;», un combat interdit en Europe où, selon Christophe Nick, il arrive que les participants soient sévèrement blessés. Sommes-nous revenus aux spectacles de danse jusqu’à l’épuisement des années 1930, bien montrés dans le film de Sydney Pollack «On achève bien les chevaux» ? Christophe Nick finit par se demander : des candidats accepteraient-ils de participer à un «Jeu de la mort»&amp;nbsp;? Obéiraient-ils à l’animateur&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-464430&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/192442340.png&quot; alt=&quot;Exprience_de_Milgram.png&quot; name=&quot;media-464430&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;Les trois personnages de l'expérience : l'autorité, le volontaire, l'acteur&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: center; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;V - Plus obéissants qu’hier&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 7.1pt; text-align: justify; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;strong&gt;Aujourd’hui «&amp;nbsp;Le jeu de la mort&amp;nbsp;» a été tourné, 80% des joueurs ont infligé des secousses de 460 volts, le public à participé massivement.&lt;/strong&gt; Comment l’équipe de psychologues et de spécialistes des médias qui ont supervisé l’expérience, suivi les joueurs pendant et après, analysent-ils ces réactions - et l’influence de la télévision&amp;nbsp;? Difficile de résumer ici toutes les réflexions en cours, qui vont faire l’objet de publications. D’abord, il est désolant de constater que l’expérience Milgram a été confirmée une fois de plus. Aucun des participants n’a refusé le &lt;em&gt;principe même&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;du jeu. Si certains s’étonnent, s’indignent que la télévision soit tombée aussi bas, tous acceptent finalement d’électro
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        <title>Écriture de la contingence</title>
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        <updated>2010-03-15T12:30:00+01:00</updated>
        <published>2010-03-15T12:30:00+01:00</published>
        <summary> Si la contingence est absolue, elle doit pouvoir se traduire par elle-même ;...</summary>
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          &lt;p&gt;Si la contingence est absolue, elle doit pouvoir se traduire par elle-même ; on doit pouvoir la « traiter » – je n’ose pas dire « la représenter » –, on doit pouvoir l’écrire, la matérialiser, la faire venir à la pensée, indépendamment de la possibilité et des états du monde possibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la contingence précède l’existence (Meillassoux), si elle précède le dénombrement des êtres et leur délimitation, il faut que son « être » (ou plutôt sa « consistance », son « insistance ») puisse se détacher sur le fond, sans le référentiel et le système de coordonnées des états du monde, de la même façon que la notion de vecteur se détache de façon intrinsèque dans l’espace.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tant que ne s’ouvre pas le médium d’expression directe de la contingence, cela pourrait rester un pur jeu de l’esprit, voire un simple jeu de mots, que de penser que la contingence puisse ainsi se détacher des états de la possibilité. Or, c’est justement ce médium-là qu’offre le marché, ou ce que j’ai appelé la &lt;i&gt;mathématique de prix&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant que je ne croise l’argument de &lt;i&gt;L’Échange impossible&lt;/i&gt; de Baudrillard et que je n’inocule dans l’élément même du marché et dans la molécule même de son échange sa capacité à traduire la contingence – car la contingence est impossible à échanger dans un « théâtre extérieur » de représentations et d’états, d’après Baudrillard, et a donc besoin, d’après moi, d’un corps comme le marché qui rende intérieur, c’est-à-dire interne à lui, le théâtre de l’échange –, la seule façon d’éteindre la possibilité, de fermer les yeux sur elle et de ne se laisser absorber, à la place, que par la matière de la contingence, sera de &lt;i&gt;commencer à la fin&lt;/i&gt;, à la maturité de l’actif contingent, dans l’actualité du monde qui aurait pu être autrement (la contingence archéologique) mais dont cela ne sert plus à rien de &lt;i&gt;représenter&lt;/i&gt; cette autre possibilité qu’il serait, pour la raison que la possibilité n’est qu’une fabrication justement et qu’elle n’est marginalement utile que lorsqu’elle est future et que l’on se place artificiellement avant la date de l’événement et de l’actualité ; or voici justement qu’on est parvenu à l’expiration de la période d’attente et qu’on est en pleine actualité : on veut y demeurer et ne pas tout de suite s’en détacher et reculer – en tout cas pas dans cette atmosphère-là, pas dans la possibilité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Croiser l’argument de &lt;i&gt;L’Échange impossible&lt;/i&gt; de Baudrillard, cela signifie que j’en permute littéralement les termes. De l’échange impossible, je déduis que la seule possibilité d’échanger est de rendre l’échange écrit, matériel, transmis à la surface du marché, ce que j’ai justement appelé « im-possible ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est tout juste si l’échange ne recevra pas lui-même, de là, sa définition implicite. Car j’interpréterai d’abord cet absolu de la contingence qu’est l’&lt;i&gt;échange impossible&lt;/i&gt; comme « échange im-possible », non pas celui qui aurait lieu contre toute possibilité et toute conception et qui serait ainsi impossible et inconcevable, mais celui qui a lieu en dehors de toute possibilité, dans le milieu qu’il faudrait &lt;i&gt;définir implicitement&lt;/i&gt; comme étant celui-là.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sera justement le marché, pour la raison que le prix, comme événement et supplément du possible, le prix comme traduction de l’actif contingent, ne peut que se transmettre dans le marché.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De l’expiration de l’actif contingent il faut donc reculer en dehors de la possibilité et ne jamais considérer l’&lt;i&gt;autre&lt;/i&gt; état possible. Il faut reculer en dehors du temps chronologique et lui rester indifférent, de façon à garder équivalentes (dans un principe d’équivalence similaire à celui d’Einstein) la contingence de la chose qui &lt;i&gt;peut&lt;/i&gt; se produire, que l’on confond d’ordinaire avec la représentation d’une possibilité, et la contingence de la chose déjà actuelle (mais contingente) et qui &lt;i&gt;aurait pu&lt;/i&gt; être différente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On est aidé, dans le deuxième cas, par le fait que la chose existe actuellement, qu’elle est matérielle et qu’elle nous absorbe, et ainsi on s’arrête à elle et on ne s’embarrasse pas de penser à l’autre chose possible qu’elle serait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui permettra de reculer ainsi, ce qui imposera, même, de reculer ainsi, c’est l’&lt;i&gt;écriture&lt;/i&gt; de l’actif contingent ; c’est cette &lt;i&gt;invention&lt;/i&gt; de l’actif contingent qui n’a plus rien à voir avec la fabrication de la possibilité et est justement son opposé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute ma philosophie tient dans cet écart entre la fabrication (ou le simulacre) et l’invention, entre la copie et l’écriture. L’acte d’écrire l’actif contingent le rend justement actif et non plus passif. Il devient indépendant de la possibilité et n’est plus entraîné par elle. Il n’est plus un produit &lt;i&gt;dérivé&lt;/i&gt;. Tout est là.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’acte d’écrire et de graver et d’entailler la contingence dans la matière subjective substitue alors cette matière (ce bout de papier) à la contingence. De la même façon que la probabilité était une première transgression du principe de bivalence pour la raison qu’elle avait lieu dans l’intervalle où le monde n’était pas décidé entre « pile » ou « face », ou entre « vrai » et « faux », l’écriture de la contingence est une autre transgression, ou plutôt une substitution. À la place de la &lt;i&gt;différence&lt;/i&gt; de la contingence, nous détenons désormais cet actif contingent, bien identifié et bien unique, quant à lui, bien matériel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me garde de dire que nous le détenons à la place des &lt;i&gt;états alternatifs possibles&lt;/i&gt; : « pile » ou « face », etc. Justement, la formule de la contingence, cette formule écrite du payoff, nous dispense de la vision d’états alternatifs. C’est une formule muette et unique. Il suffit de la dévoiler et de la déchiffrer à l’expiration de la période d’attente, au moment où il n’y a plus de possible, justement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De même, je me garde de dire que l’actif contingent est « identique » ou qu’il acquiert désormais une identité au lieu d’une différence – une quelconque « valeur intrinsèque ». Car il a gardé toutes les vertus et toute la virtualité de la différence, justement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, cet actif contingent, écrit et matériel, n’a d’autre &lt;i&gt;raison d’être&lt;/i&gt; – il n’a d’autre façon de se matérialiser – que de s’échanger et d’admettre un prix (là réside l’équation fondamentale du monde de la contingence sans la possibilité, là se trouve l’équation du marché).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est ainsi que s’obtient le recul. Le recul dans le temps est lui-même subordonné à l’écriture de l’actif contingent. On ne l’aurait pas écrit si on ne devait pas l’échanger, et on ne l’échangerait pas si cela ne devait pas avoir lieu &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; le terme. Dans toute cette « chaîne » de déductions, où ne roulent que l’écriture et que l’échange, on voit bien combien loin on est de la lumière de la possibilité.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La différence est subtile, mais elle est de taille. Les états du monde possibles ne laissent apercevoir que le processus stochastique et n’accordent, comme recul, que celui du temps chronologique. La possibilité est liée au temps chronologique pour la raison que le futur est la seule chose qui nous sépare de la réalisation de l’une ou l’autre des alternatives. &lt;i&gt;Tandis que nous ne réveillons jamais la possibilité dans l’actif contingent&lt;/i&gt;. Tout ce que nous avons entre les mains, c’est la formule que nous ne déchiffrerons et que nous n’illuminerons qu’à la fin, quand ce sera trop tard pour la possibilité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, la seule chose que nous pouvons en faire avant la fin, tout en gardant les yeux fermés sur la possibilité et en ne gardant que cette formule scellée dans une enveloppe, c’est l’échanger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant la fin : cela veut dire que nous savons que le temps nous sépare de l’actualité finale mais que nous n’&lt;i&gt;envisageons&lt;/i&gt; pas cet intervalle de temps comme peuplé par les possibilités et partitionné en états possibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’échange est immanent à l’écriture scellée. Il suffit qu’on ne soit pas écrasé par l’actualité ; il suffit de &lt;i&gt;nier&lt;/i&gt; l’actualité (et donc de &lt;i&gt;ne pas&lt;/i&gt; savoir décider la formule) pour être dans la nécessité d’échanger l’actif contingent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela s’introduit juste &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; de dire que ce qui n’est pas actuel est justement possible. La matière de l’écriture permet de garder les yeux fermés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi le « temps » de ce recul, ou plutôt de cette rétraction de l’actualité finale, le temps qui fait &lt;i&gt;vibrer&lt;/i&gt; la contingence, mais qui ne la fait vibrer ni plus ni moins qu’à son échéance (puisque je disais que la contingence était indifférente au temps chronologique et qu’il fallait garder absolument équivalentes la notion d’une chose actuelle, mais contingente, qui &lt;i&gt;aurait pu&lt;/i&gt; être autre, et la notion d’une chose contingente non actuelle, non existante, qu’on serait tenté d’appeler « possible »), ainsi ce temps n’est-il pas extensif. Il n’est que la négation de l’actualité finale. Il n’est pas une &lt;i&gt;étendue&lt;/i&gt; de temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est un temps intensif, qui ne se mesure pas. L’actif contingent n’a de &lt;i&gt;sens&lt;/i&gt; qu’à être échangé avant son échéance, en tant qu’il est écrit, et peu importe si cette antécédence se mesure en une seconde ou en une année entière. C’est à l’instant même où on écrit l’actif contingent qu’on indique qu’il doit s’échanger (on le signe par l’échange, on le marque de la croix de l’échange immédiat et immanent), et c’est à instant même où il s’échange que le recul s’obtient et que l’on réalise que le jeu est celui où l’on ne prend la peine d’écrire ces actifs et de les échanger que parce qu’on est avant le terme.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La contingence doit vibrer. Elle est autre chose que l’actualité. On a besoin de dire qu’une chose &lt;i&gt;aurait pu&lt;/i&gt; être autre ou qu’une chose (radicalement neuve, elle-même autre) peut se produire. Ces deux emplois du verbe « pouvoir » doivent rester aussi éloignés que possible de la notion de possibilité : une vibration intrinsèque et matérielle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut mettre en œuvre tous les moyens pour confondre et pour fondre ensemble ces deux emplois du verbe « pouvoir » dans la même matière de la contingence (et non pas du possible). Il est plus facile d’imaginer qu’une chose contingente, mais actuelle, aurait pu être autre qu’elle n’est, tout en ne se représentant pas cette altérité comme une possibilité, qu’il ne l’est d’imaginer une chose contingente, non encore arrivée et non actuelle, autrement que comme une chose possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’&lt;i&gt;actualité&lt;/i&gt; de la première chose a l’avantage de nous garder attirés par sa gravité et par sa matière. On s’éloigne à peine de ce qu’elle est ; on &lt;i&gt;nie&lt;/i&gt; sa nécessité et non pas son actualité, sans plonger tout de suite dans les possibles représentés et fictifs. Cela est facile parce qu’on s’appuie sur la fermeté de la chose, sur son actualité, pour sauter en l’air. Tandis qu’on ne sait pas sur quoi s’appuyer pour imaginer la chose non actuelle comme actuelle puis contingente, tout en se gardant de traverser la notion de la possibilité à aucun moment de ce passage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant les deux sens de la contingence doivent être rendus équivalents. J’ai envie de dire que le &lt;i&gt;temps de l’échange&lt;/i&gt;, ce recul depuis l’actualité de l’actif contingent qu’est la nécessité de l’échanger quand il n’est pas actuel, en d’autres termes, ce temps intensif du marché, est ce qui permet &lt;i&gt;seul&lt;/i&gt; de rendre ainsi équivalentes la contingence de la chose actuelle et la contingence de la chose à venir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car le temps, ne l’oublions pas, est essentiellement lié à la contingence. Peut-on imaginer la contingence sans le temps ? Le futur, « la chose qui peut arriver », est facilement confondu avec la contingence ; mais la chose qui &lt;i&gt;aurait pu&lt;/i&gt; être différente ne met-elle pas également en œuvre le temps sous la forme du passé, un passé où ce que la chose a été s’est décidé et où cela aurait pu se décider autrement ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, ce temps du surgissement et de la différence, ce temps de l’événement, est injustement confondu avec le temps chronologique.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le marché, on ne trouve, et on ne croise, avant la maturité de l’actif contingent, &lt;i&gt;que&lt;/i&gt; l’échange. Or, l’échange est également ce qu’on trouve dès l’écriture même de l’actif contingent, &lt;i&gt;comme&lt;/i&gt; cette écriture même. Il y a une simultanéité dans ce « comme » et donc un décalage, une traduction de la contingence, un &lt;i&gt;retournement&lt;/i&gt; de la contingence qui est autre que temporel. Ainsi, ce n’est pas l’arbre de la &lt;i&gt;possibilité&lt;/i&gt; qui peuple le « temps » avant l’expiration de l’actif contingent, mais une série de répétitions de l’équivalence &lt;i&gt;unique&lt;/i&gt;, établie une fois pour toutes, entre échange et contingence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La contingence est écrite. C’est une différence intrinsèque et non pas analogique ou relative à des états différents. La différence de la contingence n’est pas dérivée. C’est, bizarrement, dans le domaine où on aurait le plus tendance à confondre actif contingent et dérivé du possible, à savoir dans le marché d’actifs contingents écrits sur un sous-jacent, que l’incompatibilité la plus criante finit par se faire jour entre possibilité et contingence, ce que j’ai appelé la « bénédiction du nombre » dans le marché.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La dualité entre (K, T) et (S, t) permet justement de voir comment l’écriture de la différence (à savoir l’écriture &lt;i&gt;à la fois&lt;/i&gt; du payoff, ou strike K de l’actif contingent, et de sa maturité T – ce qui est la manière de rendre écrite, matérielle, de dé-représenter donc, à la fois l’état du monde possible S et le temps chronologique t) se substitue parfaitement aux états du monde et comment la constellation des &lt;i&gt;prix&lt;/i&gt; de (K, T) se substitue à la série temporelle (S, t) – qui n’est que statistique quant à elle et qui ne &lt;i&gt;redonne&lt;/i&gt; le générateur de probabilités qu’à la condition de revenir à l’instant et à l’unité, ce à quoi on est tenu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La probabilité ne serait ainsi que la réification (et corrélativement l’« instantification ») de la statistique. Tandis que l’instantané et le retour à l’Un sont immédiatement donnés dans la vision (K, T), puisqu’il s’agit du seul marché. Au lieu d’inférer statistiquement les paramètres du modèle stochastique à partir de la série historique des prix du sous-jacent, on les calibre instantanément aux prix des actifs contingents, ou produits dérivés écrits sur ce sous-jacent. En soi, cette alternative dit tout. Dans ce basculement se joue également tout le renversement de la notion de probabilité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;La contingence est écrite et, en tant que telle, elle s’échange et reçoit un prix, en ne passant pas par la possibilité&lt;/i&gt;. Cela veut dire que le processus du marché n’est que la répétition du seul acte (de l’acte unique) de l’échange. Il n’est que la répétition de mon équation fondamentale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour cette raison, il est arrêté. Il est &lt;i&gt;continuellement&lt;/i&gt; arrêté au bord du vide et il ne peut pas progresser dans la possibilité. Aucun processus temporel ne peut joindre ensemble les « points d’arrêt » du processus du marché. Seule une façon de sauter continuellement &lt;i&gt;au-dessus&lt;/i&gt; du vide, qui s’appelle l’écriture, permet de progresser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le mode d’inscription dans l’histoire et dans le marché est l’écriture. Il faut se livrer, en tout point d’arrêt du marché, à un arrêt et à une « perte » d’identité (un don de soi) au moins équivalents à ceux du marché, pour pouvoir en tout point recommencer, et donc progresser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le market-maker d’actifs contingents échange la possibilité contre le prix au moment où il inverse le modèle de &lt;i&gt;pricing&lt;/i&gt; (typiquement, celui de Black-Scholes-Merton). Il dépasse la possibilité et se projette dans le vide, par l’écriture, au moment où il écrit les lignes &lt;i&gt;avancées&lt;/i&gt; des options exotiques (seule façon de lever l’indétermination de la dynamique du smile de volatilité). La clé de cette inscription est la couverture dynamique à laquelle il est tenu en tant qu’écrivain de fiction et de fabrication.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est parce que le devoir d’écriture l’appelle et que le premier algorithme d’écriture est celui de la copie et de la projection du possible (ce prétexte) que le market-maker se trouve là et qu’il peut prendre sur lui l’&lt;i&gt;instant&lt;/i&gt;. Il peut se glisser derrière le générateur des probabilités et progresser en recommençant, c’est-à-dire sans mémoire aucune du passé, sans générateur, à la pure rencontre de la prochaine écriture.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pourquoi la contingence s’échange-t-elle et d’où le prix lui vient-t-il ? Comment lui vient-t-il en dehors de la possibilité et de la projection par états du monde ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle s’échange parce que son écriture, cette « livraison de la contingence à elle-même » (elle est livrée à elle-même), cette « fermeture de nos yeux sur elle et de la lumière de la possibilité », fait qu’elle se détache, que son destin est écrit pour elle, qu’elle doit le trouver dans la géographie et &lt;i&gt;non pas&lt;/i&gt; dans l’histoire, c’est-à-dire dans la place – où la place ne sera pas définie comme le lieu de rassemblement de la foule mais comme le &lt;i&gt;générateur&lt;/i&gt; de la foule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le marché est la &lt;i&gt;place générique&lt;/i&gt; (au sens de Badiou). Elle n’appartient à personne et n’est la &lt;i&gt;propriété&lt;/i&gt; de personne. Elle est contingente elle-même. Ainsi génère-t-elle le nombre de la foule par défaut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans cela, sans la tension de la contingence (sans son action) maintenue à tout niveau et à tout moment, on ne verrait dans l’actif contingent que la répartition des possibilités, et on ne réussirait qu’à concevoir une &lt;i&gt;valeur&lt;/i&gt; pour lui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est-à-dire qu’on fabriquerait toute la catégorie de la probabilité et des états du monde possibles et l’évaluation serait conduite de manière totalement impersonnelle. Seule la probabilité du sous-jacent serait responsable de cette valeur. Tandis que la contingence remplace la possibilité à tous les niveaux, dans le marché.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le prix, obtenu comme le résultat de l’échange de l’actif contingent, et recommencé tous les jours comme la répétition de l’équation fondamentale, est naturel. Il est de la même nature que le payoff de l’actif contingent. Cela serait étonnant, en effet, qu’un actif censé « retourner » des flux monétaires se négociât aujourd’hui pour autre chose que des quantités de monnaie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le prix présent est de la même nature que le prix final (ou payoff final) ; tous les deux sont réels, comme l’est le marché. Par contraste, la probabilité qui est inférieure à 1 est hétérogène à celle qui est égale à 1. Le possible est d’une nature différente de celle du réel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et même, il est naturel que le prix soit une sorte de moyenne du payoff de l’actif contingent. Mais il faut se garder de penser aux probabilités, ou à un processus stochastique effectif du sous-jacent qui finirait par déclencher le payoff et qui serait la raison, dès aujourd’hui, pour cette évaluation probabiliste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’actif contingent n’admet pas fondamentalement un prix à cause de la probabilité mais à cause de l’échange, et l’échange n’est que l’autre terme de l’équation fondamentale de la contingence, qui dit qu’écrire c’est échanger. L’échange est la catégorie première à la propriété.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On n’échange pas parce qu’on veut posséder quelque chose ou parce qu’on ne veut plus garder une chose qu’on possède, mais on échange pour remplacer, pour échanger, la notion entière de propriété.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la propriété s’attache à l’objet (et donc à la valeur intrinsèque, et donc à l’état, et est donc un succédané, un dérivé de l’objet), c’est l’échange qui a lieu &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; l’objet et avant la propriété. Il a lieu avant même que ces catégories ne prennent leur sens. C’est l’échange qui a lieu au stade purement homogène et indifférencié, où même les états du monde n’ont pas encore été discernés et délimités.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi l’échange, qui se &lt;i&gt;glisse&lt;/i&gt; avant la propriété et avant l’état, dans ce trait unique de la contingence qui fait que l’objet regarde le sujet aussi bien que le sujet l’objet (Baudrillard), a-t-il lieu dans la place générique, car contingente et absolue, qui n’est la propriété de personne et où tout le monde passe et où les passants se croisent, c’est-à-dire sur la place du marché.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi cette réversibilité entre sujet et objet, relevée par Baudrillard, serait-elle l’autre mot pour dire le trait unique et inéchangeable de la contingence, à savoir que celui-ci a été tracé dans l’absolu, indépendamment de la donation et du miroir qui met l’objet et le sujet face à face. En effet, l’échange impossible, pour Baudrillard, est la situation où l’on voudrait briser cette symétrie et où le sujet voudrait faire sens tout seul, de son côté, dans son théâtre privé, de l’objet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si on définit une place comme étant celle où je ne peux pas dire que &lt;i&gt;suis&lt;/i&gt;, mais où j’aurais pu être comme ne pas être, et où, par conséquent, l’autre pourrait être, une place où l’être de quiconque ne fait aucune différence au produit final, alors cette place sera le marché et ce qui s’y adjugera sera le prix de l’actif contingent – cette transmission avant la propriété et avant l’état, cette traduction du trait unique de la contingence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, pour rendre la contingence absolue et pour tirer toutes les conséquences de son passage &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; l’état possible et avant la propriété (car c’est ainsi que j’interprète l’absolu de la contingence de Meillassoux : lui la déduit par la &lt;i&gt;non donation&lt;/i&gt; de la facticité du cercle corrélationnel et l’obtient comme unique dehors, comme absolu donc, tandis que la contingence absolue signifie pour moi qu’elle ne doit pas être relative aux états du monde), il faut, pour achever de prononcer son absolu, dire exactement le milieu où elle peut se transmettre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’actif contingent est équivalent à l’échange et traverse, par le prix, un milieu qui n’a rien à voir avec le possible et qui réagirait très mal (chimiquement) avec le possible s’il devait lui être confronté : c’est le marché.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il me reste à élaborer l’idée que le temps de l’échange (ce temps qu’occupe le marché à échanger avant l’expiration de l’actif contingent et qui est le temps où s’écrivent l’&lt;i&gt;histoire&lt;/i&gt; et le processus du marché : l’histoire de la génération d’écritures et de la création du nouveau marché qui divergera toujours et se déboîtera toujours du générateur de la probabilité) est celui qui ne &lt;i&gt;projette&lt;/i&gt; pas le possible et où c’est de la même contingence qu’il s’agit quand on parle de celle d’une chose actuelle (qui a l’avantage de nous attirer à elle, et de ne pas tout de suite nous tenter à penser aux alternatives possibles) ou de celle d’une chose à venir qui a le malheur, quant à elle, de s’identifier plus facilement avec une chose possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour cela, il faut rendre à la fois l’échange indépendant du temps, et à la fois en faire le milieu où l’on peut penser au temps et reculer de l’actualité si l’on veut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’échange impossible de Baudrillard est lié à la représentation et aux états du monde. Il faudrait s’appuyer sur cette ambivalence du mot « échange » et remarquer que ce qui nous permet de fermer les yeux sur les états possibles, à l’expiration, c’est justement l’écriture de l’actif contingent. Qu’en l’écrivant, nous créons un actif unique, prêt à être échangé, prêt à répéter l’équation fondamentale et nous ne séparons pas pour autant le monde en états.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est la même écriture qui rend muette les possibilités et qui, par le fait même, se retourne vers l’échange. Or, c’est l’échange qui occupe tout le terrain avant l’expiration, le terrain où l’on est tenté de penser au futur de l’actif contingent comme une alternative entre possibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En nous mettant au marché et en nous inscrivant dans l’échange, en adoptant le style de l’écriture et non pas de la prévision, c’est donc, en traversant cette fois l’échange dans l’autre sens, comme si nous nous situions à l’expiration et qu’il y avait la contingence sans la possibilité. De même que l’algorithme de la possibilité et de la réplication dynamique nous plaçait automatiquement à l’échéance et abolissait le temps dans l’intervalle et abolissait le marché, de même, ou plutôt inversement, le médium de marché (le retour du marché) nous place tout de suite en face de la contingence finale, en ne passant pas par la possibilité. La contingence est abolie dans un sens, la possibilité dans l’autre. Avec la différence que le temps n’existe plus dans le premier cas, alors qu’il existe toujours dans le second.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout est facile et même trivial pour la possibilité : la probabilité n’existe plus, le temps n’existe plus, le marché n’existe plus. Tandis que dans le sens retour, nous gardons le temps, et même nous l’affirmons. C’est le temps de la contingence et du surgissement ; mais nous n’avons plus la possibilité. Cela est possible par l’alchimie de l’écriture. Tout se décide au moment de l’équation fondamentale, au moment où ce qui est contingent devient aussitôt échangé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi le marché est-il l’actualité, au sens où l’alternative de la contingence n’est plus une possibilité où les choses sont ce qu’elles sont et où l’on pense seulement à ce qu’elles &lt;i&gt;auraient pu&lt;/i&gt; être. Il n’y a plus de choix possibles, puisque c’est tous les jours la fin, tous les jours l’expiration. Il y a là une sorte de nécessité (celle que l’on déduit pour l’écriture, celle qui dit que la contingence est nécessaire parce qu’elle est écrite et qu’elle n’est pas &lt;i&gt;possible&lt;/i&gt;, qu’elle n’a pas de choix possible), et pourtant on peut recommencer et refaire le marché. On le réécrit sans espoir, en se glissant dans l’échange, en ne regardant plus le futur naïvement, comme une projection ou comme une lumière.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n’y a pas d’états du monde possibles dans l’écriture de l’actif contingent. Pour cette raison il n’y a que l’échange, or c’est l’échange qui se maintient hors du possible et qui occupe un temps, tout le temps, où la chose possible n’a plus lieu d’être.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Le jour de l'an</title>
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        <updated>2010-03-11T09:45:00+01:00</updated>
        <published>2010-03-11T09:45:00+01:00</published>
        <summary> Extrémité du vague et de la précision. Ainsi, je suis, ce matin du 2...</summary>
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          &lt;p&gt;Extrémité du vague et de la précision. Ainsi, je suis, ce matin du 2 janvier, très précisément le seul pensionnaire de ce vague hôtel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;À la précision du dernier jour de l’an qui avait rempli cet hôtel indéfini pour la seule raison que c’était le réveillon (ce soir où la foule converge, où le tranchant de l’heure a lieu, où une ligne est franchie, où l’on est censé faire quelque chose ou dire aux autres ce que l’on fait – et il n’y a pas jusqu’à mes filles qui ne me demandent, entre le jour de l’an et le jour de Noël, lequel est le plus important), succède de nouveau le vague complet,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;l’hôtel de nouveau vide et abandonné comme un terrain derrière le lieu où l’on habite, un vague d’autant plus total et d’autant plus précis qu’il succède précisément au jour de l’an.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi raisonnerai-je que ceux qui ont fait la fête ici n’ont pas compté et n’ont pas &lt;i&gt;été&lt;/i&gt; ici, pour la raison que leur nombre était trop précis justement et que l’hôtel, à cause d’eux, a affiché complet, ce soir-là.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui me fait dire que la fête et son mode de comptage ne sont qu’une question d’affichage, de chiffres et de lettres annoncés et illuminés, comme un calendrier que tout le monde regarde, ou comme une sorte de publicité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils ont « complété » cet hôtel essentiellement incomplet ; ils l’ont « fermé », alors qu’il est essentiellement ouvert et même branlant, dont les portes ne ferment pas bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils n’ont pas &lt;i&gt;été&lt;/i&gt; ici parce qu’ils ont « compté pour un », comme dirait Badiou. Ils n’étaient là que pour la fête et ne comptaient que sur cela, et ne comptaient que pour cela.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi leur compte les a-t-il fermés à l’&lt;i&gt;inconsistance de l’être&lt;/i&gt; qui « constitue » (pour autant que le mot même en soit permis) la matière de cet hôtel Palmyra et son incident –&lt;/p&gt; &lt;p&gt;un hôtel qui n’a plus de volume et qui n’est plus qu’un dessin ou une trace, pour ne pas dire une ruine posée en face de celles des temples de Baalbek, et dont je ne sais plus dire s’il est encore une surface, s’il a gardé assez de fil pour se déplier ou pour se tordre, pour faire advenir la pensée à la matière, ou assez de lustre pour réfléchir la lumière.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car s’ils sont tous venus remplir l’hôtel pour le jour de l’an, c’est qu’ils vont tous partir, le lendemain, pour ce que ce ne sera plus le jour de l’an, mais cette chose la plus vague et la plus abandonnée qui lui succède d’habitude, cette chose abandonnée comme la salle où vient d’avoir lieu une fête et qui est l’année proprement dite, c’est-à-dire la suite, la vie de chacun, l’inconsistance du fondement.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et c’est précisément ce point de précision absolue&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;(car je savais avec une précision très grande que le nombre des pensionnaires retomberait à zéro le lendemain du jour de l’an, pour la raison que ce ne le serait plus et que le temps de la fête serait passé ;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;je savais cela en attendant d’hériter du passage et de faire passer, à mon tour, la place ; en attendant qu’à la succession des jours, je fasse succéder, justement, la &lt;i&gt;succession de la place&lt;/i&gt;, cette pénétration et ce phasage de l’hôtel Palmyra, qui ne se produit pas dans le temps, mais dans l’ordre de la matière, ou alors de la mémoire –&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;car de toutes les successions et de tous les héritages, aucun n’est aussi précis que la succession du jour suivant le jour de l’an au jour de l’an ;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;et cela me fait songer qu’à la fête ne succède pas le jour qui la suit mais l’image qui vient la remplacer ; ce n’est pas une vie qui se déroule le lendemain, ou qui reprend son cours, mais un film d’événements, l’image de la fille qui vient remplacer celle de la mère afin que &lt;i&gt;se succède la place&lt;/i&gt;, et l’image de la mère qui vient se jouer à la place de la fille pour l’attirer dans le passé infini,&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;pour faire jouer pour elle le devenir-image, cela qui recommence sans cesse et ne passe pas, dans l’héritage, cela qui ne se succède pas comme les jours ou comme les comptes, mais qui se transmet, dans la matière même de la place, instantanément, comme un prix, hors la possibilité et la chronologie, comme le point de précision absolue de l’œuvre qui se lève sur un point et soulève la charge intacte de la contingence)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;c’est précisément ce point de précision absolue que je choisis pour venir occuper la place et la &lt;i&gt;faire passer&lt;/i&gt;, après qu’est passé le jour de l’an, c’est-à-dire pour l’ouvrir de nouveau à son vague ; car le jour de l’an est trop précis – et le compte de la fête est trop complet – pour que puisse lui succéder un jour ou un compte de la même nature.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au contraire, ce qui lui succède est délaissé et imprécis : il a cette frontière précise avec le jour de l’an, qui est qu’il lui succède, et cette frontière indécise avec l’année qui suit, qui est que l’année a déjà commencé mais qu’elle n’est rien encore (puisque le jour n’est que le lendemain de la fête), et qu’en même temps elle est tout ce qui suit, tout ce qui reste, et qui est comme déjà passé, parce qu’indifférent et quelconque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et si ce qui succède au jour de l’an dans le temps est trop vague pour qu’on sache précisément de quoi il s’agit (car si ce n’est plus la fête, pourquoi l’habiter et pourquoi y compter ?), et déjà trop fuyant et trop nombreux pour qu’on s’y arrête (car il s’agit ni plus ni moins que de la succession des jours), ce qu’il faut, pour atteindre le point où les extrémités du vague et de la précision se rejoignent et où l’on peut savoir avec la plus grande précision de quoi le très vague est fait, c’est un lieu comme l’hôtel Palmyra, d’ordinaire vide et déjà vague, mais qui a l’avantage de rester dans le vague et de s’y enfoncer encore au lendemain de la fête précise;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;un lieu qui a l’avantage d’accueillir le visiteur sans raison précise et pour le plus grand vague, encore au lendemain de la fête, puisque c’est un hôtel et que, dans une certaine logique du lieu – et parmi tous les lieux, c’est peut-être celui-ci qui a la logique la plus précise –, il n’y a pas plus de raison pour que l’hôtel accueille cette grande fête le jour de l’an qu’il y en a pour qu’il accueille cet unique pensionnaire au lendemain de la fête.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et même, le lendemain du jour de l’an et le jour de l’an ne devraient pas se succéder dans le temps, vu la succession de la précision et du vague, mais dans l’ordre des pensionnaires et la succession de leur nombre. Dans la succession de leur image, plutôt – car comment pourrais-je prétendre qu’à la foule totale du jour de l’an succédera le nombre un de l’unique pensionnaire ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi se transmet le point. Ainsi, je suis très précisément arrivé au point où l’hôtel se vide et retombe dans le plus grand vague pour la raison précise que le jour de l’an est passé et que l’hôtel est, d’ordinaire (auquel il est précisément rendu), rigoureusement vide – j’allais dire « rigoureusement vague ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut habiter ici et se transmettre ici (assurer comme la continuité de la succession) pour savoir de quoi le vague &lt;i&gt;en&lt;/i&gt; retourne exactement ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;et lorsqu’on dit « de quoi il en retourne exactement », la formule ne combine-t-elle pas les extrémités du vague et de la précision ? Y a-t-il plus vague, en effet, que les pronoms impersonnels « il » ou « en », et plus précis que l’adverbe « exactement » ? Sauf qu’ici, à l’hôtel Palmyra, le vague est désigné, il trouve un lieu précis, et je peux prononcer son nom, je peux dire « le vague » au lieu de dire « il ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au lieu de savoir de quoi « il » « en » retourne, je peux &lt;i&gt;voir&lt;/i&gt; ici de quoi le vague en retourne, et même, je peux le voir qui &lt;i&gt;se&lt;/i&gt; retourne (ultime précision apportée à la formule, où même le « en » devient pronominal ; et je songe que la précision est dite « ultime », tandis que le vague a besoin d’un autre adjectif pour se nommer et s’ordonner : peut-il occuper une place précise dans une série, ou dans une attente ? Peut-on dire qu’une formule attend un « ultime vague » ? Le vague tombe-t-il à sa place ? Ou faut-il dire plutôt que la formule a atteint un &lt;i&gt;vague complet&lt;/i&gt;, le vague étant en lui-même une destination, un lieu de résidence ultime, c’est-à-dire un hôtel qui a l’avantage, précisément, aussi vague soit-il, d’être parfois complet ?).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je peux voir &lt;i&gt;le vague qui se retourne&lt;/i&gt; puisque ce sont ces mêmes murs qui ont accueilli la fête, que c’est sur eux que s’est projetée cette image, mais que le chemin du serviteur qui les traverse n’a pas changé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et si le serviteur a connu les fêtes les plus précises comme celle d’hier, et les pensionnaires les plus vagues comme celui de ce matin, et qu’il les a vus se succéder, c’est donc sur son passage que les murs doivent se retourner, et c’est ce phénomène qu’il m’est donné de voir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>numbersix</name>
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        <title>Aplatissement de la modalité</title>
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        <updated>2010-02-15T09:31:00+01:00</updated>
        <published>2010-02-15T09:31:00+01:00</published>
        <summary> « Spéculation sans métaphysique », si telle doit être la bannière de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;« Spéculation sans métaphysique », si telle doit être la bannière de Meillassoux. Plus j’y pense, moins j’y &lt;i&gt;pense&lt;/i&gt;, et plus je l’écris. Plus j’y pense et plus la « figure » qui me semble la plus adaptée à cette spéculation sans fin est celle du processus du prix (également appelée l’«&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/media/00/01/1939611398.2.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;écriture du risque de l’écriture&lt;/a&gt; »), avec une notion du prix qui porte désormais en elle tout le bouleversement, ou la destruction, ou l’inversion de la métaphysique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Spéculer sans métaphysique voudrait dire également &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/03/27/la-pensee-sans-la-possibilite.html&quot;&gt;spéculation sans possibles&lt;/a&gt;. Je me demande, en effet, si la notion de possibilité (donc de nécessité) et de mondes possibles n’est pas la notion métaphysique par excellence, puisqu’elle parle de ce qui n’est pas physique tout en prétendant qu’il est existant, et qu’elle le fige dans un instantané statique de la pensée. (Meillassoux a beau parler de l’intotalisation des possibles ; il n’en demeure pas moins que son image est statique.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus j’y pense, et plus je réalise que les notions de possibilité et de nécessité sont plus attachées au passé qu’au futur, et même, dans leur dernier effet qui est exacerbé par Meillassoux, au passé même de la pensée (de la même façon, je disais que &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/17/la-marche-dans-l-histoire1.html&quot;&gt;Taleb&lt;/a&gt; est encore attaché au passé), et que, s’il fallait repenser réellement la catégorie pour laquelle ces notions auraient été prévues, c’est-à-dire, ironiquement, celle du futur, on réaliserait qu’elles y sont absolument impropres et que le futur réel devrait plutôt s’appuyer sur un processus d’engagement, et même d’implication réel, qui est celui du prix et de l’écriture.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par la même occasion, il suffirait de faire basculer le fond auquel s’attache la pensée du passé vers le futur, de le faire basculer du monde, et de ses lois, et de la raison pour laquelle il est ainsi, et de la question s’il en est ainsi nécessairement, et même de l’irraison et de la nécessité de la contingence que veut établir Meillassoux sur la base d’écritures passées, vers le marché, c’est-à-dire vers l’exemple même de la chose qui est à produire et qui produit le futur, pour voir changer les termes, qui dérangeaient initialement Meillassoux, de « corrélation » en « implication ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, il m’apparaîtra que Meillassoux a atteint le point de saturation de la pensée de la métaphysique, puisqu’aux dernières nouvelles, il recherchait une spéculation non métaphysique, c’est-à-dire qu’il a atteint la limite des notions de nécessité et de contingence (cette alliance de mots en est la preuve en soi), sauf qu’il n’a pas réalisé l’intérêt de se tourner vers le futur, mais alors un futur non métaphysique, chose d’autant plus intéressante que, comme le futur est ce qui n’est pas (encore), la première tentation est d’en parler comme d’un étant, c’est-à-dire comme une représentation de possibilités.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parler du futur non métaphysique, débarrassé des possibilités, comme ce à quoi nous mène seulement le processus d’écriture. Mener la révolution de la philosophie avec le futur. C’est-à-dire que je déclarerai ouvert mon discours avec l’idée que le futur, jusqu’à trouver récemment les marchés de produits dérivés, ne disposait pas encore de son mode d’expression propre et d’écriture propre. Il ne pouvait alors qu’être ravalé par la métaphysique et par cette symétrie issue du passé (un passé aujourd’hui saturé par Meillassoux jusqu’au point d’aplatissement et d’affleurement de la modalité : la fameuse nécessité de la contingence) qui ne concevait le futur que comme un ensemble de possibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, toute mon entreprise consiste à dire qu’il est devenu nécessaire de parler du futur. Je peux presque déduire cette nécessité de l’apparition de tentatives comme celles de Meillassoux, quand bien même cette déduction ne serait pas axiale, mais latérale, comme si je m’employais à faire émerger le marché (et le futur) comme le sujet complètement &lt;i&gt;à côté&lt;/i&gt; de celui de Meillassoux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fait, tout mon problème c’est de déterminer si le marché est un petit sujet ou un grand sujet et comment je peux lui associer une spéculation comme celle de Meillassoux. Encore une fois, Meillassoux ne m’attire pas par l’axe de sa pensée, mais par sa frange et par sa manière. Un des passages qui me transportent le plus est celui où il spécule sur la pensée spéculative elle-même et dit pourquoi elle devrait être poursuivie et son régime de pensée de mieux en mieux dégagé. C’est là que la pensée de Meillassoux me semble le plus courir le risque de l’écriture et de l’échange, voire du changement du sujet, car alors elle se supporte elle-même et elle énonce les conditions de son « échangeabilité » avec un ailleurs et un avenir qui lui seraient promis, et pour lesquels elle devrait se dégager. Il faut donc que je trouve pour ma réflexion un ordre de liberté et des « lignes droites » identiques, histoire qu’elle puisse accélérer un peu.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd’hui je me demande si la seule forme de pensée de l’absolu qui ne soit pas métaphysique (en d’autres termes, la définition même de la pensée spéculative, d’après Meillassoux) n’est pas tout simplement la pensée du futur. Ainsi, à condition que je dégage &lt;i&gt;complètement&lt;/i&gt; l’idée du futur de tout vestige métaphysique qui en ferait simplement un symétrique de la pensée de ce qu’aurait &lt;i&gt;pu être&lt;/i&gt; le monde, c’est-à-dire le symétrique de l’idée de possibilité, c’est-à-dire le symétrique du passé, je serai en train de dire que la seule chose &lt;i&gt;nécessaire&lt;/i&gt; c’est le futur (appliquant l’équivalence de Meillassoux de la nécessité de la contingence), et littéralement, que l’objet de la spéculation, proprement dite, c’est le futur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Meillassoux recherche le régime de la spéculation, parce qu’il est fatigué du &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2010/01/26/le-ton-de-la-speculation.html&quot;&gt;ton et du style&lt;/a&gt; de la pensée corrélationnelle. Il y a quelque chose de complaisant, donc de limité, de peu d’ambition, et à la longue, de franchement ridicule, dans la pensée corrélationnelle, &lt;i&gt;et&lt;/i&gt; Meillassoux veut en libérer l’entreprise philosophique. Il préconise la pensée de l’absolu comme prise de risque et comme geste mousquetaire, français et presque romantique, mais &lt;i&gt;à la suite&lt;/i&gt; du degré d’intelligence de la pensée corrélationnelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car la pensée corrélationnelle – ou critique – est intelligente : elle avait eu son moment de surprise. Elle avait eu sa séduction. On a presque envie de dire que Meillassoux veut déployer le fil et le style de l’absolu de l’intérieur du cercle corrélationnel – en tout cas en ne voulant pas l’ignorer – pour peu que l’on définisse le cercle corrélationnel comme le repliement, la réaction (absolue ?) qui a lieu, en philosophie, dès lors qu’on s’isole de l’être et de la métaphysique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le cercle corrélationnel est l’alternative absolue à la métaphysique et que Meillassoux ne veut absolument pas revenir à la métaphysique, alors sa pensée spéculative, et sa quête de l’absolu, ne peuvent plus qu’être « minutieuses », i.e. ayant trait au « style ». Le corrélationnisme s’est imposé, ne l’oublions pas, en raison du problème de l’en-soi, et plus spécifiquement, de l’énigme des lois de la nature et de leur stabilité, combinée avec notre incapacité à les expliquer par l’emploi de la logique et par l’analyticité. À la base du corrélationnisme, il y a, comme nous le rappelle Meillassoux, le problème de Hume. La solution kantienne a consisté à déplacer la nécessité des lois dans notre langage, ou dans l’opération d’objectivation que personne ne remet en doute et qui est donc nécessaire, c’est-à-dire que Kant l’a conditionnée au fait qu’il y a expérience et que celle-ci est, par ailleurs, le commencement de toute l’enquête (le fait qu’il y a, donc, pour commencer, sujet et objet).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kant ne déduit pas, il décrit. Si donc l’expérience est indubitable pour la raison transcendantale que, si elle ne l’était pas, nous ne serions pas là pour faire cette philosophie et que la question (que l’on peut alors rendre aussi absolue que l’on veut) est justement celle de savoir quelle philosophie on &lt;i&gt;peut&lt;/i&gt; faire (aux deux sens du terme : quelle philosophie on &lt;i&gt;pourrait&lt;/i&gt; faire, et quelle philosophie on &lt;i&gt;ne peut que&lt;/i&gt; faire dans les conditions sans lesquelles il serait impossible de faire de la philosophie), alors la nécessité des lois le sera également. D’une certaine manière, Kant répond ainsi à côté du sujet, et cela libère, et dégage complètement hors de notre atteinte, cet en-soi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Meillassoux est alors désespéré par ce recourbement et cet « encerclement ». Il veut percer le cercle jusqu’à l’en-soi quitte à obtenir pour unique « possible absolu » et comme seul absolu restant l’absolu de la contingence et la nécessité de la contingence. C’est là où le régime de la pensée, poursuivie pour-soi, et pour la simple &lt;i&gt;nécessité&lt;/i&gt; de la pensée de l’absolu, déborde le premier objet de l’absolu qui était quand même la nécessité de la nécessité, c’est-à-dire la cristallisation d’un être quelconque. Mais c’est là où Meillassoux est mûr, d’après moi, pour la « conversion au futur ». Car il atteint là le stade typique de l’&lt;i&gt;aplatissement de l’écriture&lt;/i&gt;, celui de la non-profondeur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis en train de dire que la seule « profondeur » du discours de la nécessité provient du passé. Qui se préoccupe de la nécessité des lois se préoccupe essentiellement d’une chose du passé : Une chose, existante, passée donc, préside au destin de nos lois de la nature qui est qu’elles ont été choisies une fois pour toutes et qu’elles sont nécessaires. Ainsi Meillassoux, qui « disperse » la nécessité attendue dans la nécessité de la contingence « retourne-t-il » de cette profondeur et atteint-il une platitude qui ne peut plus que nous préparer au futur. Un futur auquel ne mènera non plus aucune profondeur « issue du passé » (aucun discours de possibilité), mais seulement la nécessité de l’écriture elle-même : une capacité et non pas une possibilité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut que je puisse détourner le régime de pensée de Meillassoux vers le futur (entendu à ma manière : à la manière de ma nécessité de la contingence) par la seule force de sa platitude, qui est plus un manque de « force et de drame » qu’une force (il prêche lui-même le manque de surprise et le plat), plus un argument de platitude et de tristesse qu’une saillie ou un relief (qu’attendre de plus du régime discursif de la contingence ?). Je la détournerai vers le futur par son « plat » plutôt que par une prise quelconque qu’elle pourrait m’offrir (à part la prise de risque, bien entendu), vers le futur sans « possibilités ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’opérerai ce « détournement » (ce changement de sujet) par défaut : sans aucune déduction ou entraînement dramatique, en montrant le plat où Meillassoux resterait avec ses modalités et le plat (tout vibrant de négociation) que je pourrais déclarer &lt;i&gt;à côté&lt;/i&gt;, par l’opération des mêmes modalités, mais « échangées ». La pensée spéculative comme la seule chose qui reste à faire de nécessité, et le futur comme le corps même, comme la matière même de cette spéculation, c’est-à-dire comme la &lt;i&gt;direction&lt;/i&gt; même de la pensée de l’absolu. (Au passage, j’aurai transformé la corrélation en implication, et le cercle en fil d’écriture.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La pensée absolue du futur est de soutenir que « tout est absolument possible ». S’agit-il là d’une « totalisation » des possibles ? Non, car le &lt;i&gt;tout&lt;/i&gt; n’est pas là celui du parcours exhaustif d’une totalité donnée à l’avance, mais le &lt;i&gt;tout&lt;/i&gt; du « germe » futur, le &lt;i&gt;tout&lt;/i&gt; du risque et du prochain imprévu. Mais l’on voit bien, aussi, qu’en capturant « toutes » les possibilités par ce quantificateur particulier, on saisit forcément, par défaut, une nécessité. (L’union de tous les possibles n’est-elle pas une nécessité ?) « Tout est possible » : c’est à la fois l’expression de la contingence absolue et de l’absolu de la contingence. « Tout » n’est qu’un possible ; c’est la contingence qui a raison de tout, qui arraisonne tout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Le marché a son être propre : son mode propre. Je sais que je ne dis pas n’importe quoi, ni ne le risque, quand je parle du marché. Ce même souci du « n’importe quoi » chez Meillassoux. Le marché est consistant, quoique « contradictoire ». Il est une production humaine, mais non intersubjective, non corrélationnelle. Est-elle absolue ?)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>La photographie des ruines</title>
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        <updated>2010-02-05T18:55:00+01:00</updated>
        <published>2010-02-05T18:55:00+01:00</published>
        <summary> L’écrivain inverse la logique d’apparaître du monde.&amp;nbsp;Non qu’il obéisse...</summary>
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          &lt;p&gt;L’écrivain inverse la logique d’apparaître du monde.&amp;nbsp;Non qu’il obéisse à une autre logique que celle du monde et que, suivant celle-ci, il apparaîtra différemment dans le monde. Plutôt, l’écriture inverse la logique &lt;i&gt;entière&lt;/i&gt; d’apparition dans le monde, et de même que le revenant inverse l’apparaître entier de l’apparaissant, l’écrivain revient sur le monde pour écrire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’écrivain, revenant sur le monde, est invisible, mais il n’est pas un envers. Il est un inverse. Il n’est pas un étant-là à l’intensité minimale – ce que Badiou appelle un &lt;i&gt;inapparaissant&lt;/i&gt;. Car il se place au nœud où la logique du monde s’articule avec son fondement ontologique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’écriture relève du domaine d’une métalogique. Elle n’est pas &lt;i&gt;localisée&lt;/i&gt; mais elle se prolonge dans cela qui fait qu’une logique d’apparition est une localisation. Que les choses existent est une conséquence de l’absolu de la contingence, nous enseigne Meillassoux. Or, l’écriture n’existe pas, et n’inexiste pas non plus. Elle est le milieu de transmission de la contingence elle-même (ce qui, dans ma logique, s’appelle le &lt;em&gt;marché&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je dis que l’écrivain inverse la logique du monde au sens où il la conduit. Il l’infère. Il sait &lt;i&gt;revenir&lt;/i&gt; sur le monde pour poser le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot;&gt;problème inverse&lt;/a&gt; de l’attachement de cette logique au monde. Cela veut dire que, dans son parcours inverse, l’écrivain se rapproche du fondement et de l’ontologie. Il pénètre dans la table ; il est &lt;i&gt;pressé&lt;/i&gt; par la ruine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pourtant, l’écriture&amp;nbsp;possède une&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2010/01/20/logique-de-l-ecriture.html&quot;&gt;logique&lt;/a&gt;. Elle ne &lt;i&gt;revient&lt;/i&gt; pas à la dissolution dans la multiplicité de l’être. On peut dire qu’elle apparaît et qu’elle est localisée. Elle a besoin de s’appuyer sur une table, ou sur un bloc de ruine. Elle est le symétrique et la rencontre, à travers la table, de la logique du &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/11/30/intensite-maximale-du-service.html&quot;&gt;service&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi la logique de l’écriture, sur le champ de ruines, revient-elle à s’y fondre. Les ruines, qui sont de la même matière que l’écriture et qui servent à l’écrivain à écrire, font venir la matière au vide de l’écriture : hors-saison, à la manière du service de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/01/14/hotel-palmyra-ii.html&quot;&gt;l’hôtel Palmyra&lt;/a&gt;. Elles la font venir en dehors de la « saison » des hommes – celle qui les fait normalement se lever et abonder et converser à voix haute au moment où j’écris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les ruines créent la matière et font apparaître les objets de manière immanente, pourvu que l’écrivain ait su se glisser dans le prolongement du &lt;i&gt;service&lt;/i&gt; qui seul permet de penser que si l’hôtel est désert et que l’écrivain est la seule âme qui y vive, l’hôtel autour de lui ne sera pas vide pour autant puisqu’y proviendront les couloirs labyrinthiques du service et les serviteurs qui les habitent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Car un hôtel peut être dit vide quand il n’est habité que par ses serviteurs ; et ainsi le serviteur &lt;i&gt;n’existerait-il pas&lt;/i&gt; pour la logique d’apparaître de l’hôtel. Ce qui ne veut pas dire qu’il y serait&amp;nbsp;nul : c’est cette ambiguïté, qui ne scintille que lorsqu’on oriente la logique et le regard sous l’incidence précise du service, qui fait surgir la matière et les objets à partir du vide, ce qui n’est pas la même chose que de dire : à partir de rien.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les ruines ont cette manière d’accueillir l’écrivain et d’être « photographiées » par la logique de l’écriture qui fait que les autres hommes perdent aussitôt, avec celui qui écrit sur les ruines, tout moyen de communiquer et même tout moyen de le voir (au même titre que les ruines, il n’existe pas pour eux, ils ne peuvent l’y rencontrer) et qu’en même temps ils comprennent immédiatement ce qu’il fait là et pourquoi il est ainsi occupé à écrire sur les ruines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La communication est ici &lt;em&gt;inexistante&lt;/em&gt; et passe &lt;i&gt;sous&lt;/i&gt; le sujet de l’écriture. Pas besoin de savoir &lt;i&gt;ce&lt;/i&gt; que l’homme écrit (le sujet de son écriture) dès lors qu’on le voit écrire, à cette place, sur les ruines, et servi par elles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dès que les autres hommes s’aperçoivent qu’un écrivain s’est fondu dans la ruine (je devrais presque dire : fondé), ils lui laissent à la fois la paix des hommes (et même, je dirai, celle des morts&amp;nbsp;; pour autant que la mort soit une question de logique, l’écrivain n’existe pas pour les hommes et n’apparaît pas pour eux –&amp;nbsp;c’est un revenant) et la paix du sujet. Ils ne s’occupent plus ni de lui (de son existence) ni de la pertinence de son sujet.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-450276&quot; src=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/media/00/02/1765720570.2.JPG&quot; alt=&quot;IMG_0663_twist.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; id=&quot;media-450276&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On veut photographier les ruines. Les photographies et les ruines sont faites les unes pour les autres, dans la logique ordinaire des hommes. Aux ruines dont on n’a pas encore élucidé l’être-là on substitue une photographie qui atteste qu’on a été-là, sur les ruines. On double la question au lieu de la poser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La ruine est enchaînée à son lieu de service. L’apparaître se retire d’elle petit à petit, laissant apparaître des « petits bouts » de logique. L’apparaître évanescent de la ruine laisse deviner, à qui sait s’y attarder, la façon dont l’apparaître a partie liée avec le lieu (ce que Badiou appelle &lt;i&gt;localisation&lt;/i&gt;). C’est-à-dire que la ruine s’approche de la condition articulaire de la logique du monde qui dit que « plus rien n’a lieu que le lieu ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, la photographie reste impropre au lieu tant que ne la traverse pas le corps de celui qui se fond dans la ruine. Car l’écrivain, posé sur la ruine, a une façon définitive de la photographier qui le dispense de la regarder et de la voir apparaître. Il a juste besoin de sauter, avec sa logique d’écrire, dans le courant de disparition de la ruine, dans le reflux de son apparaître. Au lieu de plonger dans une image, qui sera trop blanche, ou trop lumineuse, ou trop précise, ou trop conforme, trop limitée, c’est-à-dire détachée, l’écrivain plonge, sur le champ de ruines, dans son écriture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est ainsi que peut se définir la logique de l’écriture (qui est héritée du reflux d’apparaître de la ruine, ou plutôt du « service » de la ruine – car le champ de ruines est ce qui &lt;i&gt;sert&lt;/i&gt; en premier lieu à écrire). L’écriture est l’&lt;i&gt;épreuve photographique&lt;/i&gt; telle que, en s’y plongeant sur le champ de ruines, on réalise de celui-ci la photographie la plus fidèle. On photographie la ruine sans la regarder. Qu’y aurait-il à voir d’ailleurs, sur la ruine, si son apparaître reflue ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour photographier fidèlement la ruine, il faut capter ce reflux ou ce retirement de son apparition, en tant qu’il laisse « apparaître », en refluant, les petits bouts de logique qui disent pourquoi l’apparaissant a partie liée avec le lieu (à la manière dont la mer, en se retirant, laisse apparaître le relief sous-marin) et que ces bouts de logique, qui apparaissent alors à l’inverse dans un mouvement de reflux, révèlent l’&lt;i&gt;inverse&lt;/i&gt; de la logique, la démontant en quelque sorte, et non pas son envers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au lieu de se laisser impressionner par la lumière extérieure de la ruine (comme font les touristes) et de se laisser distraire par ce vestige d’apparaître qui est un contresens puisque le sens de la ruine est celui du reflux de l’apparaître et la &lt;i&gt;découverte&lt;/i&gt; (à la manière d’une couverture qui se retire, d’une île qui émerge, et même, dirait Badiou, d’un « isolat » qui se distingue dans un océan de communication où le monde et la topographie, c’est-à-dire la science du lieu et de la manière de relever le lieu, ont perdu leur sens et leur tension), on se laisse impressionner par la lumière retirée, négative, de la ruine, par le rayon qui conduit le « reflux de son apparaître ». On en capte le sens en substituant au champ de la ruine une &lt;i&gt;plaque sensible&lt;/i&gt; qui est faite du même grain, celle-là même où l’apparaître de l’écrivain reflue et où il disparaît aux regards, et qui ne trouve plus, comme photo et comme impression, que le &lt;i&gt;cadre&lt;/i&gt; de la photo, à savoir cela qui reste quand l’image s’évanouit, et qui est justement le lieu où on écrit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est parce qu’il est essentiel d’écrire dans un lieu, de &lt;i&gt;prendre place&lt;/i&gt; pour écrire et de s’appuyer &lt;i&gt;sur une table&lt;/i&gt; qui résume à elle seule la réaction du plan du&amp;nbsp;service, que l’écriture est comme la ruine dont l’image reflue pour laisser découvrir le lieu et la logique de la localisation et que, en écrivant sur le champ de ruines, les deux ruines tombent, si j’ose dire, dans les bras l’une de l’autre ; car à la fois on photographie alors le plus fidèlement la ruine (on s’impressionne le plus d’elle en y écrivant), et à la fois on comprend, pour qui a pu y apercevoir l’écrivain, qu’il n’y a pas de meilleur endroit pour écrire que le champ de ruines.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On me voit m’attarder sur les ruines. Je reste seul, derrière le groupe de touristes qui est emporté par le nombre, et on se demande ce que je fais &lt;i&gt;encore&lt;/i&gt; là. Ma solitude et mon attardement sont suspects aux yeux du gardien du temple en ruines qui s’est tellement habitué au passage des groupes, et au fait que ces groupes passent sans s’arrêter et sans rien faire, que, dès que s’attarde un individu et non pas un groupe, il se précipite pour aller vérifier ce que cet individu fait-là, avant de penser qu’il y a une chose, et peut-être même une seule, à faire tout seul sur la ruine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car les groupes, s’ils s’attardent, restent liés par leur logique de groupe ; ils restent « servis » par la ruine au sens que celle-ci les « desservira » et les débarrassera comme elle les avait servis, extérieurement, sans attache avec la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/11/18/createur-de-la-table.html&quot;&gt;table du service&lt;/a&gt; ou enchaînement avec le lieu, à la manière des convives que sert &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; et qui restent renfermés et saturés dans leur logique de relations mutuelles et dans leur cercle de connaissances, ne rencontrant jamais le service. Les groupes, s’ils s’attardent sur la ruine, ne se détachent pas vers la ruine. Ils continuent leur conversation. Ils restent animés par leurs photographies et par leurs bobines, et personne d’entre eux n’ira &lt;i&gt;voir&lt;/i&gt; la ruine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La logique du reflux de l’apparaître de la ruine fait qu’on ne peut s’y attarder mais qu’il faut être emporté, et celle-ci n’a rien trouvé de mieux que le &lt;i&gt;nombre&lt;/i&gt;, à cet effet. Car le nombre l’&lt;i&gt;emportera&lt;/i&gt; toujours sur l’individu, si bien que le nombre est le cercle qui tourne et qui ne peut pénétrer la ruine sous aucun angle et sous aucun point ; le nombre est ce que le monde de l’apparaître a préparé comme passage « naturel » sur la ruine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un individu qui s’aventure tout seul sur la ruine est aussi suspect que celui qui va dîner tout seul au restaurant, sans parler de la possibilité qu’il s’y attarde, qu’on ne comprendra pas du tout tant qu’on reste emporté par la logique du nombre, et qu’on comprend tout à coup parfaitement, sans qu’on sache exactement ce qu’on a compris là, quand on s’aperçoit que l’individu qui s’attarde sur la ruine, ou tout seul à la table de restaurant, s’est mis à écrire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Là où cela se décide que la logique de l’apparaître doive se replier sur le lieu quand elle reflue est le &lt;i&gt;virtuel&lt;/i&gt;, ce que j’appelle le &lt;i&gt;lieu du marché&lt;/i&gt;, et c’est pourquoi je disais que l’hôtel Palmyra est le virtuel du champ de ruines : là se réarme et est resservie l’écriture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si l’écrivain photographie fidèlement le champ de ruines en y allant produire son propre reflux d’apparaître, c’est à l’hôtel Palmyra qu’il se retire (en face des ruines). Et ainsi l’écriture, qui hérite sa localisation et sa logique du service des ruines, élit-elle domicile et réside-t-elle dans l’hôtel qui en est devenu le prolongement, celui dont le service est insondable comme le sont les objets du champ de ruines, et qui sert et dessert les touristes festivaliers à seule fin de mettre l’écrivain en contact avec le nœud du service qui inverse le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’hôtel Palmyra fait face au champ de ruines et je rêve à une topographie qui serait débarrassée de toute autre marque et de toute autre croix que celles du temple en ruines et de l’hôtel qui lui fait face, l’hôtel &lt;i&gt;apparaissant&lt;/i&gt; alors complètement pour les ruines, complètement tourné vers elles, même pendant le sommeil de ses hôtes qu’il ne ferait que préparer pour revenir sur les ruines le lendemain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et je pense alors ce que deviendrait la résidence en cet hôtel si on en inversait le sens même et qu’on ne venait plus en ce lieu, en ce site, en cette ruine, que pour habiter l’hôtel Palmyra et pour rencontrer son service insondable et non pas pour visiter les ruines : pour examiner cette logique du service qui permet de compléter celle de l’écriture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et je pense que la compagnie de &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; (tout le monde la recherche, mais il reste seul) est le correspondant de la « non-solitude » de l’écrivain sur les ruines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Frédéric Jouet</name>
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        <title>Le partage du sensible_Jacques Rancière_La Fabrique Editions_2000_</title>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;D'autre part, il faut aussi penser la façon dont l'art des artistes s'est trouvé défini à partir d'une double promotion du travail : la promotion économique du travail comme nom de l'activité humaine fondamentale, mais aussi les luttes des prolétaires, pour sortir le travail de sa nuit, de son exclusion de la visibilité et de la parole communes.&quot;&lt;/p&gt;
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        <title>Gödel vs CORAN : 1-0</title>
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        <summary>   pour une critique partant d'une base (religieuse) très différente de la...</summary>
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